Situation économique
L'euro est tombé ce lundi sous 1,12 dollar, au plus bas depuis mai 2025 - Depositphotos.com, HandmadePicture
Toutes les grandes monnaies ont gagné du terrain sur l'euro la semaine dernière, et la monnaie européenne est tombée ce lundi sous 1,12 dollar, au plus bas depuis mai 2025.
Un dollar simplement vigoureux n'expliquerait pas un recul aussi large : la faiblesse vient de la zone euro elle-même.
L'Europe achète presque toute son énergie à l'étranger et la règle en dollars. Chaque hausse des prix l'oblige donc à acheter davantage de monnaie américaine, ce qui affaiblit l'euro, et alimente au passage l'inflation européenne, à 3,8%.
Énergie chère et euro faible sortent de la même source, et les deux alourdissent la facture des prestations achetées hors zone euro.
S'y ajoutent deux causes immédiates. La première : la Banque centrale européenne ne veut pas aller plus vite. Elle a relevé son taux deux fois depuis juin, mais Christine Lagarde plaide pour une « réponse mesurée », le crédit se renchérissant déjà de lui-même sans que l'énergie chère gagne encore les salaires. Les investisseurs n'attendent donc quasiment plus de hausse ce mois-ci : la probabilité est tombée de 60% à 18% pour octobre, contre 73% pour décembre.
La seconde : la dette française. L'écart entre ce que paient la France et l'Allemagne pour emprunter sur dix ans a gagné 0,34 point en cinq séances, pour atteindre près de 1,41 point vendredi, et le budget ne sera examiné au Parlement qu'à partir du 13 octobre.
La tension reste selon nous, comme selon State Street, une affaire française.
Trois portes de sortie demeurent ouvertes à l'euro : une énergie moins chère, une dette française apaisée ou un dollar affaibli.
La troisième a connu son test vendredi : l'économie américaine n'a créé que 29 000 emplois, sans que sa monnaie recule pour autant. Les achats de l'hiver se bâtissent donc sur un euro durablement bas.
Un dollar simplement vigoureux n'expliquerait pas un recul aussi large : la faiblesse vient de la zone euro elle-même.
L'Europe achète presque toute son énergie à l'étranger et la règle en dollars. Chaque hausse des prix l'oblige donc à acheter davantage de monnaie américaine, ce qui affaiblit l'euro, et alimente au passage l'inflation européenne, à 3,8%.
Énergie chère et euro faible sortent de la même source, et les deux alourdissent la facture des prestations achetées hors zone euro.
S'y ajoutent deux causes immédiates. La première : la Banque centrale européenne ne veut pas aller plus vite. Elle a relevé son taux deux fois depuis juin, mais Christine Lagarde plaide pour une « réponse mesurée », le crédit se renchérissant déjà de lui-même sans que l'énergie chère gagne encore les salaires. Les investisseurs n'attendent donc quasiment plus de hausse ce mois-ci : la probabilité est tombée de 60% à 18% pour octobre, contre 73% pour décembre.
La seconde : la dette française. L'écart entre ce que paient la France et l'Allemagne pour emprunter sur dix ans a gagné 0,34 point en cinq séances, pour atteindre près de 1,41 point vendredi, et le budget ne sera examiné au Parlement qu'à partir du 13 octobre.
La tension reste selon nous, comme selon State Street, une affaire française.
Trois portes de sortie demeurent ouvertes à l'euro : une énergie moins chère, une dette française apaisée ou un dollar affaibli.
La troisième a connu son test vendredi : l'économie américaine n'a créé que 29 000 emplois, sans que sa monnaie recule pour autant. Les achats de l'hiver se bâtissent donc sur un euro durablement bas.
Taux de change : le point technique
Celui de 1,13 est tombé la semaine dernière, la séance de vendredi se terminant à 1,1253.
Le plancher de l'année, 1,1216, a été emporté ce lundi matin pendant les échanges asiatiques, le cours descendant jusqu'à 1,116.
Viennent ensuite les obstacles de 1,11 et de 1,10. Hôtellerie nord-américaine, croisière et réceptif facturés en dollars coûtent donc plus cher qu'en septembre.
