En janvier 2025, le Groupe Dubreuil n’avait pu que constater l’échec de la nouvelle gouvernance mise en place avec Christine Ourmières Widener. S’ouvrait alors une période de transition qui semble s’achever aujourd’hui avec la nomination de Gery Mortreux.
Après le départ de Christine Ourmières - Widener, Paul-Henri Dubreuil s’était personnellement impliqué dans le management du pôle pour redonner un cap, en donnant également au directeur Programme et Revenue Management, Grégory Jamet, un périmètre élargi en le nommant directeur général du Groupe Dubreuil Aéro Services.
Un an plus tard, cette phase « de transition », comme la définit le groupe vendéen, semble terminée avec l’arrivée d’hommes nouveaux, ayant chacun une expérience significative dans l’aérien notamment au sein du groupe Air France-KLM.]b
Début juin, c’est donc Géry Mortreux qui a été choisi pour diriger les compagnies du groupe, rejoint il y a quinze jours par Laurent Perrier, qui prend désormais les commandes de la filiale regroupant les fonctions support au service des deux compagnies du pôle.
Piloter deux compagnies aériennes, aux modèles économiques différents, dans une conjoncture compliquée entre tensions sociales, internationales et explosion des coûts, mais avec les mêmes objectifs de compétitivité. Telle est la mission de Gery Mortreux définie par la direction du Groupe Dubreuil.
Après le départ de Christine Ourmières - Widener, Paul-Henri Dubreuil s’était personnellement impliqué dans le management du pôle pour redonner un cap, en donnant également au directeur Programme et Revenue Management, Grégory Jamet, un périmètre élargi en le nommant directeur général du Groupe Dubreuil Aéro Services.
Un an plus tard, cette phase « de transition », comme la définit le groupe vendéen, semble terminée avec l’arrivée d’hommes nouveaux, ayant chacun une expérience significative dans l’aérien notamment au sein du groupe Air France-KLM.]b
Début juin, c’est donc Géry Mortreux qui a été choisi pour diriger les compagnies du groupe, rejoint il y a quinze jours par Laurent Perrier, qui prend désormais les commandes de la filiale regroupant les fonctions support au service des deux compagnies du pôle.
Piloter deux compagnies aériennes, aux modèles économiques différents, dans une conjoncture compliquée entre tensions sociales, internationales et explosion des coûts, mais avec les mêmes objectifs de compétitivité. Telle est la mission de Gery Mortreux définie par la direction du Groupe Dubreuil.
Maîtrise des coûts et développements des recettes
Gery Mortreux : j'ai une longue expérience au sein des compagnies aériennes à différents types de fonctions, qu'elles soient dans la maintenance, dans les fonctions support, qu'elles soient de contribution dans les comités exécutifs, dont celui d'Air France.
Et puis, depuis le 15 juillet, j'ai la chance d'avoir rejoint le pôle aérien, en effet, qui comporte Air Caraïbes et French bee.
TourMaG – Votre arrivée s’inscrit dans un organigramme remanié.
Gery Mortreux : Dans le pôle aérien, il y a quatre directeurs généraux. Trois directeurs généraux qui sont en charge de l'animation quotidienne des compagnies aériennes.
Marc-Antoine Blondeau pour French bee, Muriel Assouline pour Air Caraïbes Atlantique, qui est l'activité long-courrier d'Air Caraïbes, et Karen Virapin qui gère le régional et qui, au global, s'occupe de l'ensemble des fonctions, car nous avons un ancrage très fort aux Antilles, en Guyane.
Et puis, le quatrième directeur général, c'est donc Laurent Perrier, qui nous rejoint pour nous accompagner sur les challenges en matière de recettes commerciales, puisque c'est un atout important que l'on souhaite encore développer.
Laurent Perrier soutiendra cette activité support de développement commercial pour les trois compagnies aériennes et qui traite le revenue management, le programme, le pricing, en lien très fort avec le commercial des autres compagnies.
Il y a deux marques : Air Caraïbes, 25 ans d'existence, un ancrage très fort aux Antilles, et French bee, la compagnie Smart avec son modèle qui vise à offrir des tarifs accessibles et des services à la carte.
Les marchés répondent bien. L'atout du groupe et du pôle aérien, c'est d'avoir finalement des complémentarités entre les deux tout en préservant l’ADN de chaque compagnie. L'arrivée de Laurent Perrier va aussi nous aider sur ce point.
TourMaG – Vous concernant, quelle est votre feuille de route ?
Gery Mortreux : L'objectif qui m'est confié, c'est de m'assurer que, finalement, on ait à la fois la maîtrise des coûts des deux compagnies, que l'on puisse derrière développer les recettes et s'inscrire dans la durée.
C'est clairement l'atout et la chance d'avoir un actionnaire et le soutien d'un actionnaire familial. Construire sur la durée et pas seulement se « focusser » sur le résultat de l'année.
