Situation économique
Les exportations pétrolières du Golfe repartent, mais elles évitent l'Europe. Le Moyen-Orient a expédié 12,8 millions de barils quotidiens en septembre, salué comme un record depuis février, à tort : il en manque encore six millions par rapport à ce mois-là, et il ne transite plus que 7,4 millions de barils par Ormuz, là où une quinzaine passait l'an dernier.
L'Arabie saoudite a pourtant plus que doublé ses chargements en septembre, 5,4 millions de barils quotidiens après 2,4 en août. Seulement, ils sortent par Ras Tanura et filent vers l'Asie.
L'oléoduc qui relie le royaume à la mer Rouge a été touché les 10 et 11 septembre. Il ne fonctionne de nouveau que depuis le 23, à débit réduit. Aramco a d'ailleurs fait savoir à deux raffineurs européens au moins qu'aucune cargaison ne leur parviendrait en octobre.
Ces barils manquants se remplacent au prix fort. Le pétrole norvégien Johan Sverdrup a valu jusqu'à 35 dollars de plus que le Brent de référence, un écart qui n'atteignait que 60 cents le 8 septembre. Le blocage porte surtout sur le carburant déjà raffiné : le Golfe n'expédie plus qu'un quart du gazole vendu avant la guerre, et chaque baril transformé en Europe rapporte plus de 85 dollars aux raffineurs, du jamais vu.
À la pompe, le litre de gazole s'est affiché 2,399 euros le 25 septembre, un niveau que le pic de mars 2022, à 2,1407 euros, n'avait pas atteint. Dans une station sur dix, au moins un carburant faisait défaut.
Les 450 millions d'euros d'aides ciblées annoncés par l'État ne feront pas baisser le prix affiché. Selon nous, ce désavantage européen durera aussi longtemps que les barils du Golfe prendront la route de l'Asie : les transferts, les autocars et les vols de l'hiver se budgètent donc sur un carburant durablement cher.
L'Arabie saoudite a pourtant plus que doublé ses chargements en septembre, 5,4 millions de barils quotidiens après 2,4 en août. Seulement, ils sortent par Ras Tanura et filent vers l'Asie.
L'oléoduc qui relie le royaume à la mer Rouge a été touché les 10 et 11 septembre. Il ne fonctionne de nouveau que depuis le 23, à débit réduit. Aramco a d'ailleurs fait savoir à deux raffineurs européens au moins qu'aucune cargaison ne leur parviendrait en octobre.
Ces barils manquants se remplacent au prix fort. Le pétrole norvégien Johan Sverdrup a valu jusqu'à 35 dollars de plus que le Brent de référence, un écart qui n'atteignait que 60 cents le 8 septembre. Le blocage porte surtout sur le carburant déjà raffiné : le Golfe n'expédie plus qu'un quart du gazole vendu avant la guerre, et chaque baril transformé en Europe rapporte plus de 85 dollars aux raffineurs, du jamais vu.
À la pompe, le litre de gazole s'est affiché 2,399 euros le 25 septembre, un niveau que le pic de mars 2022, à 2,1407 euros, n'avait pas atteint. Dans une station sur dix, au moins un carburant faisait défaut.
Les 450 millions d'euros d'aides ciblées annoncés par l'État ne feront pas baisser le prix affiché. Selon nous, ce désavantage européen durera aussi longtemps que les barils du Golfe prendront la route de l'Asie : les transferts, les autocars et les vols de l'hiver se budgètent donc sur un carburant durablement cher.
Taux de change : le point technique
Les prestations réglées en dollars, hôtellerie nord-américaine et croisière comprises, coûtent donc un peu plus cher qu'en août, sans rupture.
Le dollar canadien avait tout pour tirer parti de la crise, puisque le Canada vend du pétrole. Il n'en a rien tiré : un euro valait encore 1,6111 dollar canadien vendredi. Sa banque centrale n'a pas touché à son taux, maintenu à 2,25 %, et l'Alberta expédie son brut par oléoduc chez le voisin américain, à prix décoté.
Le yen, en revanche, mérite de l'attention.
Le Japon et les États-Unis avaient acheté des yens ensemble en août pour soutenir la monnaie japonaise, et Tokyo a rappelé le 24 septembre que ce dispositif restait actif. Un acheteur de yens affronte donc deux aléas : le marché, et une décision politique capable de faire bondir la devise. Il fallait 179,17 yens pour un euro vendredi soir.
Le Maroc, lui, offre une visibilité rare. La valeur du dirham est fixée sur un panier composé de 60 % d'euro et de 40 % de dollar, à l'intérieur d'une marge de fluctuation de 5 %, si bien qu'elle ne s'écarte jamais beaucoup de l'euro.
Le dirham recule doucement depuis quatre semaines, de 0,3 % entre le 17 et le 23 septembre, à environ 10,945 dirhams pour un euro. Un circuit vendu à Marrakech se règle donc au même prix qu'en août côté change, quand le carburant, lui, l'alourdit.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1323 | 1,1359 | 1,1450 | 1,1495 |
| EUR/GBP | 0,8520 | 0,8560 | 0,8635 | 0,8680 |
| EUR/CHF | 0,9355 | 0,9400 | 0,9475 | 0,9520 |
| EUR/CAD | 1,5960 | 1,6040 | 1,6190 | 1,6270 |
| EUR/JPY | 176,60 | 178,00 | 180,50 | 181,90 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
La semaine tourne autour des prix. Mercredi arrive l'indice américain des prix PCE du mois d'août, que les économistes voient progresser de 0,4 % en un mois : il dira si la facture énergétique gagne le panier des ménages américains.
L'Allemagne livre le même jour sa première estimation pour septembre, à comparer aux 2,9 % d'août.
Vendredi, deux chiffres tombent dans la même séance : la première estimation de l'inflation de septembre en zone euro, attendue entre 3,5 % et 3,7 % après 3,2 %, et l'emploi américain.
Le premier dira ce que l'énergie a déjà coûté aux prix européens. La Banque centrale européenne, elle, n'a pas de réunion avant la fin du mois d'octobre.
L'Allemagne livre le même jour sa première estimation pour septembre, à comparer aux 2,9 % d'août.
Vendredi, deux chiffres tombent dans la même séance : la première estimation de l'inflation de septembre en zone euro, attendue entre 3,5 % et 3,7 % après 3,2 %, et l'emploi américain.
Le premier dira ce que l'énergie a déjà coûté aux prix européens. La Banque centrale européenne, elle, n'a pas de réunion avant la fin du mois d'octobre.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Le 30/09/2026 | 14:00 | 🇩🇪 Allemagne | Inflation, estimation flash de septembre | Après 2,9 % en août |
| Le 30/09/2026 | 14:30 | 🇺🇸 États-Unis | Prix PCE d'août | Consensus +0,4 % sur le mois |
| Le 01/10/2026 | 08:30 | 🇨🇭 Suisse | Inflation de septembre | Après 0,8 % en août |
| Le 02/10/2026 | 11:00 | 🇪🇺 Zone euro | Inflation, estimation flash de septembre | Consensus 3,5 % à 3,7 % après 3,2 % |
| Le 02/10/2026 | 14:30 | 🇺🇸 États-Unis | Emploi de septembre | 90 000 à 100 000 après 162 000 ; chômage 4,1 % |
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Contact : nicolas@mondialchange.com
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