Avec 147 milliards de livres de retombées annuelles, le tourisme s’impose comme l’un des piliers de l'emploi et de la croissance au Royaume-Uni - Depositphotos.com @samot
Le tourisme confirme son rôle clé dans l’économie britannique.
Selon une étude de référence publiée par VisitBritain / VisitEngland, le secteur génère aujourd’hui 147 milliards de livres par an, soit près de 5% du PIB du Royaume-Uni, en intégrant les effets directs et indirects sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Intitulé Economic Value of Tourism in the United Kingdom, le rapport met en lumière un poids macroéconomique supérieur à celui de secteurs historiques comme l’assurance et les retraites réunies, tant en volume d’activité qu’en emplois soutenus.
En 2024, le tourisme a également contribué à hauteur de 52 milliards de livres aux recettes fiscales, un montant équivalent à plus de la moitié de la masse salariale du National Health Service (NHS) - le système de la santé publique - au Royaume-Uni.
Selon une étude de référence publiée par VisitBritain / VisitEngland, le secteur génère aujourd’hui 147 milliards de livres par an, soit près de 5% du PIB du Royaume-Uni, en intégrant les effets directs et indirects sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Intitulé Economic Value of Tourism in the United Kingdom, le rapport met en lumière un poids macroéconomique supérieur à celui de secteurs historiques comme l’assurance et les retraites réunies, tant en volume d’activité qu’en emplois soutenus.
En 2024, le tourisme a également contribué à hauteur de 52 milliards de livres aux recettes fiscales, un montant équivalent à plus de la moitié de la masse salariale du National Health Service (NHS) - le système de la santé publique - au Royaume-Uni.
Un moteur pour l’emploi, sur tout le territoire
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Au-delà de sa contribution financière, le tourisme constitue un pilier majeur de l’emploi au Royaume-Uni.
Le secteur soutient près de 2,4 millions de postes, soit un emploi sur quinze, avec une implantation équilibrée sur l’ensemble des nations et régions britanniques. Dans chaque territoire, le tourisme représente au minimum 5% de l’emploi total.
Le rapport souligne également le rôle structurant du secteur pour l’insertion professionnelle, notamment pour les jeunes, en facilitant l’accès au premier emploi et le développement des compétences.
À l’horizon 2030, 175 000 emplois supplémentaires pourraient ainsi être créés.
Le secteur soutient près de 2,4 millions de postes, soit un emploi sur quinze, avec une implantation équilibrée sur l’ensemble des nations et régions britanniques. Dans chaque territoire, le tourisme représente au minimum 5% de l’emploi total.
Le rapport souligne également le rôle structurant du secteur pour l’insertion professionnelle, notamment pour les jeunes, en facilitant l’accès au premier emploi et le développement des compétences.
À l’horizon 2030, 175 000 emplois supplémentaires pourraient ainsi être créés.
Une croissance supérieure à celle de l’économie britannique
À moyen terme, les perspectives restent favorables. La valeur totale de l’activité touristique devrait atteindre 161 milliards de livres en 2030, en prix constants de 2024, soit une progression réelle de 9,3%, supérieure à la croissance anticipée de l’économie britannique dans son ensemble (8,8%).
Cette dynamique sera largement portée par le tourisme international, dont la valeur devrait augmenter de 32% entre 2024 et 2030, représentant un gain de 9,4 milliards de livres.
L’étude met aussi en évidence le rôle essentiel du tourisme domestique, en particulier pour les destinations rurales et côtières. Aujourd’hui, 84% des dépenses liées aux séjours domestiques avec nuitées sont réalisées hors de Londres.
VisitBritain estime qu’une réorientation de seulement 10% des dépenses touristiques des Britanniques à l’étranger vers le marché domestique pourrait générer 8 milliards de livres supplémentaires par an pour l’économie nationale.
Cette dynamique sera largement portée par le tourisme international, dont la valeur devrait augmenter de 32% entre 2024 et 2030, représentant un gain de 9,4 milliards de livres.
L’étude met aussi en évidence le rôle essentiel du tourisme domestique, en particulier pour les destinations rurales et côtières. Aujourd’hui, 84% des dépenses liées aux séjours domestiques avec nuitées sont réalisées hors de Londres.
VisitBritain estime qu’une réorientation de seulement 10% des dépenses touristiques des Britanniques à l’étranger vers le marché domestique pourrait générer 8 milliards de livres supplémentaires par an pour l’économie nationale.
Des marchés internationaux contrastés
Côté marchés émetteurs, les États-Unis demeurent le premier contributeur international, avec 7,6 milliards de livres attendus en 2026, soit plus de 20% des dépenses des visiteurs étrangers.
Les marchés émergents, notamment la Chine et l’Inde, devraient enregistrer une croissance annuelle combinée de 12% d’ici 2030.
Les pays du Golfe confirment également leur importance stratégique : le Royaume-Uni capte déjà 30% des flux touristiques vers l’Europe occidentale en provenance du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.
La France reste par ailleurs un marché clé. En 2024, elle se positionne comme le deuxième marché émetteur en nombre de visites et le troisième en valeur de dépenses. VisitBritain anticipe 3,7 millions de visiteurs français en 2026, en hausse de 4% par rapport à 2025, pour 2,2 milliards de livres de dépenses, soit une progression de 7%.
Malgré ces perspectives positives, Patricia Yates, CEO de VisitBritain/VisitEngland, alerte sur plusieurs fragilités. "Le repli du tourisme domestique affecte particulièrement les destinations côtières, dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat et de hausse des coûts d’exploitation.
À plus long terme, la compétitivité du Royaume-Uni sur les marchés mondiaux pourrait s’affaiblir, avec une concentration persistante des flux internationaux sur Londres."
L’agence entend ainsi renforcer la coopération avec les pouvoirs publics et l’industrie afin de mobiliser pleinement le potentiel du tourisme comme moteur de croissance durable et de prospérité territoriale.
Les marchés émergents, notamment la Chine et l’Inde, devraient enregistrer une croissance annuelle combinée de 12% d’ici 2030.
Les pays du Golfe confirment également leur importance stratégique : le Royaume-Uni capte déjà 30% des flux touristiques vers l’Europe occidentale en provenance du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.
La France reste par ailleurs un marché clé. En 2024, elle se positionne comme le deuxième marché émetteur en nombre de visites et le troisième en valeur de dépenses. VisitBritain anticipe 3,7 millions de visiteurs français en 2026, en hausse de 4% par rapport à 2025, pour 2,2 milliards de livres de dépenses, soit une progression de 7%.
Malgré ces perspectives positives, Patricia Yates, CEO de VisitBritain/VisitEngland, alerte sur plusieurs fragilités. "Le repli du tourisme domestique affecte particulièrement les destinations côtières, dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat et de hausse des coûts d’exploitation.
À plus long terme, la compétitivité du Royaume-Uni sur les marchés mondiaux pourrait s’affaiblir, avec une concentration persistante des flux internationaux sur Londres."
L’agence entend ainsi renforcer la coopération avec les pouvoirs publics et l’industrie afin de mobiliser pleinement le potentiel du tourisme comme moteur de croissance durable et de prospérité territoriale.






Publié par Amelia Brille 
















