LâATR 72 F-OMYM va pouvoir entamer ces premiĂšres rotations entre la Guadeloupe et la Martinique. CrĂ©dit Air antilles
« Air Antilles prĂȘte Ă rĂ©exploser en vol ». Autant dire que le titre alarmiste du magazine Ă©conomique Challenges, rĂ©putĂ© sĂ©rieux, ainsi que son contenu, est inquiĂ©tant et pessimiste quant Ă lâavenir dâAir Antilles.
La compagnie a été reprise il y a quelque mois par la collectivité de Saint-Martin et le groupe Edeis.
DâaprĂšs nos informations recueillies sur place auprĂšs dâacteurs de lâaĂ©rien connaisseurs du dossier et les documents consultĂ©s, le moins que lâon puisse dire câest la situation de la compagnie paraĂźt fragile et que la concurrence nâest pas prĂȘte Ă lui faire de cadeaux.
Nous vous apportons des prĂ©cisions sur les diffĂ©rents sujets pointĂ©s du doigt et qui pourraient briser les ailes dâAir Antilles si les actionnaires ne font pas face.
La compagnie a été reprise il y a quelque mois par la collectivité de Saint-Martin et le groupe Edeis.
DâaprĂšs nos informations recueillies sur place auprĂšs dâacteurs de lâaĂ©rien connaisseurs du dossier et les documents consultĂ©s, le moins que lâon puisse dire câest la situation de la compagnie paraĂźt fragile et que la concurrence nâest pas prĂȘte Ă lui faire de cadeaux.
Nous vous apportons des prĂ©cisions sur les diffĂ©rents sujets pointĂ©s du doigt et qui pourraient briser les ailes dâAir Antilles si les actionnaires ne font pas face.
Certificat de Transporteur Aérien (CTA) et licence contestés
Mais, Ă la date dâoctroi du CTA N° FR.AOC.0154 du 23 mai, plus aucun avion nâĂ©tait en Ă©tat de navigabilitĂ©.
Celui-ci a cependant Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©, mais les spĂ©cifications opĂ©rationnelles jointes aux CTA dâAir Antilles, ne prĂ©cisent ni les types dâaĂ©ronefs pour lesquels Air Antilles est certifiĂ©e habilitĂ©e Ă effectuer des opĂ©rations aĂ©riennes Ă des fins commerciales, ni leurs immatriculations.
Dâailleurs sur les documents de la DGAC que nous avons pu consulter (mise Ă jour du 2 juillet), sur les 67 sociĂ©tĂ©s exploitant des avions immatriculĂ©s en France et disposant dâun CTA, Air Antilles Ă©tait la seule compagnie aĂ©rienne avec une case vide sâagissant des types dâaĂ©ronefs. De quoi faire tiquer les concurrents.
Aussi, concernant lâorganisation de la compagnie, ces mĂȘmes concurrents affirment que dâimportants cadres techniques auraient « quittĂ© le navire » Air Antilles ces derniĂšres semaines, notamment le responsable dĂ©signĂ© maintenance navigabilitĂ©, le responsable du bureau technique.
Richard Dendievel le DGA et Cadre responsable de la compagnie nous a confirmé avoir quitté la compagnie depuis le 10 juillet. En revanche, nous n'avons eu aucun retour d'Air Antilles sur le sujet.
Concernant lâobtention et le maintien de la licence dâexploitation et des exigences financiĂšres qui lui sont liĂ©es, lĂ aussi le prĂȘt de 6 millions dâeuros octroyĂ© par le Conseil exĂ©cutif de Saint-Martin pour attester dâune trĂ©sorerie suffisante selon les exigences de la DGAC, va ĂȘtre considĂ©rablement grevĂ© par le trĂšs lourd passif des filiales reprises par Air Antilles dans le cadre du plan de cession et particuliĂšrement la sociĂ©tĂ© R PLANE 9 propriĂ©taire dâun des appareils dâAir Antilles avec un passif de 3,7 millions dâeuros.
Les liquidateurs, aprĂšs un premier jugement en septembre 2023, ont mis en demeure Air Antilles de rembourser cette dette.
