AprÚs 10 ans à mettre ses mains dans le code, dont quelques passages dans des entreprises américaines à San Francisco, Anis Ayari est revenu à Marseille, dans un but précis.
Celui qui a travaillé pour le spatial, la défense ou de grands cabinets de conseil, toujours au service de cette révolution sociétale, a décidé de conquérir le tourisme.
L'ingénieur spécialisé dans l'intelligence artificielle a créé Deeplayer AI. Une start-up créant des agents d'intelligence artificielle spécialisés en moins de 30 minutes.
Tout a commencĂ© par quelques Ă©changes avec Christophe Lavaut, le directeur gĂ©nĂ©ral de Val dâIsĂšre Tourisme.
"Je suis un peu le vulgarisateur numéro un en intelligence artificielle sur les réseaux sociaux, comme Twitter, YouTube, Twitch ou autres.
Il y a plus d'un an, j'avais posté un tweet pour dire que j'avais une solution d'assistant IA, mais je ne savais pas dans quel domaine le tester. Christophe m'a répondu," explique Anis Ayari, le fondateur de la start-up et créateur de la chaßne YouTube Defend Intelligence.
C'est à partir de cette réponse que l'aventure Deeplayer AI a vu le jour.
Celui qui a travaillé pour le spatial, la défense ou de grands cabinets de conseil, toujours au service de cette révolution sociétale, a décidé de conquérir le tourisme.
L'ingénieur spécialisé dans l'intelligence artificielle a créé Deeplayer AI. Une start-up créant des agents d'intelligence artificielle spécialisés en moins de 30 minutes.
Tout a commencĂ© par quelques Ă©changes avec Christophe Lavaut, le directeur gĂ©nĂ©ral de Val dâIsĂšre Tourisme.
"Je suis un peu le vulgarisateur numéro un en intelligence artificielle sur les réseaux sociaux, comme Twitter, YouTube, Twitch ou autres.
Il y a plus d'un an, j'avais posté un tweet pour dire que j'avais une solution d'assistant IA, mais je ne savais pas dans quel domaine le tester. Christophe m'a répondu," explique Anis Ayari, le fondateur de la start-up et créateur de la chaßne YouTube Defend Intelligence.
C'est à partir de cette réponse que l'aventure Deeplayer AI a vu le jour.
Qu'est-ce que l'assistant IA de Deeplayer AI ?
Celui qui compte plusieurs milliers de followers sur différents réseaux sociaux se met donc à travailler pour développer la solution.
Pendant 8 mois, il se rend dans la station de Val d'IsĂšre pour travailler sur le sujet.
"C'est un assistant basé sur l'intelligence artificielle qui se branche aux données touristiques de la destination, comme son site internet, la plateforme d'informations touristiques Apidae ou encore Lumiplan (une entreprise française spécialisée dans l'information dynamique/temps réel à destination des transports, des villes et des activités de montagne, ndlr).
AprÚs un temps de développement, que ce soit sur la plateforme Internet de Val d'IsÚre ou en présentiel dans l'Office de tourisme, les visiteurs peuvent désormais échanger avec un assistant virtuel," explique l'expert en IA.
L'agent a donc sa propre personnalité - définie par avance - mais aussi des connaissances, des devoirs et des tùches à résoudre.
ConcrÚtement, les voyageurs peuvent s'adresser oralement à une borne présente dans le bùtiment de l'OT et lui poser n'importe quelle question.
De son petit sobriquet, Val-e avec une voix cinématographique, répond sur des sujets comme la hauteur de neige ou encore les pistes de ski ouvertes, mais aussi les kinés présents dans le village.
Deeplayer AI : "C'est trĂšs encourageant"
Le postulat de départ pour concevoir l'assistant est simple : demain, plus personne ne consultera un site internet.
"Je me suis basé sur les théories énoncées par des grands de la technologie comme Bill Gates, pour qui dans 10 ans, plus personne ne naviguera sur le web, car c'est trop long.
Le paradigme de l'information va évoluer, les internautes vont poser des questions pour avoir des réponses, notamment à ces interfaces conversationnelles," poursuit le jeune entrepreneur.
