Les réseaux de distribution et l’industrie touristique dans son ensemble peuvent souffler.
Malgré les centaines de milliers de Français dans la rue, le deuxième épisode du mouvement social a été moins violent que le précédent.
Les Entreprises du Voyage, sur le qui-vive tout le week-end, n’ont cette fois-ci reçu aucun signalement d’agences de voyages attaquées ou ciblées par des émeutiers.
Un calme qui pourrait bien n’être que de façade, en raison du tournant sécuritaire pris par le gouvernement, mais surtout dans l’attente de la grève annoncée par l’intersyndicale pour le 5 novembre 2026, le jeudi suivant la fin des vacances scolaires.
Un acte qui aura valeur de test aussi bien pour l’exécutif que pour le mouvement social. Il reste un peu plus de dix jours avant cette échéance. En attendant, le 17 octobre 2026, s’il n’a pas encore son chapitre dans les livres d’histoire, a marqué les esprits dans la profession, et pas seulement.
Dans les colonnes du Monde, un policier s’alarmait de ce qui venait de se passer, alors que des groupes de manifestants étaient à quelques mètres de l’hôtel de Beauvau, situé à proximité immédiate de l'Elysée, des lieux protégés par une seule compagnie de CRS .
Quant au tourisme, "même si les manifestations ont parfois été très violentes dans certaines grandes villes, nous n’avons pas eu de casse dans les agences de voyages.
Dans un point de vente, des salariés étaient terrorisés et ont voulu se réfugier dans un grand magasin qui a refusé de lever son rideau métallique. Des vendeurs sont restés calfeutrés dans leurs boutiques. Dans d’autres, du gaz lacrymogène est entré.
Certains sont traumatisés par ce qu’ils ont vu et ne veulent plus travailler le samedi. Ils craignent de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment,", témoignait avec du recul un manager d’une enseigne nationale.
Fort heureusement, les manifestations du 24 octobre, bien que massives, n’ont pas donné lieu aux mêmes images. Mais le secteur craint maintenant que le conflit social s’installe et redoute une fin d’année difficile, à six mois de l’élection présidentielle.
Malgré les centaines de milliers de Français dans la rue, le deuxième épisode du mouvement social a été moins violent que le précédent.
Les Entreprises du Voyage, sur le qui-vive tout le week-end, n’ont cette fois-ci reçu aucun signalement d’agences de voyages attaquées ou ciblées par des émeutiers.
Un calme qui pourrait bien n’être que de façade, en raison du tournant sécuritaire pris par le gouvernement, mais surtout dans l’attente de la grève annoncée par l’intersyndicale pour le 5 novembre 2026, le jeudi suivant la fin des vacances scolaires.
Un acte qui aura valeur de test aussi bien pour l’exécutif que pour le mouvement social. Il reste un peu plus de dix jours avant cette échéance. En attendant, le 17 octobre 2026, s’il n’a pas encore son chapitre dans les livres d’histoire, a marqué les esprits dans la profession, et pas seulement.
Dans les colonnes du Monde, un policier s’alarmait de ce qui venait de se passer, alors que des groupes de manifestants étaient à quelques mètres de l’hôtel de Beauvau, situé à proximité immédiate de l'Elysée, des lieux protégés par une seule compagnie de CRS .
Quant au tourisme, "même si les manifestations ont parfois été très violentes dans certaines grandes villes, nous n’avons pas eu de casse dans les agences de voyages.
Dans un point de vente, des salariés étaient terrorisés et ont voulu se réfugier dans un grand magasin qui a refusé de lever son rideau métallique. Des vendeurs sont restés calfeutrés dans leurs boutiques. Dans d’autres, du gaz lacrymogène est entré.
Certains sont traumatisés par ce qu’ils ont vu et ne veulent plus travailler le samedi. Ils craignent de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment,", témoignait avec du recul un manager d’une enseigne nationale.
Fort heureusement, les manifestations du 24 octobre, bien que massives, n’ont pas donné lieu aux mêmes images. Mais le secteur craint maintenant que le conflit social s’installe et redoute une fin d’année difficile, à six mois de l’élection présidentielle.
Les émeutes des 17 et 24 octobre : inquiétude à Marseille, Paris et Lyon
En tout, les dégâts ont été estimés à environ 10 millions d’euros par la métropole Aix-Marseille, qui a demandé à l’État de déclarer l’état de catastrophe commerciale.
