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La case de l’Oncle Dom : Tourisme responsable, soyons sérieux !

L’édito de Dominique Gobert



Demain, samedi, journée Mondiale pour le tourisme Responsable qui entre dans le cadre de la Semaine Européenne du Développement durable. Malgré notre engagement profond, il aurait été souhaitable que ce soit une semaine Internationale…


Rédigé par le Jeudi 31 Mai 2018

Pays-Basque ©PSaint-jean / ATR
Pays-Basque ©PSaint-jean / ATR
C’est vrai, TourMaG s’est toujours engagé à fond sur cette grande cause. Laquelle, malheureusement ne passionne pas les foules et ne va pas contribuer à relever mon audimat perso. Ce qui n’est pas franchement grave, à la fin de cet édito, je risque d’être viré !

Vous découvrirez la stupéfiante interview de Julien Buot qui m’a carrément stupéfié, d’où ce qualificatif d’entrée. Bon, d’accord, je n’ai jamais été politiquement correct, mais faut quand même pas exagérer.

Parce que, finalement, la Journée Mondiale du Tourisme Responsable, qu’est-ce que c’est ? Rien, prout, que dalle… Si ce n’est une manière de se donner bonne conscience et comme ça se produit un samedi, week-end donc, tout le monde va s’en foutre.

Pas un avion ne restera au sol, sous prétexte de ne pas émettre trop de carbone et puis, de toutes façons, si l’émission est trop forte, il suffira d’échanger avec une autre compagnie un permis d’émettre.

Ça c’est la réalité.

Julien Bulot, pardon, Buot, je m’ai trompé, directeur d’ATR, annonce d’emblée « Les acteurs du voyage doivent être au rendez-vous de l’histoire ». Histoire de créer un label (sic) qui coute la peau des fesses, qui rassure les TO et dont tous les clients se foutent comme de leur première valise.

Certes, Buot cite Voyageurs du Monde, généreux mécène de son Association, qui applique à 100% la compensation carbone.

C’est super, mais compenser par du fric, cela empêche-t-il le réchauffement climatique ? Que dalle ! Donald Trompette, l’un des plus gros pollueurs de la planète s’en cogne comme de son premier immeuble…

dominique gobert
dominique gobert
Faut quand même arrêter, dans ce domaine, de se croire encore au pays des Bisounours.

Même Chien Charly n’y croit pas une seconde, lui qui tousse chaque fois que nous rentrons à Paris, mais c’est parce qu’il ne supporte pas Notre Drame de Paris !

Et pourtant, le réchauffement climatique est là, bien là !

Plus sérieux, quand je lis jusqu’au bout cette belle intervention du chef d’ATR, disserter sur le tourisme de demain et je cite :

« : il nous faut changer de mode de consommation : voyager moins loin, moins souvent, mais plus longtemps. Ça ne veut pas dire « ne plus voyager du tout, ça veut juste dire : mieux voyager. On n'est pas obligé d'aller loin : une campagne de l’ADEME a récemment montré qu’on pouvait, en France, découvrir des paysages aussi incroyables que ceux qu’on va chercher à l’autre bout du monde. Pas besoin d’aller loin pour être émerveillés » !

Super. Mon cher Rial, mon cher Capestan, mes chers camarades distributeurs, cher TUI aux basques plus ou moins bondissantes, faut plus vendre autre chose que des voyages en France, afin de respecter les critères.

Quant aux clients qui veulent, eux, aller plus loin, circulez, y’a rien à voir, vous polluez !


Je continue à citer, parce que, franchement, c’est trop énorme :

« D’autant que c’est ce qu’attendent les clients : un seul voyage, plus long, unique, permet d’avoir une vraie expérience. Si je pars 1 semaine au Pérou, je vais devoir aller vite d’un lieu à l’autre via des vols intérieurs. Si je reste plus longtemps, je pourrais par exemple prendre le train entre le lac Titicaca et Cuzco, et vivre un voyage extraordinaire qui restera gravé, bien mieux que si j’en avais fait 10. Et même si ça coûte plus cher sur le moment finalement sur le long terme on s’y retrouve.

Il faut redonner du sens au voyage, lorsque je discute notamment avec nos partenaires distributeurs, ils en ont totalement conscience. Ils savent que c’est la base, que c’est à la fois bon pour le respect d’autrui et de la planète, et bon pour le bénéfice client. Il faut juste s’y mettre sérieusement »
.

Je vous laisse découvrir le reste, c’est plutôt impressionnant, y compris sur le tourisme de masse et bien entendu, solution miracle, l’élaboration d’une taxe sur les « voyageurs fréquents », afin et je cite à nouveau de « dissuader de voyager trop souvent ».

Les clients apprécieront et les concepteurs de voyage aussi…

Je connais un réceptif, passionné d’Afrique, qui est nominé aux Palmes du Tourisme responsable et qui fait un vrai boulot de protection de la nature, Tanganyika pour ne pas le citer. Il respecte bien au-delà de ces labels hors de prix les critères…

Il n’a jamais eu la moindre récompense…

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1.Posté par Pascale ODP le 01/06/2018 09:22 | Alerter
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Bravo pour cet article ! Certains se sont autoproclamés "porte parole et experts" du tourisme responsable ... et la presse spécialisée ne jure que par eux. Dommage mais cela n'empêche aucun professionnel de proposer une autre alternative au tourisme dit de masse... C'est bien d'avoir citer un réceptif mais heureusement beaucoup de petites agences françaises aussi font du boulot incroyable et offrent une vrai proposition et un vrai concept respectueux de tous.