Le mouvement ne concerne pas que le dollar. Mercredi, l'euro signait son meilleur niveau de l'année contre le franc suisse, à 0,9486, avant d'en reperdre 1,33% dès le lendemain ; il s'échange aujourd'hui autour de 0,929 franc.
Sur la semaine, il a aussi abandonné 1,17% contre la livre sterling, et 0,45% face au dollar canadien. Il cote ce lundi 0,846 livre, à peine au-dessus de son plancher annuel de 0,8455.
Attendre un rebond revient à parier sur l'une des trois portes de sortie évoquées plus haut. Fractionner les achats, plutôt que tout engager le même jour, réduit ce pari sans l'effacer.
Dubaï montre bien l'effet direct de cette glissade. La valeur du dirham des Émirats est fixée sur celle du dollar depuis 1997, à 3,6725 dirhams pour un dollar, et ne s'en écarte jamais.
Un séjour aux Émirats suit donc exactement l'euro face au dollar, sans amortisseur : il faut aujourd'hui environ 4,10 dirhams pour un euro, contre près de 4,13 vendredi encore. Sur les départs déjà vendus, la marge se réduit d'autant.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S2 | S1 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1028 | 1,1140 | 1,1366 | 1,1478 |
| EUR/GBP | 0,8329 | 0,8414 | 0,8584 | 0,8669 |
| EUR/CHF | 0,9140 | 0,9234 | 0,9420 | 0,9514 |
| EUR/CAD | 1,5714 | 1,5875 | 1,6195 | 1,6356 |
| EUR/JPY | 174,09 | 175,86 | 179,42 | 181,19 |
Les supports et résistances affichés ci-dessous indiquent respectivement les points bas et hauts au sein desquels les cours devraient évoluer dans le courant de la semaine.
Les annonces à suivre
Deux comptes rendus de réunion occupent la semaine : celui de la Réserve fédérale américaine mercredi soir, celui de la Banque centrale européenne jeudi.
Chacun révélera ce que l'institution envisageait juste avant la publication, vendredi, de l'emploi aux États-Unis et de l'inflation en Europe.
Philip Lane, son chef économiste, ouvre d'ailleurs la semaine dès ce lundi matin, avec le premier commentaire officiel depuis ces chiffres.
Le pétrole reste l'autre dossier. Les grands pays producteurs, réunis dans l'Opep+, n'ont pas touché à leurs objectifs de production, et le détroit d'Ormuz demeure fermé par Téhéran. La première porte de sortie, celle d'une énergie moins chère, n'est donc pas près de s'ouvrir.
Chacun révélera ce que l'institution envisageait juste avant la publication, vendredi, de l'emploi aux États-Unis et de l'inflation en Europe.
Philip Lane, son chef économiste, ouvre d'ailleurs la semaine dès ce lundi matin, avec le premier commentaire officiel depuis ces chiffres.
Le pétrole reste l'autre dossier. Les grands pays producteurs, réunis dans l'Opep+, n'ont pas touché à leurs objectifs de production, et le détroit d'Ormuz demeure fermé par Téhéran. La première porte de sortie, celle d'une énergie moins chère, n'est donc pas près de s'ouvrir.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? |
| Le 05/10/2026 | 10:00 | Zone euro | Discours de Philip Lane, chef économiste de la BCE | Premier commentaire officiel après le chiffre d'inflation de vendredi. |
| Le 05/10/2026 | 16:00 | États-Unis | ISM services (septembre) | Précédent : 55,4. Consensus dispersé, de 55,1 (InvestingLive) à 55,7 (Trading Economics). |
| Le 07/10/2026 | 20:00 | États-Unis | Compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale | Degré d'adhésion à une nouvelle hausse avant le chiffre de l'emploi. |
| Le 08/10/2026 | 13:30 | Zone euro | Compte rendu de la réunion de septembre de la BCE | Arguments avancés en faveur d'une réponse graduelle au choc énergétique. |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
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Contact : nicolas@mondialchange.com
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