Pouvoir, au quotidien, et c'est ce que j'ai pu faire pendant tout l'été, avoir des interviews, des entretiens avec de nombreux salariés, des parties prenantes des compagnies aériennes pour pouvoir avoir mon diagnostic et bâtir une feuille de route que j'ai présentée début septembre aux équipes.
TourMaG – Vous évoquez les coûts, avec cependant certains d’entre eux difficiles à maîtriser. Je parle du pétrole, dont le prix augmente fortement. Comment se présente la saison d’hiver, êtes-vous inquiet ?
Gery Mortreux : Forcément, ça fait partie de nos points de préoccupation. Et pour compléter, nous avons trois grands défis sur la maîtrise de nos coûts. En effet, le premier, c'est le prix du carburant, qui s'impose à toutes les compagnies aériennes.
Et pour cela, nous avons la chance que le groupe Dubreuil ait mis en place des couvertures qui nous protègent pour partie sur l'évolution à la hausse du prix du carburant.
Nous avons aussi la transition environnementale, avec la chance d'avoir une flotte essentiellement basée sur des A350 pour l'activité long-courrier, un avion qui consomme 25 % de carburant en moins et qui émet 25 % d'émissions en moins également, ce qui bien sûr nous aide sur la transition environnementale. Enfin, le troisième défi, ce sont les contraintes de la supply chain.
Sur ce point, et sur nos coûts de maintenance en particulier, nous avons des éléments qu'on essaie de compléter par des négociations avec tous les fournisseurs.
Optimisme pour l’hiver
TourMaG – Vous avez communiqué sur les programmes de cet hiver. Les engagements sont bons ?
Gery Mortreux : On arrive dans une zone de baisse d'activité sur les Antilles en particulier. Mais c'est normal sur cette période, et l’on va s’adapter pour passer l’automne et repartir sur les engagements de l'hiver prochain.
Sur l'activité de French bee, on a de très bons engagements. La Réunion est une ligne qui performe bien. Les États-Unis ont plutôt bien repris également, paradoxalement. Et puis, à partir du 19 décembre, on a annoncé l'ouverture de Malé, aux Maldives, et Colombo, au Sri Lanka, et l’on voit déjà des engagements qui sont plutôt très prometteurs.
TourMaG – Pourtant, vous avez fait l’annonce de ces nouvelles lignes assez tard par rapport aux plans de vol des tour-opérateurs qui préparent l’hiver.
Gery Mortreux : C'était un peu modeste pendant l'été, quand tout le monde était parti en vacances. Et là, on retrouve depuis la fin du mois d'août, début septembre, une forte hausse des engagements. On l'a eue d'abord sur Colombo. Maintenant, on le voit sur Malé. On est très, très optimiste sur la réussite de la ligne.
TourMaG – Dubaï était dans les projets de French bee. Est-ce toujours le cas ?
Gery Mortreux : En effet, et concernant Dubaï, les études qui ont été faites ont été suspendues. Cependant, on garde cette opportunité. Le modèle de French bee, c'est d'avoir fait une activité avec des lignes qui sont annuelles et quelques lignes qui viennent les compléter sur certaines saisons, sur lesquelles on a des opportunités de développement. Dubaï y répond.
À ce stade, l'étude a été faite. Pour l'instant, il n'y a pas d'annonce à faire puisqu'il n'y a pas de redémarrage de Dubaï. Le moment venu, s’il se confirme que les conditions sont réunies pour faire Dubaï, nous communiquerons sur le sujet.
TourMaG - Pour revenir sur Air Caraïbes, là aussi des ouvertures de lignes sont prévues. Saint-Martin revient en octobre.
Gery Mortreux : Oui, et le Salvador aussi, et avec Samaná un axe fort sur la République dominicaine.
Saint-Martin, c'est un travail concomitant entre la desserte en long-courrier et l'utilisation de nos avions régionaux, les ATR, sur les deux aéroports de Saint-Martin, depuis Fort-de-France et depuis Pointe-à-Pitre.
Dès 2027, on va encore renforcer cette implantation pour offrir des solutions à nos clients, pour, soit en direct, soit via Fort-de-France–Pointe-à-Pitre, pouvoir desservir Saint-Martin.
Nous renforçons les fréquences et nous travaillons à l'utilisation au maximum de ces quatre avions pour offrir des solutions à nos clients. On est monté en puissance sur l'utilisation des quatre ATR.
TourMaG – Vous avez profité du vide laissé par Air Antilles ?
Gery Mortreux : Nous l’avons fait dans le respect des attentes de nos clients, en préservant les prix de vente qui sont entre Fort-de-France et Pointe-à-Pitre à partir de 199 euros.
