Sous le soleil levant qui pointe, les vertigineuses falaises de grès qui bordent la vallée-oasis d’AlUla (Arabie Saoudite) prennent peu à peu des teintes ocre, puis rougeâtre.
Juché à 1200 mètres au-dessus du niveau de la mer, le belvédère d’Harrat permet d’embrasser à 360 degrés ce paysage stupéfiant.
A mesure que le jour se lève, on mesure mieux la beauté de cette oasis verdoyante qui, nichée au cœur du désert saoudien, était quasiment inconnue du monde entier jusqu’en 2016.
Cette année-là, le prince héritier Mohamed Ben Salmane a décidé, dans le cadre d’un plan global baptisé « Vision 2030 », de sortir son Royaume de sa dépendance aux hydrocarbures en diversifiant son économie.
Comment ? En transformant l’Arabie Saoudite en destination touristique attractive et créatrice d’emplois pour les jeunes du pays (70 % de la population a moins de 30 ans et 58 % moins de 25 ans) y compris pour les femmes à qui a été promise une nouvelle Arabie prospère, plus libérale et plus ouverte sur le monde.
Trois ans plus tard, AlUla entamait sa mue pour devenir une des vitrines de cette ouverture.
Une petite révolution dans ce Royaume, gardien des Lieux saints de l’Islam, jusqu’ici ouvert aux pèlerins musulmans mais pas vraiment aux touristes « classiques ».
TourMaG s’est rendu sur place en octobre, en compagnie d’un groupe d’agents de voyages : Catherine Subileau (Les Ateliers du Voyage/Groupe Kuoni) ; Lauriana Camacho (Directours) : Barbara Ehrler (Marco Vasco) ; Amel Thamri (Secrets de Voyages) ; Sophie Anderson (Perfect Stay) ; Alexandra Wilson (Elux Travel).
Juché à 1200 mètres au-dessus du niveau de la mer, le belvédère d’Harrat permet d’embrasser à 360 degrés ce paysage stupéfiant.
A mesure que le jour se lève, on mesure mieux la beauté de cette oasis verdoyante qui, nichée au cœur du désert saoudien, était quasiment inconnue du monde entier jusqu’en 2016.
Cette année-là, le prince héritier Mohamed Ben Salmane a décidé, dans le cadre d’un plan global baptisé « Vision 2030 », de sortir son Royaume de sa dépendance aux hydrocarbures en diversifiant son économie.
Comment ? En transformant l’Arabie Saoudite en destination touristique attractive et créatrice d’emplois pour les jeunes du pays (70 % de la population a moins de 30 ans et 58 % moins de 25 ans) y compris pour les femmes à qui a été promise une nouvelle Arabie prospère, plus libérale et plus ouverte sur le monde.
Trois ans plus tard, AlUla entamait sa mue pour devenir une des vitrines de cette ouverture.
Une petite révolution dans ce Royaume, gardien des Lieux saints de l’Islam, jusqu’ici ouvert aux pèlerins musulmans mais pas vraiment aux touristes « classiques ».
TourMaG s’est rendu sur place en octobre, en compagnie d’un groupe d’agents de voyages : Catherine Subileau (Les Ateliers du Voyage/Groupe Kuoni) ; Lauriana Camacho (Directours) : Barbara Ehrler (Marco Vasco) ; Amel Thamri (Secrets de Voyages) ; Sophie Anderson (Perfect Stay) ; Alexandra Wilson (Elux Travel).
Nouvelle jeunesse pour la « old town »
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Pourvoyeuse, depuis des millénaires, d’eau, d’ombre et de repos pour les voyageurs traversant la péninsule arabique, la vallée-oasis d'AlUla sinue sur 30 km de long (presque la taille de la Belgique ! et abrite plus de 2 millions de palmiers dattiers, des agrumes, des jardins potagers et une vieille ville qui a connu son expansion au XIIe siècle parce qu’elle se trouvait à la fois sur la route des caravanes et sur celle du pèlerinage entre Damas et Medine.
