Le Japon a le vent en poupe depuis la fin de la pandémie de Covid et la réouverture de ses frontiÚres en octobre 2022. @Depositiphotos/bennymarty
Elle a Ă©tĂ© lâune des derniĂšres destinations asiatiques Ă rouvrir aprĂšs la crise sanitaire, en octobre 2022, depuis le Japon croule sous les demandes.
« Il y a une énorme appétence des Français pour le Japon. C'est une destination qui fait envie à tous les ùges », constate Didier Blanchard, co-fondateur du tour-opérateur Visiteurs, qui a envoyé plus de 1700 pax au Japon en 2024, un chiffre en progression par rapport à 2023 et 2019.
MĂȘme constat chez Climats du Monde. « Nous sommes des spĂ©cialistes de lâAsie, mais pendant longtemps, le Japon nâĂ©tait pas une destination avec laquelle nous avions lâhabitude de travailler. Aujourd'hui, elle a intĂ©grĂ© notre Top 4, affirme Olivia Calvin, directrice commerciale du tour-opĂ©rateur.
C'est la raretĂ© des choses qui fait leur valeur. A partir du moment oĂč il a Ă©tĂ© possible de voyager Ă nouveau au Japon, il y a eu un phĂ©nomĂšne d'attrait. Ce n'est pas nouveau. Le Japon a toujours eu une dimension Ă part du reste de l'Asie, c'est un pays qui a une culture trĂšs singuliĂšre. »
Le coĂ»t du sĂ©jour nâest pas un frein. Chez le TO Marseillais, le panier moyen est de 4200 euros, « plus du double de l'Asie du Sud-Est. C'est une destination qui coĂ»te assez cher », en convient la directrice commerciale de Climats du Monde, qui a enregistrĂ© 500 pax sur la destination en 2024.
« Le Japon était déjà numéro 1 en volume de pax en 2019, sa position de leader s'est renforcée en 2024, l'appétence était trÚs forte suite à trois années blanches. Le marché était hyper impatient de se repositionner », explique Guillaume Linton, PDG du tour-opérateur Asia.
« On a beau ĂȘtre trois ans quasiment post-pandĂ©mie, l'annĂ©e 2024 est la premiĂšre annĂ©e oĂč le Japon bĂ©nĂ©ficie de deux vraies saisons, une saison printemps avec les cerisiers et une saison automne avec les Ă©rables », observe Guillaume Linton.
« Il y a une énorme appétence des Français pour le Japon. C'est une destination qui fait envie à tous les ùges », constate Didier Blanchard, co-fondateur du tour-opérateur Visiteurs, qui a envoyé plus de 1700 pax au Japon en 2024, un chiffre en progression par rapport à 2023 et 2019.
MĂȘme constat chez Climats du Monde. « Nous sommes des spĂ©cialistes de lâAsie, mais pendant longtemps, le Japon nâĂ©tait pas une destination avec laquelle nous avions lâhabitude de travailler. Aujourd'hui, elle a intĂ©grĂ© notre Top 4, affirme Olivia Calvin, directrice commerciale du tour-opĂ©rateur.
C'est la raretĂ© des choses qui fait leur valeur. A partir du moment oĂč il a Ă©tĂ© possible de voyager Ă nouveau au Japon, il y a eu un phĂ©nomĂšne d'attrait. Ce n'est pas nouveau. Le Japon a toujours eu une dimension Ă part du reste de l'Asie, c'est un pays qui a une culture trĂšs singuliĂšre. »
Le coĂ»t du sĂ©jour nâest pas un frein. Chez le TO Marseillais, le panier moyen est de 4200 euros, « plus du double de l'Asie du Sud-Est. C'est une destination qui coĂ»te assez cher », en convient la directrice commerciale de Climats du Monde, qui a enregistrĂ© 500 pax sur la destination en 2024.
« Le Japon était déjà numéro 1 en volume de pax en 2019, sa position de leader s'est renforcée en 2024, l'appétence était trÚs forte suite à trois années blanches. Le marché était hyper impatient de se repositionner », explique Guillaume Linton, PDG du tour-opérateur Asia.
« On a beau ĂȘtre trois ans quasiment post-pandĂ©mie, l'annĂ©e 2024 est la premiĂšre annĂ©e oĂč le Japon bĂ©nĂ©ficie de deux vraies saisons, une saison printemps avec les cerisiers et une saison automne avec les Ă©rables », observe Guillaume Linton.
