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Croisière : "Il est de plus en plus difficile d'obtenir des financements..."

Discours de Pierfrancesco Vago, le président de la CLIA


Le Sommet européen de CLIA se tient actuellement à Paris. Le syndicat des croisiéristes se réunit, alors que le secteur est chahuté à travers l'Union à cause de ses émissions de CO2. Dans son discours inaugural Pierfrancesco Vago a rappelé les grands défis, mais aussi la position de l'Europe dans un marché en concurrence. Il tient à préciser que l'accès au financement devient de plus en plus difficile pour "construire les navires de la prochaine génération".


Rédigé par le Jeudi 9 Mars 2023

Discours de Pierfrancesco Vago, le président de la CLIA - Depositphotos @ODINANIEL
Discours de Pierfrancesco Vago, le président de la CLIA - Depositphotos @ODINANIEL
La croisière est à la croisée des chemins.

Le secteur connait de nombreuses critiques et a subi même des attaques en justice de la part de citoyens excédés par la pollution de ces géants des mers.

S'ils ne représentent que 3% des émissions de CO2 du secteur maritime, la croisière ne peut plus se cacher derrière un chiffre certes minime, alors même que la planète brule et que les retombées économiques des croisiéristes sur les territoires sont grandement contestées.

A lire : Laurent Lhardit : "L'économie de la croisière ne doit pas se résumer à acheter un savon de Marseille..."

C'est dans ce contexte houleux que se tient le sommet européen de la CLIA.

"D'ici 2028, les flottes des membres de la CLIA compteront 38 navires de croisière de dernière génération alimentés au GNL.

85 % des navires de croisière qui seront mis en service d'ici à 2028 pourront se connecter à l'alimentation électrique du port,
" a tenu à préciser Pierfrancesco Vago, le président de la CLIA.

De plus, il a rappelé que le secteur investissait pour développer des formes synthétiques et biologiques de GNL, alors que ce dernier est encore fossile.


"De plus en plus difficile d'obtenir un financement pour construire les navires"

Pour le président du syndicat des croisiéristes, l'Europe à l'heure de faire des choix ne doit pas oublier l'importance de la croisière dans l'industrie européenne.

"La construction de navires de croisière représente environ 80 % du carnet de commandes des chantiers navals européens. Il s'agit de l'un des piliers de l'industrie européenne, et il est important que cela soit pleinement apprécié," affirme celui qui est aussi PDG de la compagnie MSC.

Pour lui, l'activité est toujours injustement représentée en Europe, notamment sur les critiques concernant le tourisme de masse.

D'ailleurs, le responsable de la CLIA appuie sur le fait que la croisière ne cesse d'innover pour réduire son impact.

Alorzs que l'Union européenne de faire de l'Europe le foyer de l'innovation industrielle sur la voie du "net zero", les exigences réglemenaires ne suffiront pas à atteindre cet objectif.

"Il est essentiel que les critères de financement durable reconnaissent le rôle de notre industrie dans ce processus (d'innovation, ndlr).

Sans cela, l'accès au financement de la construction navale durable ne peut être garanti.

Dans le climat actuel, il devient de plus en plus difficile d'obtenir un financement des institutions financières pour construire les navires de la prochaine génération,
" dévoile Pierfrancesco Vago.

"Une déclaration commune pour reconnaître l'importance de l'industrie de la croisière"

Les banques se tourneraient donc vers des investissements et industriels moins polluants.

Une affirmation qui serait plutôt une bonne nouvelle, alors que les institutions bancaires françaises ont été massivement épinglées sur leur capacité à polluer en finançant l'économie des énergies fossiles.

Pour le président de la CLIA, l'Europe est en passe de perdre sa position stratégique de leader mondial de la construction navale, en n'aidant pas assez les acteurs.

"Je suis heureux d'annoncer que la CLIA et SEA Europe feront une déclaration commune appelant les institutions de l'UE à reconnaître l'importance de l'industrie de la croisière pour le développement économique et social de l'Europe.

Nous sommes tous d'accord pour dire que les piles à combustible, le GNL et les biocarburants sont ce dont nous avons besoin pour la phase de transition actuelle,
" poursuit le PDG de MSC Croisières.

Une déclaration qui se fait dans un contexte mondial, alors que les États-Unis mobiliseront 370 milliards de dollars pour accélérer les investissements privés dans les énergies propres, le Japon et d'autres économies suivent des voies similaires.

L'Europe serait donc à la traîne.

"Nous devons garantir un approvisionnement en carburants renouvelables à l'échelle requise, non seulement pour les navires de croisière, mais aussi pour l'ensemble du secteur maritime.

Nous voulons que des objectifs spécifiques de production de carburants marins renouvelables soient adoptés aux niveaux européen et national.

Et que les plans nationaux en matière d'énergie renouvelable intègrent pleinement les besoins en infrastructures et en déploiement de carburants renouvelables dans les ports de l'UE,
" a conlu Pierfrancesco Vago, le président de la CLIA.

Il est bien des défis à relever pour la croisière, surtout à l'heure où la France et l'Europe entrent dans l'ère de la sobriété...

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