LâAFTM a organisĂ© une table-ronde « Qui doit financer le poids de lâinnovation ? », jeudi 19 septembre 2024, pendant le salon IFTM Top Resa. @C.L.
Pour dĂ©livrer un meilleur service ou pour se distinguer de la concurrence, lâinnovation est la clĂ© dans le business travel.
Pour y rĂ©pondre, certains Ă lâinstar de CWT et Amadeus se sont rapprochĂ©s de start-up.
« On va les aider. Pendant un an, elles bĂ©nĂ©ficieront de moyens en termes de dĂ©veloppement, d'incubation et de proof-of-concept », explique Vincent Godard, Responsable digitalisation Corporate Travel dâAmadeus, dont 20% des revenus sont rĂ©investis dans la R&D, c'est-Ă -dire plus de 1 milliard dâeuros chaque annĂ©e.
Lâentreprise valorise Ă©galement les collaborateurs Ă lâorigine dâune amĂ©lioration sur le marchĂ©, les fameux « game changer ».
La complexitĂ© du business travel est une opportunitĂ© en termes dâinnovation : « Nous avons encore Ă©normĂ©ment de choses Ă rĂ©soudre. Câest ce qui guide tous les acteurs. Il y a toujours quelque chose Ă amĂ©liorer », rappelle Pierre Mesnage, Managing Director Western Europe chez HRS.
De quoi encourager Amex GBT à mettre en place « une vraie structure pour s'assurer que toutes les remontées clients arrivent bien dans un seul endroit, qui va les analyser et mettre en face les investissements avec un vrai suivi », explique Yorick Charveriat, PDG de Amex GBT France.
Autre initiative : hackathon en interne, pour stimuler la créativité.
Pour des acteurs plus rĂ©cents, tels que Navan, Cegid ou encore Rejolt, en fluidifiant les process, lâinnovation leur a permis de sâimposer sur leurs diffĂ©rents marchĂ©s, le voyage, lâexpense et le MICE.
Mais attention, en matiĂšre dâinnovation lâargent reste le juge de paix. « Nos objectifs sont de retenir nos clients le plus longtemps possible et d'ĂȘtre profitables. Ces notions de performance, de rentabilitĂ© et de rĂ©tention vont aussi nous driver. Mettre un produit sur le marchĂ©, c'est super, mais quel est le ROI? Est-ce qu'il va ĂȘtre scalable ? Est-ce qu'il va pouvoir ĂȘtre implĂ©mentĂ© partout ? Va-t-il vraiment pouvoir ĂȘtre dĂ©ployĂ© ? » interroge Emilie Bresson, directrice commerciale France & Benelux et Maroc chez CWT.
Pour y rĂ©pondre, certains Ă lâinstar de CWT et Amadeus se sont rapprochĂ©s de start-up.
« On va les aider. Pendant un an, elles bĂ©nĂ©ficieront de moyens en termes de dĂ©veloppement, d'incubation et de proof-of-concept », explique Vincent Godard, Responsable digitalisation Corporate Travel dâAmadeus, dont 20% des revenus sont rĂ©investis dans la R&D, c'est-Ă -dire plus de 1 milliard dâeuros chaque annĂ©e.
Lâentreprise valorise Ă©galement les collaborateurs Ă lâorigine dâune amĂ©lioration sur le marchĂ©, les fameux « game changer ».
La complexitĂ© du business travel est une opportunitĂ© en termes dâinnovation : « Nous avons encore Ă©normĂ©ment de choses Ă rĂ©soudre. Câest ce qui guide tous les acteurs. Il y a toujours quelque chose Ă amĂ©liorer », rappelle Pierre Mesnage, Managing Director Western Europe chez HRS.
De quoi encourager Amex GBT à mettre en place « une vraie structure pour s'assurer que toutes les remontées clients arrivent bien dans un seul endroit, qui va les analyser et mettre en face les investissements avec un vrai suivi », explique Yorick Charveriat, PDG de Amex GBT France.
Autre initiative : hackathon en interne, pour stimuler la créativité.
Pour des acteurs plus rĂ©cents, tels que Navan, Cegid ou encore Rejolt, en fluidifiant les process, lâinnovation leur a permis de sâimposer sur leurs diffĂ©rents marchĂ©s, le voyage, lâexpense et le MICE.
