À Séoul, les palais royaux côtoient les quartiers ultra modernes, les gratte-ciel et les technologies de pointe. @Kim Dae-hyeong
Longtemps considérée comme une destination de niche, la Corée du Sud s’impose désormais comme l’une des destinations asiatiques les plus dynamiques auprès de la clientèle française.
En 2025, près de 180 000 Français ont visité le pays, soit une progression de 10% en un an et une hausse de 64% par rapport à 2019, année de référence avant la pandémie.
« La France est aujourd’hui un marché stratégique et à fort potentiel de croissance pour la destination Corée », souligne Jung Sunhwa, directrice générale de l’Office National du Tourisme Coréen. La clientèle française représente désormais le 16ᵉ marché émetteur pour la Corée du Sud.
Cette croissance se reflète directement chez les réceptifs spécialisés. Cap Corée, qui a fait voyager plus de 800 clients français en 2025, vise le seuil des 1 000 voyageurs cette année, avec une progression annuelle estimée autour de 30%.
Chez Danim Group, réceptif basé à Séoul, plus de 4 500 voyageurs ont été accueillis en 2025, tandis que l’entreprise prévoit encore une croissance de 10 à 15% en 2026 et environ 25% en 2027 par rapport à 2025.
Pour Phoenix Voyages, qui propose la Corée depuis près de 25 ans, l’évolution est également spectaculaire. « Avant la pandémie, la destination restait principalement choisie par des voyageurs ayant déjà découvert d’autres pays asiatiques et souhaitant approfondir leur connaissance du continent.
Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. La Corée devient parfois la première destination asiatique pour des voyageurs qui n’ont encore jamais voyagé en Asie », observe Audrey Quoico, directrice des ventes du réceptif.
En 2025, près de 180 000 Français ont visité le pays, soit une progression de 10% en un an et une hausse de 64% par rapport à 2019, année de référence avant la pandémie.
« La France est aujourd’hui un marché stratégique et à fort potentiel de croissance pour la destination Corée », souligne Jung Sunhwa, directrice générale de l’Office National du Tourisme Coréen. La clientèle française représente désormais le 16ᵉ marché émetteur pour la Corée du Sud.
Cette croissance se reflète directement chez les réceptifs spécialisés. Cap Corée, qui a fait voyager plus de 800 clients français en 2025, vise le seuil des 1 000 voyageurs cette année, avec une progression annuelle estimée autour de 30%.
Chez Danim Group, réceptif basé à Séoul, plus de 4 500 voyageurs ont été accueillis en 2025, tandis que l’entreprise prévoit encore une croissance de 10 à 15% en 2026 et environ 25% en 2027 par rapport à 2025.
Pour Phoenix Voyages, qui propose la Corée depuis près de 25 ans, l’évolution est également spectaculaire. « Avant la pandémie, la destination restait principalement choisie par des voyageurs ayant déjà découvert d’autres pays asiatiques et souhaitant approfondir leur connaissance du continent.
Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. La Corée devient parfois la première destination asiatique pour des voyageurs qui n’ont encore jamais voyagé en Asie », observe Audrey Quoico, directrice des ventes du réceptif.
La Hallyu, moteur de découverte du pays
Le succès actuel de la destination repose d’abord sur la diffusion mondiale de la culture coréenne.
La Hallyu ou « vague coréenne », est devenue un puissant moteur d’attractivité touristique.
Dramas, K-pop, cinéma, gastronomie, jeux vidéo ou encore cosmétiques ont contribué à installer une image forte de la Corée auprès du public français.
« Le Covid a clairement accéléré l’intérêt pour la destination, notamment avec l’explosion des séries coréennes sur Netflix , de la K-pop et de toute la culture coréenne », explique Audrey Quoico de Phoenix Voyages.
Pour Tour de Corée, cette influence culturelle joue un rôle majeur dans le déclenchement du voyage.
L’agence constate notamment une forte demande auprès des femmes retraitées passionnées de dramas coréens. « Beaucoup ont découvert la Corée grâce à Netflix et enchaînent les séries. Elles ont ensuite envie de découvrir le pays réel », explique Mélusine Blanchet, l’une des cofondatrice de l’agence.
Les professionnels soulignent toutefois que l’engouement dépasse largement le seul public jeune.
