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Air Affaires tente d'embarquer l'aviation d'affaires dans l'ère numérique

Déjà plus de 120 destinations, 170 appareils et 600 membres



L'aérien est en pleine effervescence pas seulement dans le ciel, mais aussi à terre et dans le digital. Air Affaires est une start-up française qui répond à la problématique de désenclavement des territoires. Ainsi, pilotes, propriétaires et PME se retrouvent sur un même site, ce qui permet à ces dernières de pouvoir effectuer des trajets non desservis en France et à l'étranger. Explications avec Olivier Bécot, le directeur général d'Air Affaires.


Rédigé par le Jeudi 6 Décembre 2018

Air Affaires tente d'embarquer l'aviation d'affaires dans l'ère numérique - Crédit photo : Air Affaires
Air Affaires tente d'embarquer l'aviation d'affaires dans l'ère numérique - Crédit photo : Air Affaires
Les scientifiques du monde entier le disent, l'ennui pousse à l'imagination, l'enclavement aussi.

C'est à cause de l'isolement d'une pointe bretonne enclavée et privée de moyens de transport permettant de rejoindre rapidement les grandes métropoles françaises, que Charles Cabillic a créé Air Affaires.

La start up propose ainsi à ses membres plus 120 destinations en France, mais aussi à l'étranger accessible en avions et possède dans son catalogue 173 appareils, du monomoteur au jet privé.

"Nous sommes partis d'un constat provenant de notre ancienne vie. Le tropisme brestois ne nous permet pas de circuler facilement que ce soit de région à région et encore moins en Europe" explique Olivier Bécot, le directeur général d'Air Affaires. Pour faire face à cette lacune qui pourrait être handicapante pour les entreprises de province, les deux hommes instigateurs du projet décide alors de monter la start-up en 2016.

Partant du constat, que bien des lignes ferroviaires passent par Paris et que malgré les outils digitaux "les entreprises continuent à se déplacer", Air Affaires voyait alors le jour.

Et Olivier Bécot de présenter la jeune pousse "nous sommes un club d'entreprises, privé et fermé qui réunit différents types de membres." Cette notion de club fermé est le seul permettant à l'entreprise de pouvoir évoluer dans un cadre juridique réglementaire.

D'un côté les chefs d'entreprises demandeurs de déplacements, de l'autre les pilotes et les propriétaires d'avion qui peuvent amortir leurs investissements et leurs temps. "i[Il y a aussi quelques petites compagnies, qui nous permettent d'étendre la couverture."

Combattre le déficit d'image de l'aviation d'affaires

Pour exister et subsister, l'équipe de la start-up composée de 7 salariés, se base sur les rémunérations versées par les membres de la communauté. "Actuellement nous avons 600 adhérents. Chacune des entreprises payent 950 euros pour 6 mois d'abonnement au club, alors que pour les pilotes et propriétaires l'adhésion est gratuite," précise le DG.

Pour créer une communauté et pouvoir attirer les entreprises dans un premier temps, le principal travail a été d'attirer assez de pilotes et de propriétaires d'avion pour faire naître une offre suffisamment intéressante. Après quelques mois de référencement des offreurs, le deuxième étage de lancement de l'aéronef a été de trouver des PME susceptibles d'être intéressées.

"Cette étape a été relativement complexe, car nous proposons un nouveau service, puis l'aviation d'affaires n'est pas un secteur très connu et souvent avec un imaginaire négatif. Il y a clairement un problème d'image qui lui colle à la peau, mais que nous essayons de lever, petit à petit" confie Olivier Bécot, le directeur général d'Air Affaires.

Pour assurer un service de qualité et démystifier l'aviation privée, "nous contrôlons l'expérience des pilotes, qui sont tous professionnels, et nous rencontrons l'ensemble des propriétaires. Il ne faut pas perdre d'esprit que l'aérien est très contrôlé et réglementé en Europe."

Surfant sur une problématique territoriale et de désenclavement des régions, la start-up pour se développer a noué de nombreux contacts avec les chambres de commerce et d'industrie (CCI). La phase commerciale inaugurée en début d'année, plus de 350 vols ont été effectués "nous répondons à une véritable demande qui n'était pas comblée d'une manière efficace."

Et pour preuve le dernier exemple en date, "une entreprise qui a effectué à 4 personnes un vol Brest-Cardiff en seulement 50 min, pour 900 euros, soit deux fois moins cher qu'un trajet combinant le train et l'aviation civile." Si le cas est plutôt avantageux pour la promotion de la start-up, ce n'est bien évidemment pas toujours comme ça. Pour donner un ordre d'idées les premiers avions sont disponibles à partir de 300 euros de l'heure.

Dans le futur vers une standardisation des vols ?

Après la France, Air Affaires se tourne vers l'Allemagne et l'Angleterre - Crédit photo : Air Affaires
Après la France, Air Affaires se tourne vers l'Allemagne et l'Angleterre - Crédit photo : Air Affaires
Si pour le moment l'entreprise ne rentre pas dans ses frais, et que l'intérêt des agences de voyages est réel, le cadre légal ne le permet pas. "Pour faire des vols, il faut être membre du club privé, sauf que la loi n'autorise pas à nos membres de pouvoir revendre des vols" précise le directeur général.

Une fois cette piste de développement écartée, la jeune pousse n'entend pas s'arrêter sur ses acquis mais compte bien activer d'autres sources de croissance. Dans un premier temps la récente levée de fonds doit permettre de poursuivre le recrutement pour étoffer le staff, mais aussi sortir une application mobile pour être plus proche des modes de consommation des membres du club.

Ce n'est pas tout car Air Affaires va pousser les murs et regarde hors des frontières. "Il y a un véritable enjeu à s'implanter en Allemagne, en Angleterre et les pays frontaliers de la France en 2019" énumère Olivier Bécot.

Pour fidéliser sa clientèle et conserver ses membres, un peu à l'image d'autres acteurs du transport les créateurs réfléchissent à la mise en place de certains standards de vol. Cependant, cette partie incombe exclusivement aux pilotes car il s’agit bien de leurs clients. "Autant nous pouvons préconiser ça aux pilotes qui gèrent les passagers comme des clients, mais pour le moment ce n'est pas le cas. Après cela fait partie des axes sur lesquels nous comptons travailler à l'avenir."

Dans sa volonté de pérenniser l'entreprise, l'équipe doit gommer son manque de notoriété et faire en sorte que les entreprises s'ouvrent à l'aviation d'affaires.

Et le directeur de la start-up de conclure "nous avons une vocation à démocratiser l'aérien en quelque sorte. Les gens pensent que l'aérien privé n'est pas pour eux, nous voulons leur faire comprendre que c'est à la portée de tous."

Entre évangélisation du tissu économique français, et développement de ses membres, Air Affaires repoussent les frontières de l'aviation d'affaires.

Romain Pommier Publié par Romain Pommier Journaliste - TourMaG.com
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