TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone
TourMaG.com, 1e TourMaG.com, 1e



La case de l’Oncle Dom : quand les aigrefins filent doux pour voler gros…

L’édito de Dominique Gobert



Assez étonnant cette propension de filous divers et variés qui poursuivent leur bonhomme de chemin à travers ce secteur d’activité qui est le nôtre. Ainsi, Schneider, qui a planté plus d’une centaine de professionnels, par exemple ou bien d’autres encore…


Rédigé par le Mercredi 17 Octobre 2018

Affaire Schneider : Le problème étant quand même que ces gens-là, malgré leur brillant bavardage, leur attitude rassurante, n’avaient pas le droit d’exercer en France ! - DR : Pixabay
Affaire Schneider : Le problème étant quand même que ces gens-là, malgré leur brillant bavardage, leur attitude rassurante, n’avaient pas le droit d’exercer en France ! - DR : Pixabay
Et pourtant ! Cette profession est quand même particulièrement réglementée, encadrée et surveillée ?

A croire d’ailleurs que tous ces professionnels, qui représentent des milliers d’entreprises, des millions d’emplois, une contribution particulièrement significative à l’économie de notre pays, sont vus comme des « brebis galeuses » de nos pouvoirs publics.

Prenons le cas de Schneider, cette société qui avait réussi à attirer dans ses filets plusieurs centaines d’opérateurs de voyages et à leur offrir une « assurance »

On s’aperçoit que, au final, ces escrocs (et j’emploie le terme avec vigueur) n’ont seulement rien garanti à leurs adhérents, mais en plus les ont lamentablement plantés.

D’accord, me direz-vous, ces « assureurs » venus semble-t-il des lointaines contrées de la Grande-Bretagne, pays où les lois en ce qui concerne la responsabilité est bien moindre que chez nous, proposaient des tarifs, allez, je me risque, low cost !

Le problème étant quand même que ces gens-là, malgré leur brillant bavardage, leur attitude rassurante, n’avaient pas le droit d’exercer en France.

Et pourtant !

Dominique Gobert - DR
Dominique Gobert - DR
L’affaire ne date pas d’hier. Et tout le monde le savait, tant nos instances représentatives que les pouvoirs publics.

Il aura fallu attendre qu’un beau jour, un fonctionnaire qui sans doute trouvait le temps un peu long, s’aperçoive que Schneider n’avait strictement aucune légitimité pour travailler en France.

Et, comme tout bon fonctionnaire qui se respecte, sans aucun état d’âme, sucre l’agrément… aux malheureux qui avaient été totalement abusés par Schneider. Et qui dit plus de garantie, dit plus d’immatriculation et dit, bien entendu, plus de droit d’exercer !

Cette société n’ayant, bien évidemment, pas la volonté de rembourser ou du moins de restituer à ses clients les fonds déposés.

Un préjudice pour les sociétés qui avaient cru en Schneider de plusieurs millions d’euros et, bien évidemment, des dépôts de bilan à la pelle !

A qui la faute ? Pour le syndicat professionnel, cette « aventure » ne le concerne pas.

En revanche, du côté des pouvoirs publics ou des instances régulatrices, on joue à se refiler la grosse patate brûlante.

Atout France, lequel a depuis Novelli, récupéré les « immatriculations » des professionnels du tourisme (alors qu’auparavant, la tâche était dévolue aux préfets) n’a fait qu’entériner les demandes d’immatriculations, sans vérifier que le garant était autorisé.

Quant à la DGE, visiblement, c’est un problème qui la dépasse totalement. Et, enfin, au ministère, notamment du côté de Bercy, on s’en tape royalement. Mais c’est tendance, en ce moment, cette facette royale…

Circulez, y’a rien à voir !

Comme nous le soulignons, si du côté de Schneider France, c’est silence total, le Groupe s’est replié prudemment du côté de l’Ecosse, sans doute en songeant au Brexit !

Un collectif de « spoliés » s’est constitué et va attaquer l’Etat, Atout France, la DGE et tout ce qu’ils pourront trouver.

Malheureusement, malgré mon optimisme notoire, je doute que tout ceci aboutisse. Tiens, c’est comme l’APST qui espérait retrouver quelques contre- garanties dans l’affaire Boiloris….

Comme le disait ma grand-mère (amen), « peau de balle et balais de crins ! »

Dominique Gobert Publié par Dominique Gobert Editorialiste - TourMaG.com
Voir tous les articles de Dominique Gobert
  • picto email

Lu 941 fois

Notez



1.Posté par mille sabords le 18/10/2018 13:41 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
L'absurde de la profession découle de la Directive Européenne qui a changé la donne de la garantie financière en exigeant une garantie illimitée pour les loisirs .( !)... alors que d'autres professions à fortes conséquences directes sur les biens familles bénéficient d'une limite à 100 000 euros ( banques assurances...).
On a laissé passé cette Directive ... Il ne fallait pas . Les institutionnels de notre profession n'ont pas réagi à la hauteur des conséquences qui allaient peser sur nos professions .Quid de nos démarches à Bercy??

Mais vu le manque de corporatisme et de lobbying à bonne date .. On est dans la nasse ...L'affaire Schneider en est une conséquence . Les politiques continueront à s'en foutre., ils sont bien trop occupés à leur "pré carré".. Pourtant ils ont une très grande part de responsabilité dans cette affaire dont les médias nationaux ne se sont pas encore emparée par méconnaissance . Ces fonctionnaires ont été alertés officiellement dès mai 2016, ils n'ont rien fait jusqu'en aout 2017 ! laissant ensuite royalement jusqu'en décembre de la même année pour trouver une nouvelle garantie financière alors que les sociétés en difficulté, au risque de perdre leur licence, étaient déjà exsangues des fonds déposés.(?) low cost ou pas low cost...

Par définition un fonctionnaire n'a pas d'obligation de résultat, l'eau peut passer sous les ponts...Alors pourquoi vérifier si les garants sont agréés ...?

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.

');

PUBLICITÉ
Scheherazade KACIMI Scheherazade KACIMI
commercial@tourmag.com
+33 4 91 58 58 27
+33 6 76 50 55 75

Dernière heure
















TourMaG Travel Media Group Légal Utiles
Emploi
Groupes / CE
La Travel Tech
Travel in France
Businesstrips
Brochuresenligne.com
DMCmag.com
TourMaGEVENTS.com
Signaler un contenu illicite
Plan du site
RGPD
Contact
Publicité
La presse en parle

Tourmag Travel Media Group
Le groupe TourMaG Travel Media Group publie également :
Businesstrips, application mobile pour les voyageurs d'affaires; Brochuresenligne.com, 1er portail de brochures électroniques de voyages; DMCmag.com, 1er portail Destination Management Companies et TourMaGEVENTS, l'agenda des événements du tourisme.

TourMaG.com DMCmag.com TourMaGEVENTS.com La Travel Tech Brochuresenligne.com BusinessTrips