La Sagrada Familia enfin terminée : retour sur près d'un siècle et demi de construction, Depositphotos.com, Photo by TTstudio
Tout commence sous l’impulsion de Josep Maria Bocabella, un libraire qui rêve d’ériger un temple expiatoire entièrement financé par les fidèles. Le terrain est acheté dans le quartier de l’Exiample, qui n’est alors qu’un immense damier de champs en périphérie de Barcelone.
L’architecte diocésain Francisco de Paulo del Villar est chargé du projet. Le 19 mars 1882, la première pièce est officiellement posée. A ce moment-là, le plan est purement néo-gothique : conventionnel, rigide, doté d’arcs ogivaux classiques. Mais après seulement un an de travaux et de désaccords techniques majeurs avec la direction de l'association , Villar démissionne.
L’architecte diocésain Francisco de Paulo del Villar est chargé du projet. Le 19 mars 1882, la première pièce est officiellement posée. A ce moment-là, le plan est purement néo-gothique : conventionnel, rigide, doté d’arcs ogivaux classiques. Mais après seulement un an de travaux et de désaccords techniques majeurs avec la direction de l'association , Villar démissionne.
Comment Antoni Gaudi a transformé la Sagrada Familia
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En 1883, la direction du chantier est confiée à un jeune architecte de 31 ans : Antoni Gaudi. Tournant historique ! Il rejette le style Gothique qu’il juge artificiel, et décide de fusionner l’architecture avec les lois de la nature. Pour lui la ligne droite appartient à l’homme, la ligne courbe à Dieu. Les colonnes intérieur deviennent des arbres de Pierres qui se ramifient pour soutenir des voûtes étoilées.
Gaudi conçoit une œuvre monumentale pensée comme une « Bible en pierre ». Elle doit compter trois grande façade : la Nativité, la Passion et la Gloire. Ainsi que dix-sept flèches gravitant autour d’une immense tour centrale dédiée à Jésus-Christ.
Conscient qu’il ne verra jamais la fin de la construction, Gaudi décide de bâtir la façade de la Nativité en priorité, pour donner aux futures générations un modèle esthétique à suivre. A partir de 1914 il refuse tout autre contrat pour s’installer et vivre directement dans son atelier sur le chantier et s’y consacre à temps plein. En 1925, il voit s’achever la première tour. Mais le 10 juin 1926, c’est le drame : Gaudi meurt, renversé par un Tramway à Barcelone, laissant derrière lui un projet titanesque et inachevé.
Gaudi conçoit une œuvre monumentale pensée comme une « Bible en pierre ». Elle doit compter trois grande façade : la Nativité, la Passion et la Gloire. Ainsi que dix-sept flèches gravitant autour d’une immense tour centrale dédiée à Jésus-Christ.
Conscient qu’il ne verra jamais la fin de la construction, Gaudi décide de bâtir la façade de la Nativité en priorité, pour donner aux futures générations un modèle esthétique à suivre. A partir de 1914 il refuse tout autre contrat pour s’installer et vivre directement dans son atelier sur le chantier et s’y consacre à temps plein. En 1925, il voit s’achever la première tour. Mais le 10 juin 1926, c’est le drame : Gaudi meurt, renversé par un Tramway à Barcelone, laissant derrière lui un projet titanesque et inachevé.
Sagrada Familia : des cendres de la guerre civile espagnole à la résilience
La mort du maître, plonge le monument dans l’ombre. Le pire survient en 1936, une guerre civile éclate en Espagne. Des groupes anticléricaux vandalisent le temple, incendient l’atelier de Gaudi et brisent ses précieuses maquettes en plâtre. Les plans originaux partent en fumée.
C’est un coup d’arrêt que beaucoup pense définitif, pourtant en 1939, les architectes successeurs entament un gros et minutieux travail de puzzle, à partir de fragments et de photographies. Le chantier reprend lentement au milieu du XXe siècle, traversant les décennies au rythme des dons collectés.
Le 7 novembre 2010 marque le premier grand accomplissement moderne : le pape Benoît XVI consacre la nef centrale. Pour la première fois, la Sagrada Familia n’est plus seulement un chantier à ciel ouvert, elle devient une église fonctionnelle ouverte au culte.
C’est un coup d’arrêt que beaucoup pense définitif, pourtant en 1939, les architectes successeurs entament un gros et minutieux travail de puzzle, à partir de fragments et de photographies. Le chantier reprend lentement au milieu du XXe siècle, traversant les décennies au rythme des dons collectés.
Le 7 novembre 2010 marque le premier grand accomplissement moderne : le pape Benoît XVI consacre la nef centrale. Pour la première fois, la Sagrada Familia n’est plus seulement un chantier à ciel ouvert, elle devient une église fonctionnelle ouverte au culte.
Le centenaire : le triomphe de la verticalité
Le XXIe siècle fait entrer le monument dans l’ère de la haute technologie. Grâce à la conception assistée par ordinateur (CAO) à l'impression 3D et à l'utilisation de pierres préassemblées en usine, le rythme de construction explose de manière exponentielle.
L’objectif était de parachever la structure verticale en 2026, année qui n’a pas été choisie au hasard, puisqu’elle marque le centenaire de la mort d’Antoni Gaudi (1926). Malgré les retard causés par la pandémie mondiale, le défi a été relevé.
La Torre de Jesucristo (la Tour de Jésus-Christ) a reçu sa touche finale : l'installation de sa gigantesque croix monumentale culminant à 172,5 mètres de hauteur.