Les statistiques montrent une clientèle française relativement équilibrée en termes de profils et de genres. Les visiteurs âgés de 10 à 39 ans représentent néanmoins 61% des voyageurs français en Corée, selon l’Office National du Tourisme Coréen.
La Hallyu ou « vague coréenne », est devenue un puissant moteur d’attractivité touristique.
Dramas, K-pop, cinéma, gastronomie, jeux vidéo ou encore cosmétiques ont contribué à installer une image forte de la Corée auprès du public français.
« Le Covid a clairement accéléré l’intérêt pour la destination, notamment avec l’explosion des séries coréennes sur Netflix , de la K-pop et de toute la culture coréenne », explique Audrey Quoico de Phoenix Voyages.
Pour Tour de Corée, cette influence culturelle joue un rôle majeur dans le déclenchement du voyage.
L’agence constate notamment une forte demande auprès des femmes retraitées passionnées de dramas coréens. « Beaucoup ont découvert la Corée grâce à Netflix et enchaînent les séries. Elles ont ensuite envie de découvrir le pays réel », explique Mélusine Blanchet, l’une des cofondatrice de l’agence.
Les professionnels soulignent toutefois que l’engouement dépasse largement le seul public jeune.
Les statistiques montrent une clientèle française relativement équilibrée en termes de profils et de genres. Les visiteurs âgés de 10 à 39 ans représentent néanmoins 61% des voyageurs français en Corée, selon l’Office National du Tourisme Coréen.
Une destination entre tradition et modernité
Au-delà de l’effet culturel, les professionnels mettent en avant un positionnement particulièrement adapté aux attentes actuelles des voyageurs français : la rencontre entre patrimoine, innovation et expériences locales.
« La Corée offre un équilibre unique entre tradition et modernité », explique Jung Sunhwa. À Séoul, les palais royaux de la dynastie Joseon côtoient les quartiers ultra modernes, les gratte-ciel et les technologies de pointe.
La destination séduit également par sa richesse naturelle. Près de 70% du territoire coréen est couvert de montagnes, permettant de combiner facilement séjour urbain et activités de plein air.
« On peut rejoindre des sentiers de randonnée en moins d’une heure en métro depuis le centre de Séoul », souligne l’Office du tourisme coréen.
Cap Corée insiste également sur la diversité des paysages : mégalopoles modernes, campagnes préservées, montagnes, îles volcaniques ou encore plages autour de Busan.
« La Corée offre un équilibre unique entre tradition et modernité », explique Jung Sunhwa. À Séoul, les palais royaux de la dynastie Joseon côtoient les quartiers ultra modernes, les gratte-ciel et les technologies de pointe.
La destination séduit également par sa richesse naturelle. Près de 70% du territoire coréen est couvert de montagnes, permettant de combiner facilement séjour urbain et activités de plein air.
« On peut rejoindre des sentiers de randonnée en moins d’une heure en métro depuis le centre de Séoul », souligne l’Office du tourisme coréen.
Cap Corée insiste également sur la diversité des paysages : mégalopoles modernes, campagnes préservées, montagnes, îles volcaniques ou encore plages autour de Busan.
Sécurité, transports et qualité d’accueil
La sécurité constitue un autre argument fort auprès de la clientèle française.
« La Corée du Sud s’impose comme l’une des destinations les plus sûres au monde. Les voyageurs, y compris ceux qui voyagent seuls, peuvent s’y déplacer sereinement à toute heure », indique Charles Novac, CEO de Cap Corée.
Les infrastructures facilitent également l’expérience touristique : réseau ferroviaire rapide avec le KTX, transports urbains performants, applications locales, cartes de transport utilisables dans tout le pays.
« Avec quelques bases d’anglais et un peu de préparation, il est très facile de voyager seul en Corée », estime Sky Seo, directrice générale de Danim Group.
« La Corée du Sud s’impose comme l’une des destinations les plus sûres au monde. Les voyageurs, y compris ceux qui voyagent seuls, peuvent s’y déplacer sereinement à toute heure », indique Charles Novac, CEO de Cap Corée.
Les infrastructures facilitent également l’expérience touristique : réseau ferroviaire rapide avec le KTX, transports urbains performants, applications locales, cartes de transport utilisables dans tout le pays.
