La conférence annuelle d'In Extenso Tourisme Culture et Hôtellerie a réuni plus de 800 professionnels. (c).T.Beaurepère
« 2025 a été une bonne année pour l’hôtellerie française ». C’est par cet optimisme modéré qu’Olivier Petit , directeur général du cabinet In Extenso Tourisme Culture et Hôtellerie, a lancé la conférence annuelle sur les tendances de l’hôtellerie, organisée en partenariat avec Deloitte.
Après une année 2024 atypique du fait des Jeux Olympiques, et alors que la conjoncture – économique et géopolitique - était incertaine, « l’hôtellerie française affiche une croissance de 2% de son chiffre d’affaires hébergement » a rappelé Olivier Petit devant 800 personnes, réunies au Cnit Forest, à La Défense.
Atone durant une bonne partie de l’année, l’activité a été boostée par le quatrième trimestre, permettant à 2025 d’afficher un revenu par chambre (RevPar) de 85 €. Le taux d’occupation moyen a progressé de 1 point (à 64%), pour un prix moyen de 133 € (+1%).
Lire aussi : France : entre croissance réelle et défis structurels, quel bilan pour le tourisme en 2025 ?
Après une année 2024 atypique du fait des Jeux Olympiques, et alors que la conjoncture – économique et géopolitique - était incertaine, « l’hôtellerie française affiche une croissance de 2% de son chiffre d’affaires hébergement » a rappelé Olivier Petit devant 800 personnes, réunies au Cnit Forest, à La Défense.
Atone durant une bonne partie de l’année, l’activité a été boostée par le quatrième trimestre, permettant à 2025 d’afficher un revenu par chambre (RevPar) de 85 €. Le taux d’occupation moyen a progressé de 1 point (à 64%), pour un prix moyen de 133 € (+1%).
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Paris voit la vie en rose
« Pour autant, les performances varient selon les territoires, les marchés et les catégories » ajoute Samuel Couteleau, directeur associé d’In Extenso, qui distingue quatre grandes tendances en 2025.
La première est assurément la performance de Paris, après les JO qui ont fait briller la ville dans le monde. Les hôtels de la capitale affichent un taux d’occupation record de 82%, en progression de 5 points par rapport à 2024. Il sera difficile de faire mieux à l’avenir !
Le prix moyen s’est stabilisé en 2025, à 239 € (-1%) par chambre. Mais ce prix s’est envolé de 41% depuis 2019, porté notamment par la montée en gamme de l’offre, notamment le segment luxe. Cette performance est d’autant plus remarquable que le parc parisien s’est enrichi de 3 000 chambres en quatre ans. Au final, le RevPar de l'hôtellerie parisienne atteint 195 € (+5%).
La première est assurément la performance de Paris, après les JO qui ont fait briller la ville dans le monde. Les hôtels de la capitale affichent un taux d’occupation record de 82%, en progression de 5 points par rapport à 2024. Il sera difficile de faire mieux à l’avenir !
Le prix moyen s’est stabilisé en 2025, à 239 € (-1%) par chambre. Mais ce prix s’est envolé de 41% depuis 2019, porté notamment par la montée en gamme de l’offre, notamment le segment luxe. Cette performance est d’autant plus remarquable que le parc parisien s’est enrichi de 3 000 chambres en quatre ans. Au final, le RevPar de l'hôtellerie parisienne atteint 195 € (+5%).
L’île de France digère les Jeux Olympiques
A l’inverse, l’Ile-de-France (hors Paris) s’affiche en recul, une tendance jugée « logique après l’année olympique ». Le taux d’occupation des hôtels franciliens recule d’un petit point (64%), alors que le prix moyen chute de 8%, à 105 €, pour un RevPar de 67 € (-9%).
Le défi des prochaines années sera d’absorber la forte progression du parc (+9% depuis 2019), avec notamment l'ouverture de gros porteurs pour accueillir les JO comme le H4 Wyndham Paris Pleyel (Saint-Denis) aux 697 chambres.
L’année 2025 a notamment été pénalisée par un recul de la clientèle affaires. Au global, l’offre en Ile de France (Paris compris) s’est enrichie de 160 hôtels et résidences entre 2022 et 2025, soit 13 500 chambres et logements supplémentaires.
Le défi des prochaines années sera d’absorber la forte progression du parc (+9% depuis 2019), avec notamment l'ouverture de gros porteurs pour accueillir les JO comme le H4 Wyndham Paris Pleyel (Saint-Denis) aux 697 chambres.
L’année 2025 a notamment été pénalisée par un recul de la clientèle affaires. Au global, l’offre en Ile de France (Paris compris) s’est enrichie de 160 hôtels et résidences entre 2022 et 2025, soit 13 500 chambres et logements supplémentaires.
Les hôtels économiques ne font pas rêver
Troisième tendance de l’année 2025, le « blues » des hôtels dit utilitaires (économiques et super économiques) dans les régions françaises, largement fréquentés par une clientèle professionnelle (ouvriers travaillant sur les chantiers, commerciaux…).
Dans les très grandes agglomérations, le taux d’occupation n’est que de 64% (-2 points par rapport à 2024), pour un prix moyen de 78 € (stable). Ce sont tout particulièrement les hôtels des périphéries, souvent vieillissants, qui sont à la peine, quand les établissements des centres villes résistent mieux.
Le recul de la clientèle affaires, qui privilégie les rendez-vous en visio ou les allers/retours à la journée chaque fois que possible, constitue une source d’inquiétude pour l’avenir. A noter également une évolution des attentes des clients, qui réclament des établissements plus « trendy ».