Abandonnée –à l’initiative des autorités- dans les années 1980 au profit d’une ville moderne, cette « old town » connaît désormais un début de renaissance. Une partie de ses 900 maisons en brique de terres moulées à la main, en bois de palmiers et roseaux, serrées autour de ruelles labyrinthiques sont en cours de réhabilitation, avec des matériaux traditionnels et dans l’esprit d’origine.
Quelques-unes abritent désormais des boutiques d’artisanat chic. Une trentaine d’autres accueillent les chambres du b[magnifique 5 étoiles Dar Tantora « by The House Hotel » (marque du groupe Kerten Hospitality).]b
Décoré de meubles et objets artisanaux locaux, ce boutique-hôtel offre tout le confort moderne : climatisation, wi-fi, et même une piscine à débordement, avec vue sur l'oasis, installée sur le toit.
Dar Tantora qui insiste beaucoup sur ses pratiques durables, offre une hospitalité raffinée dont l’authenticité est renforcée, à la nuit tombée, par le jeu de lanternes qui l’éclaire.
Abandonnée –à l’initiative des autorités- dans les années 1980 au profit d’une ville moderne, cette « old town » connaît désormais un début de renaissance. Une partie de ses 900 maisons en brique de terres moulées à la main, en bois de palmiers et roseaux, serrées autour de ruelles labyrinthiques sont en cours de réhabilitation, avec des matériaux traditionnels et dans l’esprit d’origine.
Quelques-unes abritent désormais des boutiques d’artisanat chic. Une trentaine d’autres accueillent les chambres du b[magnifique 5 étoiles Dar Tantora « by The House Hotel » (marque du groupe Kerten Hospitality).]b
Décoré de meubles et objets artisanaux locaux, ce boutique-hôtel offre tout le confort moderne : climatisation, wi-fi, et même une piscine à débordement, avec vue sur l'oasis, installée sur le toit.
Dar Tantora qui insiste beaucoup sur ses pratiques durables, offre une hospitalité raffinée dont l’authenticité est renforcée, à la nuit tombée, par le jeu de lanternes qui l’éclaire.
Une luxuriante palmeraie
Un sentier balisé permet de découvrir les plus beaux coins de la palmeraie où sont menées xes campagne de replantation d'arbres. Photo : PB
L’idéal est de séjourner quelques jours à Dar Tantora pour bien profiter de son ambiance digne des Mille et une Nuits, de son offre bien-être (avec des rituels de beauté à base d'ingrédients naturels locaux), des plats d’inspiration saoudienne de son restaurant Joontos –récompensé par un Bib gourmand.
Cet hôtel est aussi une base idéale pour aller admirer le coucher du soleil depuis les hauteurs de l'ancien Fort puis flâner tranquillement dans la Vieille ville d’AlUla avant de s’offrir, le lendemain, une découverte rafraîchissante de la palmeraie.
Les visites guidées y sont pleines de belles surprises. Tôt le matin, une lumière ocre envoûtante s’infiltre par des moucharabiehs dans les ruelles sinueuses. En partie effondrées, les maisons fantômes de cette Vieille ville n’en continuent pas moins à témoigner de la vie quotidienne des anciens Hijazi (nom donné aux habitants de cette région nommée Hijaz).
La palmeraie révèle aussi, dans un étonnant jeu d’ombres et de lumières, une profusion de palmiers-dattiers, d’orangers, de citronniers, de grenadiers, de figuiers, de parcelles de légumes, de blé, d’orge et d’avoine.
Pour la plupart en mauvais état, les hautes murailles de terre bordant les ruelles qui sillonnent la palmeraie, conduisent à des « maisons d’été » -elles aussi délabrées- où les familles se terraient, jadis, jusqu’à la récolte des dattes en octobre, pour échapper aux fortes chaleurs.