« Avec quelques bases d’anglais et un peu de préparation, il est très facile de voyager seul en Corée », estime Sky Seo, directrice générale de Danim Group.
Gastronomie et K-beauty, nouveaux leviers de croissance
La gastronomie coréenne et la K-beauty constituent des facteurs d’attractivité majeurs. @Studio 4cats
La gastronomie coréenne constitue un autre facteur d’attractivité majeur. Street food, marchés traditionnels, restaurants contemporains : l’offre répond aux attentes des voyageurs français amateurs d’expériences culinaires.
Autre tendance forte : la K-beauty. Les soins cosmétiques coréens, les analyses de peau, la colorimétrie ou encore les Head Spas connaissent une forte demande. « Les soins du cuir chevelu sont devenus une véritable tendance. Les voyageurs veulent intégrer ces expériences bien-être dans leur séjour », observe Mélusine Blanchet de Tour de Corée.
Le tourisme esthétique commence également à émerger, même si la chirurgie esthétique reste encore marginale pour la clientèle française.
Autre tendance forte : la K-beauty. Les soins cosmétiques coréens, les analyses de peau, la colorimétrie ou encore les Head Spas connaissent une forte demande. « Les soins du cuir chevelu sont devenus une véritable tendance. Les voyageurs veulent intégrer ces expériences bien-être dans leur séjour », observe Mélusine Blanchet de Tour de Corée.
Le tourisme esthétique commence également à émerger, même si la chirurgie esthétique reste encore marginale pour la clientèle française.
Des réservations plus tardives dans un contexte incertain
Malgré cet engouement, plusieurs obstacles restent à prendre en compte.
La Corée du Sud n’est pas une destination asiatique à petit budget. « Ce n’est pas la Thaïlande ou le Cambodge en termes de prix. Il faut plutôt considérer la Corée comme une destination proche du Japon », explique-t-on chez Danim Group.
Pour un séjour d’une dizaine de jours, il faut compter environ 2 000 euros par personne en FIT avec hébergement standard et transports en commun, et plutôt 2 500 euros minimum pour un circuit accompagné en groupe.
L’hébergement à Séoul représente notamment un poste important. Un hôtel trois étoiles peut atteindre environ 150 euros la nuit dans la capitale.
Le prix des billets d’avion reste également un facteur de décision. Chez Phoenix Voyages, on constate que certains voyageurs reportent leur projet en raison du budget global nécessaire pour un voyage long-courrier.
Les professionnels observent également un changement dans les comportements d’achat.
« Les voyageurs réservent beaucoup plus tard qu’avant Covid », constate la directrice générale de Danim Group. Alors que certains groupes étaient confirmés un an ou un an et demi avant le départ, ils le sont désormais parfois seulement trois ou quatre mois avant.
Cette évolution s’explique par un contexte général d’incertitude : augmentation des prix de l’aérien, tensions géopolitiques.
Même si la notoriété progresse, la Corée reste moins connue que le Japon auprès du grand public français.
« Le Japon bénéficie d’une histoire culturelle très ancienne en France, notamment grâce aux mangas et aux dessins animés. Aujourd’hui, la Corée bénéficie d’un phénomène similaire avec une nouvelle génération », analyse Audrey Quoico de Phoenix Voyages.
Les professionnels doivent donc encore accompagner les voyageurs dans la découverte d’un pays qui possède une identité propre.
La Corée du Sud n’est pas une destination asiatique à petit budget. « Ce n’est pas la Thaïlande ou le Cambodge en termes de prix. Il faut plutôt considérer la Corée comme une destination proche du Japon », explique-t-on chez Danim Group.
Pour un séjour d’une dizaine de jours, il faut compter environ 2 000 euros par personne en FIT avec hébergement standard et transports en commun, et plutôt 2 500 euros minimum pour un circuit accompagné en groupe.
L’hébergement à Séoul représente notamment un poste important. Un hôtel trois étoiles peut atteindre environ 150 euros la nuit dans la capitale.
Le prix des billets d’avion reste également un facteur de décision. Chez Phoenix Voyages, on constate que certains voyageurs reportent leur projet en raison du budget global nécessaire pour un voyage long-courrier.
Les professionnels observent également un changement dans les comportements d’achat.
