Hervé Kozar (Air France) et José Martinez (Amplitudes) lors de la conversation organisée sur le thÚme de NDC à l'IFTM - Photo CE
"On doit devenir des sociétés de technologie"
Pour José Martinez, Président directeur général d'Amplitudes cette conviction a tout de suite été une évidence. Le patron de cette PME, à la fois distributeur, tour-opérateur et TMC, a compris rapidement l'impact de ce que serait la nouvelle norme NDC : New Distribution Capability.
Evoquée au CongrÚs des Entreprises du Voyage en 2013 à Tenerife (à l'époque le SNAV), NDC est devenue trÚs vite une réalité. En 2015, Lufthansa ouvre le bal avec une surcharge GDS.
Puis en 2018, Air France emboßte le pas sur ce sujet épineux qui change considérablement le modÚle économique des distributeurs, jusqu'ici rétribués par les GDS.
"A l'époque, nous questionnons les GDS, et personne n'a l'air de vouloir bouger sur ce sujet. Certains ne voyaient pas comment les compagnies aériennes pourraient mener à bien un tel projet technologique. Mais ma conviction c'était que NDC allait s'imposer quoi qu'il arrive." se remémore José Martinez.
A lire aussi : NDC Air France : retrait des tarifs TO et VRF d'Edifact au 1er janvier 2025 đ
Pour José Martinez, Président directeur général d'Amplitudes cette conviction a tout de suite été une évidence. Le patron de cette PME, à la fois distributeur, tour-opérateur et TMC, a compris rapidement l'impact de ce que serait la nouvelle norme NDC : New Distribution Capability.
Evoquée au CongrÚs des Entreprises du Voyage en 2013 à Tenerife (à l'époque le SNAV), NDC est devenue trÚs vite une réalité. En 2015, Lufthansa ouvre le bal avec une surcharge GDS.
Puis en 2018, Air France emboßte le pas sur ce sujet épineux qui change considérablement le modÚle économique des distributeurs, jusqu'ici rétribués par les GDS.
"A l'époque, nous questionnons les GDS, et personne n'a l'air de vouloir bouger sur ce sujet. Certains ne voyaient pas comment les compagnies aériennes pourraient mener à bien un tel projet technologique. Mais ma conviction c'était que NDC allait s'imposer quoi qu'il arrive." se remémore José Martinez.
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De NDC au SBT "maison" eYoma
"Nous nous sommes retrouvĂ©s dans une problĂ©matique de fragmentation de l'offre. Pour nos collaborateurs, il faut jongler entre les diffĂ©rents outils. Pour les clients, l'expĂ©rience n'est pas optimale, avec plusieurs rĂ©servations qui ne sont pas rĂ©unies dans un mĂȘme PNR."
Pour mener à bien, cette stratégie, José Martinez recrute une quinzaine d'ingénieurs, et développeurs qui vont plancher à partir des besoins des clients.
"Nous avons listĂ© ce que nous demandait les clients et qui n'existait pas sur le marchĂ©". AprĂšs 3 ans de travail, eYoma voit le jour avec des fonctionnalitĂ©s inĂ©dites : multipax sur l'aĂ©rien, possibilitĂ© d'avoir plusieurs voyageurs sur un mĂȘme PNR, possibilitĂ© de co-booker pour son collĂšgue lorsqu'on voyage Ă deux, possibilitĂ© Ă©galement de savoir si un autre collaborateur de l'entreprise a dĂ©jĂ effectuĂ© une rĂ©servation, si celui-ci veut le faire savoir...
"Notre SBT (Self Booking Tool) intĂšgre le off line, le online et le PNR avec toutes les prestations y compris le visa, les taxis... nous avons tout, mĂȘme le smart PNR" prĂ©cise le dirigeant.
"Je crois énormément à la différenciation par le produit"
Le nerf de la guerre reste la valeur ajoutĂ©e : "Je crois Ă©normĂ©ment Ă la diffĂ©renciation par le produit" ajoute JosĂ© Martinez. "Une TMC moderne doit possĂ©der sa propre technologie. On doit Ă©voluer en devenant des entreprises technologiques sans ĂȘtre complĂštement hors sol. Il faut connaĂźtre parfaitement les besoins des clients".
Avec NDC, l'entreprise fait aussi le choix de se brancher en direct à Air France - KLM (Direct Connect). "Au départ, nous avons travaillé avec TravelFusion. Mais Air France - KLM représente 55% de nos ventes aériennes, pourquoi ne pas maßtriser la connexion avec notre principal fournisseur ?" s'interroge alors le patron d'Amplitudes.