Mais attention, en matiĂšre dâinnovation lâargent reste le juge de paix. « Nos objectifs sont de retenir nos clients le plus longtemps possible et d'ĂȘtre profitables. Ces notions de performance, de rentabilitĂ© et de rĂ©tention vont aussi nous driver. Mettre un produit sur le marchĂ©, c'est super, mais quel est le ROI? Est-ce qu'il va ĂȘtre scalable ? Est-ce qu'il va pouvoir ĂȘtre implĂ©mentĂ© partout ? Va-t-il vraiment pouvoir ĂȘtre dĂ©ployĂ© ? » interroge Emilie Bresson, directrice commerciale France & Benelux et Maroc chez CWT.
L'IA prochaine innovation majeure
AprĂšs NDC, le voyage dâaffaires a dĂ©jĂ commencĂ© Ă sâattaquer Ă un gros sujet en termes dâinnovation : lâintelligence artificielle, avec des stratĂ©gies plus ou moins avancĂ©es selon les acteurs de lâĂ©cosystĂšme.
Navan a pris le sujet Ă bras le corps. « Aujourd'hui, prĂšs de 34% des demandes passent justement vers l'IA. Câest assez Ă©norme », affirme Olivier Nairey. Ăa gĂ©nĂšre une Ă©norme satisfaction cĂŽtĂ© utilisateur parce qu'ils ont une rĂ©ponse quasiment instantanĂ©e. Ăa permet aussi Ă nos Ă©quipes Travel Agents, de se focusser que sur des tĂąches Ă forte valeur ajoutĂ©e. », poursuit-il.
Rejolt fait appel Ă lâIA pour rĂ©pondre aux enjeux RSE. « En France aujourd'hui, les entreprises commandent 25 millions de plateaux repas par an. Nous utilisons l'IA pour calculer automatiquement l'impact carbone d'un plateau repas en fonction de son contenu, de son type de livraison, son packaging », explique Laurent Gabard, DG de Rejolt.
En facilitateur, la techno va permettre de contourner des points de friction. « Par exemple, sur la problĂ©matique de l'embarquement ou de la gestion des certifications pendant le Covid. Elle a Ă©tĂ© le point de dĂ©part de toute l'identitĂ© numĂ©rique qui va nous permettre demain, d'avoir un accĂšs fluide dans les aĂ©roports », cite en exemple Vincent Godard, dâAmadeus.
A la tĂȘte dâun groupe adepte de la consolidation, Yorick Charveriat, PDG dâAmex GBT France voit dans lâIA un booster dâinnovation. « Nous lançons un appel Ă toute idĂ©e en interne pour dire qu'est-ce que vous pourriez faire de mieux chacun sur votre poste grĂące Ă l'intelligence artificielle », expose-t-il.
« L'intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative va permettre de synthĂ©tiser les 10 pages de conditions dâannulation. C'est un bon exemple d'aide pour nos agents de voyages, pour apporter plus de valeur. »
Mais il y a malgré tout des limites.
« La clĂ©, c'est la data. Si tu utilises ChatGPT pour aller faire de l'intelligence artificielle avec l'aide des data de tes clients, tes clients, tu ne vas pas les garder longtemps, prĂ©vient-il. OĂč est-ce que je la collecte ? Est-ce que j'ai mis en place des processus qui permettent vraiment de rĂ©colter une vraie catĂ©gorisation des donnĂ©es au niveau des paiements, des rĂ©servations, des comportements⊠pour pouvoir, derriĂšre, proposer une offre qui est plus pertinente. Ce n'est pas toujours facile, ça demande, effectivement, beaucoup de travail dans les entreprises et beaucoup dâargent. »
« Air Canada a supprimé son ChatBot, parce qu'il a donné de mauvaises interprétations des conditions d'annulation et entrainé de mauvais choix derriÚre. Effectivement, la clé, c'est la data : qu'est-ce que j'ai comme données pour faire tourner mes modÚles », abonde Pierre Mesnage de HRS.
Navan a pris le sujet Ă bras le corps. « Aujourd'hui, prĂšs de 34% des demandes passent justement vers l'IA. Câest assez Ă©norme », affirme Olivier Nairey. Ăa gĂ©nĂšre une Ă©norme satisfaction cĂŽtĂ© utilisateur parce qu'ils ont une rĂ©ponse quasiment instantanĂ©e. Ăa permet aussi Ă nos Ă©quipes Travel Agents, de se focusser que sur des tĂąches Ă forte valeur ajoutĂ©e. », poursuit-il.
