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La case de l’Oncle Dom : prendre l’avion ? Beurk, ça craint !

L’édito de Dominique Gobert



Tiens, aujourd’hui, on va faire dans le lourd, le concret, le responsable. Il fait beau en ce moment, très beau, à tel point que, bien évidemment, qui dit soleil et douceur, dit pollution. Aujourd’hui, à Paris et dans certaines grandes villes de France, on restreint la circulation…


Rédigé par le Mardi 26 Février 2019

Partir en long-courrier en quelques heures serait un rêve du passé ! Etre visionnaire reviendrait à prendre le temps de voyager lentement, à vélo, en voilier ou à pied. Pourquoi pas… mais difficile d’aller passer une semaine à Bali... - DR : DepositPhotos, AllaSerebrina
Partir en long-courrier en quelques heures serait un rêve du passé ! Etre visionnaire reviendrait à prendre le temps de voyager lentement, à vélo, en voilier ou à pied. Pourquoi pas… mais difficile d’aller passer une semaine à Bali... - DR : DepositPhotos, AllaSerebrina
En attendant de restreindre définitivement les aéroplanes ?

J’avoue, depuis que nous avons eu, lors du Congrès des EdV à Madère, l’immense joie et l’honneur intense d’écouter ce bon Rodolphe Christin, lequel avoue clairement que « c’est pas la peine de voyager, de prendre l’aéroplane, ça pollue » (je caricature un peu, mais le cœur y est), je suis très inquiet pour vous, professionnels du voyage.

Mais oui, il fait beau, très beau en ce moment et pourtant nous ne sommes qu’au mois de février (bientôt mars, le printemps) et là, c’est pas normal.

Il est absolument « impossible » que le 22 février, on puisse se balader en t-shirt et boire un coup en terrasse de bistrot.

Parce que, c’est pas comme ça que ça se passe. En février, on doit encore porter doudounes et grosses chaussettes, rester au coin du feu et attendre le printemps.

Ça me rappelle ma bonne grand-mère, paix à son âme qui rappelait, dès que l’été était trop chaud ou l’hiver trop froid que « c’est de la faute à tous ces avions… et à la bombe atomique » !

Dominique Gobert - DR
Dominique Gobert - DR
Damned et caramba, mais c’est bien sûr.

Pas plus tard que ce matin, j’entendais sur une onde de TSF (c’est comme ça que ma grand-mère nommait la radio), une grosse tête bien pensante qui voulait passer le « prix » de la tonne de CO2 émis (enfin la compensation) de 150 à 250€ !

Pourquoi pas, sauf que je n’arrive pas à comprendre comment, en « taxant » les émissions, on va pouvoir empêcher ce réchauffement climatique, mais bon.

Et, toujours ces derniers jours, voilà que paraissent deux articles forts intéressants, l’un dans Libé, l’autre dans Le Monde. Et c’est pour cette raison que je m’inquiète pour vous, professionnels du tourisme.

Dans Libé, sous la plume de Julien Goguel, il ne s’agit, ni plus, ni moins que de boycotter l’avion.

Plus question d’emprunter l’aéroplane, manifeste le leader de « stay on the ground », ce qui signifie en bon françois « rester sur terre », parce que, le climat se réchauffant, il ne faut plus prendre l’avion, pollueur.

Une semaine de vacances à Bali correspond, en termes de pollution, à une année entière de vie en France ! Donc, agents de voyages, TO, ne proposez plus rien…

Et, partir en long-courrier c’est, je cite « un rêve du passé » ! « Si nous voulons aller plus loin, prenons le temps d’y aller lentement, à vélo, en voilier ou à pied. Ne plus prendre l’avion, c’est être visionnaire ».

Après tout, pourquoi pas… bien qu’il me paraisse assez difficile d’aller passer, au départ de France, une semaine à Bali en empruntant un vélo, par exemple.

Autre exemple, dans ce même jour, la parution dans Le Monde, d’un autre article, au titre qui me fait hurler de rire : « L’avion, plaisir coupable de l’écolo voyageur ».

Une enquête extrêmement sérieuse que je vous laisse découvrir avec délectation, et dans laquelle, ces « citoyens responsables », qui ont banni les cotons-tiges et le Nutella (ils ont raison, c’est dégueulasse), et même à l’harmonie scandinave de la cuisine depuis l’adoption du lombricomposteur et des moucherons qui vont avec, pas question de renoncer à ce voyage à New York ou ailleurs, en aéroplane, avec bagages et enfants.

Et tant pis pour l’empreinte carbone !

Bon, allez, j’arrête. Fermez vos agences, vos sociétés de voyage, plantons des arbres et restons chez nous !

Même mes canards, qui sont trop gros, ne peuvent plus voler…

Dominique Gobert Publié par Dominique Gobert Editorialiste - TourMaG.com
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1.Posté par Guillaume Chauvert le 27/02/2019 09:39 | Alerter
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En quoi est-ce que le titre de cet article vous fait hurler de rire Mr Gobert? Pourquoi tourner en caricature la vision très intéressante de Rodolphe Christin ?
Décidément monsieur, vous êtes l'exemple criant d'un représentant arrière gardiste d'une génération égoïste. Il faut évoluer avec son temps et s'ouvrir l'esprit à des priorités plus urgentes que celles de la préservation de vos petits intérêts corporatistes (et c'est un professionnel du tourisme, dont le salaire dépend directement de la vente de voyages en avion qui vous écrit ce commentaire) .

