Situation économique
Les prix ont augmenté de 3,7 % en un an aux États-Unis en septembre, après 3,4 % en août, et la monnaie américaine a pourtant perdu du terrain. Le taux de référence publié par la Banque centrale européenne donnait vendredi un euro à 1,1253 dollar, soit 0,42 % de plus que sept jours plus tôt. Les prestations réglées en dollars, hôtellerie nord-américaine et croisière comprises, se sont donc très légèrement allégées.
Cette accélération doit presque tout à l'essence, dont le prix a bondi de 9,1 % en un mois : à elle seule, elle explique plus de la moitié de la hausse. En écartant l'énergie et l'alimentation, la progression se limite à 2,6 % sur douze mois. La Réserve fédérale américaine, la Fed, peut donc patienter avant une nouvelle hausse de ses taux d'intérêt, le temps de vérifier que le carburant cher n'entraîne pas les autres prix.
Les investisseurs ont refait ce calcul en trois jours. Mercredi, ils donnaient encore près d'une chance sur deux à une hausse des taux le 28 octobre. Plusieurs dirigeants de la Fed ont ensuite jugé qu'il n'y avait aucune urgence, et Kevin Warsh, qui dirige l'institution, n'a pas voulu vendredi dévoiler la décision à l'avance. La probabilité est retombée autour de 15 %, et des taux attendus plus bas rendent la monnaie américaine moins attirante.
La Bourse américaine a fait le reste. Les valeurs technologiques ont cédé 4,5 % en une semaine et la méfiance a gagné les emprunts qui financent les centres de données. Les investisseurs se sont réfugiés sur la dette de l'État américain, pas sur la monnaie du pays.
Le baril a gagné 4,9 % : l'Europe, qui achète son énergie à l'étranger, y perd, mais une énergie chère rend plus probable un relèvement des taux européens en décembre, ce qui soutient l'euro. Le dollar, selon nous, peut encore s'affaiblir si ce malaise du crédit reste américain ; il remonterait s'il gagnait le monde entier.
Cette accélération doit presque tout à l'essence, dont le prix a bondi de 9,1 % en un mois : à elle seule, elle explique plus de la moitié de la hausse. En écartant l'énergie et l'alimentation, la progression se limite à 2,6 % sur douze mois. La Réserve fédérale américaine, la Fed, peut donc patienter avant une nouvelle hausse de ses taux d'intérêt, le temps de vérifier que le carburant cher n'entraîne pas les autres prix.
Les investisseurs ont refait ce calcul en trois jours. Mercredi, ils donnaient encore près d'une chance sur deux à une hausse des taux le 28 octobre. Plusieurs dirigeants de la Fed ont ensuite jugé qu'il n'y avait aucune urgence, et Kevin Warsh, qui dirige l'institution, n'a pas voulu vendredi dévoiler la décision à l'avance. La probabilité est retombée autour de 15 %, et des taux attendus plus bas rendent la monnaie américaine moins attirante.
La Bourse américaine a fait le reste. Les valeurs technologiques ont cédé 4,5 % en une semaine et la méfiance a gagné les emprunts qui financent les centres de données. Les investisseurs se sont réfugiés sur la dette de l'État américain, pas sur la monnaie du pays.
Le baril a gagné 4,9 % : l'Europe, qui achète son énergie à l'étranger, y perd, mais une énergie chère rend plus probable un relèvement des taux européens en décembre, ce qui soutient l'euro. Le dollar, selon nous, peut encore s'affaiblir si ce malaise du crédit reste américain ; il remonterait s'il gagnait le monde entier.
Taux de change : le point technique
Il s'échange contre 0,9253 franc suisse, 0,8421 livre, 1,1225 dollar et 1,5847 dollar canadien. Il faut par ailleurs 177,47 yens pour un euro. La semaine précédente, l'euro avait déjà cédé 0,45 % face à la livre et 0,44 % face au franc : il n'est pas fort, c'est le dollar qui a faibli.
Selon nous, la monnaie européenne ira de 1,1105 à 1,1350 dollar jusqu'à vendredi. Le bas suppose que la France emprunte plus cher avant l'examen de sa note par Moody's, le haut que le malaise du crédit américain s'aggrave sans contaminer les autres pays. Quatre banques centrales se prononcent la semaine prochaine, et l'immobilisme domine : un statu quo américain est jugé probable à 84 % par les marchés, et sur 73 économistes interrogés par Reuters, 70 n'attendent aucun changement du côté européen. Mieux vaut donc fractionner les achats de dollars plutôt que tout engager avant ces réunions.
L'Afrique du Sud, qui entre dans sa belle saison, ne laisse rien gagner à l'acheteur européen. Le rand valait vendredi environ 16,44 pour un dollar, en progression de 0,3 % sur la journée, soutenu par les cours de l'or et du platine, les deux premières exportations du pays. Le dollar, lui, signait sa première baisse hebdomadaire en cinq semaines. Il faut donc à peu près 18,5 rands pour un euro, légèrement moins qu'au début de septembre. Un safari ou un circuit au Cap facturé en rands ne dégage aucune marge supplémentaire sur les départs déjà vendus.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1105 | 1,1150 | 1,1270 | 1,1350 |
| EUR/GBP | 0,8340 | 0,8385 | 0,8460 | 0,8505 |
| EUR/CHF | 0,9170 | 0,9210 | 0,9300 | 0,9340 |
| EUR/CAD | 1,5730 | 1,5780 | 1,5945 | 1,6020 |
| EUR/JPY | 175,70 | 176,60 | 178,40 | 179,30 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
La semaine s'ouvre sur le Canada, où les prix de septembre devraient afficher une hausse de 3,2 % sur douze mois, neuf jours avant la décision de la banque centrale canadienne. Mercredi, l'inflation britannique dira si l'énergie chère s'est propagée aux autres prix outre-Manche.
Vendredi réunit deux rendez-vous. Les premières estimations d'activité d'octobre en zone euro ouvrent la journée, puis Moody's réexamine la note de la France, dont la perspective est déjà négative. L'euro souffrirait d'un abaissement, qui renchérirait la dette française face à l'allemande. Le même jour, l'inflation japonaise est attendue en nette accélération, six jours avant la réunion de la banque centrale japonaise.
Vendredi réunit deux rendez-vous. Les premières estimations d'activité d'octobre en zone euro ouvrent la journée, puis Moody's réexamine la note de la France, dont la perspective est déjà négative. L'euro souffrirait d'un abaissement, qui renchérirait la dette française face à l'allemande. Le même jour, l'inflation japonaise est attendue en nette accélération, six jours avant la réunion de la banque centrale japonaise.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Lun. 19/10 | 14:30 | Canada | Inflation de septembre (sur un an) | Consensus Reuters : 3,2 % ; août : 3,0 %. |
| Mer. 21/10 | 08:00 | Royaume-Uni | Inflation de septembre (sur un an) | Attendue autour de 3,4 % (Newsquawk) ; août : 3,1 %. |
| Ven. 23/10 | 01:30 | Japon | Inflation de septembre | Inflation sous-jacente attendue à 2,1 % (Reuters) ; août : 1,7 %. |
| Ven. 23/10 | Soirée | France | Revue de la note souveraine par Moody's | Note actuelle : Aa3, perspective négative. |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
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Contact : nicolas@mondialchange.com
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