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Coronavirus : on n'est pas sortis de l'auberge, brésilienne, anglaise, indienne, sud-africaine, etc...

L'Editorial de Jean da Luz (podcast à télécharger bas de page)



Tous ceux qui pensaient que l'arrivée du vaccin allait régler tous nos problèmes, déchantent. Le coronavirus est seul aujourd'hui à pouvoir franchir les frontières comme bon lui semble. Il nous revient régulièrement paré de nouvelles nationalités et doté de nouvelles souches. De quoi donner le tournis à la communauté médicale et affoler les compteurs des hôpitaux. Les perspectives pour les départs de l'été s'éloignent chaque jour un peu plus...


Rédigé par le Dimanche 18 Avril 2021

Le coronavirus est seul aujourd'hui à pouvoir franchir les frontières comme bon lui semble... /crédit DepositPhoto
Le coronavirus est seul aujourd'hui à pouvoir franchir les frontières comme bon lui semble... /crédit DepositPhoto
Triste semaine qui vient de s’écouler, avec le décès du regretté Olivier Besnard, directeur général d’Air Caraïbes. L’homme s’était forgé un solide réseau d’amis dans le secteur aérien (et pas que), où sa bonhomie, son empathie et ses qualités humaines et professionnelles, forçaient l’admiration et l’estime de ses collaborateurs et amis.

Il n’y a pas beaucoup de patrons regrettés après leur départ, mais Olivier était manifestement de ceux-là, si l’on en croit les nombreux témoignages recueillis.

Le DG d'Air Caraïbes était aussi un bon vivant. Nous avions eu l’occasion de déjeuner quelquefois, à Marseille notamment, du temps de son passage chez Exotismes, avec l’autre Olivier (Moracchini), fan inconditionnel de l’OM.

Triste semaine aussi, avec une pandémie dont on ne voit plus la fin et qui oblige nos gouvernants à faire de la procrastination, avec des annonces de réouverture systématiquement remises à demain. Même si pour ce qui est de raser gratis on repassera... même chez les coiffeurs, ouverts, eux.

Les chiffres font peur et de plus en plus de nos concitoyens ont un enfant, un parent ou un ami victime du coronavirus.

Oui, ce maudit virus a fauché plus de 100 000 de nos compatriotes et la France fait désormais partie des pays européens ayant payé le plus lourd tribut à l’infection.

Charité bien ordonnée… nous ne pouvons nous désintéresser de notre propre sort, même si nous sommes béats d’admiration face à toutes ces professions de santé à l’incroyable dévouement et qui, au risque de leur vie, officient chaque jour dans des conditions de plus en plus précaires, avec des lits d’hôpitaux qui ne désemplissent pas.

Oui, notre profession se meurt, elle aussi, à petit feu, asphyxiée par la fermeture des frontières, le rideau tiré de nos agences, la démotivation des nos personnels et le sac à terre de ceux qui ne voient devant eux que le mur de la dette, et des lendemains qui déchantent.

Et le désarroi est d’autant plus palpable que depuis plus de 12 mois l’industrie du voyage fait face à un véritable stop and go, alors que septembre 2021 marque un point de non retour : c’est la date à laquelle les consommateurs n’ayant pu voyager depuis mars 2020 sont en droit de réclamer les acomptes (avoirs) laissés dans les agences.

Sauver l’APST ne suffira pas à sauver la profession

Si le Gouvernement a (plutôt bien) pris la mesure des difficultés de l’industrie du tourisme, il semble que du côté des garanties il fasse la sourde oreille.

Alors que nos voisins hollandais et Italiens ont d’ores et déjà pris le problème à bras le corps, la France semble se reposer (?) sur l’APST dont le redressement lui-même pourrait être compromis par la trésorerie exsangue de la Distribution, qui peine à régler les appels à cotisation.

Une chose est certaine : si l’Association de garantie parvenait à s’en sortir, cela ne règlerait en rien le problème des avoirs qui, a ce jour, totalisent la coquette somme de... plus d’un milliard d’euros !

Certes, tous les consommateurs ne se précipiteront pas en septembre pour réclamer leur dû. Mais, il y a fort à parier que certains attendent avec impatience cette échéance, et que cela risque de se passer moyen dans un contexte tendu par la crise et la désespérance.

Les pouvoirs publics ne doivent pas mésestimer la situation des "avoirs"

Les pouvoirs publics ne doivent en aucun pas mésestimer la situation, ni la passer par pertes et profits.