Cet hôtel est aussi une base idéale pour aller admirer le coucher du soleil depuis les hauteurs de l'ancien Fort puis flâner tranquillement dans la Vieille ville d’AlUla avant de s’offrir, le lendemain, une découverte rafraîchissante de la palmeraie.
Les visites guidées y sont pleines de belles surprises. Tôt le matin, une lumière ocre envoûtante s’infiltre par des moucharabiehs dans les ruelles sinueuses. En partie effondrées, les maisons fantômes de cette Vieille ville n’en continuent pas moins à témoigner de la vie quotidienne des anciens Hijazi (nom donné aux habitants de cette région nommée Hijaz).
La palmeraie révèle aussi, dans un étonnant jeu d’ombres et de lumières, une profusion de palmiers-dattiers, d’orangers, de citronniers, de grenadiers, de figuiers, de parcelles de légumes, de blé, d’orge et d’avoine.
Pour la plupart en mauvais état, les hautes murailles de terre bordant les ruelles qui sillonnent la palmeraie, conduisent à des « maisons d’été » -elles aussi délabrées- où les familles se terraient, jadis, jusqu’à la récolte des dattes en octobre, pour échapper aux fortes chaleurs.
Carrefour de civilisations
Le site de l' antique Dadan : au premier plan, un ancien quartier d'habitation. A l'arrière, les vestiges du grand sanctuaire et son haut bassin circulaire monolithe. Photo : PB
L’histoire d’AlUla n’a pas commencé, tant s’en faut, au Moyen-Age. Cette oasis a été habitée dès le paléolithique –soit il y a ... quelque 200 000 ans !
Par la suite, cette vallée-oasis est devenue une étape majeure pour les caravanes cheminant sur la « route de l’encens et des épices » -depuis le sud de la péninsule arabique jusqu’à la Méditerranée- et un véritable carrefour de civilisations.
Dans l’Antiquité, plusieurs Royaumes s’y sont succédé, laissant des vestiges, que les touristes d’aujourd’hui découvrent mais seulement dans le cadre de visites guidées car il faut protéger ces sites, extrêmement fragiles, peu à peu mis à jour grâce aux fouilles archéologiques menées notamment par une mission franco-saoudienne.
Le premier de ces Royaumes date de l’âge de fer (premier millénaire avant notre ère) : c’était le Royaume de Dadan –cité à plusieurs reprises dans la Bible- auquel a succédé le royaume tribal de Lihyan, du Ve au lle siècle toujours avant notre ère.
De cette époque datent des tombes carrées creusées dans une falaise et gardées par des lions sculptés, mais aussi des quartiers d’habitat et des sanctuaires déjà mis à jour par les archéologues. Difficile de ne pas être bouleversé lorsque l’on s’en approche !
Par la suite, cette vallée-oasis est devenue une étape majeure pour les caravanes cheminant sur la « route de l’encens et des épices » -depuis le sud de la péninsule arabique jusqu’à la Méditerranée- et un véritable carrefour de civilisations.
Dans l’Antiquité, plusieurs Royaumes s’y sont succédé, laissant des vestiges, que les touristes d’aujourd’hui découvrent mais seulement dans le cadre de visites guidées car il faut protéger ces sites, extrêmement fragiles, peu à peu mis à jour grâce aux fouilles archéologiques menées notamment par une mission franco-saoudienne.
Le premier de ces Royaumes date de l’âge de fer (premier millénaire avant notre ère) : c’était le Royaume de Dadan –cité à plusieurs reprises dans la Bible- auquel a succédé le royaume tribal de Lihyan, du Ve au lle siècle toujours avant notre ère.
De cette époque datent des tombes carrées creusées dans une falaise et gardées par des lions sculptés, mais aussi des quartiers d’habitat et des sanctuaires déjà mis à jour par les archéologues. Difficile de ne pas être bouleversé lorsque l’on s’en approche !
