Olivier Petit (In Extenso Tourisme) : "L'été 2026 confirme la résilience de l'hôtellerie française. Les fortes chaleurs ont favorisé les destinations les plus fraîches et les établissements climatisés, tandis que le pouvoir d’achat continue de peser sur les arbitrages de consommation" - DepositPhotos.com, shock
Le dernier bilan d’In Extenso Tourisme, Culture & Hôtellerie consacré à la saison estivale 2026 confirme une progression modérée de l’activité hôtelière française sur juillet et août.
Si les principaux indicateurs sont orientés à la hausse, les 400 professionnels interrogés se montrent plus partagés, dans un été marqué notamment par les fortes chaleurs, les arbitrages sur les dépenses et plusieurs événements ayant perturbé la fréquentation de certaines destinations.
L’hôtellerie française a enregistré cet été une occupation moyenne de 72%, soit 1% de plus qu’en 2025. Autrement dit, sur juillet et août, un peu plus de sept chambres sur dix étaient occupées en moyenne.
Le prix moyen d’une chambre vendue s’établit à 151 euros HT, soit une hausse de 1% sur un an.
Autre indicateur utilisé par les professionnels, le RevPAR. Il permet de regarder combien rapporte une chambre en moyenne, en tenant compte à la fois du prix des chambres et du nombre de chambres occupées. Il a atteint cet été, 109 euros HT, en progression de 2% sur un an.
La hausse a surtout été portée par le mois de juillet. Le RevPAR a augmenté de 4%, contre seulement 1% en août.
Si les principaux indicateurs sont orientés à la hausse, les 400 professionnels interrogés se montrent plus partagés, dans un été marqué notamment par les fortes chaleurs, les arbitrages sur les dépenses et plusieurs événements ayant perturbé la fréquentation de certaines destinations.
L’hôtellerie française a enregistré cet été une occupation moyenne de 72%, soit 1% de plus qu’en 2025. Autrement dit, sur juillet et août, un peu plus de sept chambres sur dix étaient occupées en moyenne.
Le prix moyen d’une chambre vendue s’établit à 151 euros HT, soit une hausse de 1% sur un an.
Autre indicateur utilisé par les professionnels, le RevPAR. Il permet de regarder combien rapporte une chambre en moyenne, en tenant compte à la fois du prix des chambres et du nombre de chambres occupées. Il a atteint cet été, 109 euros HT, en progression de 2% sur un an.
La hausse a surtout été portée par le mois de juillet. Le RevPAR a augmenté de 4%, contre seulement 1% en août.
Les littoraux ont davantage profité de la saison
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Les résultats varient fortement selon les territoires.
Les littoraux hors Côte d’Azur ont enregistré la progression la plus marquée, avec 85,4% de chambres occupées en moyenne, soit 3,3% de plus qu’un an auparavant. Le revenu généré par chambre disponible y progresse également de 4%.
La Côte d’Azur reste toutefois le territoire affichant le taux d’occupation le plus élevé, avec 86,9%. Son RevPAR augmente de 2%.
À l’inverse, Paris a peu évolué sur la période, tandis que les très grandes agglomérations terminent l’été avec un RevPAR stable.
Les fortes chaleurs ont également influencé les choix des voyageurs. Les destinations plus fraîches et les établissements climatisés ont davantage été recherchés.
Les littoraux hors Côte d’Azur ont enregistré la progression la plus marquée, avec 85,4% de chambres occupées en moyenne, soit 3,3% de plus qu’un an auparavant. Le revenu généré par chambre disponible y progresse également de 4%.
La Côte d’Azur reste toutefois le territoire affichant le taux d’occupation le plus élevé, avec 86,9%. Son RevPAR augmente de 2%.
À l’inverse, Paris a peu évolué sur la période, tandis que les très grandes agglomérations terminent l’été avec un RevPAR stable.
Les fortes chaleurs ont également influencé les choix des voyageurs. Les destinations plus fraîches et les établissements climatisés ont davantage été recherchés.