L’édile marseillais a demandé des comptes au ministre de l’Intérieur.
Lire aussi : Agences de voyages : plusieurs vitrines vandalisées lors des manifestations
"Quand nous avons appris les incidents sur la Canebière (le 17 octobre 2026, ndlr), nous avons fermé notre boutique et sommes rentrés chez nous. Le samedi, l’agence est ouverte seulement sur rendez-vous nous a confié Barbara Roussel, dont l’agence se trouve en plein centre de la Cité phocéenne.
Tout l’après-midi, nous avons suivi les événements avec beaucoup de stress, sachant que les rues voisines avaient été dévastées. La rue Stanislas-Torrents compte peu de boutiques et présente donc moins de risque de casse, mais nous craignions quand même que l’agence soit vandalisée.
Nous nous sommes rendus sur place dimanche pour vérifier que tout allait bien, et c’était le cas. Le lendemain, lundi 19 octobre, nous sommes restés fermés et, finalement, tout s’est bien passé.
Samedi 24 octobre, nous sommes restés fermés et avons barricadé un peu plus l’agence," a poursuivi la gérante.
A Paris, le stress était encore palpable. Frédéric d’Hauthuille, alors en déplacement à l’étranger, a suivi les événements du 17 octobre à la télévision, son agence Un monde authentique étant située non loin de la place de la République.
"J’ai vu les images de ce qui se passe juste à côté de l’agence, c’était terrifiant. Nous sommes fermés le samedi, donc nous n’avions aucun salarié sur place. De plus, notre rideau de fer est plutôt costaud et les vitres blindées sont épaisses.
Dimanche, j’ai envoyé un message à nos voisins du dessus, qui m’ont rassuré. C’est dommage, car pour nous, le business est excellent. Après des mois d’avril et de mai en forte baisse, on remonte doucement la pente," nous a partagé l’entrepreneur.
Agences de voyages : "pas de méga-angoisse dans le secteur" rassurent les EDV
Ces deux cas ne sont pas extrapolables à l’ensemble des agences de voyages françaises, mais seulement à celles situées dans les grandes villes.
"Par chance, beaucoup de nos agences sont situées en périphérie. Nous n’avons eu aucun retour. Nous ne sommes pas vraiment concernés, donc nous n’allons pas fermer nos boutiques, a temporisé, pour sa part, Adriana Minchella, la présidente du CEDIV.
Je ne vais pas faire du sensationnalisme pour faire plaisir. Et puis, s’ils cassent, ils cassent. On ne peut rien y faire. Nous n’allons pas commencer à avoir peur, car sinon, on est foutus", a-t-elle ajouté.
Le décompte effectué par les Entreprises du Voyage permet, d'ailleurs, de relativiser : la semaine passée, une quinzaine d’agences de voyages ont été affectées par les manifestations, sur les près de 3 000 points de vente que compte le pays.
Serge Papin avait prévenu, alors que certains commerçants étaient prêts à se défendre par eux-mêmes, qu’il n’y aurait pas de deuxième 17 octobre 2026. Ce deuxième épisode n’a pas connu la même intensité destructrice.
Un constat qu’avait anticipé Richard Vainopoulos vendredi dernier, lorsque nous l’avons interrogé.
"Vu l’énergie déployée par le gouvernement pour sécuriser les villes et reprendre le contrôle de la situation, je pense que ce ne sera pas la même histoire. Cela s’annonce plus verrouillé du côté des forces de l’ordre, car Laurent Nuñez est énervé. Nous avons donné pour consigne de fermer les agences et de baisser les stores. Nous verrons bien comment cela va se passer.
L’activité est un peu ralentie, les Français sont inquiets, mais je pense que nous allons encore avoir beaucoup de réservations de dernière minute. Les Français veulent partir, ils en ont marre.
Malgré cela, je dirais que le patron qui n’est pas inquiet est un menteur. Ces événements auront des répercussions à court terme," déplorait alors le dirigeant de TourCom.
Un calme relatif donc, puisqu’après le 17 octobre, le ministre de l’Intérieur, acculé politiquement et médiatiquement, a décidé de montrer les muscles.