Rejolt fait appel Ă lâIA pour rĂ©pondre aux enjeux RSE. « En France aujourd'hui, les entreprises commandent 25 millions de plateaux repas par an. Nous utilisons l'IA pour calculer automatiquement l'impact carbone d'un plateau repas en fonction de son contenu, de son type de livraison, son packaging », explique Laurent Gabard, DG de Rejolt.
En facilitateur, la techno va permettre de contourner des points de friction. « Par exemple, sur la problĂ©matique de l'embarquement ou de la gestion des certifications pendant le Covid. Elle a Ă©tĂ© le point de dĂ©part de toute l'identitĂ© numĂ©rique qui va nous permettre demain, d'avoir un accĂšs fluide dans les aĂ©roports », cite en exemple Vincent Godard, dâAmadeus.
A la tĂȘte dâun groupe adepte de la consolidation, Yorick Charveriat, PDG dâAmex GBT France voit dans lâIA un booster dâinnovation. « Nous lançons un appel Ă toute idĂ©e en interne pour dire qu'est-ce que vous pourriez faire de mieux chacun sur votre poste grĂące Ă l'intelligence artificielle », expose-t-il.
« L'intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative va permettre de synthĂ©tiser les 10 pages de conditions dâannulation. C'est un bon exemple d'aide pour nos agents de voyages, pour apporter plus de valeur. »
Mais il y a malgré tout des limites.
« La clĂ©, c'est la data. Si tu utilises ChatGPT pour aller faire de l'intelligence artificielle avec l'aide des data de tes clients, tes clients, tu ne vas pas les garder longtemps, prĂ©vient-il. OĂč est-ce que je la collecte ? Est-ce que j'ai mis en place des processus qui permettent vraiment de rĂ©colter une vraie catĂ©gorisation des donnĂ©es au niveau des paiements, des rĂ©servations, des comportements⊠pour pouvoir, derriĂšre, proposer une offre qui est plus pertinente. Ce n'est pas toujours facile, ça demande, effectivement, beaucoup de travail dans les entreprises et beaucoup dâargent. »
« Air Canada a supprimé son ChatBot, parce qu'il a donné de mauvaises interprétations des conditions d'annulation et entrainé de mauvais choix derriÚre. Effectivement, la clé, c'est la data : qu'est-ce que j'ai comme données pour faire tourner mes modÚles », abonde Pierre Mesnage de HRS.
Qui doit payer lâinnovation ?
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Qui doit payer lâaddition de lâinnovation ?
« Ăa va dĂ©pendre du type d'innovation, du type d'investissement », rĂ©pond Yorick Charveriat, qui fait le distinguo entre le rĂ©sultat de remontĂ©es de terrain, avec pour objectif de fidĂ©liser sa clientĂšle et une innovation liĂ©e Ă une nouvelle norme du marchĂ© comme NDC ou PAO de la SNCF. Dans ce dernier cas, « la rĂ©ponse me semble Ă©vidente : les clients. »
Chez Cegid, le poids de la dépense est réparti selon l'usage qui sera fait de la technologie.
En comparaison avec dâautres industrie, telle que lâautomobile, « le client finance, ça fait partie du coĂ»t complet », rappelle AurĂ©lien Rodriguez, global sales director, chez Hcorpo.
Ăa se discute.
« Ăa va dĂ©pendre du type d'innovation, du type d'investissement », rĂ©pond Yorick Charveriat, qui fait le distinguo entre le rĂ©sultat de remontĂ©es de terrain, avec pour objectif de fidĂ©liser sa clientĂšle et une innovation liĂ©e Ă une nouvelle norme du marchĂ© comme NDC ou PAO de la SNCF. Dans ce dernier cas, « la rĂ©ponse me semble Ă©vidente : les clients. »
Chez Cegid, le poids de la dépense est réparti selon l'usage qui sera fait de la technologie.
En comparaison avec dâautres industrie, telle que lâautomobile, « le client finance, ça fait partie du coĂ»t complet », rappelle AurĂ©lien Rodriguez, global sales director, chez Hcorpo.
Ăa se discute.






Publié par Caroline Lelievre
















