Situation économique
Guerre en Iran : le choc sur les matières premières soutient le dollar et bouscule les devises - Depositphotos.com Auteur konoplizkaya
On commence à mesurer l’impact économique réel de la guerre en Iran. Au départ, l’attention se portait surtout sur le pétrole et le détroit d’Ormuz, mais le problème est bien plus large. Le Golfe pèse lourd dans la production mondiale d’engrais, de produits pétrochimiques, de gaz industriels et de matières premières essentielles.
Par exemple, l’urée et l’ammoniac, indispensables à l’agriculture, représentent environ 35 % et 45 % de l’offre mondiale, et leurs prix ont déjà augmenté de 20 à 25 %, ce qui commence à se répercuter sur les céréales.
Même logique pour la pétrochimie. La région produit environ 35 % du méthanol mondial et joue un rôle clé dans le polyéthylène et le polypropylène, présents dans presque tous les secteurs industriels. L’acide sulfurique est aussi critique : c’est le produit chimique le plus fabriqué au monde, indispensable pour extraire des métaux comme le cuivre ou le cobalt, donc pour produire batteries, transformateurs et infrastructures numériques. Or une grande partie de cette production dépend de flux qui passent par Ormuz.
Les métaux sont également touchés. Le Golfe fournit du soufre, essentiel pour les engrais et le traitement des métaux, ainsi qu’une part non négligeable de l’aluminium hors Chine. En réalité, ce conflit ne concerne pas seulement l’énergie : il menace l’ensemble des chaînes industrielles et agricoles mondiales.
Toutes les régions seront affectées, avec une exposition plus forte pour l’Europe et l’Asie du Sud-Est. Pour l’instant, l’impact est surtout visible sur l’énergie et le transport, mais c’est temporaire. Les industriels ne pourront pas absorber ces hausses indéfiniment et commenceront à les répercuter rapidement, probablement dès l’été.
La situation risque d’être plus brutale qu’en 2022 pour trois raisons simples. D’abord, il n’y a plus de réserve d’épargne généralisée : celle qui existe est concentrée chez les ménages les plus aisés.
Ensuite, le marché du travail ralentit, donc les salaires ne suivront pas. Enfin, les États ont très peu de marge budgétaire pour amortir le choc. Pire, les coûts d’emprunt augmentent alors qu’ils devraient normalement baisser en période de tension géopolitique, ce qui signale une fragilité financière inhabituelle.
Par exemple, l’urée et l’ammoniac, indispensables à l’agriculture, représentent environ 35 % et 45 % de l’offre mondiale, et leurs prix ont déjà augmenté de 20 à 25 %, ce qui commence à se répercuter sur les céréales.
Même logique pour la pétrochimie. La région produit environ 35 % du méthanol mondial et joue un rôle clé dans le polyéthylène et le polypropylène, présents dans presque tous les secteurs industriels. L’acide sulfurique est aussi critique : c’est le produit chimique le plus fabriqué au monde, indispensable pour extraire des métaux comme le cuivre ou le cobalt, donc pour produire batteries, transformateurs et infrastructures numériques. Or une grande partie de cette production dépend de flux qui passent par Ormuz.
Les métaux sont également touchés. Le Golfe fournit du soufre, essentiel pour les engrais et le traitement des métaux, ainsi qu’une part non négligeable de l’aluminium hors Chine. En réalité, ce conflit ne concerne pas seulement l’énergie : il menace l’ensemble des chaînes industrielles et agricoles mondiales.
Toutes les régions seront affectées, avec une exposition plus forte pour l’Europe et l’Asie du Sud-Est. Pour l’instant, l’impact est surtout visible sur l’énergie et le transport, mais c’est temporaire. Les industriels ne pourront pas absorber ces hausses indéfiniment et commenceront à les répercuter rapidement, probablement dès l’été.
La situation risque d’être plus brutale qu’en 2022 pour trois raisons simples. D’abord, il n’y a plus de réserve d’épargne généralisée : celle qui existe est concentrée chez les ménages les plus aisés.
Ensuite, le marché du travail ralentit, donc les salaires ne suivront pas. Enfin, les États ont très peu de marge budgétaire pour amortir le choc. Pire, les coûts d’emprunt augmentent alors qu’ils devraient normalement baisser en période de tension géopolitique, ce qui signale une fragilité financière inhabituelle.
Taux de change : le point technique
Le dollar américain, lui, joue son rôle classique de valeur refuge. Avec la montée des tensions géopolitiques et la baisse de la liquidité, il s’apprécie mécaniquement. Sur un mois, il gagne environ 2,5 % face à l’euro, et cette dynamique a peu de raisons de s’inverser tant que le conflit en Iran dure.
Le cas du yen est plus anormal. En théorie, il devrait fortement s’apprécier dans ce contexte de stress financier. Mais ce n’est pas le cas : il reste proche de ses plus bas historiques et, en termes réels, il n’a jamais été aussi faible. La raison est simple : le marché doute de la trajectoire à court terme de la politique monétaire japonaise, ce qui neutralise son statut de valeur refuge.
| SUPPORTS HEBDO | RÉSISTANCES HEBDO | |||
| S1 | S2 | R1 | R2 | |
| EUR/USD | 1,1450 | 1,1430 | 1,1670 | 1,1700 |
| EUR/GBP | 0,8540 | 0,8522 | 0,8700 | 0,8731 |
| EUR/CHF | 0,8900 | 0,8850 | 0,9100 | 0,9201 |
| EUR/CAD | 1,5690 | 1,5644 | 1,5899 | 1,5915 |
| EUR/JPY | 182,10 | 181,44 | 184,00 | 184,41 |
Les annonces à suivre
Le conflit au Moyen-Orient va continuer de dominer le marché des changes, surtout dans une période où les publications économiques sont rares. À court terme, l’attention se portera sur les indicateurs Markit attendus mardi aux États-Unis, qui devraient rester en zone d’expansion pour les services comme pour l’industrie en février.
En revanche, ces données ne refléteront pas encore l’impact du conflit. Il faudra attendre les prochaines publications pour commencer à mesurer concrètement ses effets sur le secteur manufacturier mondial.
En revanche, ces données ne refléteront pas encore l’impact du conflit. Il faudra attendre les prochaines publications pour commencer à mesurer concrètement ses effets sur le secteur manufacturier mondial.
| Jour | Heure | Pays | Indicateur | À quoi s'attendre ? | Impact |
| 24/03 | 14:45 | USA | PMI manufacturier et services (Février) | En expansion (supérieur au seuil de 50). | Moyen |
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Mondial Change accompagne notamment de nombreux acteurs du tourismes, agences de voyages, groupistes, tour-opérateurs, réceptifs...
www.mondialchange.com
Contact : nicolas@mondialchange.com
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