La difficile gestion de lâaĂ©rien
« La complexitĂ© Ă programmer la destination est proportionnĂ©e Ă l'attente du marchĂ© et Ă la demande. Nous faisons face Ă plusieurs sujets logistiques complexes. Dâabord, sur lâaĂ©rien. Le Japon est certainement une des destinations sur lesquelles l'inflation a Ă©tĂ© la plus fortement ressentie, du fait de trois facteurs : le prix du baril, la durĂ©e du vol qui a Ă©tĂ© rallongĂ©e avec le contournement de l' Ukraine et la pĂ©nurie de capacitĂ© », observe Guillaume Linton.
Pour autant ces trois facteurs nâont pas refroidi le marchĂ©. Cela s'explique pour une autre raison assez simple : un Yen historiquement bas.
« Au global, l'offre tarifaire sur un circuit japon classique d'une douzaine de nuits, tout inclus avec les transports, l'hĂ©bergement, le guide et les repas, est lâune de celles qui a subi le moins inflation par rapport Ă la pĂ©riode de prĂ©-pandĂ©mie et Ă d'autres destinations asiatiques », poursuit Guillaume Linton.
Face à cette vague de touristes, les autorités veulent encadrer les visites. Un quota de 4000 randonneurs par jour a été instauré pour accéder au Mont Fuji par la voie la plus empruntée. Depuis mai, il est également nécessaire de réserver en ligne et de payer 12 euros pour y accéder.
Concurrence, manque de guides francophonesâŠ
Autre difficultĂ© la concurrence des marchĂ©s sur lâarchipel. « Le marchĂ© français au Japon n'est pas le premier marchĂ© de tourisme, nous sommes en concurrence avec dâautres marchĂ©s, notamment asiatiques », souligne Olivia Calvin.
« La demande mondiale Ă©tant trĂšs forte, Ă l'exception peut-ĂȘtre de la demande chinoise. Cela a un impact assez lourd sur le stock hĂŽtelier, mais aussi sur les tarifications, les accĂšs aux sites et sur la frĂ©quentation des principaux sites touristiques. Une des contraintes logistiques est liĂ©e aussi Ă ces forts pics saisonniers », abonde Guillaume Linton.
A cela sâajoute un manque de guides francophones. « Pendant le covid, les guides se sont retrouvĂ©s sans activitĂ©. Certains ont arrĂȘtĂ© ou sont partis en retraite. Sur certaines pĂ©riodes, ça devient relativement compliquĂ© d'avoir un guide francophone », explique Didier Blanchard, de Visiteurs.
Autre sujet : la qualitĂ© de la restauration. « Il a fallu accepter dâassez fortes augmentations tarifaires sur les prix dans les restaurants japonais pour continuer Ă offrir la mĂȘme qualitĂ© et la mĂȘme quantitĂ© Ă nos voyageurs », remarque le PDG dâAsia.
« La demande mondiale Ă©tant trĂšs forte, Ă l'exception peut-ĂȘtre de la demande chinoise. Cela a un impact assez lourd sur le stock hĂŽtelier, mais aussi sur les tarifications, les accĂšs aux sites et sur la frĂ©quentation des principaux sites touristiques. Une des contraintes logistiques est liĂ©e aussi Ă ces forts pics saisonniers », abonde Guillaume Linton.
A cela sâajoute un manque de guides francophones. « Pendant le covid, les guides se sont retrouvĂ©s sans activitĂ©. Certains ont arrĂȘtĂ© ou sont partis en retraite. Sur certaines pĂ©riodes, ça devient relativement compliquĂ© d'avoir un guide francophone », explique Didier Blanchard, de Visiteurs.
Autre sujet : la qualitĂ© de la restauration. « Il a fallu accepter dâassez fortes augmentations tarifaires sur les prix dans les restaurants japonais pour continuer Ă offrir la mĂȘme qualitĂ© et la mĂȘme quantitĂ© Ă nos voyageurs », remarque le PDG dâAsia.
Japon : l'intĂ©rĂȘt de passer par une agence et un TO
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Si on change de point de vue, les difficultés rencontrées par les producteurs et distributeurs sont aussi un moyen de prouver leur expertise.
« C'est clairement une destination oĂč il faut une rĂ©elle collaboration et un partenariat trĂšs fort avec son rĂ©ceptif Ă destination pour trouver des solutions Ă toutes les problĂ©matiques que l'on vient d'Ă©voquer », note Guillaume Linton.
