CDS Groupe a organisé, jeudi 22 janvier 2026, une table ronde sur le thème TMC : Un marché en pleine recomposition à l’occasion du Grand Live du Voyage d’affaires.@depositphotos/3dmentat
L’année 2025 aura confirmé une tendance de fond : les entreprises voyagent moins, mais mieux.
« Les dépenses reculent d’environ 14%, tandis que le panier moyen progresse. Aujourd’hui, les déplacements sont davantage analysés sous l’angle du ROI », explique Maxime Pialat, CEO de Supertripper.
Conséquence pour les TMC : une baisse des volumes de transactions, compensée par une montée en puissance du conseil et de l’accompagnement, notamment auprès des travel managers et des acheteurs.
« Cela a un impact direct sur notre modèle économique, historiquement très transactionnel », remarque Johann Smith, Directeur général chez Reed&Mackay France.
« Les dépenses reculent d’environ 14%, tandis que le panier moyen progresse. Aujourd’hui, les déplacements sont davantage analysés sous l’angle du ROI », explique Maxime Pialat, CEO de Supertripper.
Conséquence pour les TMC : une baisse des volumes de transactions, compensée par une montée en puissance du conseil et de l’accompagnement, notamment auprès des travel managers et des acheteurs.
« Cela a un impact direct sur notre modèle économique, historiquement très transactionnel », remarque Johann Smith, Directeur général chez Reed&Mackay France.
Consolidation : un marché en recomposition
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2025 restera aussi comme une année charnière en matière de consolidation. Le rachat de CWT par Amex GBT, suivi de son rapprochement avec Concur, a profondément redessiné le paysage mondial du voyage d’affaires.
En France, le rachat de Supertripper par le groupe Marietton illustre une autre dynamique.
« L’idée est de conserver notre marque, notre agilité et notre technologie, tout en bénéficiant de la puissance d’achat et de la solidité du groupe Marietton », explique Maxime Pialat. Un ensemble auquel appartient également Havas Voyages, avec une stratégie assumée de marques complémentaires sur le corporate.
De son côté, Voyagexpert renforce ainsi sa présence en Europe avec une implantation annoncée en Italie. « Les grands comptes raisonnent à l’échelle européenne. Notre vocation est de les accompagner avec une approche sur mesure, pays par pays », souligne Éric Ritter, président de Voyagexpert.
En France, le rachat de Supertripper par le groupe Marietton illustre une autre dynamique.
« L’idée est de conserver notre marque, notre agilité et notre technologie, tout en bénéficiant de la puissance d’achat et de la solidité du groupe Marietton », explique Maxime Pialat. Un ensemble auquel appartient également Havas Voyages, avec une stratégie assumée de marques complémentaires sur le corporate.
De son côté, Voyagexpert renforce ainsi sa présence en Europe avec une implantation annoncée en Italie. « Les grands comptes raisonnent à l’échelle européenne. Notre vocation est de les accompagner avec une approche sur mesure, pays par pays », souligne Éric Ritter, président de Voyagexpert.
IA : un levier de performance, pas un substitut à l’humain
Alors que certains acheteurs ou travel managers critiquent le marketing autour de l'intelligence artificielle et doutent de sa réelle efficacité, les TMC y voient surtout un levier majeur de performance au quotidien.
« C'est déjà un levier de performance pour une entreprise. Il y a de l’IA partout, insiste Johann Smith, directeur général de Reed & Mackay France.
Elle génère des gains de productivité, qui se répercutent sur le pricing et la rentabilité de l'entreprise, alors que notre modèle de revenus est sous pression depuis des années. C'est un sujet qu'on aborde encore timidement dans notre industrie. »
Les chatbots illustrent ce potentiel : « Ils répondent à des besoins de plus en plus complexes, modifient le rapport à l'outil et améliorent l'expérience client. Mais l’IA n’a pas vocation à remplacer l’agent de voyage » rappelle Johann Smith, soulignant la complexité croissante des politiques voyages et des parcours internationaux.
