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Après le Monténégro, Banyan Tree affiche ses ambitions européennes

La maison mère, Banyan Group, dépasse désormais les 100 hôtels dans le monde


Après avoir pris pied au Monténégro, la marque d'origine singapourienne Banyan Tree, chantre du luxe authentique dans la nature, affiche ses ambitions en Europe. Et annonce de nouvelles ouvertures dans le monde.


Rédigé par le Mardi 7 Juillet 2026 à 07:13

Mamula Island by Banyan Tree est juché sur un ilot isolé dans la baie de Kotor, au Monténégro. © Banyan Tree
Mamula Island by Banyan Tree est juché sur un ilot isolé dans la baie de Kotor, au Monténégro. © Banyan Tree
Depuis 2025, Banyan Tree, marque phare du groupe hôtelier d'origine singapourienne Banyan, dispose d'une première adresse en Europe, très précisément au Monténégro : "juché sur un îlot isolé, Mamula Island by Banyan Tree est installé dans l'un des trois forts construits au milieu du XIXe siècle pour protéger la baie de Kotor", détaille Kishan Randnani, nouveau Global Head of Brand Marketing and Management.

Classée à l'Unesco, cette forteresse plantée entre mer et ciel, sur l'île de Mamula, date de l'époque où le Montenegro vivait sous domination de l'empire austro-hongrois.

Elle était à l’abandon depuis un bon moment. Avant qu'elle ne devienne un élégant cinq étoiles, il a fallu sept années de travaux de restauration financés par Samih Sawiris, richissime homme d’affaires égyptien, actionnaire majoritaire de FTI Group depuis la crise du Covid et déjà connu pour ses investissements touristiques, notamment au Monténégro, en Egypte et au Maroc.

Voyage régénératif

Une chambre du Mamula Island By Banyan Tree © Banyan Tree
Une chambre du Mamula Island By Banyan Tree © Banyan Tree
Ouvert d'avril à octobre et accessible seulement en bateau privé ou en hélicoptère, Mamula Island by Banyan Tree promet des expériences très luxueuses et peut, sur demande, être entièrement privatisée pour des mariages ou des événements privés.

Cette retraite confidentielle de 32 suites (à partir de 700 € la nuit e, pré-saison et de 1471 € en haute saison) avec vue sur la mer Adriatique, dispose d'une plage, d'un Spa installé dans la tour centrale de la forteresse, de trois piscines, de trois restaurants et de un bar. Des artistes en résidences y sont invités. Et des soirées d'opéra y sont données.]b

Mamula Island by Banyan Tree vise une clientèle très haut de gamme en quête d'une authenticité « que les hôtels de luxe classiques n’offrent pas toujours », assure Kishan Chandnani.

Baynan Tree ne compte pas en rester là. La marque affiche désormais de belles ambitions sur le Vieux Continent, aussi bien en Europe de l'Ouest qu'en Europe de l'Est. « Nous sommes à l’affût d’opportunités nouvelles, pourvu qu'elles correspondent avec notre philosophie », insiste Kishan Randnani.

Une aventure singulière débutée en Thaïlande

Banyan Tree AlUla s'intègre merveilleusement dans l'environnement désertique de la vallée d'Ashar © PB
Banyan Tree AlUla s'intègre merveilleusement dans l'environnement désertique de la vallée d'Ashar © PB
Dans un monde qui va de plus en plus vite, Banyan Tree veut donner à ses clients le temps de ralentir et de se reconnecter avec ce qu'ils aiment. Kishan Chandnani parle à ce propos de « voyage regénératif ».

La marque est fidèle à cette approche depuis ses débuts. Banyan Tree est, en effet, une aventure singulière née en 1994 à l’initiative de deux Singapouriens Ho Kwon Ping et son épouse Claire Chiang.

Cette aventure s’est d'abord enracinée en Thaïlande. En 1984, lors de vacances à Bang Tao Bay, sur la côte ouest de Phuket, dans la mer d’Andaman, le couple a découvert un vaste terrain, au creux d’un lagon isolé. Séduits par la beauté du site, ils l’ont acheté, pensant que c’était l’endroit idéal pour installer un hôtel dans la nature.

Malheureusement, Ho Kwon Ping et son épouse ont commencé par déchanter : ce terrain avait été pollué par les rejets d’une mine d’étain. Il leur a fallu mener un programme de régénération environnemental en introduisant des plantes indigènes et en plantant près de 7 000 arbres.

C’est seulement dix ans plus tard qu’ils ont pu faire construire leur tout premier complexe 5 étoiles, le Banyan Tree Phuket : 173 luxueuses villas privées, nichées dans une végétation luxuriante.

Banyan Tree : luxe dans la nature

Avec Mandai Rainforest Resort by Banyan Tree, la marque a enfin pris pied à Singapour. © Banyan Tree
Avec Mandai Rainforest Resort by Banyan Tree, la marque a enfin pris pied à Singapour. © Banyan Tree
En faisant le pari d’un luxe authentique et éco-responsable sur une île – Phuket- connue pour les excès du tourisme de masse, Ho Kwon Ping et son épouse se sont montrés précurseurs.