2.Posté par Martino le 27/02/2019 09:44 | Alerter
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Qui c'est Julien Goguel ?????

3.Posté par Cecilia Cruz le 28/02/2019 10:23 | Alerter
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Bonjour M. Gobert,
Je ne saisis pas bien le sens de votre article. Est-ce de nier le problème écologique posé par le trafic aérien ? Dans ce cas je ne vois pas vos arguments allant dans ce sens. Ou est-ce seulement de faire un peu d'humour au sujet des personnes qui entreprennent des mesures écologiques dans leur quotidien, en les comparant à des rigolos attendrissants qui veulent revenir 60 ans en arrière ? Si c'est cela, c'est quelque chose que j'ai du mal à comprendre : le fait de dénigrer des gens qui ne font que prendre conscience des problèmes dont on leur parle (beaucoup) dans les médias et dans les livres, et qui essaient juste de faire quelque chose de bien, ou de pas trop bête, par rapport à ça. Car compte tenu de la réalité du problème climatique dont personne, parmi les profanes comme nous, n'a aucune preuve bien sûr mais qui semble faire une majorité d'adeptes chez les scientifiques et autres acteurs légitimes pour parler de ce sujet, cela paraît simplement logique qu'il y ait beaucoup de gens qui soient tentés d'y croire et aient envie d'y remédier à leur échelle microscopique, non ? Bien sûr il y aura toujours des gens qui vous paraîtront ridiculement extrême dans leurs actions écologiques (des vegans qui ne jurent que par le quinoa pour reprendre le cliché) ou qui ne vous sembleront pas être légitimes pour donner des leçons (le fameux bobo) et je comprends que cela énerve quand on est pas autant engagés qu'eux ou pas d'accord. Ce sont ces gens là qui semblent vous agacer ? Si c'est cela alors n'ayez crainte, tous les gens qui souhaitent agir ne sont pas forcément des bobos dogmatiques en sarouel bouffeurs de graines. Juste des personnes qui sont aujourd'hui légitimes me parait-il pour réagir face à un problème que l'on annonce comme le plus grand défi à venir pour notre planète, nos vies et celles des générations futures surtout. Donc en effet, peut-être qu'aller à Bali en avion va poser problème. Mais c'est peut être juste un luxe qu'on ne se permettra plus, ou moins ? C'est sûr que cela va être une sacrée épine dans le pied de l'industrie du tourisme (et que je risque de me retrouver au chômage si on prend cette direction) mais les mesures risquent d'être malheureusement aussi désagréables dans de nombreux secteurs. Ce sont les mesures de l'adaptation pure et simple aux nouveaux défis posés par l'environnement. Évidemment je ne peux pas proposer de solutions, je ne suis pas une intello à mon grand dam, et puis si j'en avais on serait tous sauvés ce serait magique. Je veux juste pointer le fait qu'un problème climatique existe (d'après une grande majorité d'experts) et qu'on peut aider même dérisoirement en changeant des comportements individuels. En tout cas, si vous avez des arguments pour démontrer que le réchauffement climatique causé par l'Homme (et donc l'avion) n'existe pas ou n'est pas un problème, je serais sincèrement heureuse de les lire car la vie était plus simple quand je pouvais acheter autant de viande rouge, de cotons tiges, de Nutella et de vêtements que je voulais, et surtout moi qui suis une folle de voyages, de pouvoir prendre l'avion 3 fois par an. Peut-être que plus tard on aura démontré que ce problème était bidon, qui sait, mais aujourd'hui comme on me donne le choix de croire ou ne pas croire ce problème, dans le doute et compte tenu de ce que j'entends je préfère faire comme s'il y avait un problème, comme beaucoup de gens. Et si finalement il s'avérait plus tard que ce n'était pas la peine de faire autant d'efforts, mes changements de consommation (qui ne sont pas si terribles à vivre que cela) m'auront au moins évité de servir des cotons tiges au repas d'un gentil dauphin, de buter 2 ou 3 orangs-outangs dans la jungle indonésienne et m'auront aussi permis de mettre quelques sous de côté 🙂. Pour le voyage j'ai découvert un super site sur le voyage en train : j'avais oublié que concrètement, on peut aller jusqu'au Japon par ce biais (oui, avec un petit coup de ferry à la fin pour pas faire plouf). Ouf, mes perspectives de voyages ne sont pas complètement mortes et enterrées ! Bon ça prend du temps et c'est cher... Mais si on me dit que mes enfants vivront avec un masque à gaz si je continue à prendre l'avion, je vais m'adapter : soit je prendrai le temps et l'argent de voyager de cette façon, soit je n'irai pas si loin (et je pense que j'arriverai quand même à être heureuse). Mais je suis sûre qu'on trouvera des solutions propres pour voyager loin sans faire 10 jours de train et qu'un jour je pourrai facilement repartir en Amérique latine ! Soyons optimistes !

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