Hegra, trésor archéologique nabatéen
A ces premiers royaumes a succédé le Royaume des Nabatéens dont la capitale était Petra, dans l’actuelle Jordanie.
Dans la vallée d'AlUla, ce peuple avait bâti la ville d'Hegra. Ses vestiges se trouvent non de l'antique Dadan -mais au nord de l'oasis d’AlUla et de sa ville moderne-.
Lorsque, bien plus tard, la région sera conquise par les Romains, Hegra deviendra la ville la plus au sud de leur empire.
Longtemps interdit d'accès pour des raisons religieuses, redécouvert par l'écrivain anglais Charles Doughty en 1876, Hegra sort désormais de la nuit des temps : en 2008, elle a été le premier site saoudien classé sur la Liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.
Les visites guidées permettent d'y admirer 111 tombeaux monumentaux couleur miel. Leurs impressionnantes façades ont été sculptées directement au flanc des falaises de grès, en travaillant de haut vers le bas.
Le plus impressionnant, Qasr al Farid, un monolithe haut de 22 mètres, trône un peu à l’écart, inachevé.
Dans la vallée d'AlUla, ce peuple avait bâti la ville d'Hegra. Ses vestiges se trouvent non de l'antique Dadan -mais au nord de l'oasis d’AlUla et de sa ville moderne-.
Lorsque, bien plus tard, la région sera conquise par les Romains, Hegra deviendra la ville la plus au sud de leur empire.
Longtemps interdit d'accès pour des raisons religieuses, redécouvert par l'écrivain anglais Charles Doughty en 1876, Hegra sort désormais de la nuit des temps : en 2008, elle a été le premier site saoudien classé sur la Liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.
Les visites guidées permettent d'y admirer 111 tombeaux monumentaux couleur miel. Leurs impressionnantes façades ont été sculptées directement au flanc des falaises de grès, en travaillant de haut vers le bas.
Le plus impressionnant, Qasr al Farid, un monolithe haut de 22 mètres, trône un peu à l’écart, inachevé.
Bibliothèque en plein air
Dans les environs, nichée dans un spectaculaire canyon, se trouve Jabal Ikmah, une véritable « bibliothèque en plein air » : sur ses falaises de grès sont gravées plusieurs centaines d’images et de textes rédigés en dadanitique, en nabatéen, en araméen et en arabe ancien.
Ce témoignage est si exceptionnel que ce site –il serait l'une des sources les plus importantes de l'arabe ancien écrit- s'est vu attribuer le statut de « Mémoire du monde » par l'UNESCO.
Ce dont le visiteur d’aujourd’hui n’a pas toujours conscience, c’est que la mise en avant de ces sites par l’Arabie saoudite constitue une petite révolution.
Cette démarche valorise l’existence de civilisations prospères (mais polythéistes) dans la péninsule arabique, bien avant l’arrivée de l’islam au début du VII e siècle sous l'impulsion du prophète Mahomet.
Ce témoignage est si exceptionnel que ce site –il serait l'une des sources les plus importantes de l'arabe ancien écrit- s'est vu attribuer le statut de « Mémoire du monde » par l'UNESCO.
Ce dont le visiteur d’aujourd’hui n’a pas toujours conscience, c’est que la mise en avant de ces sites par l’Arabie saoudite constitue une petite révolution.
Cette démarche valorise l’existence de civilisations prospères (mais polythéistes) dans la péninsule arabique, bien avant l’arrivée de l’islam au début du VII e siècle sous l'impulsion du prophète Mahomet.
Un concentré de merveilles naturelles
Si ces sites et ces civilisations justifient le voyage du touriste épris de culture, AlUla a bien d'autres atouts pour séduire.
La vallée-Oasis d'AlUla est en effet un concentré de merveilles naturelles -étendues de sable jaune, hautes colonnes, falaises et canyons de roches gréseuses, plateaux basaltiques noirs - qui, toutes, se découvrent avec émotion.
