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La case de l’Oncle Dom : les bénéfices d'IATA s'envolent !

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Mardi 5 Décembre 2017

Il a de quoi pavoiser, Alexandre Begoügne de Juniac, ex-patron d’Air France et de ses excellents résultats, maintenant patron de cette bande de compagnies aériennes battant pavillon IATA, en annonçant les résultats des transporteurs aériens de 2018 !



A l'échelle mondiale les bénéfices nets de l'industrie aérienne s'élèveront à 38,4 milliards de dollars en 2018 - Crédit photo : Pixabay, libre pour usage commercial
A l'échelle mondiale les bénéfices nets de l'industrie aérienne s'élèveront à 38,4 milliards de dollars en 2018 - Crédit photo : Pixabay, libre pour usage commercial
Il y a parfois de quoi se les prendre et tenter de se les mordre, ai-je envie de dire en toute trivialité.

Iata, par la plume de son patron, Alexandre Begoügne de Juniac, ex-président hautement judicieux (mais non, je suis sérieux) de notre bonne vieille Air France, vient de publier son communiqué numéro 70.

Ce dernier est intitré (je sais on dit intitulé, mais intitré c’est pas mal non plus) « La forte rentabilité des compagnies aériennes se poursuit en 2018, mais les marges d’exploitation réduites par la hausse des coûts ».

Damned, comme on dit en Suisse, quelle malchance. Voilà que les compagnies aériennes auraient encore dû faire davantage de profits, mais, manque de pot, les coûts ont haussé !

Saperlipopette, comme dirait Président Macron, on comprend mieux pourquoi IATA veut se débarrasser de ses distributeurs qui lui coûtent si cher en remplissant ses avions. Et aussi pourquoi il faut jeter aux orties ces damnés GDS qui ponctionnent des sommes astronomiques aux compagnies.

Dominique Gobert - DR
Dominique Gobert - DR
Parce que, ça ne va pas du tout !

Dans ses calculs les plus pessimistes, cette bonne IATA (ratata) prévoit que les « bénéfices nets (on retient bien le mot « bénéfices nets ») de l’industrie à l’échelle mondiale s’élèveront à 38.4 milliards de dollars en 2018 !

On ne s’attardera pas sur le « léger » déclin de la marge d’exploitation… (sic)

Et selon le communiqué 70 « L’année 2018 devrait être la quatrième consécutive marquée par des bénéfices durables, avec un rendement du capital investi (9,4 %) supérieur au coût moyen du capital dans l’industrie (7,4 %) ».

Donc, c’est une bonne nouvelle et faudrait peut-être que IATA arrête de taper sur ceux qui contribuent à cette magnificence, encore que, toujours droite dans ses baskets (c’est tendance dans les aéroplanes maintenant), « ça pourrait aller mieux ».

Certes, « les compagnies obtiennent des niveaux de rentabilité durables » … mais, comme le dit si bien Begoügne de Juniac, « l’aviation demeure une entreprise difficile » !

Vous l’avez dit, bouffi ! Parce que, visiblement, ça ne suffit pas à ces compagnies aériennes IATA, qui en veulent encore plus et qui se bouffent allègrement entre elles.

Il faut, « afin de réaliser leur plein potentiel » que « les gouvernements améliorent leur jeu en mettant en place des normes de sûreté mondiales, en déterminant un niveau raisonnable d’imposition, en adoptant des réglementations plus intelligentes et en construisant des infrastructures efficaces et économiques…".

Certes. Particulièrement en France où les pouvoirs publics ont tendance à mépriser ce pavillon français, mais ça c’est encore une autre histoire…

Parce que, voyez-vous, mes bons amis, malgré ces résultats qui satisferaient plus d’un grand patron (ou même un petit), il y a un gros problème : les coûts des compagnies aériennes ont explosé.

Le pétrole, qui a considérablement baissé durant ces trois dernières années, reprend du poil de la bête. Et je ne vous parle même pas du coût de la main-d’œuvre qui a « augmenté fortement ».

Ben oui, faut bien que tout le monde vive, non ? Mais je vous rassure, en Europe, et je cite, « Les compagnies aériennes d’Europe devraient récolter des bénéfices nets de 11,5 milliards $ en 2018 (en hausse par rapport aux 9,8 milliards $ de 2017) ».

On comprend beaucoup mieux pourquoi nos compagnies aériennes d’Europe, Air France en suiveur avisé, veulent absolument se passer de ces intermédiaires fâcheux qui leur coûtent si cher !

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