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Agences, cherchent modèle économique... désespérément ! 🔑

l'édito de Céline Eymery


Dans un monde en perpétuelle évolution et à l'environnement instable, les opérateurs de voyages et séjours doivent réagir et se transformer. Les bouleversements en cours aujourd'hui s'attaquent à l'essence même de leur métier et à son modèle économique. L'industrie est-elle à la veille de rater son troisième choc technologique ?


Rédigé par le Lundi 8 Juillet 2024

Quel modèle économique pour les agences de voyages dans le contexte actuel ? Depositphoto.com Auteur rudall30
Quel modèle économique pour les agences de voyages dans le contexte actuel ? Depositphoto.com Auteur rudall30
Une hirondelle ne fait pas le printemps. Bien que la reprise a été au rendez-vous en 2023, les opérateurs de voyages de voyages et de séjours font face, depuis l'avènement d'Internet, à un bouleversement sans précédent de leurs métiers.

Airbnb, Google, Expedia, Booking et consorts ont déboulé dans le paysage "disruptant" les modèles et proposant une nouvelle manière de réserver et consommer ses voyages.

Le paysage des réseaux sociaux est, lui aussi, très mouvant avec la création régulière de nouveaux moyens d'intermédiation, dont le voyage est une cible privilégiée.


Cette profonde transformation ne s'arrêtera pas de sitôt. Avec l'avènement de l'Intelligence artificielle générative, les GAFA vont encore accélérer. L'industrie du tourisme va devoir affronter des bouleversements profonds dans un futur proche.

Pour paraphraser Olivia Kervella, Président de NG Travel : "Internet a été une révolution, l'IA sera un tsunami".


Modèle économique : des bouleversements en marche

Les frontières des années 90 entre transporteurs, distributeurs, tour-opérateurs et réceptifs ont sauté définitivement.

La redistribution des cartes est désormais actée. Tout le monde produit et distribue et vice-versa... avec la quête ultime du "Grand chelem" : capter le client en direct, avoir la data et s'affranchir des partenaires "coûteux"...
Une version actualisée du beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

La tendance a débuté avec les transporteurs qui ont supprimé les commissions des Distributeurs et veulent désormais éliminer, coûte que coûte, les GDS... en imposant la norme NDC déployée par IATA, avec le succès que l'on sait.

La SNCF leur emboîte le pas en rabotant chaque année et réduisant à peau de chagrin la rémunération de ses distributeurs partenaires.

Comment faire évoluer les lignes et les modèles économiques dans un secteur dont l'intermédiation est devenu l'ennemi public n°1, quitte à jeter aux orties la rationalité économique ?

Un vaste sujet abordé lors de deux tables rondes à l'occasion du Congrès des Entreprises du Voyage qui s'est tenu à Val d'Isère fin juin.

La question de la valeur ajoutée

Tellement vaste d'ailleurs, que les représentants des différents réseaux ou entreprises, qu'ils soient spécialistes du Business Travel ou du segment Loisirs, n'ont ont du mal (?) à répondre, malgré l'urgence.

Redoutent-ils de délivrer aux concurrents présents la martingale ou... manquent-t-ils juste de vision ?

Certes, les questions du service, de l'IA, de la techno ou encore de la RSE ont été abordées, mais quid de la sempiternelle et essentielle question de la valeur ajoutée ?

Si certains professionnels ont fait des choix assumés voire tranchés, tel José Martinez, Fondateur d'Amplitudes qui a changé de braquet sur la technologie. on ne peut dire la même chose de leur grande majorité.

Nous poursuivons notre bonhomme de chemin, la tête dans le sable, en rangs dispersés, attendant que l'IA vienne nous botter le derrière. En attendant, les nouveaux entrants (Travel Planners et autres Coach Voyages), pourtant très border line, vont chercher le client et se font rémunérer des services que les Distributeurs n'ont presque jamais réussi à facturer.

Les compagnies aériennes de leur côté déboulent dans le tour-operating avec des conditions d'annulation et de paiement à faire pâlir les traditionnelles CGV et même les compagnies ferroviaires se mettent à faire du package.

Combien de temps va-t-on laisser se tondre la laine sur le dos sans réagir ? De façon concertée ?

Les opérateurs de voyages ont su montrer leur résilience. A n'en pas douter, ils sauront accompagner la prochaine nouvelle lame de fond qui profile, mais n'attendons pas d'être dans la déferlante pour réagir !

Céline Eymery Publié par Céline Eymery Rédactrice en Chef - TourMaG.com
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