Nous l'avons fait à 249 euros sur la desserte entre Fort-de-France et Saint-Martin. Nous essayons au mieux de préserver cet écosystème, bien que nous soyons en situation monopolistique à ce stade.
Gery Mortreux : On arrive dans une zone de baisse d'activité sur les Antilles en particulier. Mais c'est normal sur cette période, et l’on va s’adapter pour passer l’automne et repartir sur les engagements de l'hiver prochain.
Sur l'activité de French bee, on a de très bons engagements. La Réunion est une ligne qui performe bien. Les États-Unis ont plutôt bien repris également, paradoxalement. Et puis, à partir du 19 décembre, on a annoncé l'ouverture de Malé, aux Maldives, et Colombo, au Sri Lanka, et l’on voit déjà des engagements qui sont plutôt très prometteurs.
TourMaG – Pourtant, vous avez fait l’annonce de ces nouvelles lignes assez tard par rapport aux plans de vol des tour-opérateurs qui préparent l’hiver.
Gery Mortreux : C'était un peu modeste pendant l'été, quand tout le monde était parti en vacances. Et là, on retrouve depuis la fin du mois d'août, début septembre, une forte hausse des engagements. On l'a eue d'abord sur Colombo. Maintenant, on le voit sur Malé. On est très, très optimiste sur la réussite de la ligne.
TourMaG – Dubaï était dans les projets de French bee. Est-ce toujours le cas ?
Gery Mortreux : En effet, et concernant Dubaï, les études qui ont été faites ont été suspendues. Cependant, on garde cette opportunité. Le modèle de French bee, c'est d'avoir fait une activité avec des lignes qui sont annuelles et quelques lignes qui viennent les compléter sur certaines saisons, sur lesquelles on a des opportunités de développement. Dubaï y répond.
À ce stade, l'étude a été faite. Pour l'instant, il n'y a pas d'annonce à faire puisqu'il n'y a pas de redémarrage de Dubaï. Le moment venu, s’il se confirme que les conditions sont réunies pour faire Dubaï, nous communiquerons sur le sujet.
TourMaG - Pour revenir sur Air Caraïbes, là aussi des ouvertures de lignes sont prévues. Saint-Martin revient en octobre.
Gery Mortreux : Oui, et le Salvador aussi, et avec Samaná un axe fort sur la République dominicaine.
Saint-Martin, c'est un travail concomitant entre la desserte en long-courrier et l'utilisation de nos avions régionaux, les ATR, sur les deux aéroports de Saint-Martin, depuis Fort-de-France et depuis Pointe-à-Pitre.
Dès 2027, on va encore renforcer cette implantation pour offrir des solutions à nos clients, pour, soit en direct, soit via Fort-de-France–Pointe-à-Pitre, pouvoir desservir Saint-Martin.
Nous renforçons les fréquences et nous travaillons à l'utilisation au maximum de ces quatre avions pour offrir des solutions à nos clients. On est monté en puissance sur l'utilisation des quatre ATR.
TourMaG – Vous avez profité du vide laissé par Air Antilles ?
Gery Mortreux : Nous l’avons fait dans le respect des attentes de nos clients, en préservant les prix de vente qui sont entre Fort-de-France et Pointe-à-Pitre à partir de 199 euros.
Nous l'avons fait à 249 euros sur la desserte entre Fort-de-France et Saint-Martin. Nous essayons au mieux de préserver cet écosystème, bien que nous soyons en situation monopolistique à ce stade.
2030 : une flotte « tout A350 »
TourMaG – Concernant la flotte des deux compagnies French bee et Air Caraïbes, y a-t-il des évolutions à plus ou moins long terme ?
Gery Mortreux : Il nous reste, chez Air Caraïbes, deux A330, et nous travaillons sur un horizon à 2030 pour que ces avions soient remplacés et pour avoir une flotte tout A350.
L’objectif pour ces avions lourds en investissements est de les faire voler beaucoup. En contrepartie, c’est un avion très opérant sur toutes nos destinations, avec des capacités impressionnantes, un confort de vol, une consommation de carburant et des émissions carbone maîtrisées : moins 25 %, 50 % de nuisances sonores en moins.
TourMaG – Au sein de la flotte Air Caraïbes, il y a cet avion un peu hybride, avec une cabine « tout éco » et mis en ligne début 2025. Êtes-vous satisfait de cet appareil en termes d’exploitation, de recettes ?
Gery Mortreux : Comme tout compromis, c’est à la fois un atout, puisqu’il nous apporte de la flexibilité entre Air Caraïbes et French bee et nous permet de faire des routes croisées entre les deux compagnies.
C’est une complémentarité que nous essayons de développer. En revanche, cela peut aussi générer quelques contraintes opérationnelles lorsque, pour des questions de régulation, nous devons croiser les avions. Il faut alors prévoir davantage de temps pour adapter le plan de chargement au bon appareil.
