Situation économique
Marché des changes : le dollar reste refuge malgré les tensions géopolitiques - Depositphotos.com Auteur Ruslan-Lytvyn
Une première leçon du conflit au Moyen-Orient est que notre dépendance au pétrole reste très forte. Le pétrole n’est pas seulement un carburant : c’est une base essentielle de l’économie industrielle. Le pétrole et le gaz servent à produire des matières premières comme le naphta, l’éthane ou le propane, qui sont ensuite transformées en produits chimiques tels que l’éthylène, le propylène ou le méthanol.
Ces substances permettent de fabriquer des plastiques, du caoutchouc synthétique, des résines, des mousses et de nombreux produits industriels. Elles entrent aussi dans la fabrication de nombreux objets du quotidien, comme les emballages, les véhicules, l’électronique, les matériaux de construction ou les médicaments.
Lorsque les marchés pétroliers sont perturbés, toute la chaîne de production mondiale est affectée, comme on l’a observé depuis le début de la guerre en Iran.
Les conséquences économiques restent difficiles à prévoir. Si le détroit d’Ormuz, point clé du commerce mondial, était fermé pendant deux mois et demi, les économistes estiment que la croissance mondiale pourrait perdre environ 0,2 point, passant de 2,8 % à 2,6 %.
La croissance resterait donc correcte. L’impact sur l’inflation dépendra surtout du prix du pétrole. Si le baril reste autour de 100 dollars pendant plusieurs mois, l’inflation dans les pays développés pourrait augmenter de 0,5 à 1 point de pourcentage. Ces estimations restent toutefois incertaines, car personne ne peut prévoir l’évolution du conflit ni celle du prix du pétrole.
Lors de la guerre des 12 jours en juin 2025, les prix avaient fortement augmenté avant de revenir à leur niveau d’avant-crise une fois les combats terminés. L’attitude des États reste aussi une inconnue : ils pourraient mettre en place des aides ou des mesures de soutien pour limiter l’impact économique, comme cela a déjà été fait par le passé.
La situation est néanmoins différente de celle de 2022 au moment de la guerre en Ukraine. À l’époque, l’économie mondiale faisait face à la fois à un choc d’offre, avec la rupture des approvisionnements en gaz, et à un choc de demande lié à la forte reprise après la pandémie de Covid. Cette combinaison avait provoqué une hausse généralisée des prix. Dans certains pays, comme l’Allemagne, cela avait même entraîné une boucle prix-salaires.
Les banques centrales avaient alors été contraintes d’augmenter fortement leurs taux d’intérêt. Aujourd’hui, il s’agit surtout d’un choc d’offre dont l’ampleur reste incertaine. En général, les banques centrales réagissent peu à ce type de choc, car elles disposent de peu d’outils pour y répondre et préfèrent attendre que la situation se stabilise.
Ces substances permettent de fabriquer des plastiques, du caoutchouc synthétique, des résines, des mousses et de nombreux produits industriels. Elles entrent aussi dans la fabrication de nombreux objets du quotidien, comme les emballages, les véhicules, l’électronique, les matériaux de construction ou les médicaments.
Lorsque les marchés pétroliers sont perturbés, toute la chaîne de production mondiale est affectée, comme on l’a observé depuis le début de la guerre en Iran.
Les conséquences économiques restent difficiles à prévoir. Si le détroit d’Ormuz, point clé du commerce mondial, était fermé pendant deux mois et demi, les économistes estiment que la croissance mondiale pourrait perdre environ 0,2 point, passant de 2,8 % à 2,6 %.
La croissance resterait donc correcte. L’impact sur l’inflation dépendra surtout du prix du pétrole. Si le baril reste autour de 100 dollars pendant plusieurs mois, l’inflation dans les pays développés pourrait augmenter de 0,5 à 1 point de pourcentage. Ces estimations restent toutefois incertaines, car personne ne peut prévoir l’évolution du conflit ni celle du prix du pétrole.
Lors de la guerre des 12 jours en juin 2025, les prix avaient fortement augmenté avant de revenir à leur niveau d’avant-crise une fois les combats terminés. L’attitude des États reste aussi une inconnue : ils pourraient mettre en place des aides ou des mesures de soutien pour limiter l’impact économique, comme cela a déjà été fait par le passé.