Chez Voyagexpert, l’IA est expérimentée sur un modèle transactionnel pour les réservations simples. « Il ne faut pas oublier que l'IA n'a de valeur que parce qu'elle a accumulé beaucoup de données : pour une première réservation, elle peut être un peu enquiquinante.
Aujourd'hui, elle apporte beaucoup pour les reportings et l'accompagnement à l'utilisation des outils. Nous avons encore un gap à franchir pour qu'elle soit pleinement transactionnelle, mais demain, ce sera un canal de réservation complémentaire », analyse Eric Ritter, président de Voyagexpert.
« C'est déjà un levier de performance pour une entreprise. Il y a de l’IA partout, insiste Johann Smith, directeur général de Reed & Mackay France.
Elle génère des gains de productivité, qui se répercutent sur le pricing et la rentabilité de l'entreprise, alors que notre modèle de revenus est sous pression depuis des années. C'est un sujet qu'on aborde encore timidement dans notre industrie. »
Les chatbots illustrent ce potentiel : « Ils répondent à des besoins de plus en plus complexes, modifient le rapport à l'outil et améliorent l'expérience client. Mais l’IA n’a pas vocation à remplacer l’agent de voyage » rappelle Johann Smith, soulignant la complexité croissante des politiques voyages et des parcours internationaux.
Chez Voyagexpert, l’IA est expérimentée sur un modèle transactionnel pour les réservations simples. « Il ne faut pas oublier que l'IA n'a de valeur que parce qu'elle a accumulé beaucoup de données : pour une première réservation, elle peut être un peu enquiquinante.
Aujourd'hui, elle apporte beaucoup pour les reportings et l'accompagnement à l'utilisation des outils. Nous avons encore un gap à franchir pour qu'elle soit pleinement transactionnelle, mais demain, ce sera un canal de réservation complémentaire », analyse Eric Ritter, président de Voyagexpert.
Facturation électronique : un chantier sous tension
Autre enjeu structurant : la généralisation de la facturation électronique, attendue au 1er septembre 2026.
Si les TMC sont déjà très avancées sur l’automatisation, le sujet des cartes logées reste épineux.
« Le vrai point de tension concerne les cartes logées : qui facture qui ? Le fournisseur ou la TMC ? Aujourd’hui, ce point n’est pas encore totalement tranché par Bercy », alerte Johann Smith.
Lire aussi : Facturation électronique : tous les points clés pour anticiper la réforme
Si les TMC sont déjà très avancées sur l’automatisation, le sujet des cartes logées reste épineux.
« Le vrai point de tension concerne les cartes logées : qui facture qui ? Le fournisseur ou la TMC ? Aujourd’hui, ce point n’est pas encore totalement tranché par Bercy », alerte Johann Smith.
Lire aussi : Facturation électronique : tous les points clés pour anticiper la réforme
Défis 2026 : incertitudes et opportunités
Malgré un contexte géopolitique tendu, 2026 s’ouvre sur des signaux plus encourageants.
« Nous avons terminé 2025 avec 30% de croissance, et nous démarrons 2026 avec le même rythme. Il faut aborder cette année avec confiance, mais surtout avec beaucoup d’humilité », conclut Éric Ritter.
Les investissements repartent progressivement, laissant entrevoir une reprise mesurée des déplacements professionnels.
Mais des défis majeurs attendent les TMC : la distribution des TER reste un sujet complexe, tout comme l’arrivée de nouveaux acteurs sur le rail et NDC.
« Nous avons terminé 2025 avec 30% de croissance, et nous démarrons 2026 avec le même rythme. Il faut aborder cette année avec confiance, mais surtout avec beaucoup d’humilité », conclut Éric Ritter.
Les investissements repartent progressivement, laissant entrevoir une reprise mesurée des déplacements professionnels.
Mais des défis majeurs attendent les TMC : la distribution des TER reste un sujet complexe, tout comme l’arrivée de nouveaux acteurs sur le rail et NDC.






Publié par Caroline Lelievre 












