Pendant que la France se découvre de nouveaux paysages, recouverts d’un épais manteau blanc, Jean-Pierre Nadir annonce, sans frissonner, une nouvelle étape structurante pour Fairmoove.
Son groupe, créé en 2021 souhaitait prendre le contre-pied de l’évolution de l’industrie touristique, en "répondant aux questions RSE et sociétales autour de l’activité."
"C’est, selon moi, la nouvelle mission des professionnels du tourisme", déclarait-il a son lancement.
Alors que l’entreprise s’apprête à fêter ses cinq ans d’existence dans quelques mois, Fairmoove poursuit son développement, avec le rachat, ce mardi 6 janvier 2026, de Trace Directe, malgré un chemin semé d’embûches.
Une acquisition qui vient compléter l'offre existante.
"Double Sens est passé de 2 millions à 7,5 millions d’euros entre 2022 et 2026, une croissance portée principalement par les CSE.
Nous travaillions surtout sur des groupes constitués, alors que le marché est de plus en plus demandeur de voyages sur mesure. Nous avions de nombreux prospects en quête de plus de flexibilité et de propositions personnalisées, auxquels nous ne pouvions pas répondre jusqu’ici.
Il était donc nécessaire de développer ce segment pour répondre à cette demande", nous explique Jean-Pierre Nadir.
Son groupe, créé en 2021 souhaitait prendre le contre-pied de l’évolution de l’industrie touristique, en "répondant aux questions RSE et sociétales autour de l’activité."
"C’est, selon moi, la nouvelle mission des professionnels du tourisme", déclarait-il a son lancement.
Alors que l’entreprise s’apprête à fêter ses cinq ans d’existence dans quelques mois, Fairmoove poursuit son développement, avec le rachat, ce mardi 6 janvier 2026, de Trace Directe, malgré un chemin semé d’embûches.
Une acquisition qui vient compléter l'offre existante.
"Double Sens est passé de 2 millions à 7,5 millions d’euros entre 2022 et 2026, une croissance portée principalement par les CSE.
Nous travaillions surtout sur des groupes constitués, alors que le marché est de plus en plus demandeur de voyages sur mesure. Nous avions de nombreux prospects en quête de plus de flexibilité et de propositions personnalisées, auxquels nous ne pouvions pas répondre jusqu’ici.
Il était donc nécessaire de développer ce segment pour répondre à cette demande", nous explique Jean-Pierre Nadir.
Trace Directe : une agence qui a besoin d’accélérer
Le modèle fonctionne. Il ne restait plus aux équipes de Fairmoove qu’à identifier le bon acteur, capable d’opérer ce marché.
C’est à un spécialiste de la question qu’est confiée cette mission d’orpailleur, de dénicher la pépite.
Antoine Richard, alors patron de Double Sens et président d’ATR, hérite de la tâche. Il doit trouver un jumeau, version séjours individuels et personnalisés, pour son tour-opérateur.
"Je voulais une boîte qui fasse du sur-mesure, avec une bonne technologie pour travailler de façon automatisée, une entreprise qui ne perde pas d’argent, mais qui ait besoin d’accélérer.
Il a alors fait un tour d’horizon des différentes entreprises du secteur, puis, avant de partir, il m’a présenté Olivier Catrou, le fondateur de Trace Directe.
Il m’a dit qu’il y avait moyen de faire quelque chose avec lui," poursuit celui qui affiche sans doute le débit de parole le plus élevé de toute l’industrie touristique.
Très rapidement, le courant passe et le deal se fait.
Fairmoove décide donc de racheter Trace Directe, une agence de voyages fondée par Allibert Trekking en 2011, qui a rapidement trouvé sa place dans le paysage touristique français.
Depuis sa création, elle a accompagné près de 20 000 voyageurs, pour un chiffre d’affaires annuel de 4,5 millions d’euros.
Olivier Catrou reste en place et entre au capital de la holding.
"Développer une plateforme et une marque forte autour de Double Sens"
"Lors du rachat d’Allibert Trekking par Voyageurs du Monde, Olivier a proposé de reprendre Trace Directe et de partir avec.
Il a réalisé un gros travail de fond, c’est quelqu’un qui est très dans le détail. Mais aujourd’hui, en étant seul et sans investisseur, il n’a pas les moyens d’accélérer.
Si on additionne les deux entités (Double Sens et Trace Directe), cela représentera en 2026 près de 13 millions d’euros de revenus. Nous visons très rapidement les 15 millions d’euros.
Le potentiel d’accélération est assez fort et quasi mécanique, puisque nous ne répondons pas à près de la moitié de nos prospects qui veulent du sur-mesure," poursuit Jean-Pierre Nadir.
L’enjeu sera de porter, à court ou moyen terme, Fairmoove (Travel) autour de 20 millions d’euros de revenus.
Pour ce faire, le groupe s’appuiera sur la force de frappe de Double Sens et sur cette marque pour porter le message d’un tourisme plus responsable.
