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Danemark, Finlande, Islande, Norvège : quelles nouveautés pour 2026 ?

La fréquentation française a bondi de 4 à 13% en 2025 en Scandinavie, selon les pays


La Scandinavie séduit - chaque année - davantage de Français. Alors qu’ils pourraient, une fois encore, faire figure de destinations refuges en 2026, les pays de la région travaillent à mieux répartir leurs flux et à améliorer les expériences, notamment autour du tourisme de plein air, du bien-être et de la gastronomie.


Rédigé par le Jeudi 19 Mars 2026 à 07:20

Les quatre Offices de tourisme de Scandinavie ont rencontré une centaine d'agences et de TO à Paris - Photo : TB
Les quatre Offices de tourisme de Scandinavie ont rencontré une centaine d'agences et de TO à Paris - Photo : TB
Grands espaces, nature sauvage, qualité de vie, visites culturelles et expériences gastronomiques… Depuis déjà plusieurs années, les Français plébiscitent les pays scandinaves.

Les chiffres de l’année 2025, présentés en marge du Nordic Workshop organisé par les offices du tourisme du Danemark, de la Finlande, de l’Islande et de la Norvège, confirment la tendance.

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Seule destination de la région à présenter ses données en nombre de visiteurs, l’Islande a attiré 99 652 Français l’année dernière, en progression de 4,2% sur un an.

Si le record de 101 120 visiteurs (réalisé en 2023) n’a pas été dépassé, l’île affiche des résultats élevés et relativement stables depuis le Covid. Surtout, elle a vu sa fréquentation progresser de 134% entre 2012 et 2019.

Le Danemark progresse en basse saison

Même performance pour le Danemark, qui confirme son attractivité auprès des voyageurs français. En 2025, le pays affiche 518 000 nuitées françaises, en progression de 4%.

Dans le détail, les chiffres témoignent d’une dynamique en basse saison : +12% en février, +3% en mars, +4% en septembre et +9% en octobre, en phase avec les objectifs de l’office de tourisme du Danemark qui souhaite encourager les visites en dehors de la haute saison estivale.

En Finlande, c’est justement durement l’été qu’on souhaite attirer les visiteurs français, alors qu'ils plébiscitent l’hiver pour découvrir le pays, en particulier la Laponie finlandaise au nord.

Sur les 423 000 nuitées enregistrées en 2025 (en progression d’environ 6%), plus de 70% sont réalisés entre décembre et avril, grâce notamment aux vols directs depuis la France vers Rovaniemi, Kittilä ou Ivalo et les séjours hivernaux organisés par les tour-opérateurs.

Destinations refuges pour 2026 ?

Enfin, la Norvège confirme son statut de poids lourd régional, avec près de 622 000 nuitées françaises en 2025, en forte progression de 13%, grâce notamment au développement des séjours hivernaux depuis quelques années, en particulier pour observer les aurores boréales.

Les quatre pays ne communiquent pas de tendances pour 2026 mais tous espèrent continuer sur cette lancée, alors que la région pourrait plus que jamais faire figure de destination refuge en ces temps troublés.

Pas question pour autant de progresser à n’importe quel prix. L’acceptation des touristes par les populations et la protection de l’environnement passent par un meilleur étalement des flux dans l’année, mais également une meilleure répartition des visiteurs sur les territoires.

Islande : une éclipse de soleil le 12 août

C’est vrai en Islande, où l’afflux de visiteurs depuis dix ans (notamment dans le sud) a engendré des difficultés ; avec, à la clé, la mise en place de fortes taxes touristiques pour financer la préservation des sites naturels, rendant la destination de plus en plus coûteuse.

Le pays souhaite notamment inciter les touristes à découvrir davantage les fjords du nord-ouest, y compris en croisière sur des bateaux de petite taille (par exemple Ponant). Cet été, une éclipse totale de soleil (le 12 août), visible dans tout l’ouest de l’île, va renforcer l’attrait pour la région.

Tout au nord, la ville d’Akureyri, à découvrir en été mais aussi en hiver pour observer les aurores boréales, fait également l’objet de toutes les attentions.

Facilement accessible en voiture depuis Reykjavik (4 à 5 heures de route), la ville est désormais desservie par des vols directs depuis le Royaume-Uni et la Suisse. En espérant, un jour, des vols depuis la France ?

En attendant, Akureyri développe son offre, avec l’ouverture du Skald Hôtel (Curio Collection by Hilton) en mai. Autre nouveauté, au cœur du fameux Cercle d’Or cette fois-ci (sud), avec le 360 Boutique Hôtel isolé dans des paysages préservés.

