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TUI France : stop ou encore… quel avenir pour la filiale du Groupe de Hanovre ?

Recapitaliser ou quitter l'Hexagone...



La situation et l’évolution du dossier TUI France, inspire l'inquiétude. Les rumeurs vont bon train sur l'état de santé du géant d'outre-Rhin, qui lutte pour sa survie. Remettra-t-il au "pot" pour recapitaliser la filiale française ou profitera-t-il du contexte délétère pour clore définitivement le dossier et reprendre sa valise ?


Rédigé par le Jeudi 11 Juin 2020

Le siège de TUI France à Levallois-Perret - DR Photo AB
Le siège de TUI France à Levallois-Perret - DR Photo AB
“C'est un peu la bouteille à l’encre…”, estime une source proche du dossier, évoquant la situation de TUI France, en proie à de grandes difficultés financières sur le plan international.

Ses filiales internationales n’en mènent pas large non plus...

Le Groupe, recapitalisé par l’Etat allemand à hauteur de 1,8 milliards d’euros, a un besoin pressant de liquidités et cherche à réduire de 30% ses charges.

Dans la foulée, il a d’ailleurs annoncé en mai dernier la suppression de 8000 emplois, soit plus de 10% de ses 70 000 collaborateurs au niveau mondial.

TUI inc. a aussi mis en place un règlement drastique de ses fournisseurs. avec des délais à rallonge qui ont fait réagir récemment les groupes hôteliers de la Caraïbe.

Au niveau de l’aérien, on resserre également les boulons, avec des récentes négociations avec Boeing. Le constructeur a décidé d’indemniser le groupe allemand à hauteur de 200 millions de dollars pour les pertes liées à l’immobilisation au sol des 737 MAX et l’arrêt de leurs livraisons.

Une bouffée d’oxygène. Mais cela ne suffira pas.

Les entreprises déficitaires seront cédées ou arrêtées

Frédéric Joussen, le CEO, ne fait pas mystère de sa volonté de stopper toutes les filiales déficitaires.

Et il le dit : « Les entreprises qui ont été déficitaires ces dernières années et qui n'ont pas de meilleures perspectives d'avenir doivent se repositionner.

Si cela n'est pas possible, nous céderons ces entreprises ou cesserons leurs activités. Ces dernières années, nous avons pleinement joué notre rôle pour soutenir les entreprises du Groupe, même les plus faibles sur le plan structurel. Après le Coronavirus, nous ne serons plus en mesure de le faire ».

TUI Italie en a fait les frais la première, en début d’année.

Contactée par nos soins mi-mai (LIRE) la direction de TUI France avait répondu que la déclaration du CEO concernait toutes les filiales, et que rien de "particulier" n'avait filtré concernant la filiale française.

En Suisse aussi, où le Groupe emploie 500 personnes, des rumeurs de regroupement avec des tour opérateurs locaux vont bon train. La Belgique n'est pas logée à meilleure enseigne...

La reprise envisagée par Laurent Abitbol toujours d'actualité ?

En France, la solution de reprise envisagée par Laurent Abitbol (Groupe Marietton) qui aurait reçu et décliné une proposition de 80 Mie (?) pour racheter et gérer le “social”, semble s’éloigner, selon nos informations.

Dernièrement, quand nous lui avons posé la question (LIRE) il bottait déjà en touche : " Je ne sais pas aujourd'hui, je ne peux pas répondre. Aujourd'hui, je me concentre sur mon Groupe. Il y aura du mouvement c'est sûr, mais je ne peux pas dire quand..."

La situation et le contexte actuel incitent le tycoon à la prudence. Et ce d'autant que l'encours de TUI France serait d'environ 80 millions d'euros.

La filiale française attend toujours le résultat des négociations entre l’Etat français et la maison-mère, Bercy conditionnant son accord de prêt à la recapitalisation de TUI France, selon une note interne.

La décision de poursuivre ou non l’activité du voyagiste serait connue d’ici la fin juin. Une situation qui inquiète au plus haut point les 960 salariés du siège qui redoutent un énième plan social d’envergure comme condition à la survie de l’entreprise.

Mais cela inquiète aussi les agences mandataires du voyagistes. Ces points de vente qui revendent la production maison mais aussi d’autres voyagistes, remettent sitôt encaissés, les fonds au siège, se posent des questions sur leur avenir.

“Si demain TUI France devait disparaître, explique l’un d’eux, comment ferions-nous pour rembourser les acomptes à nos clients ? Et dans ce cas et même si nous changions d’enseigne, nous perdrions définitivement notre clientèle…”

La question de la défaillance éventuelle de TUI France pourrait aussi avoir un effet domino sur la Caisse de garantie professionnelle.
En grande difficulté, après l’effondrement de Thomas Cook en septembre 2019,, l’APST qui négocie âprement un crédit bancaire qui tarde à venir, pourrait ne pas survivre à un tel cataclysme...

Le groupe TUI a enregistré une forte perte nette au deuxième trimestre de son exercice annuel décalé, entre janvier et mars, en baisse de 274,7% à -763,6 millions d’euros. Son résultat d’exploitation (Ebit) est également dans le rouge, à -681 millions d’euros, chutant de 181,2%. Son chiffre d’affaires est également en fort recul eu deuxième trimestre, en baisse de 10% par rapport à la même période en 2019.
Confronté à l’arrêt quasi-total de ses activités depuis mars, TUI a obtenu en avril un prêt d’urgence garanti par l’Etat allemand à hauteur de 1,8 milliard d’euros. Mais « les crédits doivent être remboursés dans un laps de temps très court« , a indiqué le groupe. C’est pourquoi « le groupe met désormais en oeuvre » un « programme global » avec « d’importantes réductions de coûts« , pour que son activité « puisse se poursuivre« , même « sur un marché fragilisé » encore par la pandémie du coronavirus.

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Tags : abitbol, apst, tui
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