Dans les très grandes agglomérations, le taux d’occupation n’est que de 64% (-2 points par rapport à 2024), pour un prix moyen de 78 € (stable). Ce sont tout particulièrement les hôtels des périphéries, souvent vieillissants, qui sont à la peine, quand les établissements des centres villes résistent mieux.
Le recul de la clientèle affaires, qui privilégie les rendez-vous en visio ou les allers/retours à la journée chaque fois que possible, constitue une source d’inquiétude pour l’avenir. A noter également une évolution des attentes des clients, qui réclament des établissements plus « trendy ».
La Côte d’Azur en grande forme
Dans ce contexte difficile sur le segment affaires (les individuels mais aussi les groupes MICE), la bonne performance de l’hôtellerie de loisirs constitue la dernière tendance de l’année 2025 selon le cabinet In Extenso.
Les différences sont notables selon les régions. Sur la Côte d’Azur, le taux d’occupation atteint 68% (plus un point), avec un prix moyen de 226 € (+5%). Au final, le RevPar atteint 154 € (+6%). Ce RevPar progresse même de 9% sur le segment luxe, où les nouveautés sont nombreuses, notamment à Nice qui a ouvert plusieurs 5* ces dernières années.
Pour autant, tous les littoraux affichent de belles performances en 2025, avec des hôtels de plus en plus qualitatifs avec un positionnement « lifestyle » et bien-être qui tire les prix vers le haut (+4% en 2025). Le RevPar progresse de 7% sur le littoral méditerranéen (hors Côte d’Azur), celui du Sud-Ouest de 6% et le littoral du nord-ouest affiche une hausse de 4%.
Les différences sont notables selon les régions. Sur la Côte d’Azur, le taux d’occupation atteint 68% (plus un point), avec un prix moyen de 226 € (+5%). Au final, le RevPar atteint 154 € (+6%). Ce RevPar progresse même de 9% sur le segment luxe, où les nouveautés sont nombreuses, notamment à Nice qui a ouvert plusieurs 5* ces dernières années.
Pour autant, tous les littoraux affichent de belles performances en 2025, avec des hôtels de plus en plus qualitatifs avec un positionnement « lifestyle » et bien-être qui tire les prix vers le haut (+4% en 2025). Le RevPar progresse de 7% sur le littoral méditerranéen (hors Côte d’Azur), celui du Sud-Ouest de 6% et le littoral du nord-ouest affiche une hausse de 4%.
Des événements qui boostent l’hôtellerie
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A noter des performances variables selon les villes, en fonction des événements qui deviennent un élément clé pour remplir les hôtels. La transat Café L’Or a dopé Le Havre (+ 11% de chiffre d’affaires) alors que Lille et Nantes, qui avaient accueilli des épreuves olympiques, reculent légitimement de 4 et 6%.
De son côté, Bordeaux affiche un recul de 5%. Certains y voient la conséquence d’un parc hôtelier qui s’est fortement développé depuis dix ans (l’offre a encore progressé de 3% entre 2022 et 2025), avec une tension sur les remplissages.
Pour autant, l’argument n’est pas totalement convaincant. Sur la même période, l’offre à Nice a progressé de 8% durant les trois dernières années, sans conséquence sur le RevPar des hôtels qui continue à progresser (+7%).
De son côté, Bordeaux affiche un recul de 5%. Certains y voient la conséquence d’un parc hôtelier qui s’est fortement développé depuis dix ans (l’offre a encore progressé de 3% entre 2022 et 2025), avec une tension sur les remplissages.
Pour autant, l’argument n’est pas totalement convaincant. Sur la même période, l’offre à Nice a progressé de 8% durant les trois dernières années, sans conséquence sur le RevPar des hôtels qui continue à progresser (+7%).
Une progression modérée en prévision pour 2026
Enfin, la conférence annuelle sur les tendances de l’hôtellerie a été l’occasion de faire des pronostics pour l’année 2026.
L’absence de grands événements en France cette année, les élections municipales, la modération des déplacements professionnels et les tensions internationales persistantes sont autant de freins à l’activité.
Ils devraient être compensés par un marché intérieur solide et une Europe qui fait figure de destination refuge pour le tourisme international.
Au final, le cabinet envisage une progression du chiffre d’affaires de 2% à Paris, 1% en Ile de France et 1% en régions (mais encore +3% sur la Côte d’’Azur). De quoi encourager les investisseurs à continuer à parier sur l’hôtellerie.
La France compte en moyenne 150 créations d’hôtels par an (pour 7 000 chambres). 1 200 projets hôteliers sont dans les cartons dont 835 actifs, avec à la clé 64 000 chambres supplémentaires pour les prochaines années.
L’absence de grands événements en France cette année, les élections municipales, la modération des déplacements professionnels et les tensions internationales persistantes sont autant de freins à l’activité.
Ils devraient être compensés par un marché intérieur solide et une Europe qui fait figure de destination refuge pour le tourisme international.
Au final, le cabinet envisage une progression du chiffre d’affaires de 2% à Paris, 1% en Ile de France et 1% en régions (mais encore +3% sur la Côte d’’Azur). De quoi encourager les investisseurs à continuer à parier sur l’hôtellerie.
La France compte en moyenne 150 créations d’hôtels par an (pour 7 000 chambres). 1 200 projets hôteliers sont dans les cartons dont 835 actifs, avec à la clé 64 000 chambres supplémentaires pour les prochaines années.

