La folie des bains extérieurs

En revanche, il faudra attendre 2028 pour dormir au Thjorsardalur Hôtel (lui aussi dans le sud de l’île), un éco-resort creusé dans la montagne qui combinera également un camping et des chalets, pour une immersion totale dans la nature.

Le site disposera aussi de bains géothermiques en plein air. La tendance n’est pas nouvelle, avec notamment le célèbre Blue Lagoon. Mais depuis quelques années, les spas extérieurs se multiplient, partout dans l’île, proposant de nouvelles expériences autour du bien-être.

Cette activité traditionnelle a d’ailleurs été inscrite au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco en décembre dernier.

Parmi les bonnes adresses, citons le Sky Lagoon à Reykjavik, Vök Baths (dans l’est) ou encore GeoSea dans le nord.

Copenhague, capitale gastronomique

Au Danemark, les Français se concentrent à 75% à Copenhague, haut-lieu gastronomique avec 31 restaurants étoilés au Michelin, et destination culturelle de premier plan.

Cet automne, la capitale complète encore son offre avec un nouveau centre dédié à la culture de l’eau à travers un bâtiment en briques semblant flotter au-dessus d’une construction légère en verre, aménagé sur Papioren (l’île au papier) transformée en nouveau quartier trendy.

Lire aussi : Hiver au Danemark : Copenhague, une destination urbaine à fort potentiel hors saison

L’enjeu est toutefois d’inciter les voyageurs à aller plus loin en jouant la carte de la culture et des voyages actifs (cyclotourisme, randonnée, kayak…).

A trois heures de train de Copenhague, Aarhus (la seconde ville du pays) verra son musée d’art contemporain AroS ajouter une nouvelle expérience artistique baptisée As Seen Below - The Dome , œuvre monumentale de l’artiste James Turrell.

Billund, au pays des Lego

Cette installation immersive, qui sera inaugurée en juin, prend la forme d’un dôme de 16 mètres de haut et 40 mètres de diamètre, accessible par un couloir souterrain pour une expérience sensorielle inédite.

Autre option au sud avec l’île de Møn, qui séduit par ses impressionnantes falaises blanches de Møns Klint, offrant des paysages parmi les plus spectaculaires du pays.

Enfin, la région de Billund, accessible toute l’année avec des vols directs depuis Paris, met en avant son parc d’attractions Legoland pour attirer les fans des petites briques, et son patrimoine culturel autour de Vejle et Kolding, où plusieurs sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Finlande : attirer les touristes… en été !

En Finlande, l’enjeu est d’inciter les voyageurs à filer en Laponie durant l’été, alors que l’absence de vols directs oblige à transiter par Helsinki.

Le pays parie également sur le tourisme nature dans la région des lacs, au nord-est de la capitale, facilement accessible en 1h30 à 2h, par la route ou le rail. Plusieurs TO y proposent des programmes, comme Directours, Nordic ou Voyageurs du Monde.

Cet été, le nouveau resort Kotona Manor ouvre ses portes, pour un séjour nature agrémenté d’activités de plein air.

Helsinki monte en gamme

Longtemps éclipsée par les autres capitales scandinaves, notamment Copenhague et Stockholm, Helsinki aimerait également s’imposer comme une destination de week-end.

Pour trouver sa place, elle met en avant son quartier design, son offre gastronomique et sa vie culturelle avec plusieurs musées et la biennale d’art contemporain (prochaine édition à l'été 2027) organisée sur l’île Vallisaari, à quelques minutes de bateau.

La capitale monte également en gamme avec l’ouverture de plusieurs hôtels : le Waldorf Astoria (groupe Hilton) qui, fin 2025, a pris possession de l’ex-hôtel Maria, et NH Collection qui s’est installé dans un bâtiment historique.

La Norvège ferme son bureau touristique en France

Dernière destination présente au workshop, la Norvège entend elle aussi améliorer son offre sur le segment luxe pour attirer une clientèle plus contributive, notamment dans la capitale Oslo et à Bergen, d’où le pays ambitionne également de développer la découverte des fjords en hiver.

Par-delà le cercle polaire, et alors que la demande croissante pour la ville de Tromso s’est traduite par une forte hausse des prix, la petite ville d’Alta pourrait constituer dans les prochaines années une alternative plus abordable pour explorer le nord du pays.

La Norvège aimerait également pousser la ville de Kristiansand (tout au sud du pays), fameuse pour ses maisons blanches en bois et son offre culturelle, mais largement méconnue des Français.

Mais pour l’heure, la Norvège va devoir gérer un autre sujet : elle vient de fermer son bureau touristique en France par souci d’économies et réfléchit à des solutions alternatives, par exemple via une agence de marketing et communication.

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