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Week-end : j'ai "couru" 24 heures (et plus) au Mans...

Découverte par-delà les clichés



Souvent considérée comme ville escale entre Touraine et Normandie, le Mans est associé à ses folles 24 heures automobile, ses fameuses rillettes, ses poulardes, ses compagnies d’assurances pionnières… Dans son enceinte gallo-romaine, la cité des Plantagenêts est aussi une ville d’art et d’histoire.


Rédigé par Jean-Paul COMBE le Samedi 7 Décembre 2019

La cité Plantagênet invite à baguenauder. Elle s’étend sur une vingtaine d’hectares de ruelles pavées avec, tout autour, une centaine de maisons en pans de bois construites pour la plupart au XV et XVIe siècles - DR : tourisme et patrimoine
La cité Plantagênet invite à baguenauder. Elle s’étend sur une vingtaine d’hectares de ruelles pavées avec, tout autour, une centaine de maisons en pans de bois construites pour la plupart au XV et XVIe siècles - DR : tourisme et patrimoine
Nous l’avons déjà écrit, le chiffre 7 est symbolique : c’est notamment celui des merveilles du monde, des péchés capitaux, des jours de la semaine, des notes de musique, des couleurs de l’arc-en-ciel, des sacrements, des nains de Blanche Neige…

Et, parce que la cité mancelle mérite plus qu’une étape, nous avons choisi sept bonnes raisons de passer deux fois 24 heures sur place pour visiter :

- la cité Plantagenêt,
- un menhir au pied de la cathédrale,
- l’enceinte gallo-romaine,  
- le circuit des 24 heures,
- l’arche de la Nature,
- le donjon du Ballon,
- l’abbaye royale de l’Epau.

La cité Plantagênet

Protégée par une enceinte romaine surplombée par une imposante cathédrale, la cité Plantagênet se découvre en flânant comme toutes les vieilles villes.

Cette ancienne cité médiévale invite à baguenauder. Elle s’étend sur une vingtaine d’hectares de ruelles pavées avec, tout autour, une centaine de maisons en pans de bois construites pour la plupart au XV et XVIe siècles.

La plus symbolique et la mieux conservée est celle des Deux Amis, rue de la Reine-Bérangère. Elle se caractérise par ses deux encorbellements prononcés et deux échoppes restaurées au rez-de-chaussée.

La balade est jalonnée par d’autres demeures remarquables comme la maison du Pilier rouge, la Maison de Saint Paul,  la maison du Pilier aux Clefs ornée d’un pilier d’angle ou encore la maison suspendue, immortalisée par la photo de Robert Doisneau sous le titre « La maison qui volait ».

Mal renommé au siècle dernier, le quartier s’est « boboïsé » avec des restaurations plutôt réussies, des bistrots, crêperies, restos et boutiques branchées. Bref, un bel endroit où l’on a envie de séjourner.

Un menhir au pied de la cathédrale

Dernier témoin d’un site préhistorique de 7 000 ans environ, un menhir de grès rose semble avoir été posé devant la cathédrale Saint-Julien, au cœur de la ville.

C’est, en réalité, l’inverse qui s’est produit : « Ce menhir a été trouvé au VIIIe siècle, lors de la construction, précise Franck Miot, directeur du service tourisme et patrimoine. Cas unique, il a été christianisé. Et aujourd’hui, il est objet de culte. On le touche comme un gage de fertilité ».

Imposant vaisseau de pierre, la cathédrale a été bâtie entre le XIe et le XVe siècle en suivant l’architecture des époques ; ainsi la nef est romane alors que le cœur est de style gothique.

La lumière est à l’honneur par la grâce de splendides vitraux comme celui de l’Ascension. On remarquera aussi un must de la peinture gothique : le Concert des 47 anges musiciens, une œuvre du XIV siècle peinte sur les voûtes de la chapelle.