Malgré de nombreuses interdictions de manifester et des couvre-feux instaurés dans les grandes villes françaises, dont Marseille, près de 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés le week-end dernier.
"Par chance, beaucoup de nos agences sont situées en périphérie. Nous n’avons eu aucun retour. Nous ne sommes pas vraiment concernés, donc nous n’allons pas fermer nos boutiques, a temporisé, pour sa part, Adriana Minchella, la présidente du CEDIV.
Je ne vais pas faire du sensationnalisme pour faire plaisir. Et puis, s’ils cassent, ils cassent. On ne peut rien y faire. Nous n’allons pas commencer à avoir peur, car sinon, on est foutus", a-t-elle ajouté.
Le décompte effectué par les Entreprises du Voyage permet, d'ailleurs, de relativiser : la semaine passée, une quinzaine d’agences de voyages ont été affectées par les manifestations, sur les près de 3 000 points de vente que compte le pays.
Serge Papin avait prévenu, alors que certains commerçants étaient prêts à se défendre par eux-mêmes, qu’il n’y aurait pas de deuxième 17 octobre 2026. Ce deuxième épisode n’a pas connu la même intensité destructrice.
Un constat qu’avait anticipé Richard Vainopoulos vendredi dernier, lorsque nous l’avons interrogé.
"Vu l’énergie déployée par le gouvernement pour sécuriser les villes et reprendre le contrôle de la situation, je pense que ce ne sera pas la même histoire. Cela s’annonce plus verrouillé du côté des forces de l’ordre, car Laurent Nuñez est énervé. Nous avons donné pour consigne de fermer les agences et de baisser les stores. Nous verrons bien comment cela va se passer.
L’activité est un peu ralentie, les Français sont inquiets, mais je pense que nous allons encore avoir beaucoup de réservations de dernière minute. Les Français veulent partir, ils en ont marre.
Malgré cela, je dirais que le patron qui n’est pas inquiet est un menteur. Ces événements auront des répercussions à court terme," déplorait alors le dirigeant de TourCom.
Un calme relatif donc, puisqu’après le 17 octobre, le ministre de l’Intérieur, acculé politiquement et médiatiquement, a décidé de montrer les muscles.
Malgré de nombreuses interdictions de manifester et des couvre-feux instaurés dans les grandes villes françaises, dont Marseille, près de 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés le week-end dernier.
La peur d’un conflit social qui dure et pèse sur les ventes
Pour le groupe Marietton, une vingtaine d’agences sur 450 ont baissé leur rideau par précaution. Ce n’est pas nécessairement le plus important.
"Depuis la semaine dernière, le chiffre d’affaires a bien baissé, et de façon significative.
La crainte est que cela dure, et nous ne savons pas où ça va. Les vacances sont des médicaments, mais pour partir en vacances, il faut avoir la tête à cela et aussi avoir de l’argent.
Nous avons besoin de calme", souffle Laurent Abitbol.
Pour l’heure, l’entrepreneur lyonnais peine à se projeter sur une fin d’année qui s’annonce compliquée. En revanche, ces événements ont freiné ses projets d’expansion. Il préfère attendre de voir la tournure des événements avant de conclure de nouveaux rachats.
De leur côté, les Entreprises du Voyage sont restées à l'écoute de leurs adhérents. Le syndicat n'a finalement pas eu une foule d’appels, même après les émeutes.
"Les cas recensés la semaine passée, nous sommes allés les chercher. On ne peut donc pas dire qu’il y a une méga-angoisse dans le secteur analysait Valérie Boned, la présidente du syndicat en fin de semaine passée.
Il faut voir comment les choses vont évoluer. Si cela se calme, on passera à autre chose. En revanche, si cela s’inscrit dans la durée, avec une répétition de moments de choc, cela aura un impact sur la dynamique des réservations.
Au moment, où nous nous parlons, le vrai sujet reste celui des contrats d’assurance et de la rédaction des clauses d’exclusion. C’est le message que j’ai fait remonter au ministre du Tourisme. Lorsque le gouvernement parle d’émeutes, de pillages ou de vandalisme, cela n’a pas les mêmes conséquences sur les exclusions".
D’ores et déjà, un appel à poursuivre le mouvement a été lancé, avec des manifestations qui devraient se tenir le 31 octobre prochain, avant la grève nationale du 5 novembre 2026.