Sauver l’APST ne suffira pas à sauver la profession, dont l’image de marque a été écornée sérieusement par quelques médias grand public en manque de sensationnel.

Nous avons besoin d’un coup de rein final de la part de l’Etat pour ne pas nous écrouler au moment de franchir la ligne d'arrivée, sachant que l’automne ne sonnera pas forcément le glas du virus, au train où va la campagne de vaccination et la démultiplication des souches…

Et c’est là que le bât blesse, car chaque fois qu’une lueur d’espoir s’agite au bout du tunnel, un “variant” anglais, brésilien ou sud-africain, brandit immédiatement un éteignoir.

D’où la grande question : l’année 2021 pourrait-elle être pire que la précédente ? Ce premier trimestre ne donne guère de raisons de se réjouir. Après des vacances gâchées à Pâques, l’été qui approche à grands pas ne laisse guère augurer de jours meilleurs.

Les territoires ultramarins semblent de plus en plus perméables à la pandémie et la vaccination en métropole n’arrive toujours pas à battre de vitesse la propagation.

Décidément, triste semaine...

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Quel est votre avis sur les avoirs et pensez-vous que le Gouvernement y veillera ?

Votre avis nous intéresse. Pensez-vous que le Gouvernement devrait d'ores et déjà se saisir de la problématique des avoirs ?

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Jean Da Luz L'éditorial de Jean Da Luz Directeur de la rédaction - TourMaG.com
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Commentaires

1.Posté par Pierre le 19/04/2021 09:45 | Alerter
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Un coup de rein ....belle image qui pourrait faire sourire , car bien évidemment avec les 3/4 des pays qui restent fermés ou avec des complications si gigantesques à pouvoir accéder ne serait que chez nos voisins , la liberté de voyager , gage de prospérité des agences de voyages , n’est plus qu’un souvenir du passé , alors un coup de rein n’est pas suffisant pour sauver la profession , il faudrait de la part de nos dirigeants une indemnisation pour tous ceux qui vont mettre la clef sous la porte afin de clore ce chapitre dont le film d’horreur est sans fin . Ce n’est pas encore le remake du voyageons en France prôné par Monsieur Lemoine qui nous sauvera même si il pense faire plaisir à un électorat qui ne se voit vivre qu’en France et qu’avec des français . Triste nouvelle car le voyage c’est la découverte des autres et sans cela c’est l’appauvrissement intellectuel de toute une nation Monsieur Lemoine . Donc si la facilité c’est de rester chez soi , indemnisez à leur juste valeur de 2919 toutes les entreprises qui fermeront car le voyageons en France n’est pas le bon antidote pour la survie du secteur touristique .

2.Posté par Yves Barraud le 19/04/2021 11:14 | Alerter
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Vous êtes trop pessimiste Monsieur Da Luz. Le plan oligarchique [que j'ai évoqué à maintes reprises en commentaires de vos articles] est parfaitement maîtrisé. On l'a écrit ici et ailleurs : Tout est annoncé et planifié.

Reprenez l'article de Monsieur Attali, datant de 2009, dans lequel il indique que la pandémie est inscrite à l'agenda du Nouvel Ordre Mondial, sous la forme d'une "peur structurante" [permettant de passer d'un monde à l'autre]. Annonce confirmée plus récemment par Klaus Schwab, le patron du Forum économique mondial [de Davos], dans son ouvrage "Covid-19 : le Grand Reset".

Le but est de réduire drastiquement les flux de voyageurs et autres transferts de population qui, comme nous le savons, favorisent les transmissions virales et participent au "réchauffement climatique".

La communauté internationale ne peut accepter que 7 milliards d'êtres humains vivent sur le rythme de déplacements [pour les affaires et pour les loisirs] de 3 milliards [nous y étions dans les années 80] et moins encore quand nous serons 10 ou 12 milliards sur Terre.

Les temps que vous avez connus [comme moi] sont révolus. Certes, des gens [je n'ai pas écrit LES gens] continueront à bouger, mais dans une proportion bien moindre [moins souvent et moins loin].

Le voyage va revenir à ce qu'il fut jadis : un privilège pour les élites. Le séjour d'une semaine à Djerba en tout inclus pour 500 euros va disparaître à terme.

Comme l'a écrit Klaus Schwab, entre 70 et 80% des emplois des commerces de proximité vont disparaître. Les agences de voyages en sont…

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