L'enceinte gallo-romaine

Haut lieu du Mans, l’enceinte qui date des III et IVe siècles est une des mieux préservées de l’Empire romain, après Rome et Istanbul.

Visible sur environ 500 mètres, elle est composée de briques et de grès en dessins géométriques.

Le mortier rose lui a donné sa couleur dominante et un certain charme.

A découvrir particulièrement, les passages piétons encore accessibles en allant derrière les maisons : poterne du tunnel, poterne du petit Saint-Pierre et grande poterne.

Le circuit des 24 heures du Mans

D’une longueur de 13,629 km, le circuit est ouvert à la circulation en dehors des épreuves - DR : Musée des 24h
D’une longueur de 13,629 km, le circuit est ouvert à la circulation en dehors des épreuves - DR : Musée des 24h
250 000 spectateurs pendant 24 heures : depuis leur naissance, les 24 heures automobile collent à la peau, à l’image de la ville du Mans.

C’est l’événement phare qui chaque année attire, en juin, 250 000 personnes alors que la cité compte 150 000 âmes.

Patron de l’automobile club de l’ouest, Gustave Singher et Georges Durant ont lancé l’épreuve en 1923 à titre d’essai pour les constructeurs. Un coup d’essai qui fut, immédiatement, un coup de maître.

La première course était gagnée avec Chenard et Walcker qui courut sur 2 209 km, avec une moyenne de 92km/h !

Aujourd’hui les bombes roulantes évoluent à plus de 300 km/h sur la fameuse ligne des Hunaudières.

D’une longueur de 13,629 km, le circuit est ouvert à la circulation en dehors des épreuves alors que la piste Bugatti est réservée aux pilotes et à l’école auto/moto.

Des visites, libres ou guidées, permettent de pénétrer dans les coulisses (diverses tribunes, salles de presse, de réceptions, restaurants).

Passage obligé, le musée retrace l’histoire du circuit et de l’automobile avec 150 véhicules exposés ayant participé aux 24h : voitures à vapeur, à pétrole, à essence, électrique, de course, cycles, motos… Photographies, vidéos, objets, accessoires complètent la présentation sur 400 m2.

L’arche de la Nature

A dix minutes du cœur de la ville, le « Poumon vert » du Mans est un espace unique en son genre sur 450 hectares, interdit aux voitures bien avant les tendances « vertes » .

Il accueille gratuitement chaque année 500 000 personnes (dont 18 000 scolaires) pour des activités nature.

Au fil des chemins, les promeneurs découvrent la rivière et la pêche, le bocage et la forêt et peuvent aussi faire halte dans les « maisons » thématiques.

A la maison de la forêt, on trouve les animaux (vivants ou naturalisés), les essences qui peuplent les bois, mais encore les bruits et odeurs à travers des films et îlots sensoriels.

A la maison de l’eau, au bord de l’Huisne, une ancienne unité de production d’eau expose des engins du patrimoine industriel : machines à vapeur ou hydraulique, roue à aube, éolienne… L’espace présente aussi des modules interactifs sur le cycle de l’eau, la vie des rivières avec des aquariums de poisson d’eau douce.

Enfin, la maison de la prairie montre les races locales parmi les moins connues, comme la poule Le Mans, l’âne normand, la vache rouge des prés.

Sur 2 000 m2, le jardin aborde différentes techniques de jardinage comme la culture sur butte, le jardin suspendu, bio. Forcément bio, ce potager est une leçon pour les enfants.

Le donjon du Ballon

Le donjon du Ballon fut l’objet de toutes les convoitises - DR : J.-P.C.
Le donjon du Ballon fut l’objet de toutes les convoitises - DR : J.-P.C.
Posé sur un éperon rocheux, le donjon du ballon est considéré comme la porte du Maine.

Au fil des siècles, il fut l’objet de toutes les convoitises. Détruit au moyen âge, il a été reconstruit sous Philippe Auguste et a, notamment, accueilli Henry IV  lors de sa reconquête de l'Ouest. Le visiter donne une idée de la vie dans une forteresse.