« Les voyageurs réservent beaucoup plus tard qu’avant Covid », constate la directrice générale de Danim Group. Alors que certains groupes étaient confirmés un an ou un an et demi avant le départ, ils le sont désormais parfois seulement trois ou quatre mois avant.
Cette évolution s’explique par un contexte général d’incertitude : augmentation des prix de l’aérien, tensions géopolitiques.
Même si la notoriété progresse, la Corée reste moins connue que le Japon auprès du grand public français.
« Le Japon bénéficie d’une histoire culturelle très ancienne en France, notamment grâce aux mangas et aux dessins animés. Aujourd’hui, la Corée bénéficie d’un phénomène similaire avec une nouvelle génération », analyse Audrey Quoico de Phoenix Voyages.
Les professionnels doivent donc encore accompagner les voyageurs dans la découverte d’un pays qui possède une identité propre.
MICE, combinés Japon-Corée et voyages sur mesure : les relais de croissance
La ville de Busan, située au sud-est de la Corée du Sud, a attiré près de 3 millions de voyageurs en 2024. @Kim Sangseok
Les acteurs du tourisme restent largement optimistes sur l’avenir de la destination.
L’Office National du Tourisme Coréen poursuit trois axes prioritaires : fidéliser les jeunes générations, développer le tourisme à forte valeur ajoutée notamment sur le segment MICE, et mieux promouvoir les régions au-delà de Séoul et Busan.
« Nous voulons encourager les visiteurs à découvrir une Corée plus authentique et à prolonger leur séjour au-delà des grandes métropoles », explique Jung Sunhwa.
Cette diversification répond aussi aux nouvelles attentes des voyageurs français, davantage à la recherche d’expériences immersives : séjour en hanok traditionnel, cours de cuisine, découverte des marchés, rencontres avec les habitants ou visites culturelles approfondies.
Les réceptifs suivent cette évolution en développant de nouveaux produits. Tour de Corée vient de lancer des itinéraires en autonomie autour des lieux de tournage.
Danim Group continue de développer ses expériences bien-être, gastronomiques et culturelles, tandis que Phoenix Voyages enrichit ses circuits avec davantage de liberté et développe les combinés Corée-Japon.
Pour Cap Corée, l’enjeu sera surtout de continuer à proposer une expérience différenciante : « Les voyageurs recherchent désormais moins des visites classiques que des moments uniques et mémorables », souligne Charles Novac.
Avec une croissance continue depuis la réouverture post-Covid, une image internationale renforcée, la Corée du Sud semble désormais installée parmi les destinations asiatiques incontournables. Son défi sera de poursuivre cette croissance tout en préservant ce qui fait aujourd’hui son attractivité : une culture singulière, une forte identité et une expérience de voyage authentique.
L’Office National du Tourisme Coréen poursuit trois axes prioritaires : fidéliser les jeunes générations, développer le tourisme à forte valeur ajoutée notamment sur le segment MICE, et mieux promouvoir les régions au-delà de Séoul et Busan.
« Nous voulons encourager les visiteurs à découvrir une Corée plus authentique et à prolonger leur séjour au-delà des grandes métropoles », explique Jung Sunhwa.
Cette diversification répond aussi aux nouvelles attentes des voyageurs français, davantage à la recherche d’expériences immersives : séjour en hanok traditionnel, cours de cuisine, découverte des marchés, rencontres avec les habitants ou visites culturelles approfondies.
Les réceptifs suivent cette évolution en développant de nouveaux produits. Tour de Corée vient de lancer des itinéraires en autonomie autour des lieux de tournage.
Danim Group continue de développer ses expériences bien-être, gastronomiques et culturelles, tandis que Phoenix Voyages enrichit ses circuits avec davantage de liberté et développe les combinés Corée-Japon.
Pour Cap Corée, l’enjeu sera surtout de continuer à proposer une expérience différenciante : « Les voyageurs recherchent désormais moins des visites classiques que des moments uniques et mémorables », souligne Charles Novac.
Avec une croissance continue depuis la réouverture post-Covid, une image internationale renforcée, la Corée du Sud semble désormais installée parmi les destinations asiatiques incontournables. Son défi sera de poursuivre cette croissance tout en préservant ce qui fait aujourd’hui son attractivité : une culture singulière, une forte identité et une expérience de voyage authentique.







Publié par Caroline Lelievre 

