Contestant ce jugement et demandant une nouvelle interprĂ©tation, les dirigeants dâAir Antilles nâont pas obtenu gain de cause. Le 4 juillet dernier, le tribunal mixte de commerce de Pointe-Ă -Pitre a confirmĂ© quâ Air Antilles se trouve redevable de la totalitĂ© du passif de cette filiale.
On lâa vu rĂ©cemment, lorsque la compagnie CĂ©leste sâest vu refuser sa licence, en raison dâun financement de projet insuffisant, la DGAC sait ĂȘtre trĂšs exigeante en matiĂšre de santĂ© financiĂšre.
Un retrait de la licence souhaitĂ© par certains concurrents nâest pas Ă exclure pour Air Antilles, si les comptes ne se redressent pas.
Air Antilles : une trésorerie en danger
Avec des vols prĂ©vus dans un premier temps en janvier 2024 pour commencer Ă faire rentrer lâargent dans les caisses ce nâest finalement que fin juin que la compagnie a pu enfin commencer ses vols avec un affrĂštement auprĂšs de la compagnie suisse.
« On doit faire au moins 3 rotations jour, toute l'année avec un coefficient de remplissage supérieur à 70% » déclarait JérÎme Arnaud chez France TV Guadeloupe le 25 juin dernier.
Câest avec seulement un DHC-6 400 Twin Otter affrĂ©tĂ© auprĂšs de la compagnie suisse Zimex Aviation, dâune vingtaine de places mais commercialisĂ© Ă 15 siĂšges offerts, que les vols ont pu commencer entre Pointe-Ă -Pitre et Saint-BarthĂ©lemy.
JĂ©rĂŽme Arnaud, le PDG dâAir Antilles espĂ©rait deux Twin Otter pendant cette pĂ©riode estivale, mais Ă ce jour ce deuxiĂšme avion nâest pas lĂ .
Lâexploitation de la ligne se fait donc toujours avec un seul avion. De plus et depuis le dĂ©but de ces vols, de nombreuses rotations ont Ă©tĂ© annulĂ©es et les taux de remplissage seraient bien en dessous des 70%.
MĂȘme si Ă lâheure oĂč nous Ă©crivons ces lignes lâATR 72 F-OMYM va pouvoir entamer ces premiĂšres rotations entre la Guadeloupe et la Martinique, le manque dâavions opĂ©rationnels et un taux de remplissage bien en dessous de 70% selon les concurrents ne permet pas dâobtenir les recettes espĂ©rĂ©es.
La trĂ©sorerie de lâentreprise est donc en danger. Selon certains, il nây aurait plus que deux millions dans les caisses et les sommes Ă sortir dans les mois qui viennent pour retrouver une exploitation correcte sont consĂ©quentes.
« On doit faire au moins 3 rotations jour, toute l'année avec un coefficient de remplissage supérieur à 70% » déclarait JérÎme Arnaud chez France TV Guadeloupe le 25 juin dernier.
Câest avec seulement un DHC-6 400 Twin Otter affrĂ©tĂ© auprĂšs de la compagnie suisse Zimex Aviation, dâune vingtaine de places mais commercialisĂ© Ă 15 siĂšges offerts, que les vols ont pu commencer entre Pointe-Ă -Pitre et Saint-BarthĂ©lemy.
JĂ©rĂŽme Arnaud, le PDG dâAir Antilles espĂ©rait deux Twin Otter pendant cette pĂ©riode estivale, mais Ă ce jour ce deuxiĂšme avion nâest pas lĂ .
Lâexploitation de la ligne se fait donc toujours avec un seul avion. De plus et depuis le dĂ©but de ces vols, de nombreuses rotations ont Ă©tĂ© annulĂ©es et les taux de remplissage seraient bien en dessous des 70%.
MĂȘme si Ă lâheure oĂč nous Ă©crivons ces lignes lâATR 72 F-OMYM va pouvoir entamer ces premiĂšres rotations entre la Guadeloupe et la Martinique, le manque dâavions opĂ©rationnels et un taux de remplissage bien en dessous de 70% selon les concurrents ne permet pas dâobtenir les recettes espĂ©rĂ©es.