Au-delà de cette puissance accrue, de la diversification de l’offre, des nouvelles destinations et des connaissances du marché, Jean-Pierre Nadir entend également s’appuyer sur les synergies existantes entre les différentes sociétés qu’il chapeaute.
"À partir d’avril-mai, nous allons tous ensemble réfléchir à un rapprochement total des deux structures autour de Double Sens.
Elles se complètent très bien, mais nous allons faire attention à ne rien casser, car rapprocher deux entreprises est un processus très complexe.
Grâce à cela, nous allons faire baisser les coûts marketing et développer une plateforme ainsi qu’une marque forte autour de Double Sens," poursuit le fondateur du groupe.
Et cette acquisition en appelle d’autres.
Fairmoove n’a pas été pensée comme un simple faire-valoir, elle est appelée à se placer dans le Panthéon de l’industrie touristique plus responsable.
Il a réalisé un gros travail de fond, c’est quelqu’un qui est très dans le détail. Mais aujourd’hui, en étant seul et sans investisseur, il n’a pas les moyens d’accélérer.
Si on additionne les deux entités (Double Sens et Trace Directe), cela représentera en 2026 près de 13 millions d’euros de revenus. Nous visons très rapidement les 15 millions d’euros.
Le potentiel d’accélération est assez fort et quasi mécanique, puisque nous ne répondons pas à près de la moitié de nos prospects qui veulent du sur-mesure," poursuit Jean-Pierre Nadir.
L’enjeu sera de porter, à court ou moyen terme, Fairmoove (Travel) autour de 20 millions d’euros de revenus.
Pour ce faire, le groupe s’appuiera sur la force de frappe de Double Sens et sur cette marque pour porter le message d’un tourisme plus responsable.
Au-delà de cette puissance accrue, de la diversification de l’offre, des nouvelles destinations et des connaissances du marché, Jean-Pierre Nadir entend également s’appuyer sur les synergies existantes entre les différentes sociétés qu’il chapeaute.
"À partir d’avril-mai, nous allons tous ensemble réfléchir à un rapprochement total des deux structures autour de Double Sens.
Elles se complètent très bien, mais nous allons faire attention à ne rien casser, car rapprocher deux entreprises est un processus très complexe.
Grâce à cela, nous allons faire baisser les coûts marketing et développer une plateforme ainsi qu’une marque forte autour de Double Sens," poursuit le fondateur du groupe.
Et cette acquisition en appelle d’autres.
Fairmoove n’a pas été pensée comme un simple faire-valoir, elle est appelée à se placer dans le Panthéon de l’industrie touristique plus responsable.
Fairmoove se rêve en leader du voyage en immersion
Les engagements environnementaux n’ont pas été remisés dans les oubliettes de la pensée nadirienne, mais le groupe entend désormais appuyer là où se situe le marché : sur le voyage d’immersion.
Un segment qui pourrait peser autour de 400 millions d’euros en France, toujours selon l’ancien fondateur d’EasyVoyages.
"Je veux être le leader du secteur de l’engagement et de l’immersion engagée.
Pour ceux pour qui ce concept reste flou, je veux mettre en avant une phrase de Nicolas Bouvier. Celui qui a tout simplement inventé le genre de l’écrivain-voyageur disait, au travers de ses voyages : “moi, par-dessus tout, c’est la gaieté qui m’en impose”.
C’est le parfait résumé du voyage en immersion", extrapole Jean-Pierre Nadir.
En somme, malgré certaines conditions de vie parfois spartiates et des difficultés en tout genre, qu’elles soient économiques, politiques ou autres, l’humain possède cette capacité à dépasser sa condition pour trouver du bonheur, là où il n’y en a pas toujours.
Ainsi, les voyageurs oublient bien souvent la misère pour ne conserver en mémoire que la gaieté. Et c’est dans cet esprit que Fairmoove, via Double Sens, veut créer à terme la plateforme de référence du voyage d’immersion.
"Nous entrons dans une ère de consolidation. Nous voulons nous inscrire dans cette dynamique, tout en conservant notre ligne de conduite.
À côté de noms comme Intrepid Travel, qui pèse 300 millions d’euros en Australie, ou G Adventures, soutenu par Certarès, nous pouvons devenir l’acteur indépendant de référence sur le marché français," se projette l’entrepreneur.
Un segment qui pourrait peser autour de 400 millions d’euros en France, toujours selon l’ancien fondateur d’EasyVoyages.
"Je veux être le leader du secteur de l’engagement et de l’immersion engagée.
Pour ceux pour qui ce concept reste flou, je veux mettre en avant une phrase de Nicolas Bouvier. Celui qui a tout simplement inventé le genre de l’écrivain-voyageur disait, au travers de ses voyages : “moi, par-dessus tout, c’est la gaieté qui m’en impose”.
C’est le parfait résumé du voyage en immersion", extrapole Jean-Pierre Nadir.
En somme, malgré certaines conditions de vie parfois spartiates et des difficultés en tout genre, qu’elles soient économiques, politiques ou autres, l’humain possède cette capacité à dépasser sa condition pour trouver du bonheur, là où il n’y en a pas toujours.