Si le gouvernement a repris en main la situation, le fond du problème n’est pas réglé, puisqu’il n’a, semble-t-il, pas vraiment écouté les revendications émanant de la rue, qu’elles portent sur la vie chère ou sur les conditions d’études.
"Nous vivons au jour le jour. Il est compliqué de se projeter. Par contre, si ces émeutes continuent jusqu’aux élections, ça va être long, c’est sûr. Je pensais d’ailleurs que cela démarrerait après la présidentielle. Finalement, la situation a dégénéré très tôt" lance François Piot, à la tête du réseau Prêt à Partir.
Les revendications des lycéens, tout le monde s’en moque maintenant. On ne peut pas parier sur une progression du chiffre d’affaires en 2027. L’année sera moins bonne que 2026, qui était déjà un exercice moins bon que 2025. Ce n’est pas la fête dans l’industrie, c’est une certitude," nous confie-t-il.
"Depuis la semaine dernière, le chiffre d’affaires a bien baissé, et de façon significative.
La crainte est que cela dure, et nous ne savons pas où ça va. Les vacances sont des médicaments, mais pour partir en vacances, il faut avoir la tête à cela et aussi avoir de l’argent.
Nous avons besoin de calme", souffle Laurent Abitbol.
Pour l’heure, l’entrepreneur lyonnais peine à se projeter sur une fin d’année qui s’annonce compliquée. En revanche, ces événements ont freiné ses projets d’expansion. Il préfère attendre de voir la tournure des événements avant de conclure de nouveaux rachats.
De leur côté, les Entreprises du Voyage sont restées à l'écoute de leurs adhérents. Le syndicat n'a finalement pas eu une foule d’appels, même après les émeutes.
"Les cas recensés la semaine passée, nous sommes allés les chercher. On ne peut donc pas dire qu’il y a une méga-angoisse dans le secteur analysait Valérie Boned, la présidente du syndicat en fin de semaine passée.
Il faut voir comment les choses vont évoluer. Si cela se calme, on passera à autre chose. En revanche, si cela s’inscrit dans la durée, avec une répétition de moments de choc, cela aura un impact sur la dynamique des réservations.
Au moment, où nous nous parlons, le vrai sujet reste celui des contrats d’assurance et de la rédaction des clauses d’exclusion. C’est le message que j’ai fait remonter au ministre du Tourisme. Lorsque le gouvernement parle d’émeutes, de pillages ou de vandalisme, cela n’a pas les mêmes conséquences sur les exclusions".
D’ores et déjà, un appel à poursuivre le mouvement a été lancé, avec des manifestations qui devraient se tenir le 31 octobre prochain, avant la grève nationale du 5 novembre 2026.
Si le gouvernement a repris en main la situation, le fond du problème n’est pas réglé, puisqu’il n’a, semble-t-il, pas vraiment écouté les revendications émanant de la rue, qu’elles portent sur la vie chère ou sur les conditions d’études.
"Nous vivons au jour le jour. Il est compliqué de se projeter. Par contre, si ces émeutes continuent jusqu’aux élections, ça va être long, c’est sûr. Je pensais d’ailleurs que cela démarrerait après la présidentielle. Finalement, la situation a dégénéré très tôt" lance François Piot, à la tête du réseau Prêt à Partir.
Les revendications des lycéens, tout le monde s’en moque maintenant. On ne peut pas parier sur une progression du chiffre d’affaires en 2027. L’année sera moins bonne que 2026, qui était déjà un exercice moins bon que 2025. Ce n’est pas la fête dans l’industrie, c’est une certitude," nous confie-t-il.
Agences de voyages : tous les regards se tournent avec inquiétude vers 2027
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Et si les patrons sont dans l’expectative, tous regardent 2027 avec inquiétude.
Traditionnellement, les années d’élection nationale ne sont pas porteuses pour le business. Sauf que la prochaine présidentielle revêt des enjeux historiques, avec un parti d’extrême droite qui est, pour l’heure, le seul en mesure de prendre le pouvoir, car crédité de près de 35% d’intentions de vote, loin, très loin, devant ses concurrents.
Certains dirigeants anticipent déjà un climat social insurrectionnel en fonction du résultat.