La situation est néanmoins différente de celle de 2022 au moment de la guerre en Ukraine. À l’époque, l’économie mondiale faisait face à la fois à un choc d’offre, avec la rupture des approvisionnements en gaz, et à un choc de demande lié à la forte reprise après la pandémie de Covid. Cette combinaison avait provoqué une hausse généralisée des prix. Dans certains pays, comme l’Allemagne, cela avait même entraîné une boucle prix-salaires.
Les banques centrales avaient alors été contraintes d’augmenter fortement leurs taux d’intérêt. Aujourd’hui, il s’agit surtout d’un choc d’offre dont l’ampleur reste incertaine. En général, les banques centrales réagissent peu à ce type de choc, car elles disposent de peu d’outils pour y répondre et préfèrent attendre que la situation se stabilise.
Taux de change : le point technique
Une différence apparaît toutefois : le yen a récemment reculé face à l’euro. Les incertitudes autour de l’évolution de la politique monétaire japonaise poussent les investisseurs à la prudence. Il est d’ailleurs assez inhabituel que le yen ne joue pas pleinement son rôle de valeur refuge lorsque le risque géopolitique augmente.
Le dollar canadien, lui, s’est plutôt renforcé ces dernières semaines. Cela s’explique par sa forte corrélation avec le prix du pétrole, estimée à environ +0,7. Plus le pétrole monte, plus le dollar canadien a tendance à s’apprécier.
Cette relation s’est encore vérifiée avec la guerre en Iran. Une fois ces tensions dissipées, nous anticipons toutefois une reprise de la tendance haussière de la paire EUR/CAD.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1450 | 1,1433 | 1,1677 | 1,1700 |
| EUR/GBP | 0,8545 | 0,8510 | 0,8700 | 0,8710 |
| EUR/CHF | 0,8900 | 0,8870 | 0,9100 | 0,9200 |
| EUR/CAD | 1,5688 | 1,5600 | 1,5800 | 1,5909 |
| EUR/JPY | 182,00 | 181,45 | 184,00 | 184,40 |
Les annonces à suivre
Les banques centrales seront au centre de l’attention cette semaine. Compte tenu des incertitudes liées à la situation au Moyen-Orient, nous pensons qu’elles devraient maintenir leur politique monétaire inchangée. La hausse des prix de l’énergie et des engrais pourrait en effet raviver les tensions inflationnistes à court terme et pousser les banques centrales à repousser les baisses de taux envisagées.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale estime qu’une hausse de 10 % du prix du pétrole peut augmenter l’inflation d’environ 23 points de base et influencer négativement les anticipations d’inflation. Cette estimation doit toutefois être interprétée avec prudence.
Plus les prix de l’énergie resteront élevés, plus la situation deviendra complexe pour les banques centrales, surtout dans un contexte où l’activité économique ralentit dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Pour l’instant, il ne s’agit pas d’un scénario de stagflation, c’est-à-dire une combinaison de faible croissance et de forte inflation.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale estime qu’une hausse de 10 % du prix du pétrole peut augmenter l’inflation d’environ 23 points de base et influencer négativement les anticipations d’inflation. Cette estimation doit toutefois être interprétée avec prudence.
Plus les prix de l’énergie resteront élevés, plus la situation deviendra complexe pour les banques centrales, surtout dans un contexte où l’activité économique ralentit dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Pour l’instant, il ne s’agit pas d’un scénario de stagflation, c’est-à-dire une combinaison de faible croissance et de forte inflation.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 18/03 | 14:45 | Canada | Réunion de la banque centrale | Taux directeur maintenu à 2,25%. | Élevé |
| 18/03 | 19:00 | USA | Réunion de la banque centrale | Taux directeur maintenu à 3,75%. | Élevé |
| 19/03 | 09:30 | Suisse | Réunion de la banque centrale | Taux directeur maintenu à 0%. | Élevé |
| 19/03 | 13:00 | Royaume-Uni | Réunion de la banque centrale | Taux directeur maintenu à 3,75%. | Élevé |
| 19/03 | 14:15 | Zone euro | Réunion de la banque centrale | Taux directeur maintenu à 2%. | Élevé |
Mondial Change est un établissement financier français, fondé en 2015, spécialisé dans la gestion des paiements internationaux et du risque de change.
Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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