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Environnement : quel est l'impact réel du digital sur la planète ?

L’empreinte environnementale du numérique équivaut de 2 à 3 fois la taille de la France



Alors que la nécessité de la transformation digitale de son activité est bien intégrée par l'ensemble des acteurs du tourisme, il se pourrait que celle-ci soit freinée dans son élan et cette fois-ci, le manque de clairvoyance des Français n'est pas en cause. En effet, le digital pollue et beaucoup, à tel point que son expansion pourrait bien être fortement remise en cause dans les prochaines décennies.


Rédigé par La Rédaction le Vendredi 8 Novembre 2019

Dans cinq ans, le nombre d'utilisateurs d'objets numériques sera de 5,5 milliards dans le monde, contre 4,7 actuellement - Crédit photo : Deposiphotos @Rawpixel
Dans cinq ans, le nombre d'utilisateurs d'objets numériques sera de 5,5 milliards dans le monde, contre 4,7 actuellement - Crédit photo : Deposiphotos @Rawpixel
Le titre est provocant, mais la réalité est alarmante.

Notre planète est en surchauffe et le numérique participe autant à cette dégradation de l'Etat de notre maison que bien d'autres activités. Alors que le secteur du tourisme digitalise l'ensemble de son activité, il se pourrait bien que l'avenir de notre secteur soit bien dans son commerce physique et les bonnes vieilles brochures ou presque.

Pour preuve de la nécessité de regarder un peu plus loin que les résultats économiques du prochain semestre, du côté du réseau des offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine, les responsables anticipent la prochaine révolution.

"Je pense sincèrement que la transition environnementale sera dans les années à venir l'équivalent de ce qu'a été la transformation numérique" témoigne Jean-Baptiste Soubaigné, le chargé de projets pour la MONA.

La dernière étude de GreenIT, site spécialisé sur les enjeux du numérique durable et responsable, dévoile que "l'empreinte environnementale du digital équivaut à un continent de 2 à 3 fois la taille de la France."

Télécharger l'étude : Quelle est l’empreinte environnementale du numérique mondial ?

Alors le digital est-il si génial ? Pas vraiment et si nous ne maîtrisons pas son impact, il se pourrait bien que nous rétropédalions.

Les sources de pollution du numérique ?

Avant d'en arriver là, pour bien comprendre les leviers permettant de réduire l'empreinte, il convient de saisir les principales sources de pollution du numérique.

En tête de liste figure la fabrication des équipements utilisateurs (30 à 76 % des impacts), devant la consommation électrique des équipements utilisateurs (1 à 29 % des impacts), puis la fabrication des équipements réseau (2 à 16 % des impacts) et enfin la consommation électrique des centres informatiques (1 à 16 % des impacts).

Entre l'obsolescence programmée des téléphones, les mises à jour trop lourd de Windows et l'utilisation toujours croissante de la vidéo, il faut bien comprendre que le digital ne va pas cesser de détériorer notre planète.

D'autant que la révolution numérique possède encore quelque marge de manoeuvre dans le monde, puisque 54% de la population possède une connexion internet (2018)

Et que le taux de pénétration d'internet était même de 34% en Afrique et seulement 48% en Asie du Sud. Pour Frédéric Bordage, le fondateur de GreenIT : "la taille de l’univers numérique va tripler à quintupler (selon l’indicateur observé : masse, nombre d’équipements, d’utilisateurs, etc.) et ses impacts environnementaux vont doubler à tripler."

Ainsi, dans cinq ans, le nombre d'utilisateurs numériques sera de 5,5 milliards dans le monde, contre 4,7 actuellement, et le nombre d'objets connectés sera multiplié par deux.

Donc en 2025, l'empreinte du numérique dépassera à elle toute seule les pays les plus polluants de notre planète. Devons-nous revenir en arrière ?

Des solutions dans vos bureaux ?

L'empreinte écologique du numérique dans le monde - Crédit photo : GreenIT
L'empreinte écologique du numérique dans le monde - Crédit photo : GreenIT
Bien sûr que non. Le digital est ancré dans nos habitudes et un pan entier de notre économie repose dessus.

Il suffit juste d'adopter les bons comportements, pour réduire la pollution provenant de notre activité numérique, car la hausse de notre empreinte carbone n'est pas une fatalité.

Outre la suppression des mails lus, il serait bien de limiter leurs utilisations quand d'autres moyens sont possibles car un mail représente entre 17 à 22 grammes de CO2 dans l'atmosphère. Tout comme il convient de fermer les onglets non utilisés sur votre moteur de recherche, ou encore d'ajouter à vos Favoris les sites que vous consultez les plus.

Ce n'est pas tout. GreenIT ne fait pas seulement un constat de la pollution, sur son étude, mais apporte des solutions. Il serait même possible de réduire son "empreinte par utilisateur de -27 % (GES) à -52 % (Eau)".

Pour cela, nous allons devoir réduire le nombre d'objets connectés à l'avenir, puisqu'ils seront sans doute plus de 48 milliards en 2025. Afin de réduire le nombre d'appareils, les entreprises vont se retrouver dans l'obligation de mutualiser leurs technologies, pour permettre à un objet de réaliser plusieurs tâches.

En ouvrant leurs API, les fabricants d’objets connectés peuvent garantir que l’objet peut être utilisé même si le fournisseur de données disparaît. Par cette ouverture la durée de vie de l'objet est alors mécaniquement plus longue.

Tout comme, l'obsolescence programmée ne doit plus être une fatalité, mais un combat. Aujourd’hui, la durée de garantie légale (2 ans en France) est souvent totalement déconnectée de la durée de vie réelle des équipements, il est indispensable de réajuster cette obligation. Le retour de la consigne est une autre solution, même pour les appareils technologiques.

Le numérique est aussi une course à la démesure qu'il va falloir stopper, notamment en réduisant la taille des écrans, pas de vos smartphones, mais de vos téléviseurs par exemple.

Comme vous le voyez, notre activité découlant du digital n'est pas neutre, il convient d'adopter les bons gestes et se rendre compte que toutes nos activités ont un impact.

Et si vous commenciez par réduire votre empreinte écologique en ajoutant TourMaG.com dans vos favoris ? Ce serait un excellent premier geste pour la planète et elle vous en remerciera.

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