"2027 va être compliqué. Le climat social, économique et géopolitique aura des répercussions. En fonction du résultat des élections, ça va être le chaos. C’est préoccupant, d’autant qu’on se dirige tout droit vers une récession économique.
Malheureusement, ce que nous avons connu en 2026 avec la baisse du pouvoir d’achat va s’amplifier dans les années qui viennent. Pour l’instant, il n’y a pas de bonnes nouvelles. Nous observons et nous nous attendons au pire," estime le dirigeant de Prêt à Partir.
Un constat unanime parmi tous les patrons interrogés ces dernières semaines. Aucun ne voit d’issue positive à cette présidentielle, encore moins avec les derniers événements, qui risquent d’opposer davantage les Français.
Dans ce climat anxiogène, le voyage reste une échappatoire. S’il ne guérit pas les maux, il offre une respiration passagère salvatrice à ceux qui peuvent en profiter.
"Pour cette fin d’année et le début de la prochaine, tout est questionnement. Est-ce que les gens s’imaginent que nous allons connaître un mois de décembre comme celui que nous avons connu lors des épisodes des Gilets jaunes en 2019 ? Et ensuite, que va-t-il se passer ? Va-t-on subir le contrecoup de toute cette crise ?
Ensuite, il y aura les élections et la prise de fonctions du nouveau président ou de la nouvelle présidente. Ça va être terrible. Je ne sais donc pas comment on va s’en sortir. La grande interrogation pour tous, c’est 2027," conclut Adriana Minchella.
Et tandis que Donald Trump ironise sur les émeutes en France qui se propagent d'ailleurs à une partie de l'Europe, le président américain prépare de nouvelles hostilités à l'encontre de l'Iran, sans doute après les midterms.
Il paraît loin, le temps où une crise ne se produisait que tous les dix ou vingt ans. Maintenant, elles se succèdent, voire s’entrechoquent.
Lire aussi : Le 17 octobre vu de l’étranger : le tourisme français à l’épreuve
Traditionnellement, les années d’élection nationale ne sont pas porteuses pour le business. Sauf que la prochaine présidentielle revêt des enjeux historiques, avec un parti d’extrême droite qui est, pour l’heure, le seul en mesure de prendre le pouvoir, car crédité de près de 35% d’intentions de vote, loin, très loin, devant ses concurrents.
Certains dirigeants anticipent déjà un climat social insurrectionnel en fonction du résultat.
"2027 va être compliqué. Le climat social, économique et géopolitique aura des répercussions. En fonction du résultat des élections, ça va être le chaos. C’est préoccupant, d’autant qu’on se dirige tout droit vers une récession économique.
Malheureusement, ce que nous avons connu en 2026 avec la baisse du pouvoir d’achat va s’amplifier dans les années qui viennent. Pour l’instant, il n’y a pas de bonnes nouvelles. Nous observons et nous nous attendons au pire," estime le dirigeant de Prêt à Partir.
Un constat unanime parmi tous les patrons interrogés ces dernières semaines. Aucun ne voit d’issue positive à cette présidentielle, encore moins avec les derniers événements, qui risquent d’opposer davantage les Français.
Dans ce climat anxiogène, le voyage reste une échappatoire. S’il ne guérit pas les maux, il offre une respiration passagère salvatrice à ceux qui peuvent en profiter.
"Pour cette fin d’année et le début de la prochaine, tout est questionnement. Est-ce que les gens s’imaginent que nous allons connaître un mois de décembre comme celui que nous avons connu lors des épisodes des Gilets jaunes en 2019 ? Et ensuite, que va-t-il se passer ? Va-t-on subir le contrecoup de toute cette crise ?
Ensuite, il y aura les élections et la prise de fonctions du nouveau président ou de la nouvelle présidente. Ça va être terrible. Je ne sais donc pas comment on va s’en sortir. La grande interrogation pour tous, c’est 2027," conclut Adriana Minchella.
Et tandis que Donald Trump ironise sur les émeutes en France qui se propagent d'ailleurs à une partie de l'Europe, le président américain prépare de nouvelles hostilités à l'encontre de l'Iran, sans doute après les midterms.
Il paraît loin, le temps où une crise ne se produisait que tous les dix ou vingt ans. Maintenant, elles se succèdent, voire s’entrechoquent.
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Publié par Romain Pommier 