La flèche domine désormais fièrement le ciel catalan, faisant officiellement de la Sagrada Familia l’église la plus haute du monde. Le gros œuvre et les six tours sont terminés, même si les finitions décoratives de la Façade de la Gloire et ses aménagements urbains complexes s'étireront encore sur une petite décennie.
L’objectif était de parachever la structure verticale en 2026, année qui n’a pas été choisie au hasard, puisqu’elle marque le centenaire de la mort d’Antoni Gaudi (1926). Malgré les retard causés par la pandémie mondiale, le défi a été relevé.
La Torre de Jesucristo (la Tour de Jésus-Christ) a reçu sa touche finale : l'installation de sa gigantesque croix monumentale culminant à 172,5 mètres de hauteur.
La flèche domine désormais fièrement le ciel catalan, faisant officiellement de la Sagrada Familia l’église la plus haute du monde. Le gros œuvre et les six tours sont terminés, même si les finitions décoratives de la Façade de la Gloire et ses aménagements urbains complexes s'étireront encore sur une petite décennie.
Du temple expiatoire au monument touristique
Aujourd’hui, alors que le rêve architectural de Gaudi se dresse enfin dans sa splendeur quasi-totale, la basilique fait face à son plus grand paradoxe contemporain.
Conçue à l’origine comme un humble sanctuaire de quartier financé par l’aumône, la Sagrada Familia est devenue l’épicentre du tourisme mondial a Barcelone, attirant près de 5 millions de visiteurs par an.
Cette ferveur touristique est à double tranchant. D’un côté elle est le poumon financier du projet : ce sont les billets d’entrées des voyageurs qui ont permis d’accélérer les travaux et de financer les technologies de pointe nécessaires à l'achèvement des tours. De l'autre, elle pose d'immenses défis de gestion urbaine et de cohabitation avec les riverains de l'Eixample.
Désormais libérée de ses grues la Sagrada Familia entame un nouveau chapitre de son histoire : apprendre à sanctuariser sa vocation spirituelle et artistique tout en restant la merveille universelle, que la Terre entière se presse de contempler.
Conçue à l’origine comme un humble sanctuaire de quartier financé par l’aumône, la Sagrada Familia est devenue l’épicentre du tourisme mondial a Barcelone, attirant près de 5 millions de visiteurs par an.
Cette ferveur touristique est à double tranchant. D’un côté elle est le poumon financier du projet : ce sont les billets d’entrées des voyageurs qui ont permis d’accélérer les travaux et de financer les technologies de pointe nécessaires à l'achèvement des tours. De l'autre, elle pose d'immenses défis de gestion urbaine et de cohabitation avec les riverains de l'Eixample.
Désormais libérée de ses grues la Sagrada Familia entame un nouveau chapitre de son histoire : apprendre à sanctuariser sa vocation spirituelle et artistique tout en restant la merveille universelle, que la Terre entière se presse de contempler.
Où se trouve la Sagrada Familia ?
La Sagrada Família est située au numéro 401 de la rue de Majorque, au centre du quartier de l'Eixample à Barcelone. Le site est directement desservi par la station de métro éponyme via les lignes 2 et 5, ainsi que par les lignes de bus 19, 33, 34, D50, H10 et B24.
Quels sont les horaires de la Sagrada Familia ?
Les horaires d'ouverture varient selon les saisons. Le monument ouvre à neuf heures du matin du lundi au samedi, et à dix heures et demie le dimanche.
La fermeture est fixée à vingt heures d'avril à septembre, à dix-neuf heures en mars et octobre, et à dix-huit heures de novembre à février.
La fermeture est fixée à vingt heures d'avril à septembre, à dix-neuf heures en mars et octobre, et à dix-huit heures de novembre à février.
Combien coûte un billet pour la Sagrada Familia ?
La billetterie est exclusivement gérée en ligne, aucun guichet physique n'étant disponible sur place. Le tarif standard pour une entrée simple avec audio-guide est de vingt-six euros. La visite guidée officielle est affichée à trente euros, tandis que le billet combiné incluant l'accès aux tours s'élève à trente-six euros.
Des réductions s'appliquent pour les étudiants, les moins de trente ans et les seniors, et l'accès est gratuit pour les enfants de moins de onze ans.
Des réductions s'appliquent pour les étudiants, les moins de trente ans et les seniors, et l'accès est gratuit pour les enfants de moins de onze ans.
Comment visiter la Sagrada Familia en 2026 ?
Bon à savoir : avec une fréquentation annuelle de cinq millions de visiteurs, l'affluence est minimale lors du premier créneau de neuf heures en semaine.
L'observation de la luminosité maximale à travers les vitraux se produit en fin d'après-midi, environ deux heures avant le coucher du soleil.
Un code vestimentaire strict est appliqué à l'entrée en raison de la fonction religieuse du lieu, nécessitant de couvrir les épaules et de porter des vêtements s'arrêtant au minimum à la mi-cuisse.
L'observation de la luminosité maximale à travers les vitraux se produit en fin d'après-midi, environ deux heures avant le coucher du soleil.
Un code vestimentaire strict est appliqué à l'entrée en raison de la fonction religieuse du lieu, nécessitant de couvrir les épaules et de porter des vêtements s'arrêtant au minimum à la mi-cuisse.





