MĂȘme si les plateformes, comme TourMaG.com font de la rĂ©sistance, pour Anis Ayari, demain nous serons tous connectĂ©s Ă notre propre assistant pour nous conseiller et apporter toutes les rĂ©ponses dont nous avons besoin au quotidien.
En attendant cette époque dystopique, Val-e est actuellement déployée dans l'OT de Val d'IsÚre, mais il espÚre surtout faire des émules.
"Câest en place et fonctionnel, on continue Ă le paramĂ©trer au fil de lâeau et en fonction des retours.
Il nâa pas sorti de grossiĂšretĂ©s ou de quoi faire un bad buzz, mĂȘme sâil lui arrive de sortir des infos erronĂ©es de temps en temps. Les gens sont curieux et amusĂ©s, la version vocale amĂ©liore vraiment lâinteraction.
Plusieurs destinations touristiques mâont contactĂ© ou sont venues le tester sur place, car elles sont intĂ©ressĂ©es pour le mettre aussi en place.
C'est trĂšs encourageant. La prochaine Ă©tape sera visuelle, avec la possible intĂ©gration d'images et de plans, voire de vidĂ©os", explique Christophe Lavaut, le directeur gĂ©nĂ©ral de Val dâIsĂšre Tourisme.
"Je me suis basé sur les théories énoncées par des grands de la technologie comme Bill Gates, pour qui dans 10 ans, plus personne ne naviguera sur le web, car c'est trop long.
Le paradigme de l'information va évoluer, les internautes vont poser des questions pour avoir des réponses, notamment à ces interfaces conversationnelles," poursuit le jeune entrepreneur.
MĂȘme si les plateformes, comme TourMaG.com font de la rĂ©sistance, pour Anis Ayari, demain nous serons tous connectĂ©s Ă notre propre assistant pour nous conseiller et apporter toutes les rĂ©ponses dont nous avons besoin au quotidien.
En attendant cette époque dystopique, Val-e est actuellement déployée dans l'OT de Val d'IsÚre, mais il espÚre surtout faire des émules.
"Câest en place et fonctionnel, on continue Ă le paramĂ©trer au fil de lâeau et en fonction des retours.
Il nâa pas sorti de grossiĂšretĂ©s ou de quoi faire un bad buzz, mĂȘme sâil lui arrive de sortir des infos erronĂ©es de temps en temps. Les gens sont curieux et amusĂ©s, la version vocale amĂ©liore vraiment lâinteraction.
Plusieurs destinations touristiques mâont contactĂ© ou sont venues le tester sur place, car elles sont intĂ©ressĂ©es pour le mettre aussi en place.
C'est trĂšs encourageant. La prochaine Ă©tape sera visuelle, avec la possible intĂ©gration d'images et de plans, voire de vidĂ©os", explique Christophe Lavaut, le directeur gĂ©nĂ©ral de Val dâIsĂšre Tourisme.
Deeplayer AI veut conquérir les stations de ski et balnéaires
Alors que Val-e est symbolisé par une onde sonore, dans les prochains jours ou mois, les assistants virtuels prendront alors la forme de personnages, pour un rendu plus attractif envers l'utilisateur.
"En 2024, nous aimerions signer avec 5 autres stations de montagne pour développer la solution, mais aussi quelques villes balnéaires. Nous avons aussi quelques demandes de musées," s'enthousiasme Anis Ayari.
Les directeurs des établissements culturels voient en Deeplayer AI, l'opportunité de faire revivre des artistes célÚbres. Picasso ou Claude Monet feraient alors la visite de leur collection aux visiteurs ou répondraient aux questions.
En août dernier, le spécialiste de l'intelligence artificielle avait fait le buzz en créant un double... d'Emmanuel Macron plus vrai que nature. Le Président de la République généré par l'IA répondait parfois avec beaucoup d'ironie ou alors de façon contradictoire aux questions posées en live sur Twitch.
A lire : Mounir Mahjoubi : "lâIA ce nâest pas la fin de lâagence de voyages..." đ
"Nous voulons et pouvons aller faire ça, avec des artistes célÚbres. Nous travaillons sur des prototypages d'écrans transparents avec des metahumans, des personnes trÚs réalistes, mais fictives, qui répondront aux questions."