Ainsi, les voyageurs oublient bien souvent la misère pour ne conserver en mémoire que la gaieté. Et c’est dans cet esprit que Fairmoove, via Double Sens, veut créer à terme la plateforme de référence du voyage d’immersion.
"Nous entrons dans une ère de consolidation. Nous voulons nous inscrire dans cette dynamique, tout en conservant notre ligne de conduite.
À côté de noms comme Intrepid Travel, qui pèse 300 millions d’euros en Australie, ou G Adventures, soutenu par Certarès, nous pouvons devenir l’acteur indépendant de référence sur le marché français," se projette l’entrepreneur.
Fairmoove : un développement tous azimuts, label compris
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Rappelons que Fairmoove a la particularité d’être présent sur trois canaux de distribution : en direct, en BtoB (via Orchestra et le référencement dans les principaux réseaux) et auprès des CSE.
Un développement tous azimuts qui devrait permettre d’atteindre l’équilibre tant espéré par son fondateur.
"Nous entrons dans notre cinquième année et nous devrions être rentables. Nous avons évoqué le pôle Double Sens. Sur Fairmoove, la plateforme, il existe un marché, mais il se développe très lentement. Nous sommes en train de chercher une solution pour accélérer sur ce point.
Autre sujet : le label. Il connaît une vraie accélération et des annonces seront faites dans les prochaines semaines, dont une nouvelle acquisition.
En 2026, nous allons être très actifs afin de créer les conditions pour devenir un label de référence à l’échelle mondiale," espère Jean-Pierre Nadir.
Déjà l’an dernier, Google l’avait référencé pour affiner ses résultats d’hôtels éco-certifiés. La prochaine étape de développement doit permettre à cette branche de mieux valoriser les établissements labellisés, afin de décupler leur marketing d’acquisition.
Pour l’heure, si le groupe grandit sur fonds propres, il n’est pas question de recourir à une levée de fonds, même si cette option reste envisageable.
L’aventure Fairmoove, bien que courte pour le moment, est déjà riche d’enseignements.
"J’ai fait une erreur d’appréciation totale et complète, là-dessus il n’y a pas de débat. Je savais que ce ne serait pas simple, mais cela a été bien plus dur que prévu.
C’est la qualité de l’entrepreneur que de s’accrocher, de se battre et de trouver des solutions pour ouvrir une voie glorieuse.
Le business du tourisme ressemble un peu à l’émission Les routes de l’impossible : parfois, le camion a deux roues dans le vide, on a un peu peur, puis finalement le véhicule se redresse et ça finit par passer.
Je pense aussi que l’erreur fondamentale des entrepreneurs français est de raisonner uniquement à l’échelle hexagonale, et non internationale," termine celui qui fera son retour dans la nouvelle saison de l’émission 'Qui veut être mon associé ?'.
En espérant, qu'en 2026, la responsabilité s'impose... dans le secteur du tourisme et la société.
Un développement tous azimuts qui devrait permettre d’atteindre l’équilibre tant espéré par son fondateur.
"Nous entrons dans notre cinquième année et nous devrions être rentables. Nous avons évoqué le pôle Double Sens. Sur Fairmoove, la plateforme, il existe un marché, mais il se développe très lentement. Nous sommes en train de chercher une solution pour accélérer sur ce point.
Autre sujet : le label. Il connaît une vraie accélération et des annonces seront faites dans les prochaines semaines, dont une nouvelle acquisition.
En 2026, nous allons être très actifs afin de créer les conditions pour devenir un label de référence à l’échelle mondiale," espère Jean-Pierre Nadir.
Déjà l’an dernier, Google l’avait référencé pour affiner ses résultats d’hôtels éco-certifiés. La prochaine étape de développement doit permettre à cette branche de mieux valoriser les établissements labellisés, afin de décupler leur marketing d’acquisition.
Pour l’heure, si le groupe grandit sur fonds propres, il n’est pas question de recourir à une levée de fonds, même si cette option reste envisageable.
L’aventure Fairmoove, bien que courte pour le moment, est déjà riche d’enseignements.
"J’ai fait une erreur d’appréciation totale et complète, là-dessus il n’y a pas de débat. Je savais que ce ne serait pas simple, mais cela a été bien plus dur que prévu.
C’est la qualité de l’entrepreneur que de s’accrocher, de se battre et de trouver des solutions pour ouvrir une voie glorieuse.
Le business du tourisme ressemble un peu à l’émission Les routes de l’impossible : parfois, le camion a deux roues dans le vide, on a un peu peur, puis finalement le véhicule se redresse et ça finit par passer.
Je pense aussi que l’erreur fondamentale des entrepreneurs français est de raisonner uniquement à l’échelle hexagonale, et non internationale," termine celui qui fera son retour dans la nouvelle saison de l’émission 'Qui veut être mon associé ?'.
En espérant, qu'en 2026, la responsabilité s'impose... dans le secteur du tourisme et la société.








Publié par Romain Pommier 














