Situation économique
Des drones ont frappé le 16 septembre le grand oléoduc saoudien qui traverse le pays d'est en ouest, et les chargements du port de Yanbu, sur la mer Rouge, ont été désorganisés. D'après Bloomberg, au moins deux raffineurs européens ont appris qu'Aramco ne leur livrerait pas de brut en octobre.
Le groupe polonais Orlen se fournit déjà en mer du Nord. Selon nous, l'Europe, approvisionnée par la mer Rouge, sera la première touchée : le carburant restera cher, au moment même où les monnaies bougent.
Autre décision politique, vendredi aux États-Unis. Donald Trump a signé une loi qui permet de taxer jusqu'à 100 % les produits des cinq plus gros clients du pétrole et du gaz russes. Rien n'est appliqué pour l'instant, et les pays européens qui se sont éloignés du gaz russe sont épargnés. La Chine est la cible numéro un.
La nouveauté tient à la forme : la menace, hier simple parole du président, est désormais votée par le Congrès et réexaminée tous les six mois.
L'Inde, autre gros client du pétrole russe, suit ce texte de près. Sa monnaie traverse une année difficile : il faut près de 96 roupies pour un dollar, soit une baisse d'environ 9 % en un an, et la banque centrale indienne intervient presque chaque jour pour la soutenir. Face à l'euro, la roupie reste stable, autour de 110 pour un euro. Un circuit au Rajasthan ou au Kerala ne coûte donc pas plus cher qu'au printemps.
En Europe, les prix ont progressé de 3,2 % sur un an en août, l'énergie comptant à elle seule pour 1,29 point. La Banque centrale européenne a porté son taux à 2,50 % le 10 septembre, et la Fed, son homologue américaine, a relevé le sien entre 3,75 % et 4,00 % le 16.
Ces hausses calment la consommation, mais ne rendent pas le pétrole plus abondant. Elles jouent surtout sur le change : mieux rémunéré, le dollar attire l'argent des investisseurs. L'hiver se prépare donc avec deux coûts en hausse, le carburant et le dollar.
Le groupe polonais Orlen se fournit déjà en mer du Nord. Selon nous, l'Europe, approvisionnée par la mer Rouge, sera la première touchée : le carburant restera cher, au moment même où les monnaies bougent.
Autre décision politique, vendredi aux États-Unis. Donald Trump a signé une loi qui permet de taxer jusqu'à 100 % les produits des cinq plus gros clients du pétrole et du gaz russes. Rien n'est appliqué pour l'instant, et les pays européens qui se sont éloignés du gaz russe sont épargnés. La Chine est la cible numéro un.
La nouveauté tient à la forme : la menace, hier simple parole du président, est désormais votée par le Congrès et réexaminée tous les six mois.
L'Inde, autre gros client du pétrole russe, suit ce texte de près. Sa monnaie traverse une année difficile : il faut près de 96 roupies pour un dollar, soit une baisse d'environ 9 % en un an, et la banque centrale indienne intervient presque chaque jour pour la soutenir. Face à l'euro, la roupie reste stable, autour de 110 pour un euro. Un circuit au Rajasthan ou au Kerala ne coûte donc pas plus cher qu'au printemps.
En Europe, les prix ont progressé de 3,2 % sur un an en août, l'énergie comptant à elle seule pour 1,29 point. La Banque centrale européenne a porté son taux à 2,50 % le 10 septembre, et la Fed, son homologue américaine, a relevé le sien entre 3,75 % et 4,00 % le 16.
Ces hausses calment la consommation, mais ne rendent pas le pétrole plus abondant. Elles jouent surtout sur le change : mieux rémunéré, le dollar attire l'argent des investisseurs. L'hiver se prépare donc avec deux coûts en hausse, le carburant et le dollar.
Taux de change : le point technique
Cet été, les prévisionnistes attendaient l'euro entre 1,22 et 1,25 en fin d'année. Ils visent désormais 1,15 à 1,20.
