De gauche à droite, Luc CARVOUNAS Président de l'UNCCAS, Stéphane VILLAIN Président d'ADN Tourisme, Patrick KANNER Président de Vacances Ouvertes - ABrille
À l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités Locales, Vacances Ouvertes, l’UNCCAS et ADN Tourisme ont signé une Convention de partenariat visant à valoriser le pilier social du tourisme responsable et à soutenir l’objectif de 10 % de partants en vacances supplémentaires d’ici 2030.
Un cap ambitieux pour une filière que Patrick Kanner, président de Vacances Ouvertes, estime "fragilisée depuis trop longtemps".
Pour lui, la crise du tourisme social n’est pas un accident mais la conséquence d’un « choix de société ». Selon lui, la question du droit aux vacances s’est progressivement effacée des priorités publiques, "Si on considère que le droit aux vacances doit être préservé et amplifié, on lui donne les moyens.
Quand le gouvernement a envisagé de fiscaliser les chèques-vacances, il a commis une grossière erreur : il assèche la filière du tourisme social et renforce les inégalités."
Le président de Vacances Ouvertes insiste, "tout n’est pas une marchandise, et le tourisme social n’est pas une marchandise. C’est un acteur économique, mais aussi un vecteur de liberté et de droit."
Un cap ambitieux pour une filière que Patrick Kanner, président de Vacances Ouvertes, estime "fragilisée depuis trop longtemps".
Pour lui, la crise du tourisme social n’est pas un accident mais la conséquence d’un « choix de société ». Selon lui, la question du droit aux vacances s’est progressivement effacée des priorités publiques, "Si on considère que le droit aux vacances doit être préservé et amplifié, on lui donne les moyens.
Quand le gouvernement a envisagé de fiscaliser les chèques-vacances, il a commis une grossière erreur : il assèche la filière du tourisme social et renforce les inégalités."
Le président de Vacances Ouvertes insiste, "tout n’est pas une marchandise, et le tourisme social n’est pas une marchandise. C’est un acteur économique, mais aussi un vecteur de liberté et de droit."
Un décrochage ancien et un droit encore non garanti
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Le désengagement ne date pas d’hier.
Malgré l’inscription du droit aux vacances pour tous dans la loi en 1998, près de 40 % des Français ne partent toujours pas.
"Martine Aubry l’avait inscrit dans la loi, mais 40 % des Français ne partent toujours pas en vacances. C’est le signe qu’on a considéré les vacances comme “non prioritaires." exprime t-il.
Ce désengagement progressif aurait conduit, selon lui, à un recul du droit à l’émancipation, "Ce n’est pas un événement précis, mais un long cheminement. Les vacances sont perçues comme superflues par ceux qui n’ont jamais eu à se battre pour y accéder."
Vacances Ouvertes, aux côtés de l’UNCCAS et des collectivités, se positionne comme un lanceur d’alerte pour rappeler que l’accès aux vacances reste un enjeu d’émancipation sociale.
Le président de Vacances Ouvertes regrette également que le tourisme soit rarement confié à un ministre de plein exercice, alors que la France demeure une destination majeure mondiale. Pour lui, ce manque d’ambition politique contribue à l’affaiblissement d’un secteur qui devrait pourtant être stratégique pour l’attractivité et la cohésion sociale.
Malgré l’inscription du droit aux vacances pour tous dans la loi en 1998, près de 40 % des Français ne partent toujours pas.
"Martine Aubry l’avait inscrit dans la loi, mais 40 % des Français ne partent toujours pas en vacances. C’est le signe qu’on a considéré les vacances comme “non prioritaires." exprime t-il.
Ce désengagement progressif aurait conduit, selon lui, à un recul du droit à l’émancipation, "Ce n’est pas un événement précis, mais un long cheminement. Les vacances sont perçues comme superflues par ceux qui n’ont jamais eu à se battre pour y accéder."
Vacances Ouvertes, aux côtés de l’UNCCAS et des collectivités, se positionne comme un lanceur d’alerte pour rappeler que l’accès aux vacances reste un enjeu d’émancipation sociale.
Le président de Vacances Ouvertes regrette également que le tourisme soit rarement confié à un ministre de plein exercice, alors que la France demeure une destination majeure mondiale. Pour lui, ce manque d’ambition politique contribue à l’affaiblissement d’un secteur qui devrait pourtant être stratégique pour l’attractivité et la cohésion sociale.
Une Convention pour faire bouger les lignes ?
La Convention signée avec l’UNCCAS et ADN Tourisme vise à replacer le tourisme social au cœur des politiques territoriales. Mais Patrick Kanner reste prudent, "Une convention, c’est une promesse de don. Il faut la transformer en véritable don pour le tourisme social."
Il souligne néanmoins la complémentarité des acteurs engagés, "L’UNCCAS a une expertise extraordinaire contre les inégalités, ADN Tourisme fédère les offices de tourisme… Vacances Ouvertes mettra la cerise sur le gâteau, si je puis dire, pour que le tourisme ne soit pas une utopie mais une réalité."
Il souligne néanmoins la complémentarité des acteurs engagés, "L’UNCCAS a une expertise extraordinaire contre les inégalités, ADN Tourisme fédère les offices de tourisme… Vacances Ouvertes mettra la cerise sur le gâteau, si je puis dire, pour que le tourisme ne soit pas une utopie mais une réalité."

