Lors de balades à pied, à vélo ou même à cheval proposées par l’Office de tourisme d’AlUla, lors de circuits comme ceux qu’organise le voyagiste Nomade aventure, ou tout simplement en se rendant en voiture à "Elephant Rock"-, un géant en grès, façonné par les seules forces de la nature.
Haut de 52 mètres, ce stupéfiant rocher a bel et bien l'allure d'un éléphant dont la trompe plongerait jusqu'au sol. Le paysage de sable doré d'où il émerge est devenu un lieu prisé de rencontres grâce aux grands canapés arrondis installés dans des creux du sable. A proximité, des cafés vendant des boissons et des en-cas.
A la tombée de la nuit, l’ambiance devient magique grâce aux innombrables loupiotes dispersées dans le sable.
Tout aussi magique est à la nuit tombée, lorsque ses lanternes s'allument, l’ambiance du modeste Shalal Café qui a posé ses tables et ses sièges à même le sable, au bout d’un long passage étroit dans de spectaculaires gorges en grès, dans les environs de la ville d’AlUla.
C’est aussi un lieu où l’on peut croiser et parfois converser de manière impromptue avec de jeunes Saoudien(ne)s de sortie en couple ou entre amis.
La vallée-Oasis d'AlUla est en effet un concentré de merveilles naturelles -étendues de sable jaune, hautes colonnes, falaises et canyons de roches gréseuses, plateaux basaltiques noirs - qui, toutes, se découvrent avec émotion.
Lors de balades à pied, à vélo ou même à cheval proposées par l’Office de tourisme d’AlUla, lors de circuits comme ceux qu’organise le voyagiste Nomade aventure, ou tout simplement en se rendant en voiture à "Elephant Rock"-, un géant en grès, façonné par les seules forces de la nature.
Haut de 52 mètres, ce stupéfiant rocher a bel et bien l'allure d'un éléphant dont la trompe plongerait jusqu'au sol. Le paysage de sable doré d'où il émerge est devenu un lieu prisé de rencontres grâce aux grands canapés arrondis installés dans des creux du sable. A proximité, des cafés vendant des boissons et des en-cas.
A la tombée de la nuit, l’ambiance devient magique grâce aux innombrables loupiotes dispersées dans le sable.
Tout aussi magique est à la nuit tombée, lorsque ses lanternes s'allument, l’ambiance du modeste Shalal Café qui a posé ses tables et ses sièges à même le sable, au bout d’un long passage étroit dans de spectaculaires gorges en grès, dans les environs de la ville d’AlUla.
C’est aussi un lieu où l’on peut croiser et parfois converser de manière impromptue avec de jeunes Saoudien(ne)s de sortie en couple ou entre amis.
Maraya, un joyau architectural couvert de miroirs
Bien décidé à faire d’AlUla un véritable « spot » touristique, l’Arabie Saoudite n’a pas fait les choses à moitié. Chaque année, est désormais organisé un copieux programme de Festivals de sport, de musique (y compris electro !) et aussi d’art ancien comme contemporain.
Nombre d’événements et de concerts se déroulent dans la salle polyvalente du Centre culturel Maraya, bâti au cœur de la vallée d'Ashar.
Avant d’être un centre culturel, ce bâtiment est un joyau architectural, fascinant de modernité et totalement inattendu au milieu du désert saoudien.
Maraya est en effet entièrement recouvert de miroirs, dans lesquels le paysage environnant se reflète sans fin, captivant les regards de loin comme de près. Pas étonnant que jeun(e)s Saoudien(nes) comme touristes y fassent, à longueur de journée, des selfies ensuite postés sur les réseaux sociaux !
Ceux qui, en sus, grimpent sur son rooftop, sont aussi bluffés par le panorama à 360 degrés sur le désert de sable, les falaises et les tours de grès...
