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Honte de prendre l'avion... et on fait quoi du tourisme spatial ?

Étonnant, non ?



La Nasa a annoncé qu'elle autoriserait dès l'an prochain "le tourisme" dans la Station spatiale internationale (ISS). Une décision qui a fait bondir des chercheurs de l’Atelier d'écologie politique de Toulouse. Alors que la honte de prendre l'avion fait la UNE des journaux, est-ce bien raisonnable de vouloir continuer à développer le tourisme spatial ?


Rédigé par le Lundi 1 Juillet 2019

A l'heure où de nombreuses voix s'élèvent sur le sujet, que ce soit sur le transport aérien, la croisière et plus largement sur l'impact du tourisme... est-ce bien raisonnable d'avoir des rêves de conquête spatiale touristique ? - DR : Depositphotos.com cookelma
A l'heure où de nombreuses voix s'élèvent sur le sujet, que ce soit sur le transport aérien, la croisière et plus largement sur l'impact du tourisme... est-ce bien raisonnable d'avoir des rêves de conquête spatiale touristique ? - DR : Depositphotos.com cookelma
C'est décidément un sujet récurrent ces derniers mois, et le phénomène de canicule qui touche la France depuis ces derniers jours nous fait dire, que ça y est, nous avons le nez dedans.

Dans quoi ? Le réchauffement climatique, bien sûr, what else ?

Et il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : l'augmentation de la température moyenne sur Terre n'est pas une nouveauté.

Déjà en 1979, Haroun Tazieff expliquait que le réchauffement climatique était dû à la pollution industrielle créant un effet de serre qui, à terme, ferait monter le niveau de l’eau...

Je vous suggère de regarder cette vidéo dans laquelle le vulcanologue est confronté à Jacques-Yves Cousteau... cela peut faire sourire (ou pleurer d'ailleurs).

A voir sur l'INA : Haroun Tazieff et le risque de réchauffement climatique

A l'heure où de nombreuses voix s'élèvent sur le sujet, que ce soit à propos du transport aérien, la croisière et plus largement sur l'impact du tourisme... est-ce bien raisonnable d'avoir des rêves de conquête spatiale touristique ?

Si la consommation en carburant a pu être divisée par plus de 2,5 entre la Caravelle et l’Airbus 350, qu'en est-il du domaine spatial ?

Comme nous l'expliquait Michel Messager dans sa dernière chronique, fin connaisseur du secteur, il n'existe aucune étude valable permettant d'évaluer de manière précise l'empreinte carbone de l'industrie spatiale.

Néanmoins on peut penser que celle-ci est importante.

"Les propulseurs de la fusée américaine Saturn V, qui envoya les premiers hommes en direction de la Lune le 16 juillet 1969, vidaient l’équivalent d’une piscine olympique à la seconde", rappelait-il, citant un article de la revue Espace.

Et bien figurez-vous que l'industrie spatiale se penche aussi sur le sujet du tourisme vert, et expérimente de nouveaux carburants.

Reste que comme l'expliquait Thomas Pesquet, après son séjour dans la station spatiale internationale : « depuis la Terre, il y a beaucoup de choses qui nous dépassent, qui ne nous parlent pas vraiment.

Pour moi, ce côté abstrait est devenu concret.
On revient avec cette conscience aiguë de la fragilité de la Terre. »

Des chercheurs de l’Atelier d'écologie politique de Toulouse ont écrit au spationaute (lettre publiée dans Libération) pour qu'il dénonce publiquement l'ouverture par la Nasa de la station spatiale internationale (ISS) au tourisme.

Ces scientifiques se disent profondément choqués : "l’habitabilité de la Terre est menacée par les excès en tout genre et la déraison énergétique des humains, avec des conséquences majeures déjà visibles", expliquent-ils...

"D’ici quelques décennies, alors que des centaines de millions de personnes auront été contraintes à l’exil climatique, que des zones entières seront devenues désertiques, et que les barrières de corail auront fini de disparaître, des ultrariches pourront prendre des navettes spatiales pour aller contempler ce beau spectacle depuis là-haut : « Oh ! ici, une ancienne île presque submergée ! Oh ! de là, on voit super bien la désertification du Pakistan !»

Cela n’est-il pas parfaitement indécent ?"
ajoutent-ils.

Il vrai que cette fois, on ne pourra pas dire qu'on n'avait pas conscience du problème, ou que nous ne savions pas...

Il faut arrêter de demander aux seuls citoyens d'enrayer le réchauffement climatique.

Les industriels doivent prendre des décisions radicales, et les politiques doivent avoir le courage de les y forcer... quitte à mettre de mauvaise humeur quelque milliardaires en mal de sensations...

Céline Eymery Publié par Céline Eymery Rédactrice en Chef - TourMaG.com
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