« C'est une des destinations sur lesquelles le marché anticipe le mieux, ce qui est plutÎt un bon point. Le marché a compris que si tu voulais avoir droit à la saison du sakura, c'est-à -dire des cerisiers en fleurs, fin mars, début avril, il fallait te positionner au minimum 8-10 mois avant les dates de départ. Passer par une agence, c'est bien plus intéressant tout en ayant à l'esprit qu'il faut aussi écouter les conseils de l'agence, surtout quand celle-ci te recommande de ne pas organiser ton voyage au Japon uniquement pour les cerisiers !
Aujourdâhui, au Japon, il y a un Ă©norme enjeu d'anticipation, mais aussi de dĂ©saisonalisation et de dispersion des flux », affirme le PDG dâAsia.
« C'est une destination aussi qui est pertinente au travers des tours opérateurs parce que justement, on s'engage plus d'un an à l'avance. On est capable de vendre la destination 18 mois à l'avance.
Et en termes de disponibilitĂ© et de prix, c'est plus intĂ©ressant que de partir en individuel. Si vous voyagez en individuel, vous devrez prendre vos billets d'avion de votre cĂŽtĂ©, votre terrestre sur place et le tout sans guide et sans aide, parce que ce n'est pas une destination oĂč les gens parlent l'anglais. », commente la directrice commerciale de Climats du Monde.
Le TO a pris des engagements pour lâannĂ©e prochaine : « Nous ne voulons pas connaitre la frustration de cette annĂ©e oĂč nous avons Ă©tĂ© obligĂ©s de fermer nos ventes trĂšs vite parce que c'Ă©tait complet. Nous nous sommes engagĂ©s, au niveau terrestre ainsi que sur des allotements, avec plusieurs compagnies aĂ©riennes pour avoir un maximum de stocks », prĂ©cise Olivia Calvin. En 2025, Climats du monde vise les 1 000 pax.
LâannĂ©e prochaine, le Japon accueillera lâExposition Universelle. Un Ă©vĂ©nement qui ne devrait pas booster lâattractivitĂ© des clientĂšles europĂ©ennes⊠voire tendre davantage les stocks.
Un challenge supplémentaire.
« C'est clairement une destination oĂč il faut une rĂ©elle collaboration et un partenariat trĂšs fort avec son rĂ©ceptif Ă destination pour trouver des solutions Ă toutes les problĂ©matiques que l'on vient d'Ă©voquer », note Guillaume Linton.
« C'est une des destinations sur lesquelles le marché anticipe le mieux, ce qui est plutÎt un bon point. Le marché a compris que si tu voulais avoir droit à la saison du sakura, c'est-à -dire des cerisiers en fleurs, fin mars, début avril, il fallait te positionner au minimum 8-10 mois avant les dates de départ. Passer par une agence, c'est bien plus intéressant tout en ayant à l'esprit qu'il faut aussi écouter les conseils de l'agence, surtout quand celle-ci te recommande de ne pas organiser ton voyage au Japon uniquement pour les cerisiers !
Aujourdâhui, au Japon, il y a un Ă©norme enjeu d'anticipation, mais aussi de dĂ©saisonalisation et de dispersion des flux », affirme le PDG dâAsia.
« C'est une destination aussi qui est pertinente au travers des tours opérateurs parce que justement, on s'engage plus d'un an à l'avance. On est capable de vendre la destination 18 mois à l'avance.
Et en termes de disponibilitĂ© et de prix, c'est plus intĂ©ressant que de partir en individuel. Si vous voyagez en individuel, vous devrez prendre vos billets d'avion de votre cĂŽtĂ©, votre terrestre sur place et le tout sans guide et sans aide, parce que ce n'est pas une destination oĂč les gens parlent l'anglais. », commente la directrice commerciale de Climats du Monde.
Le TO a pris des engagements pour lâannĂ©e prochaine : « Nous ne voulons pas connaitre la frustration de cette annĂ©e oĂč nous avons Ă©tĂ© obligĂ©s de fermer nos ventes trĂšs vite parce que c'Ă©tait complet. Nous nous sommes engagĂ©s, au niveau terrestre ainsi que sur des allotements, avec plusieurs compagnies aĂ©riennes pour avoir un maximum de stocks », prĂ©cise Olivia Calvin. En 2025, Climats du monde vise les 1 000 pax.
LâannĂ©e prochaine, le Japon accueillera lâExposition Universelle. Un Ă©vĂ©nement qui ne devrait pas booster lâattractivitĂ© des clientĂšles europĂ©ennes⊠voire tendre davantage les stocks.
Un challenge supplémentaire.






Publié par Caroline Lelievre 