Tout aussi inattendue est la Villa Hegra qui, en octobre dernier, est venue renforcer le réseau des résidences à l'étranger dédiées aux artistes français, à l’image de la prestigieuse Villa Medicis de Rome...
Ce lieu se veut un symbole de l’amitié franco-saoudienne qui s’incarne depuis plusieurs années dans AFALULA, l’Agence française chargée, en partenariat avec la Commission royale saoudienne pour AlUla, de transformer la vallée-oasis en destination touristique internationale de premier plan.
Nombre d’événements et de concerts se déroulent dans la salle polyvalente du Centre culturel Maraya, bâti au cœur de la vallée d'Ashar.
Avant d’être un centre culturel, ce bâtiment est un joyau architectural, fascinant de modernité et totalement inattendu au milieu du désert saoudien.
Maraya est en effet entièrement recouvert de miroirs, dans lesquels le paysage environnant se reflète sans fin, captivant les regards de loin comme de près. Pas étonnant que jeun(e)s Saoudien(nes) comme touristes y fassent, à longueur de journée, des selfies ensuite postés sur les réseaux sociaux !
Ceux qui, en sus, grimpent sur son rooftop, sont aussi bluffés par le panorama à 360 degrés sur le désert de sable, les falaises et les tours de grès...
Tout aussi inattendue est la Villa Hegra qui, en octobre dernier, est venue renforcer le réseau des résidences à l'étranger dédiées aux artistes français, à l’image de la prestigieuse Villa Medicis de Rome...
Ce lieu se veut un symbole de l’amitié franco-saoudienne qui s’incarne depuis plusieurs années dans AFALULA, l’Agence française chargée, en partenariat avec la Commission royale saoudienne pour AlUla, de transformer la vallée-oasis en destination touristique internationale de premier plan.
Tourisme haut de gamme mais pas que...
L’Arabie Saoudite gagnera-t-elle son pari ? Même si avec la baisse du prix du pétrole ces dernières années –et donc des recettes du Royaume-, quelques programmes ont été revus à la baisse, la transformation de la vallée d’AlUla semble bien engagée.
Là comme ailleurs, c’est sur un tourisme haut de gamme, jugé plus rémunérateur, que mise l’Arabie Saoudite. En témoignent les hôtels luxueux.
Outre Dar Tentora dans la « vieille ville », citons aussi le magnifique Banyan Tree, un havre de paix ultra-luxe au cœur de la fascinante vallée d’Ashar : recouvertes de toiles, ses 47 villas indépendantes d’une, 2 ou 3 chambres, évoquent des tentes et sa piscine, construite entre deux falaises, a une esthétique absolument fabuleuse.
Citons encore la collection exceptionnelle de 96 villas de luxe du Our Habitas AlUla nichées dans un canyon de la vallée d’Ashar.
Ajoutons aussi que tous ces hôtels sont pourvus de fort bonnes tables –grâce souvent à des chefs renommés- et que la ville d’AlUla ne manque pas non plus de restaurants où l'on se régale. Et de belles boutiques pour faire des emplettes.
Il s'agit là d'une hospitalité haut de gamme. Cependant, la découverte d’AlUla n’est pas fermée à ceux qui ont des budgets moins généreux. Installé à la périphérie de la ville et non loin de l'aéroport international, le Cloud Seven Residence - 301 clés- AlUla est plus abordable. Il existe, en sus, dans la ville même, des Guests Houses aux tarifs plus doux. Une occasion aussi de côtoyer d’un peu plus près des Saoudiens.
Là comme ailleurs, c’est sur un tourisme haut de gamme, jugé plus rémunérateur, que mise l’Arabie Saoudite. En témoignent les hôtels luxueux.
Outre Dar Tentora dans la « vieille ville », citons aussi le magnifique Banyan Tree, un havre de paix ultra-luxe au cœur de la fascinante vallée d’Ashar : recouvertes de toiles, ses 47 villas indépendantes d’une, 2 ou 3 chambres, évoquent des tentes et sa piscine, construite entre deux falaises, a une esthétique absolument fabuleuse.