2.Posté par La Rédaction le 01/06/2018 09:54 | Alerter
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Bonjour Pascale,

C'est justement ce à quoi servent les Palmes du Tourisme Durable : mettre en avant les petits qui, au quotidien, agissent pour un tourisme responsable et font avancer les choses !

N'hésitez pas à vous faire connaître et candidater :)

Bonne journée

3.Posté par Christian Jean le 01/06/2018 10:39 | Alerter
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Bonjour,
Enfin un "papier pas politiquement correct."
Il est vrai que les inconvénients du "tourisme de masse", sont de plus en plus perceptibles .
Les populations locales prennent de plus en plus conscience que ce qui leur avait été présenté comme un eldorado est trop souvent déstabilisant dans beaucoup de domaines incluant l'économie locales .
Encore quelques générations et il y a fort à parier que la pression des autochtones, natifs, indigènes et autres locaux deviendra si présente que dans bien des pays l'industrie du tourisme devra modifier son comportement et investissements si elle souhaite perdurer.

Cordialement

4.Posté par Julien BUOT le 01/06/2018 17:42 | Alerter
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Dominique,

Merci de mettre une nouvelle fois en lumière ATR, et de contribuer ainsi à la Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable.
> https://www.tourisme-responsable.org/actualites/evenement/tourisme-responsable-se-fete-2-juin/

Avant de faire consensus (excepté pour certains illuminés de la trempe de Trump), la lutte contre le changement climatique avait aussi eu ses sceptiques.
Ils ont peut-être contribué à mettre encore davantage le sujet à l’agenda... et permis aux lanceurs d’alerte, aux pionniers, d'aiguiser leurs arguments. 

Les anglo-saxons ne s’embarrassent pas de ces complexes très français et agissent depuis longtemps, comme l’illustrent les salons WTM à Londres et ITB à Berlin où le tourisme responsable prend une place stratégique.
> http://responsibletourism.wtm.com
> https://www.itb-berlin.de/en/ITBBerlin/SocialResponsibility/

Des plus petits au plus grands, beaucoup d’entreprises s’engagent pour un tourisme responsable et le font savoir, par exemple à travers l’opération « Global Responsible Tourism Awards », équivalent international de nos « Palmes du Tourisme Durable » qui mettent en lumière les bonnes pratiques.
> https://www.responsibletravel.com/holidays/responsible-tourism/travel-guide/responsible-tourism-awards
> http://palmesdutourismedurable.com

Pour revenir sur la question du climat, sur laquelle je m’étais exprimé dans les colonnes de TourMag au moment de la COP 21, je ne peux que reprendre les propos de Jean-Paul CERON, expert au GIEC et parrain de l’édition 2012 de la Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable, il y a 6 ans déjà… « Le chemin vers un tourisme bas carbone passe par une combinaison acceptable entre distance, mode de transport et vitesse, invitant à voyager plus lentement en restituant un certain sens au voyage et à sa durée… ». Cette invitation à voyager mieux ne peut que renforcer les opérateurs qui proposent des voyages de qualité et n'empêche pas d'aller à l'autre bout du monde, mais de façon responsable et « en pleine conscience ».
> https://www.tourmag.com/Le-voyage-climato-compatible-existe-t-il-vraiment_a77438.html

Une chose est sûre, les dernières études démontrent que le tourisme n'a pas fini d'être accusé. Il est dans l'intérêt des opérateurs de voyage de ne plus faire l'autruche et de s'engager dans la lutte contre le changement climatique.
> http://www.lemonde.fr/climat/article/2018/05/07/le-tourisme-fait-s-envoler-le-rechauffement-planetaire_5295656_1652612.html
> http://www.lemonde.fr/climat/article/2018/05/12/les-trainees-blanches-des-avions-contribuent-au-rechauffement-climatique_5297919_1652612.html

Comme le dit Luigi CABRINI, patron du Conseil Mondial du Tourisme Durable (soutenu très activement par les Nations Unies mais aussi par des grands opérateurs privés comme TUI), le tourisme doit même être un leader dans la lutte contre le changement climatique.
> http://www.travelweekly.com.au/article/gstc-chair-luigi-cabrini-tourism-must-be-a-leader-in-responding-to-climate-change/
> https://www.gstcouncil.org
> https://www.tuigroup.com/en-en/sustainability 

Quant à la journée de demain, elle n’est pas là pour donner bonne conscience mais pour donner l’occasion d'éclairer les actions menées au quotidien par tous les professionnels du tourisme, et du voyage en particulier. 
Tous les opérateurs, membres d’ATR ou pas, sont invités à communiquer et partager leurs bonnes pratiques sur les réseaux sociaux #TourismeResponsable #JMTR2018.
Tous sont les bienvenus à venir échanger avec ATR lors des événements organisés à Paris, demain à 10h30 chez Les Maisons du Voyage rue Saint Sulpice pour une conférence sur tourisme responsable et tout le week end de 11h à 19h chez Yann ARTHUS BERTRAND et sa fondation GoodPlanet au domaine de Longchamp pour le festival Changeons d’Air(s).
> https://www.maisondelachine.fr/evenements-culturels/celebrons-la-journee-mondiale-du-tourisme-responsable.html 
> https://www.goodplanet.org/fr/domaine/changeons-dairs/ 

Au plaisir de poursuivre cet échange sur ce sujet qui dérange.

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