L'enjeu de ces outils n'est pas de remplacer l'humain, mais de faire gagner du temps aux agents d'accueil, en les soulageant sur des requĂȘtes simples, comme la mĂ©tĂ©o ou les pistes ouvertes. Ils pourront alors ĂȘtre focalisĂ©s sur des taches Ă plus grande valeur ajoutĂ©e.
"C'est un super conseiller qui ne se fatigue jamais et permettra aux professionnels de mieux accompagner les voyageurs dans leurs demandes spécifiques, ils ne seront plus de simples annuaires," imagine alors l'ingénieur.
"En 2024, nous aimerions signer avec 5 autres stations de montagne pour développer la solution, mais aussi quelques villes balnéaires. Nous avons aussi quelques demandes de musées," s'enthousiasme Anis Ayari.
Les directeurs des établissements culturels voient en Deeplayer AI, l'opportunité de faire revivre des artistes célÚbres. Picasso ou Claude Monet feraient alors la visite de leur collection aux visiteurs ou répondraient aux questions.
En août dernier, le spécialiste de l'intelligence artificielle avait fait le buzz en créant un double... d'Emmanuel Macron plus vrai que nature. Le Président de la République généré par l'IA répondait parfois avec beaucoup d'ironie ou alors de façon contradictoire aux questions posées en live sur Twitch.
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"Nous voulons et pouvons aller faire ça, avec des artistes célÚbres. Nous travaillons sur des prototypages d'écrans transparents avec des metahumans, des personnes trÚs réalistes, mais fictives, qui répondront aux questions."
L'enjeu de ces outils n'est pas de remplacer l'humain, mais de faire gagner du temps aux agents d'accueil, en les soulageant sur des requĂȘtes simples, comme la mĂ©tĂ©o ou les pistes ouvertes. Ils pourront alors ĂȘtre focalisĂ©s sur des taches Ă plus grande valeur ajoutĂ©e.
"C'est un super conseiller qui ne se fatigue jamais et permettra aux professionnels de mieux accompagner les voyageurs dans leurs demandes spécifiques, ils ne seront plus de simples annuaires," imagine alors l'ingénieur.
Deeplayer AI veut lever 1 million d'euros
D'ailleurs, pour éviter les craintes de grand remplacement des humains par les robots, Anis Ayari prévoit des moments de formation des équipes, comme ce fut le cas dans la station de sports d'hiver, avec un grand travail de vulgarisation auprÚs des salariés.
"Les personnes doivent ĂȘtre motrices et non rĂ©fractaires au dĂ©ploiement de ces assistants. Dans le domaine civil et de l'entreprise, nous constatons une vĂ©ritable peur et une anxiĂ©tĂ© vis-Ă -vis de l'IA qui s'explique par une mĂ©connaissance et un problĂšme d'acculturation," rĂ©sume-t-il.
Pour ceux qui se demandent ce qui diffÚre avec le passé et les chatbots qui ont inondé les sites Internet du tourisme, pour Anis Ayari, "nous entrons dans une nouvelle époque".
Il y a quelques années, les réponses des agents virtuels étaient assez déceptives, elles répondaient à des schémas préétablis.
"Nous sommes dans l'Úre des assistants. Nous sommes passés d'un modÚle qui répond à tout le monde sans distinction, à des solutions qui répondent à chacun. C'est bien plus personnalisé.
Aujourd'hui, la solution cherche à comprendre ce que demande la personne, pour lui répondre précisément. Notre assistant comprend et parle 26 langues," affirme le fondateur de Deeplayer AI.
Mais malgré les progrÚs, l'IA n'est pas parfaite, loin de là .
C'est aussi pour cela que le développement a pris autant de temps à Val d'IsÚre, afin d'éprouver le plus possible la solution. Des personnes ont été attitrées pour la tester et la questionner, afin d'affiner au mieux les réponses.
Par la suite, les robots mettent à jour quotidiennement les données de la station pour avoir les toutes derniÚres informations.
A lire : Tourisme : Les premiers salariés remplacés par l'IA !
Mais la start-up ne souhaite pas seulement mieux comprendre les demandes des clients.
"Une deuxiĂšme intelligence artificielle va analyser le comportement des utilisateurs de Val-E, et va en tirer des suggestions.
