En juin dernier, Cocohop a mis en ligne une solution dont la promesse était de faire économiser des jours entiers de travail aux agents de voyages.
Initié en 2019, d'abord à destination des voyageurs, puis relancé en 2024, le projet a pris forme avec la volonté d'aider les professionnels tout au long du parcours client.
La plateforme SaaS, grandement dopée à l'IA, permet de générer des devis, des carnets de voyages, des itinéraires, etc. Et force est de constater qu'en très peu de temps, la start-up a su trouver son public.
""Nous sommes conscients de faire un démarrage de start-up en France qui n'est pas commun.
Nous ne nous attendions pas à ça, mais plutôt au classique schéma des trois ans de lancement, un peu de galère, le temps de trouver des clients. Sauf que là, ça a pris tout de suite.
Nous sommes contents, mais maintenant, nous devons nous renforcer afin d'être capables de répondre aux besoins de nos clients et de délivrer des outils avec la qualité attendue," se félicite Pauline Molina, la cofondatrice de Cocohop.
Une structuration qui a démarré très rapidement, puisque dès septembre dernier, Alexandre Rab a rejoint l'entreprise comme directeur des ventes, seulement trois mois après le lancement de la plateforme.
Initié en 2019, d'abord à destination des voyageurs, puis relancé en 2024, le projet a pris forme avec la volonté d'aider les professionnels tout au long du parcours client.
La plateforme SaaS, grandement dopée à l'IA, permet de générer des devis, des carnets de voyages, des itinéraires, etc. Et force est de constater qu'en très peu de temps, la start-up a su trouver son public.
""Nous sommes conscients de faire un démarrage de start-up en France qui n'est pas commun.
Nous ne nous attendions pas à ça, mais plutôt au classique schéma des trois ans de lancement, un peu de galère, le temps de trouver des clients. Sauf que là, ça a pris tout de suite.
Nous sommes contents, mais maintenant, nous devons nous renforcer afin d'être capables de répondre aux besoins de nos clients et de délivrer des outils avec la qualité attendue," se félicite Pauline Molina, la cofondatrice de Cocohop.
Une structuration qui a démarré très rapidement, puisque dès septembre dernier, Alexandre Rab a rejoint l'entreprise comme directeur des ventes, seulement trois mois après le lancement de la plateforme.
Cocohop : arrivée de Vanessa Loustau et de... Theya !
D'ores et déjà, la start-up compte 20 clients pour 180 utilisateurs actifs chaque mois.
"Nous avons eu des clients dès le démarrage. Là, on est sur une croissance de plus de 50 % chaque mois. Nous avons des profils éclectiques : cela va de la production à la distribution, en passant par les réceptifs.
L'enjeu est de continuer à recruter de nouveaux clients", poursuit celle qui dirige la petite équipe.
A lire : Cocohop : la solution qui fait économiser des "jours" de travail aux agents de voyages !
Actuellement, les contrats signés permettent de faire vivre la structure, qui devrait devenir rentable dès le printemps 2026. Un coup de maître, relativement rare dans le monde des start-up.
Et depuis quelques jours, la troupe a accueilli une nouvelle tête bien connue du secteur, du moins des aficionados de LinkedIn, à savoir Vanessa Loustau, nommée directrice de la communication et du marketing.
"Vincent et Molina ont développé un véritable écosystème, adapté à l’ensemble des professionnels du tourisme, qu'ils soient petits ou grands, indépendants ou non, et qui leur permet de travailler aussi bien sur des ventes simples que sur du sur-mesure, en FIT comme en MICE.
Mon rôle va être de faire rayonner et connaître Cocohop, d'abord parce qu'ils gagnent clairement à être connus, et ensuite parce que c’est un univers qui m’a toujours plu et qui a toujours été étroitement lié à mon parcours dans le tourisme.
Pour cela, je vais travailler les supports, les réseaux sociaux, et l’ensemble des leviers de visibilité," nous explique l’Aixoise.
Elle sera chargée de donner vie à Theya, une recrue pas comme les autres.