A lire aussi : José Martinez, Amplitudes : "On doit devenir des sociétés de technologie"
En effet, réserver des billets Air France, via des solutions technologiques externes n'est pas gratuit : "NDC X applique une surcharge de 1,69⏠par segment" illustre le PDG.
Mais établir la connexion directe via des API et gérer la maintenance, a aussi un coût : "La maintenance de notre outil est légÚrement supérieure en terme de coûts à ce que nous payons en passant par un SBT partenaire. Les SBT appliquent un surcoût par PNR NDC. Mon choix a été de garder cette valeur dans l'entreprise. L'avantage est considérable en terme de réactivité et de flexibilité. Et puis nous sommes au dernier standard d'Air France - KLM. "
AprÚs l'aérien, Amplitudes a aussi fait le choix de se connecter en direct à la SNCF, un autre fournisseur incontournable de l'entreprise. "Nous proposons Ouigo depuis le printemps, et nous avons aussi Ouigo +, alors que les GDS ne le propose pas encore".
Le déploiement des connexions directes à grande échelle n'est en revanche pas d'actualité : "chacun applique NDC à sa façon. Les coûts de maintenance sont importants il faut donc avoir une certain volume. Pour les autres compagnies aériennes, nous passons par les GDS, NDC X ou d'autres solutions".
Avec NDC, l'entreprise fait aussi le choix de se brancher en direct à Air France - KLM (Direct Connect). "Au départ, nous avons travaillé avec TravelFusion. Mais Air France - KLM représente 55% de nos ventes aériennes, pourquoi ne pas maßtriser la connexion avec notre principal fournisseur ?" s'interroge alors le patron d'Amplitudes.
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En effet, réserver des billets Air France, via des solutions technologiques externes n'est pas gratuit : "NDC X applique une surcharge de 1,69⏠par segment" illustre le PDG.
Mais établir la connexion directe via des API et gérer la maintenance, a aussi un coût : "La maintenance de notre outil est légÚrement supérieure en terme de coûts à ce que nous payons en passant par un SBT partenaire. Les SBT appliquent un surcoût par PNR NDC. Mon choix a été de garder cette valeur dans l'entreprise. L'avantage est considérable en terme de réactivité et de flexibilité. Et puis nous sommes au dernier standard d'Air France - KLM. "
AprÚs l'aérien, Amplitudes a aussi fait le choix de se connecter en direct à la SNCF, un autre fournisseur incontournable de l'entreprise. "Nous proposons Ouigo depuis le printemps, et nous avons aussi Ouigo +, alors que les GDS ne le propose pas encore".
Le déploiement des connexions directes à grande échelle n'est en revanche pas d'actualité : "chacun applique NDC à sa façon. Les coûts de maintenance sont importants il faut donc avoir une certain volume. Pour les autres compagnies aériennes, nous passons par les GDS, NDC X ou d'autres solutions".
Prochaine étape un bot IA pour répondre aux clients
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Pour José Martinez, pas de doute, le client regarde la technologie : "pour réserver un Paris - Marseille en train ou en avion, ils ne vont plus passer par le off line. Les TMC qui survivront sont celles qui prendront le virage technologique, et qui sauront garder des équipes professionnelles et empathiques pour faire du service haut de gamme quand il le faut."
Mais déjà d'autres projets sont dans les cartons. L'arrivée de l'intelligence artificielle générative devrait rapidement faire émerger de nouveaux outils pour la TMC.
"Nous travaillons sur les Bots IA. A partir du premier semestre 2025, les clients pourront dialoguer avec notre nouvel outil. Il pourra par exemple répondre à des demandes telles que Réserve moi l'hÎtel que mon collÚgue à réserver la derniÚre fois... Il sait déjà le faire... "
Ce qui fait dire à José Martinez : "Concentrons nous à mieux acheter, faisons du service VIP quand il y a la demande, et laissons faire les machines, quand elles savent faire..."
Mais déjà d'autres projets sont dans les cartons. L'arrivée de l'intelligence artificielle générative devrait rapidement faire émerger de nouveaux outils pour la TMC.
"Nous travaillons sur les Bots IA. A partir du premier semestre 2025, les clients pourront dialoguer avec notre nouvel outil. Il pourra par exemple répondre à des demandes telles que Réserve moi l'hÎtel que mon collÚgue à réserver la derniÚre fois... Il sait déjà le faire... "
Ce qui fait dire à José Martinez : "Concentrons nous à mieux acheter, faisons du service VIP quand il y a la demande, et laissons faire les machines, quand elles savent faire..."






Publié par CĂ©line Eymery 