Même si, désormais, la marque Banyan Tree développe aussi des hôtels urbains sur des marchés clés comme Bangkok, Dubaï, Doha, le souci de l’harmonie avec l’environnement guide toujours la conception de ses complexes hôteliers qui ne sont pas sans rappeler ceux de Six Senses (IHG).

Où qu’ils soient, les établissements Banyan Tree sont ancrés dans l’esprit du lieu.

C’est le cas de Banyan Tree AlUla, en Arabie Saoudite. Enveloppées dans le silence de la vallée désertique d’Ashar, ses 82 villas indépendantes, recouvertes de toiles de tentes, affichent les couleurs sable des dunes et des tours de grès environnantes.

Elles confirment la volonté de Banyan Tree de s’imprégner de l’histoire locale –ici, la civilisation nabatéenne-, de combiner l’excellence du service et le respect de l’environnement pour offrir des expériences uniques aux esthètes du voyage.

C’est également le cas du Mandai Rainforest Resort by Banyan Tree qui a marqué, fin 2025, les débuts de l’enseigne à Singapour, au cœur d’une réserve naturelle. Ses 338 chambres et 24 cabanes en forme de graines installées dans des arbres ont été pensées en harmonie avec la nature, tout comme l’offre bien-être, les retraites et les promenades guidées.

Ce Resort a d'ailleurs reçu le prix BCA Green Mark Platinum pour son faible impact écologique.

Reconnecter son âme à la vie sauvage

Les villas de Buahan, A Banyan Tree Escape sont guidées par la philsophie "ni murs, ni portes". © Banyan Tree
Les villas de Buahan, A Banyan Tree Escape sont guidées par la philsophie "ni murs, ni portes". © Banyan Tree
Des préoccupations similaires ont façonné Ubuyu, A Banyan Tree Escape qui sera, en août prochain, la toute première retraite safari de la marque Banyan Tree.

Installé en Tanzanie, ce refuge éco-luxueux intimiste qui invite « à reconnecter son âme à la vie sauvage », compte seulement six villas. Réalisées par des artisans et inspirées de l'architecture masaï, elles s'intègrent à la savane environnante où la faune évolue en liberté.

Cependant, l’expression la plus aboutie du luxe dans la nature décliné par Banyan Tree se trouve sans doute, depuis ce printemps, à Bali, en Indonésie.

Guidées par la philosophie « ni murs, ni portes », les 16 villas privatives en bois, décorées avec des objets artisanaux de Buahan, A Banyan Tree Escape, invitent à une communion profonde avec les rizières, la forêt tropicale et la rivière Ayung qui l'environnent.

Déjà 100 hôtels dans le monde

Cette approche qui a fait le succès de Banyan Tree, a aussi contribué à celui du groupe Banyan. Coté à la bourse de Singapour, celui-ci a franchi, en 2025, le cap des 100 hôtels, 90 résidences, 63 spas et 64 galeries alimentées par 400 artisans avec lesquels ont été tissés des liens étroits.

Ces établissements sont commercialisés sous douze marques : Banyan Tree, Angsana, Laguna, Cassia, Dhawa, Garrya, Homm, Banyan Tree Escape, Banyan Tree Veya, et Folio.

Logiquement, les ambitions européennes affichée par Banyan Tree s'inscrivent dans une stratégie plus large de croissance internationale du groupe comme de sa marque phare.

Outre l'arrivée de Ubuyu, A Banyan Tree Escape, en Tanzanie, en août, d'autres ouvertures sont d'ores et déjà annoncées pour les prochains mois, explique Kishan Randnani : celles de Banyan Tree Guangzhou Jiulong Lake et de Banyan Tree Mount Emei, en Chine.

En partenariat avec AccorHotels

Tout en réussissant -jusqu’ici- à rester indépendant, Banyan Group Limited n’a pas mené seul cette chevauchée. Il n’est pas forcément le propriétaire ni l'investisseur principal des hôtels qui rejoignent son portefeuille.

Par ailleurs, Banyan Group s’est engagé, dès 2016, dans un partenariat stratégique de longue durée avec Accor. Ainsi, Banyan Tree a pu avoir accès à la plateforme de réservation et de ventes et au programme de fidélité du groupe hôtelier international d’origine française.

Les deux partenaires se sont aussi engagés à co-développer et gérer une sélection d'hôtels sous l'enseigne Banyan Tree à travers le monde.

Un partenariat qu’il n’est question de remettre en cause
. « Nous avons bien l’intention de continuer ensemble », confirme Kishan Chandnani, par ailleurs, très attentif au potentiel du marché français pour la commercialisation des hôtels du groupe Banyan.

PAULA BOYER Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com
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