Un budget d'achat calculé sur 1,20 doit donc être revu : hôtels à New York, croisières aux Caraïbes ou réceptifs payés en dollars reviennent plus cher que prévu. En sens inverse, les visiteurs américains trouvent l'Europe un peu moins chère.
Le yen, lui, a reperdu une partie du terrain gagné. La banque centrale japonaise a bien augmenté son taux à 1,25 % le 18 septembre, mais presque tout le monde s'y attendait. Deux membres sur neuf ont voté contre, et son gouverneur Kazuo Ueda n'a rien promis pour les mois à venir : les investisseurs ont encaissé leurs gains.
Il faut désormais 180,94 yens pour un euro, contre 178,56 sept jours plus tôt. Le Japon reste plus cher qu'à la fin août, l'euro se situant encore 2,3 % sous son niveau du 31. Nous voyons l'euro osciller entre 179 et 183 yens, un léger répit pour les achats de prestations japonaises.
Ailleurs, presque rien ne bouge. La livre (0,8588), le franc suisse (0,9462) et le dollar canadien (1,6056) terminent la semaine pratiquement au même niveau face à l'euro.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1330 | 1,1400 | 1,1520 | 1,1595 |
| EUR/GBP | 0,8525 | 0,8555 | 0,8600 | 0,8640 |
| EUR/CHF | 0,9390 | 0,9425 | 0,9490 | 0,9520 |
| EUR/CAD | 1,5950 | 1,6000 | 1,6110 | 1,6165 |
| EUR/JPY | 178,50 | 179,60 | 182,00 | 183,40 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
Peu de statistiques cette semaine, mais beaucoup de politique. Mardi, en marge de l'ONU à New York, Donald Trump s'entretient avec six dirigeants du Golfe.
Un signe d'apaisement envers l'Iran ferait reculer le prix du pétrole : c'est, selon nous, ce qui pourrait le plus contredire notre scénario.
Mercredi, les premiers indices d'activité de septembre, en Europe comme aux États-Unis, montreront si la flambée de l'énergie freine déjà les entreprises.
Jeudi, Xi Jinping est reçu aux États-Unis, premier test pour la nouvelle loi américaine. Le même jour, la Banque nationale suisse devrait laisser ses taux inchangés.
Un signe d'apaisement envers l'Iran ferait reculer le prix du pétrole : c'est, selon nous, ce qui pourrait le plus contredire notre scénario.
Mercredi, les premiers indices d'activité de septembre, en Europe comme aux États-Unis, montreront si la flambée de l'énergie freine déjà les entreprises.
Jeudi, Xi Jinping est reçu aux États-Unis, premier test pour la nouvelle loi américaine. Le même jour, la Banque nationale suisse devrait laisser ses taux inchangés.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Lun. 22/09 | Journée | 🇺🇸 États-Unis | Rencontre Trump / six dirigeants du Golfe (ONU) | Décisif pour la prime de risque sur le Brent |
| Mar. 23/09 | 10:00 | 🇪🇺 Zone euro | PMI préliminaire composite (septembre) | Seuil de 50 à surveiller |
| Mar. 23/09 | 15:45 | 🇺🇸 États-Unis | PMI préliminaires S&P Global (septembre) | Confirmation ou non du ralentissement |
| Mer. 24/09 | 09:30 | 🇨🇭 Suisse | Décision de la Banque nationale suisse | Attendue sans changement |
| Mer. 24/09 | Journée | 🇺🇸 États-Unis | Visite d'État de Xi Jinping | Droits de douane, terres rares, technologies |
Les informations présentées sur cette publication vous sont communiquées à titre purement informatif et ne constituent ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente, ni une sollicitation d’achat, et ne doivent en aucun cas servir de base ou être pris en compte comme une incitation à s’engager dans un quelconque investissement.
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
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Contact : nicolas@mondialchange.com
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