Plus significatifs sont les jardins recréés, dans les années 60, dans l’esprit de ceux du Moyen-Âge et de la Renaissance.

Des allées de tilleuls et de pivoines conduisent à la cour des Lions, tandis qu’à l’intérieur des remparts, un jardin clos est composé de motifs géométriques de buis et de rosiers anciens sur tiges.

En ressortant, un tunnel de hêtres conduit à un verger d’arbres fruitiers du monde. Par temps clair, la vue panoramique porte à plus de 20 km.

L'Abbaye royale de l’Epau (à proximité de l’arche de la Nature)

Bérangère, reine oubliée et délaissée par son époux Richard Cœur de Lion, la plupart du temps en croisade, trouve asile au Mans après le naufrage de la royauté des Plantagenêts.

Sentant son heure venue, elle fait bâtir l’abbaye de l’Epau, en 1229, par dévotion et exprime le souhait d’y être enterrée. Elle ne verra jamais l’achèvement de cette construction sobre et dépouillée, petit bijou de l’art cistercien parfaitement conservé.

Mais son vœu sera exaucé et le gisant de la reine est exposé dans l’impressionnante salle capitulaire (salle du chapitre), là où siégeaient les moines pour traiter les affaires de la congrégation.

De là serait née l’expression avoir droit au chapitre. C’est du moins ce que rapporte la légende.

Repères

La tour du vivier sur l’enceinte de la ville - DR : tourisme et patrimoine
La tour du vivier sur l’enceinte de la ville - DR : tourisme et patrimoine
S’y rendre 

TGV Paris - Le Mans en 1h02

Renseignements
Pôle tourisme et Patrimoine du Pays du Mans
Syndicat Mixte du Pays du Mans
15-17 rue Gougeard
72100 Le Mans
Tél. : 02 43 51 23 23
www.paysdumans.fr

Guides
Bleu France
Petit Futé Le Mans

Se loger 

La demeure de Laclais
: chambres d’hôtes joliment décorées au cœur de la vieille ville, à deux pas de la cathédrale.Les propriétaires sont des plus accueillants.
www.lademeuredelaclais.fr

Se restaurer 

La Petite Auberge
: cuisine traditionnelle avec des produits de pays, notamment les viandes bovines. Bon rapport qualité/prix.
Saint Jean d’Assé
Tel : 02 43 25 25 15

La Rôtisserie  : comme son nom l’indique, toutes les sortes de viandes grillées ou rôties. C’est de qualité et le service est efficace.
Parc des Hunaudières  

A visiter
 
Distillerie du Sonneur
, 7, rue du Vert Galant
Dans les locaux d’un dancing du passé, deux jeunes ont installé un alambic et fabriquent des alcools avec des fruits de leur propre verger ou de production locale. Boutique, dégustation, séminaires.
distillerie-dusonneur.com

Musées 

Deux musées au moins méritent une halte : celui du Tessé et le Carré Plantagenêt.

Outre sa riche collection picturale d’œuvres françaises et italiennes du XV au XXe siècle, le musée du Tessé propose une plongée originale dans l’Egypte antique. En sous-sol, les sépultures de la reine Néfertari et de Sennefer (gouverneur de Thèbes) sont présentées sous forme de reconstitutions, grandeur nature. Des dessins en relief restituent l’atmosphère de l’époque.

Le Carré Plantagenêt présente la plaque funéraire de Geoffroy. Cette pièce a été réalisée par un rare procédé en émail champlevé - à savoir que des alvéoles ont été creusées pour être remplies de poudre d’émail.

On pense que c’est une des premières représentations d’armoiries en couleur. Il reste quelques semaines pour contempler l’œuvre qui, en février, va être exposée au Louvre d’Abu Dhabi, pour trois mois.

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Tags : Le Mans
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