Citons encore la collection exceptionnelle de 96 villas de luxe du Our Habitas AlUla nichées dans un canyon de la vallée d’Ashar.
Ajoutons aussi que tous ces hôtels sont pourvus de fort bonnes tables –grâce souvent à des chefs renommés- et que la ville d’AlUla ne manque pas non plus de restaurants où l'on se régale. Et de belles boutiques pour faire des emplettes.
Il s'agit là d'une hospitalité haut de gamme. Cependant, la découverte d’AlUla n’est pas fermée à ceux qui ont des budgets moins généreux. Installé à la périphérie de la ville et non loin de l'aéroport international, le Cloud Seven Residence - 301 clés- AlUla est plus abordable. Il existe, en sus, dans la ville même, des Guests Houses aux tarifs plus doux. Une occasion aussi de côtoyer d’un peu plus près des Saoudiens.
Un accès facilité
La découverte de l’AlUla –et de l’Arabie saoudite- n’a désormais rien de bien compliqué. D'une part, les Français peuvent facilement obtenir un e-visa (autour de 95 €). D'autre part,la destination est assez bien desservie par la compagnie nationale Saudia mais via Riyad, la capitale, ou via Djeddah. De son côté, Air France dessert Riyad et Transavia, Medine.
A lire aussi : Tout ce qu'il faut savoir pour réussir son voyage à AlUla
Une fois sur place, il faudra, toutefois, s’accommoder de quelques contraintes. En Arabie Saoudite, l’alcool reste interdit et, si les dames ne sont pas tenues de porter le voile, il convient néanmoins de s’habiller « modestement » : sont proscrits shorts, grands décolletés, bras nus, jupes trop courtes...
b{S’habiller avec « modestie » et « décence » est de toute façon la règle commune en Arabie]b : Saoudiens comme Saoudiennes portent des vêtements amples et longues, blancs pour les hommes, noirs pour les femmes. Et si, pour la plupart, ces dernières ne laissent voir que leur yeux, quelques-unes portent désormais la seule abaya et montrent leur visage.
A lire aussi : Tout ce qu'il faut savoir pour réussir son voyage à AlUla
Une fois sur place, il faudra, toutefois, s’accommoder de quelques contraintes. En Arabie Saoudite, l’alcool reste interdit et, si les dames ne sont pas tenues de porter le voile, il convient néanmoins de s’habiller « modestement » : sont proscrits shorts, grands décolletés, bras nus, jupes trop courtes...
b{S’habiller avec « modestie » et « décence » est de toute façon la règle commune en Arabie]b : Saoudiens comme Saoudiennes portent des vêtements amples et longues, blancs pour les hommes, noirs pour les femmes. Et si, pour la plupart, ces dernières ne laissent voir que leur yeux, quelques-unes portent désormais la seule abaya et montrent leur visage.
Des jeunes Saoudiens plus modernes qu'on ne le pense
Au-delà de ces codes vestimentaires, le plus surprenant est de découvrir des jeunes Saoudiens et Saoudiennes souvent bien plus modernes qu’on ne l’imagine.
Non seulement, nombre d'entre eux -garçons comme filles- travaillent dans le tourisme,]b dans les hôtels, les restaurants, sont guides, artisans, boutiquiers mais dans les rues d’AlUla, il n’est pas rare de croiser de jeunes papas poussant une poussette.
Bon nombre sont présents sur les réseaux sociaux, parlent anglais et, d’évidence, adhèrent à l’aventure touristique et à la politique de réformes mesurées lancées d’une main de fer par le prince héritier Mohamed Ben Salmane : beaucoup ont sa photo dans leur portable !