Des écarts selon les catégories d’hôtels
Tous les établissements n’ont pas bénéficié de la même dynamique. Sur juillet-août, le chiffre d’affaires lié à l’hébergement progresse de 3% dans le milieu de gamme et dans le haut de gamme/luxe.
L’hôtellerie économique affiche une hausse plus limitée, de 1%, tandis que le segment super-économique recule de 1%.
En août, les écarts se sont accentués. Le RevPAR du haut de gamme/luxe progresse encore de 3%, alors que celui de l’économique recule de 1% et celui du super-économique de 3%.
Selon In Extenso, le pouvoir d’achat a notamment pesé sur les dépenses annexes.
Les clients ont davantage limité leurs dépenses en restauration et dans les services proposés par les hôtels, tandis que l’hébergement a mieux résisté.
L’hôtellerie économique affiche une hausse plus limitée, de 1%, tandis que le segment super-économique recule de 1%.
En août, les écarts se sont accentués. Le RevPAR du haut de gamme/luxe progresse encore de 3%, alors que celui de l’économique recule de 1% et celui du super-économique de 3%.
Selon In Extenso, le pouvoir d’achat a notamment pesé sur les dépenses annexes.
Les clients ont davantage limité leurs dépenses en restauration et dans les services proposés par les hôtels, tandis que l’hébergement a mieux résisté.
Des hôteliers moins enthousiastes
Malgré des indicateurs en hausse, les professionnels dressent un bilan plus nuancé de la saison.
L’enquête menée par In Extenso auprès d’environ 400 hôteliers montre que "64% se déclarent satisfaits de leur activité en juillet et août. Dans le même temps, 41% estiment avoir réalisé une moins bonne saison qu’en 2025".
Le ressenti s’est surtout dégradé au fil de l’été. 75% des professionnels se disaient satisfaits durant la première quinzaine de juillet, contre 55% dans la seconde moitié d’août. Les écarts sont également marqués selon les territoires, avec une satisfaction particulièrement élevée en Normandie (89%), contre 74 à 75% en Bretagne, dans les Hauts-de-France, en Île-de-France et en PACA.
Cette perception s’explique notamment par une saison très dépendante des conditions météorologiques et du contexte local.
Les fortes chaleurs ont favorisé les littoraux et les établissements climatisés, tandis que les incendies en Gironde ont entraîné des annulations à partir du 24 juillet et continué de peser en août. À Bordeaux, la fréquentation hôtelière a aussi reculé dans toutes les catégories avant de reprendre progressivement.
Les tensions géopolitiques ont également affecté certaines clientèles internationales.
L’enquête menée par In Extenso auprès d’environ 400 hôteliers montre que "64% se déclarent satisfaits de leur activité en juillet et août. Dans le même temps, 41% estiment avoir réalisé une moins bonne saison qu’en 2025".
Le ressenti s’est surtout dégradé au fil de l’été. 75% des professionnels se disaient satisfaits durant la première quinzaine de juillet, contre 55% dans la seconde moitié d’août. Les écarts sont également marqués selon les territoires, avec une satisfaction particulièrement élevée en Normandie (89%), contre 74 à 75% en Bretagne, dans les Hauts-de-France, en Île-de-France et en PACA.
Cette perception s’explique notamment par une saison très dépendante des conditions météorologiques et du contexte local.
Les fortes chaleurs ont favorisé les littoraux et les établissements climatisés, tandis que les incendies en Gironde ont entraîné des annulations à partir du 24 juillet et continué de peser en août. À Bordeaux, la fréquentation hôtelière a aussi reculé dans toutes les catégories avant de reprendre progressivement.
Les tensions géopolitiques ont également affecté certaines clientèles internationales.
Des perspectives favorables et nuancées
Pour la fin de l’année, les hôteliers se montrent davantage confiants concernant la clientèle affaires que la clientèle loisirs.
54% déclarent avoir des perspectives positives ou très positives pour l’activité affaires, contre seulement 35% pour les loisirs.
54% déclarent avoir des perspectives positives ou très positives pour l’activité affaires, contre seulement 35% pour les loisirs.

