La trĂ©sorerie de lâentreprise est donc en danger. Selon certains, il nây aurait plus que deux millions dans les caisses et les sommes Ă sortir dans les mois qui viennent pour retrouver une exploitation correcte sont consĂ©quentes.
Une flotte à remettre en état
Autres articles
Actuellement, sur les quatre avions de la flotte d'Air Antilles composĂ©e dâun Twin Otter DH6/400, dâun ATR 42 et de deux ATR 72, seul un ATR 72 est en Ă©tat de vol.
bAvec une moyenne dâĂąge de 7,5 ans, ce ne sont pas de « vieux » avions comme lâaffirme [Challenges, mais ils ont besoin dâimportants travaux de maintenance. ]b
Le Twin Otter a ses deux moteurs en rĂ©vision gĂ©nĂ©rale. Celle-ci nâa pas pu commencer, car, comme lâindiquait notre confrĂšre de Challenges, le motoriste en charge des travaux demande le rĂšglement prĂ©alable dâune somme de 650 000 dollars de dettes contractĂ©es.
LâATR 42 600 F-OIXO est en check C (rĂ©vision) dans un centre de rĂ©vision et maintenance au Maroc depuis l'Ă©tĂ© 2023 et en attente de la livraison d'un train d'atterrissage.
LâATR 72 600 a obtenu une dĂ©rogation de lâOrganisme pour la SĂ©curitĂ© de l'Aviation Civile pour ĂȘtre convoyĂ© le 12 juillet dernier des Antilles vers le Maroc, Ă©galement pour une check C.
Selon nos informations, le Twin Otter de Zimex affrété par Air Antilles couterait 240 000 euros par mois et est difficile à rentabiliser.
Un contrat GMA (Global Maintenance Agreement) avec le constructeur ATR, incluant une mise a disposition de piĂšces dĂ©tachĂ©es et de rĂ©paration des piĂšces rĂ©visables nĂ©cessiterait un dĂ©posit de 500 000 dollars pour ĂȘtre signĂ©.
En tout, câest plus de 3,5 millions dâeuros quâil faudra prĂ©voir pour rĂ©cupĂ©rer Ă plus ou moins longue Ă©chĂ©ance les avions estime un connaisseur du dossier.
MalgrĂ© les efforts de tous les salariĂ©s, la situation dâAir Antilles est effectivement alarmante. Il y a la contestation du maintien de la licence et du CTA par les concurrents, et, nerf de la guerre, la trĂ©sorerie.
Un apport dâargent frais de la part de la collectivitĂ© de Saint-Martin ou par la CIPIM, holding du groupe Edeis ou bien encore de nouveaux actionnaires comme lâappelait de ses vĆux JĂ©rĂŽme Arnaud pourrait peut-ĂȘtre sortir Air Antilles de cette difficile situation, mais le temps presse et lâinstabilitĂ© politique nâaidera pas.
A retrouver demain la réaction d'Air Antilles.
bAvec une moyenne dâĂąge de 7,5 ans, ce ne sont pas de « vieux » avions comme lâaffirme [Challenges, mais ils ont besoin dâimportants travaux de maintenance. ]b
Le Twin Otter a ses deux moteurs en rĂ©vision gĂ©nĂ©rale. Celle-ci nâa pas pu commencer, car, comme lâindiquait notre confrĂšre de Challenges, le motoriste en charge des travaux demande le rĂšglement prĂ©alable dâune somme de 650 000 dollars de dettes contractĂ©es.
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Selon nos informations, le Twin Otter de Zimex affrété par Air Antilles couterait 240 000 euros par mois et est difficile à rentabiliser.
Un contrat GMA (Global Maintenance Agreement) avec le constructeur ATR, incluant une mise a disposition de piĂšces dĂ©tachĂ©es et de rĂ©paration des piĂšces rĂ©visables nĂ©cessiterait un dĂ©posit de 500 000 dollars pour ĂȘtre signĂ©.
En tout, câest plus de 3,5 millions dâeuros quâil faudra prĂ©voir pour rĂ©cupĂ©rer Ă plus ou moins longue Ă©chĂ©ance les avions estime un connaisseur du dossier.
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A retrouver demain la réaction d'Air Antilles.
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin






















