A l'occasion d'une convention à Madère, Bud Darr, CEO de la CLIA, a rappelé combien l'Europe était une place stratégique pour l'industrie de la croisière - Photo : CLIA
Interrogé à l’occasion du CLIA European Summit sur l’équilibre entre B2B et B2C, Bud Darr, CEO de l’association qui regroupe 95% des capacités des compagnies de croisières, a adopté une position mesurée.
Il souligne d’abord « qu’il existe toujours un rôle important pour le "trade" », tout en reconnaissant « un niveau croissant de sophistication du marketing direct » des compagnies.
« Je ne peux pas dire comment cet équilibre évoluera », précise-t-il, renvoyant au choix du client : certains préfèrent travailler avec un agent et bénéficier d’un échange personnalisé, d’autres privilégient une plateforme en ligne et une démarche autonome.
Mais, insiste-t-il, « les deux segments sont extrêmement importants pour les réservations solides que nous constatons en ce moment ».
Il souligne d’abord « qu’il existe toujours un rôle important pour le "trade" », tout en reconnaissant « un niveau croissant de sophistication du marketing direct » des compagnies.
« Je ne peux pas dire comment cet équilibre évoluera », précise-t-il, renvoyant au choix du client : certains préfèrent travailler avec un agent et bénéficier d’un échange personnalisé, d’autres privilégient une plateforme en ligne et une démarche autonome.
Mais, insiste-t-il, « les deux segments sont extrêmement importants pour les réservations solides que nous constatons en ce moment ».
Un travail d'accompagnement bien souvent indispensable
Autres articles
-
Arctique : un webinaire de Grands Espaces pour décrypter l’avenir de l’ours polaire
-
La gouvernance de Norwegian Cruise Line dans la tempête
-
MSC Croisières diffusera tous les matchs de la Coupe du monde de football 2026
-
Tourisme fluvial : au-delà des crues, l’ombre persistante de la sécheresse
-
Aranui accélère pour réussir son implantation aux Australes avec l’Aranoa
Pour illustrer son propos, Bud Darr prend un exemple personnel. Son père souhaite organiser une croisière avec sa femme et un autre couple.
Destination, durée, budget, niveau de confort, attentes en matière d’expérience : autant de paramètres à préciser.
« C’est là que les agents de voyages peuvent encore apporter beaucoup de valeur à leurs clients », explique-t-il, ajoutant qu’il a lui-même accompagné son père dans cette réflexion.
En décrivant ce processus - qualifier la demande, comparer les options, ajuster le produit au profil du client - le CEO de la CLIA met en lumière ce qui constitue le cœur du métier d’agent : un travail d’accompagnement, au-delà de la simple transaction.
Destination, durée, budget, niveau de confort, attentes en matière d’expérience : autant de paramètres à préciser.
« C’est là que les agents de voyages peuvent encore apporter beaucoup de valeur à leurs clients », explique-t-il, ajoutant qu’il a lui-même accompagné son père dans cette réflexion.
En décrivant ce processus - qualifier la demande, comparer les options, ajuster le produit au profil du client - le CEO de la CLIA met en lumière ce qui constitue le cœur du métier d’agent : un travail d’accompagnement, au-delà de la simple transaction.
Un tiers des déploiements mondiaux de navires se fait en Europe
Selon les données 2024 citées par la CLIA, l’industrie soutient 445 000 emplois en Europe et génère 64,1 milliards d’euros d’impact économique - DepositPhotos.com, sergio_pulp
Au-delà de la distribution, Bud Darr a rappelé l’importance stratégique de l’Europe pour la croisière.
Environ un tiers des déploiements mondiaux de navires se fait en Europe, qui constitue également le deuxième marché source de passagers.
Le continent joue aussi un rôle central dans la construction navale : « Il n’existe que quatre chantiers capables de construire de grands navires de croisière, et ils sont tous en Europe » souligne-t-il. Des navires pouvant représenter jusqu’à deux milliards d’euros d’investissement unitaire.
Selon les données 2024 citées par la CLIA, l’industrie soutient 445 000 emplois en Europe et génère 64,1 milliards d’euros d’impact économique.
Environ un tiers des déploiements mondiaux de navires se fait en Europe, qui constitue également le deuxième marché source de passagers.
Le continent joue aussi un rôle central dans la construction navale : « Il n’existe que quatre chantiers capables de construire de grands navires de croisière, et ils sont tous en Europe » souligne-t-il. Des navires pouvant représenter jusqu’à deux milliards d’euros d’investissement unitaire.
Selon les données 2024 citées par la CLIA, l’industrie soutient 445 000 emplois en Europe et génère 64,1 milliards d’euros d’impact économique.
Un plaidoyer pour un dialogue avec les destinations
Mais cette croissance implique, selon lui, une responsabilité partagée avec les destinations.
La croisière présente un avantage structurel : les itinéraires sont planifiés plusieurs années à l’avance, ce qui permet d’anticiper les flux et d’en organiser la gestion. « Nous avons le potentiel de contrôler le timing et la localisation des excursions », affirme-t-il.
Sur le volet environnemental, Bud Darr met en avant l'engagement d'atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, mais il rappelle que la disponibilité et le coût des carburants alternatifs restent des variables clés.
Il plaide pour un réinvestissement des recettes issues des mécanismes européens liés aux émissions dans la décarbonation du maritime et pour un soutien accru aux infrastructures portuaires, notamment l’alimentation électrique à quai .
La croisière présente un avantage structurel : les itinéraires sont planifiés plusieurs années à l’avance, ce qui permet d’anticiper les flux et d’en organiser la gestion. « Nous avons le potentiel de contrôler le timing et la localisation des excursions », affirme-t-il.
Sur le volet environnemental, Bud Darr met en avant l'engagement d'atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, mais il rappelle que la disponibilité et le coût des carburants alternatifs restent des variables clés.
Il plaide pour un réinvestissement des recettes issues des mécanismes européens liés aux émissions dans la décarbonation du maritime et pour un soutien accru aux infrastructures portuaires, notamment l’alimentation électrique à quai .
Taxes et géopolitique : stabilité indispensable
Concernant les taxes, Bud Darr distingue celles qui financent des services ou des infrastructures utiles - mieux acceptées - de celles qui relèvent davantage d’un prélèvement général sans retour direct pour le secteur.
Enfin, sur le contexte géopolitique, il rappelle que la croisière repose fortement sur la stabilité.
Les itinéraires sont planifiés plusieurs années à l’avance et vendus 18 à 24 mois avant le départ. En cas d’instabilité, « les navires partent rapidement… mais mettent du temps à revenir ».
La sécurité des passagers demeure, selon lui, la priorité absolue.
Enfin, sur le contexte géopolitique, il rappelle que la croisière repose fortement sur la stabilité.
Les itinéraires sont planifiés plusieurs années à l’avance et vendus 18 à 24 mois avant le départ. En cas d’instabilité, « les navires partent rapidement… mais mettent du temps à revenir ».
La sécurité des passagers demeure, selon lui, la priorité absolue.






Publié par Laurent Guéna 