Sans doute parce que la transformation engagée devrait leur assurer de l’emploi, mais aussi parce qu’elle les met en contact avec une certaine modernité –ce qui ne les empêche pas de rester attachés à leur traditions.
Au reste, l’accueil réservé aux visiteurs étrangers est plutôt chaleureux et les échanges assez faciles, du moins si on parle anglais.
Ces évolutions qui, vues d’Europe semblent timides, sont probablement assez révolutionnaires dans ce pays où la famille royale en place, les Al Saoud, a assis son pouvoir sur un accord passé vers 1740 entre le fondateur de leur dynastie et les très conservateurs religieux wahabites.
Qu’en sera-t-il demain ? Bien malin qui peut faire des pronostics.
Non seulement, nombre d'entre eux -garçons comme filles- travaillent dans le tourisme,]b dans les hôtels, les restaurants, sont guides, artisans, boutiquiers mais dans les rues d’AlUla, il n’est pas rare de croiser de jeunes papas poussant une poussette.
Bon nombre sont présents sur les réseaux sociaux, parlent anglais et, d’évidence, adhèrent à l’aventure touristique et à la politique de réformes mesurées lancées d’une main de fer par le prince héritier Mohamed Ben Salmane : beaucoup ont sa photo dans leur portable !
Sans doute parce que la transformation engagée devrait leur assurer de l’emploi, mais aussi parce qu’elle les met en contact avec une certaine modernité –ce qui ne les empêche pas de rester attachés à leur traditions.
Au reste, l’accueil réservé aux visiteurs étrangers est plutôt chaleureux et les échanges assez faciles, du moins si on parle anglais.
Ces évolutions qui, vues d’Europe semblent timides, sont probablement assez révolutionnaires dans ce pays où la famille royale en place, les Al Saoud, a assis son pouvoir sur un accord passé vers 1740 entre le fondateur de leur dynastie et les très conservateurs religieux wahabites.
Qu’en sera-t-il demain ? Bien malin qui peut faire des pronostics.
Contradictions
Au reste, le véritable défi n’est peut-être pas là. Dans le royaume d'Arabie saoudite aussi, les bouleversements climatiques sont à l’œuvre.
Or, la clientèle haut de gamme est très exigeante et ne semble guère disposée à renoncer aux éléments de confort comme les piscines, y compris dans les villas privées.
Malheureusement, dans la vallée-oasis d'AlUla[ l’eau n’est pas si abondante et la nappe phréatique peut-être pas inépuisable.]b Faudra-t-il un jour amener de l’eau (dessalée) depuis la Mer rouge, située à plusieurs centaines de kilomètres ? On n’ose pas imaginer le coût de l’opération. Et puis, est ce que ce sera bien raisonnable à l’heure où le tourisme durable semble devoir de plus en plus s’imposer à tous ?
En attendant que puissent être résolues les contradictions nées de la nouvelle vocation touristique de l’Arabie saoudite, il reste que b[la découverte d’AlUla est assez fabuleuse, tout particulièrement si on s'intéresse aux civilisations anciennes et si on aime le désert.
Or, la clientèle haut de gamme est très exigeante et ne semble guère disposée à renoncer aux éléments de confort comme les piscines, y compris dans les villas privées.
Malheureusement, dans la vallée-oasis d'AlUla[ l’eau n’est pas si abondante et la nappe phréatique peut-être pas inépuisable.]b Faudra-t-il un jour amener de l’eau (dessalée) depuis la Mer rouge, située à plusieurs centaines de kilomètres ? On n’ose pas imaginer le coût de l’opération. Et puis, est ce que ce sera bien raisonnable à l’heure où le tourisme durable semble devoir de plus en plus s’imposer à tous ?
En attendant que puissent être résolues les contradictions nées de la nouvelle vocation touristique de l’Arabie saoudite, il reste que b[la découverte d’AlUla est assez fabuleuse, tout particulièrement si on s'intéresse aux civilisations anciennes et si on aime le désert.
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Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com
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