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Passivité écologique : quels risques pour le tourisme ?

La chronique de Christian Orofino, président de TourConseil



Alors que 2017, proclamée « année internationale du tourisme durable pour le développement » par les Nations Unis touche à sa fin, TourMaG.com consacre sa semaine au sujet.
Christian Orofino, président de la société de relation presse TourConseil et consultant et spécialiste du tourisme durable, profite du 12 décembre 2017 (date anniversaire de la Cop 21 et jour de la remise des trophées des Palmes du Tourisme Durable) pour faire un point.


Rédigé par Christian Orofino le Lundi 11 Décembre 2017

Aujourd'hui, il est nécessaire que le tourisme tienne compte des données locales et environnementales - photo creative commons - pixabay
Aujourd'hui, il est nécessaire que le tourisme tienne compte des données locales et environnementales - photo creative commons - pixabay
De plus en plus de régions du monde deviennent inexploitables sur le plan touristique.

Contrairement à d’autres industries, l’activité touristique s’arrête d’une manière totale à la suite d'événements géopolitiques ou de catastrophes naturelles.

Cette situation particulière est bien entendu compréhensible dans la mesure où, à l’inverse du pétrole, par exemple, qui continue son extraction malgré des environnements hostiles, ce sont des vies humaines qui sont sous la responsabilité des professionnels dans le cas du tourisme.

Dans ce contexte, la prudence extrême est la ligne de conduite infaillible des professionnels. Aucune autre, sinon irresponsable, ne peut être de mise.

Une fois dite cette évidence, il n’empêche que des actions concrètes et concertées devraient être menées sous la conduite et l’initiative des autorités de tutelles et des organismes représentatifs afin d’anticiper certains mouvements prévisibles.

La passivité actuelle de la profession vis-à-vis de cette situation impacte sur le maintien et le développement de l’ensemble de l’activité touristique.

Cependant un acteur, qu’il soit distributeur, producteur, transporteur ou hôtelier, aussi important soit-il, n’a pas les moyens, ni les capacités d’entreprendre seul une démarche prospective et constructive sur le plan international.

la nécessité d'un observatoire indépendant

Pour cela, un état des lieux géopolitique et environnemental sous l’angle du tourisme devrait être confié à un Observatoire indépendant et paritaire afin qu’il détermine à la suite de cet état des lieux un champ d’actions spécifique dans lequel le tourisme est compétent et surtout légitime.

Plusieurs chantiers devraient être à l’ordre du jour de cet observatoire. Entre autres, le réchauffement climatique est une des menaces qui pèse lourdement sur l’activité touristique.

Bien que la dégradation visible des conditions climatiques soit un phénomène universel, chaque individu, chaque famille, chaque collectivité, chaque entreprise, chaque nation a une part de responsabilité dans l’excès des émissions carbone.

L’activité touristique a une part de responsabilité et des pistes de réduction de ces émissions sont possibles dans le cadre de la préconisation bas carbone de la COP 21.

Des solutions peuvent être mises en place après un bilan carbone. Notamment concernant les pré et post acheminements en avion, les éditions de brochures, les économies d’énergies etc...

Chaque émission de carbone supprimée dans les entreprises contribuerait à atteindre cet objectif universel et collectif d’une augmentation maximum des températures moyennes de la planète de +2% dans les 50 prochaines années.

le rapport au local

L’impact des voyages de masse dans des régions fragiles et des fois moins fragiles, pour exemple Barcelone, pourra être aussi un sujet de préconisation d’un observatoire au service de tous les professionnels.

L’attribution du label « Patrimoine de l’Humanité » décerné par l’UNESCO, alors qu’il devrait favoriser un essor économique, déclenche souvent des aggravations sociales et environnementales dues à l’arrivée de véritables hordes dans des régions mal préparées et pas équipées pour les recevoir.

Le tourisme à travers cet observatoire devrait être le partenaire d’organisme « culturels » tel que l’UNESCO pour accompagner techniquement la découverte de nouveaux sites.

L’instabilité sociale des nations due à leur difficulté économique représente aussi un facteur d’insécurité et handicape la production d’offre touristique.

Les opérateurs ont la possibilité de participer au tissu économique des régions du monde qu’ils proposent à leurs clients en ne faisant plus seulement appel à des grosses agences réceptives échappant à tout contrôle, notamment dans la répartition des revenus, mais en favorisant la création de structures d’accueil maîtrisées par les populations locales qui deviennent ainsi partenaire des opérateurs et permettent leur maintien dans leur environnement d’origine.

L’intégration de ces populations est l’atout majeur de la qualité des productions touristiques car sans la rencontre humaine le voyage perd son sens.

le secteur doit s'organiser

Des initiatives à titre individuel existent chez certains opérateurs français comme Voyageurs du Monde, Salaün Holidays, le Club Med ou des associations comme ATR (Agir pour un Tourisme Responsable), ou ATD (Acteurs du Tourisme Durable) qui impulsent des dynamiques .

Mais tout cela se fait en ordre dispersé, très lentement, trop lentement, sans constitution de bases de données communes d’analyses, de prospectives, d’expériences.

Et pourtant, l’organisation des Palmes du Tourisme Durable en 2017 a mis en lumière une offre impressionnante et méconnue grâce à la présentation de 90 dossiers de candidatures d’actions et de produits tourisme durable émanant de grandes entreprises comme de TPE.

Parallèlement à cette offre, il existe une clientèle potentielle pour ce tourisme de demain puisque près de 9 000 internautes se sont mobilisés autour de cet événement et ont participé au vote pour élire les lauréats.

L’offre durable existe, la clientèle aussi, il reste à la profession de se saisir de cette opportunité et de s’organiser pour construire les bases d’un tourisme durable.

Le 12 décembre est une date importante à plusieurs titres.

Il y a deux ans, 196 délégations du monde entier ont ratifié à l'unanimité la Cop 21, ou les accords de Paris sur le climat.

C'est donc tout naturellement que le 12 décembre 2017, à cette date anniversaire, se tiendra la remise des trophées des Palmes du Tourisme Durable, dans le cadre prestigieux de l'Institut du Monde Arabe à Paris.

Cette première édition créée à l'initiative de TourMaG.com et l'association Acteurs du Tourisme Durable s'annonce d'ores et déjà comme une réussite, puisque plus de 10 000 votes ont été collectés afin de récompenser les actions des professionnels du tourisme.

17 candidates ont été retenus dans 6 catégories différentes.

Retrouvez, l'ensemble des informations sur le site palmesdutourismedurable.com
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