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Incendie Lubrizol (Rouen) : quel est l'impact pour les professionnels du tourisme ?

Une campagne marketing pour redorer l'image de Rouen



Au-delà des conséquences sanitaires de l'incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, l'impact économique est certain pour de nombreux secteurs d'activité, dont le tourisme. Un mois après le sinistre, les professionnels prennent la mesure et cherchent à corriger le déficit d’image.


Rédigé par le Dimanche 27 Octobre 2019

L'incendie de Lubrizol, classée « Seveso », s'est déclaré dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019 - DR : marinecaron76 Instagram
L'incendie de Lubrizol, classée « Seveso », s'est déclaré dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019 - DR : marinecaron76 Instagram
Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019, un incendie se déclare dans les locaux de l'usine Lubrizol, à Rouen.

Un mois après le sinistre, hôteliers, restaurateurs et autres réceptifs tentent de mesurer les conséquences sur l’activité économique comme sur l’image de la région.

« L’impact a été immédiat, le jour de l’incendie, on a constaté tout de suite des annulations… Et c'est toujours le cas à certains endroits.

Il y a deux zones distinctes : les quais, encore touchés aujourd’hui, et le centre historique. Les bars et restaurants situés sur les quais ont connu une baisse de 50 à 90% de leur chiffre d’affaires les deux premières semaines.

Le cœur de la ville résiste mieux, avec une baisse de 30% les quinze premiers jours »,
détaille Philippe Coudy, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) de Seine-Maritime.

Au sein de l’Office du tourisme, les chiffres montrent une baisse de fréquentation de 31% depuis l’incident.

Un déficit d’image à combler

Croisiériste sur la Seine, Laurent Busvetre, gérant de Captain and Go est inquiet : « c’est bien simple, depuis l’incendie, je n’ai plus du tout d’activité.

Je ne préfère pas mesurer le manque à gagner, pour ne pas me démoraliser. En plus des manifestations régulières les samedis, si je survis à 2019, rien ne pourra plus m’arriver. »


Ouverte en avril 2019, l’auberge de jeunesse Share and Cheers installée sur les quais a vu ses réservations réduites de 80% depuis la date du sinistre et son chiffre d’affaires de 50%.

« Nos réservations se font en dernière minute, dans les 72 à 48h avant l’arrivée dans nos locaux. Aujourd’hui, notre carnet de réservations est vide pour octobre », s’inquiète Aurélie Bouilland, dirigeante de l’établissement.

Pendant la quinzaine d'heures que les pompiers mettront à circonscrire l'incendie, une fumée noire épaisse et anxiogène a envahi le ciel de l’agglomération laissant une odeur âcre, irrespirable. Ces images ont été diffusées en boucle sur les chaînes de télévision.

Le déficit d’image est redouté par les professionnels du tourisme.

« Aujourd’hui, la fumée et les odeurs ont disparu, mais après avoir vu les images à la télévision les gens n’ont plus envie de venir », constate le gérant de Captain and Go.

« Il est clair qu’il y a eu un "Rouen Bashing" sur les réseaux sociaux, c’est à nous de re-dynamiser l’image de la ville, d’envoyer des messages positifs.

Nous sommes en train de nous réunir avec tous les communicants et marketeurs de la métropole, pour construire la réponse à apporter à la sortie de crise »,
affirme Delphine Crocq, directrice de l’Office de tourisme de Rouen (Seine-Maritime).

Quel recours ?

Un mois après le sinistre, la question se pose : qui va payer l’addition ?

Les services de l'État ont reconnu les commerces comme des victimes de l'incendie de Lubrizol, au même titre que les agriculteurs qui vont bénéficier d’un fonds de solidarité abondé par la société spécialisée dans l'industrie chimique.

Les commerçants espèrent toucher rapidement une enveloppe.

« Nous sommes en train de collecter les données chiffrées du manque à gagner pour la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, ndlr). Nous avons rendu une première copie vendredi 25 octobre », précise Philippe Coudy, président de l’UMIH de Seine-Maritime.

Le syndicat conseille de porter une plainte individuelle contre l’usine et de se rapprocher de son assureur pour savoir si une perte d’exploitation peut s’inscrire dans le cas présent.

« Nous avons écrit, d’avocat à avocat, à Lubrizol pour engager une négociation », ajoute Philippe Coudy.

Détenu par Berkshire Hathaway du milliardaire Warren Buffett, conglomérat coté à la Bourse de New York, Lubrizol suscite autant de sérénité que de méfiance...

Caroline Lelievre Publié par Caroline Lelievre Journaliste - TourMaG.com
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Tags : lubrizol, rouen, umih
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