Par exemple, si de nombreuses personnes demandent réguliÚrement une adresse d'ostéopathe ouvert à 18h30, mais que le seul professionnel médical ferme son cabinet à 17h, alors notre IA du dashboard va conseiller d'étendre ses horaires," poursuit le créateur de la jeune pousse.
"Les personnes doivent ĂȘtre motrices et non rĂ©fractaires au dĂ©ploiement de ces assistants. Dans le domaine civil et de l'entreprise, nous constatons une vĂ©ritable peur et une anxiĂ©tĂ© vis-Ă -vis de l'IA qui s'explique par une mĂ©connaissance et un problĂšme d'acculturation," rĂ©sume-t-il.
Pour ceux qui se demandent ce qui diffÚre avec le passé et les chatbots qui ont inondé les sites Internet du tourisme, pour Anis Ayari, "nous entrons dans une nouvelle époque".
Il y a quelques années, les réponses des agents virtuels étaient assez déceptives, elles répondaient à des schémas préétablis.
"Nous sommes dans l'Úre des assistants. Nous sommes passés d'un modÚle qui répond à tout le monde sans distinction, à des solutions qui répondent à chacun. C'est bien plus personnalisé.
Aujourd'hui, la solution cherche à comprendre ce que demande la personne, pour lui répondre précisément. Notre assistant comprend et parle 26 langues," affirme le fondateur de Deeplayer AI.
Mais malgré les progrÚs, l'IA n'est pas parfaite, loin de là .
C'est aussi pour cela que le développement a pris autant de temps à Val d'IsÚre, afin d'éprouver le plus possible la solution. Des personnes ont été attitrées pour la tester et la questionner, afin d'affiner au mieux les réponses.
Par la suite, les robots mettent à jour quotidiennement les données de la station pour avoir les toutes derniÚres informations.
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Mais la start-up ne souhaite pas seulement mieux comprendre les demandes des clients.
"Une deuxiĂšme intelligence artificielle va analyser le comportement des utilisateurs de Val-E, et va en tirer des suggestions.
Par exemple, si de nombreuses personnes demandent réguliÚrement une adresse d'ostéopathe ouvert à 18h30, mais que le seul professionnel médical ferme son cabinet à 17h, alors notre IA du dashboard va conseiller d'étendre ses horaires," poursuit le créateur de la jeune pousse.
IA : "Nous devons mieux travailler l'esprit critique des gens"
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AprÚs le déploiement à Val d'IsÚre, l'ingénieur en intelligence artificielle veut accélérer et vite.
Il prĂ©voit une levĂ©e de fonds de l'ordre d'un million d'euros pour recruter des dĂ©veloppeurs afin, pourquoi pas, d'intĂ©grer les assistants Ă des chaĂźnes WhatsApp ou Messenger, de destinations ou de marques du tourisme, pour ĂȘtre au plus prĂšs des usagers.
D'ici 2025, le dirigeant de Deeplayer AI aimerait avoir pĂ©nĂ©trĂ© 25% des stations balnĂ©aires et de montagne. Une ambition Ă©levĂ©e, confortĂ©e par l'intĂ©rĂȘt croissant autour de la solution.
D'ici l'année prochaine, Anis Ayari va continuer son travail de démocratisation et d'acculturation autour de l'intelligence artificielle. Une révolution qui ne doit pas mener les humains à leur perte.
"A la base, je voulais expliquer mon travail, je fais pour cela des vidĂ©os autour des sujets d'actualitĂ©, des expĂ©riences autour de l'IA, et des enquĂȘtes comme celle sur les chatbots d'amitiĂ©.
Je suis horrifié par les discussions et les sujets autour de l'IA. J'ai l'impression que de nombreuses personnes vivent dans un film et veulent avoir leur Terminator. L'IA ne va pas détruire l'humanité, c'est n'importe quoi ! J'aimerais faire un parallÚle : c'est un peu comme de dire que nous allons tous devenir des gangsters, parce que nous jouons à GTA," répond en forme d'ellipse aux oiseaux de mauvais augure, l'entrepreneur.