C’est donc à la fois un gain de flexibilité et une source de quelques contraintes opérationnelles, mais globalement, nous sommes plutôt satisfaits de ce choix.
Gery Mortreux : Il nous reste, chez Air Caraïbes, deux A330, et nous travaillons sur un horizon à 2030 pour que ces avions soient remplacés et pour avoir une flotte tout A350.
L’objectif pour ces avions lourds en investissements est de les faire voler beaucoup. En contrepartie, c’est un avion très opérant sur toutes nos destinations, avec des capacités impressionnantes, un confort de vol, une consommation de carburant et des émissions carbone maîtrisées : moins 25 %, 50 % de nuisances sonores en moins.
TourMaG – Au sein de la flotte Air Caraïbes, il y a cet avion un peu hybride, avec une cabine « tout éco » et mis en ligne début 2025. Êtes-vous satisfait de cet appareil en termes d’exploitation, de recettes ?
Gery Mortreux : Comme tout compromis, c’est à la fois un atout, puisqu’il nous apporte de la flexibilité entre Air Caraïbes et French bee et nous permet de faire des routes croisées entre les deux compagnies.
C’est une complémentarité que nous essayons de développer. En revanche, cela peut aussi générer quelques contraintes opérationnelles lorsque, pour des questions de régulation, nous devons croiser les avions. Il faut alors prévoir davantage de temps pour adapter le plan de chargement au bon appareil.
C’est donc à la fois un gain de flexibilité et une source de quelques contraintes opérationnelles, mais globalement, nous sommes plutôt satisfaits de ce choix.
Frenchbee : un cycle de discussions avec les PNC
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TourMaG – Finalement et pour en revenir à la maîtrise des coûts et particulièrement le social, French bee a connu une grève cet été juste après votre arrivée. Le climat est-il apaisé ?
Gery Mortreux : Aujourd'hui, nous ne sommes plus en conflit. Il n'y a plus de grève chez French bee. Forcément, le dialogue social fait partie de la vie des compagnies aériennes. Le conflit s'est arrêté.
Nous avons engagé un cycle de discussions sur les attentes qui ont été exprimées par les représentants du personnel PNC de French bee. Ce cycle de discussion s'engage jusqu'à la fin du mois de septembre. Nous écoutons, nous étudions les faisabilités.
Nous avons partagé avec les représentants du personnel que, dans la vie d'une compagnie, le contrat social évolue au fur et à mesure que la compagnie grandit et qu'elle offre des possibilités d'évolution de ce contrat social.
Nous essayons de trouver ce bon équilibre entre les attentes des personnels et la capacité pour French bee de continuer de se développer sans perturber la trajectoire qu'on attend et qui semble se démontrer au fur et à mesure. C'est la volonté partagée avec les représentants du personnel de trouver des solutions qui sont agréées par tout le monde.
J’ajoute, en évoquant les coûts, qu’outre le carburant, nous sommes très attentifs à l'évolution des taxes, parce que finalement, quand on regarde le prix d'un billet d'avion qu'on essaie de rendre accessible pour nos clients, les taxes restent une partie importante, sur lesquelles on souhaite que l'engagement des pouvoirs publics nous aide, au fur et à mesure que ces taxes se mettent en place, à avoir des routages pour nous aider, par exemple, à développer les carburants alternatifs.
Gery Mortreux : Aujourd'hui, nous ne sommes plus en conflit. Il n'y a plus de grève chez French bee. Forcément, le dialogue social fait partie de la vie des compagnies aériennes. Le conflit s'est arrêté.
Nous avons engagé un cycle de discussions sur les attentes qui ont été exprimées par les représentants du personnel PNC de French bee. Ce cycle de discussion s'engage jusqu'à la fin du mois de septembre. Nous écoutons, nous étudions les faisabilités.
Nous avons partagé avec les représentants du personnel que, dans la vie d'une compagnie, le contrat social évolue au fur et à mesure que la compagnie grandit et qu'elle offre des possibilités d'évolution de ce contrat social.
Nous essayons de trouver ce bon équilibre entre les attentes des personnels et la capacité pour French bee de continuer de se développer sans perturber la trajectoire qu'on attend et qui semble se démontrer au fur et à mesure. C'est la volonté partagée avec les représentants du personnel de trouver des solutions qui sont agréées par tout le monde.
J’ajoute, en évoquant les coûts, qu’outre le carburant, nous sommes très attentifs à l'évolution des taxes, parce que finalement, quand on regarde le prix d'un billet d'avion qu'on essaie de rendre accessible pour nos clients, les taxes restent une partie importante, sur lesquelles on souhaite que l'engagement des pouvoirs publics nous aide, au fur et à mesure que ces taxes se mettent en place, à avoir des routages pour nous aider, par exemple, à développer les carburants alternatifs.
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin






