Pour lui, nous sommes seulement au dĂ©but de la rĂ©volution. Si l'IA Ă©tait une recette de soupe, nous en serions seulement Ă faire bouillir l'eau et mĂȘme pas Ă commencer Ă Ă©plucher les lĂ©gumes.
Les effets positifs seront trÚs nombreux à l'avenir, estime également le patron de la start-up.
Mais des risques pÚsent malgré tout sur la société, comme l'enfermement et la contraction spectaculaire de l'esprit critique.
"Il faut éduquer les gens : non, les IA ne seront jamais conscientes, elles peuvent faire croire cela, tout comme le fait qu'elles ont des sentiments, mais en réalité elles ne ressentent rien.
Nous devons mieux travailler l'esprit critique des gens, ils ne savent plus poser une hypothÚse et la vérifier. C'est un vrai problÚme sociétal qui n'est pas lié à l'IA," conclut le jeune Marseillais.
Dans un monde oĂč l'IA sera partout, et mĂȘme implantĂ©e au plus prĂšs de notre cerveau, selon les dĂ©sirs d'Elon Musk, nous ne devons pas oublier ce pourquoi nous sommes arrivĂ©s Ă un tel niveau de dĂ©veloppement.
La science, l'éducation et l'esprit critique doivent redevenir des fondamentaux de notre société.
Il prĂ©voit une levĂ©e de fonds de l'ordre d'un million d'euros pour recruter des dĂ©veloppeurs afin, pourquoi pas, d'intĂ©grer les assistants Ă des chaĂźnes WhatsApp ou Messenger, de destinations ou de marques du tourisme, pour ĂȘtre au plus prĂšs des usagers.
D'ici 2025, le dirigeant de Deeplayer AI aimerait avoir pĂ©nĂ©trĂ© 25% des stations balnĂ©aires et de montagne. Une ambition Ă©levĂ©e, confortĂ©e par l'intĂ©rĂȘt croissant autour de la solution.
D'ici l'année prochaine, Anis Ayari va continuer son travail de démocratisation et d'acculturation autour de l'intelligence artificielle. Une révolution qui ne doit pas mener les humains à leur perte.
"A la base, je voulais expliquer mon travail, je fais pour cela des vidĂ©os autour des sujets d'actualitĂ©, des expĂ©riences autour de l'IA, et des enquĂȘtes comme celle sur les chatbots d'amitiĂ©.
Je suis horrifié par les discussions et les sujets autour de l'IA. J'ai l'impression que de nombreuses personnes vivent dans un film et veulent avoir leur Terminator. L'IA ne va pas détruire l'humanité, c'est n'importe quoi ! J'aimerais faire un parallÚle : c'est un peu comme de dire que nous allons tous devenir des gangsters, parce que nous jouons à GTA," répond en forme d'ellipse aux oiseaux de mauvais augure, l'entrepreneur.
Pour lui, nous sommes seulement au dĂ©but de la rĂ©volution. Si l'IA Ă©tait une recette de soupe, nous en serions seulement Ă faire bouillir l'eau et mĂȘme pas Ă commencer Ă Ă©plucher les lĂ©gumes.
Les effets positifs seront trÚs nombreux à l'avenir, estime également le patron de la start-up.
Mais des risques pÚsent malgré tout sur la société, comme l'enfermement et la contraction spectaculaire de l'esprit critique.
"Il faut éduquer les gens : non, les IA ne seront jamais conscientes, elles peuvent faire croire cela, tout comme le fait qu'elles ont des sentiments, mais en réalité elles ne ressentent rien.
Nous devons mieux travailler l'esprit critique des gens, ils ne savent plus poser une hypothÚse et la vérifier. C'est un vrai problÚme sociétal qui n'est pas lié à l'IA," conclut le jeune Marseillais.
Dans un monde oĂč l'IA sera partout, et mĂȘme implantĂ©e au plus prĂšs de notre cerveau, selon les dĂ©sirs d'Elon Musk, nous ne devons pas oublier ce pourquoi nous sommes arrivĂ©s Ă un tel niveau de dĂ©veloppement.
La science, l'éducation et l'esprit critique doivent redevenir des fondamentaux de notre société.







Publié par Romain Pommier 