Même si elle possède son propre profil LinkedIn, elle est… un agent conversationnel.
C'est un chatbot qui, grâce à l'intelligence artificielle, joue le rôle d'assistant virtuel pour les professionnels du tourisme.
Déjà présent sur la plateforme de Cocohop et très sollicité par les premiers clients, la jeune pousse a fait le pari de proposer cette solution à part, sous forme d'abonnement mensuel.
"C'est un agent IA spécialisé dans le tourisme. Elle est devenue un outil indispensable à nos clients. Ils l'utilisent pour toutes sortes de questions comme la météo, des informations sur des monuments, des propositions d'itinéraires ou encore des formulations clients, etc.
Les réponses sont beaucoup plus qualitatives et fiables qu'un ChatGPT ou Gemini, il n'y a pas d'hallucination", poursuit l'entrepreneuse.
"Nous avons eu des clients dès le démarrage. Là, on est sur une croissance de plus de 50 % chaque mois. Nous avons des profils éclectiques : cela va de la production à la distribution, en passant par les réceptifs.
L'enjeu est de continuer à recruter de nouveaux clients", poursuit celle qui dirige la petite équipe.
A lire : Cocohop : la solution qui fait économiser des "jours" de travail aux agents de voyages !
Actuellement, les contrats signés permettent de faire vivre la structure, qui devrait devenir rentable dès le printemps 2026. Un coup de maître, relativement rare dans le monde des start-up.
Et depuis quelques jours, la troupe a accueilli une nouvelle tête bien connue du secteur, du moins des aficionados de LinkedIn, à savoir Vanessa Loustau, nommée directrice de la communication et du marketing.
"Vincent et Molina ont développé un véritable écosystème, adapté à l’ensemble des professionnels du tourisme, qu'ils soient petits ou grands, indépendants ou non, et qui leur permet de travailler aussi bien sur des ventes simples que sur du sur-mesure, en FIT comme en MICE.
Mon rôle va être de faire rayonner et connaître Cocohop, d'abord parce qu'ils gagnent clairement à être connus, et ensuite parce que c’est un univers qui m’a toujours plu et qui a toujours été étroitement lié à mon parcours dans le tourisme.
Pour cela, je vais travailler les supports, les réseaux sociaux, et l’ensemble des leviers de visibilité," nous explique l’Aixoise.
Elle sera chargée de donner vie à Theya, une recrue pas comme les autres.
Même si elle possède son propre profil LinkedIn, elle est… un agent conversationnel.
C'est un chatbot qui, grâce à l'intelligence artificielle, joue le rôle d'assistant virtuel pour les professionnels du tourisme.
Déjà présent sur la plateforme de Cocohop et très sollicité par les premiers clients, la jeune pousse a fait le pari de proposer cette solution à part, sous forme d'abonnement mensuel.
"C'est un agent IA spécialisé dans le tourisme. Elle est devenue un outil indispensable à nos clients. Ils l'utilisent pour toutes sortes de questions comme la météo, des informations sur des monuments, des propositions d'itinéraires ou encore des formulations clients, etc.
Les réponses sont beaucoup plus qualitatives et fiables qu'un ChatGPT ou Gemini, il n'y a pas d'hallucination", poursuit l'entrepreneuse.
Theya : Cocohop lance un agent conversationnel pour les pros
Le chatbot a été connecté à 50 millions de ressources touristiques et entraîné sur les données de Cocohop, afin d’éviter de générer de mauvaises réponses.
"Theya ne va pas inventer de contenus visuels ou de lieux qui n'existent pas. Elle se base uniquement sur des données fiables et des ressources touristiques régulièrement mises à jour, notamment les fiches Google Business, Google Places, etc.
L'idée, c'est vraiment d'accompagner et d'assister les professionnels au quotidien. À terme, elle sera connectée au reste des outils de Cocohop et utilisera les informations des fournisseurs, pour accéder à des tarifs en temps réel et permettre la réservation."
Elle a, en plus, l'avantage d'être toujours de bonne humeur et disponible 24 h/24.
La start-up a su rapidement conquérir le marché, aussi parce que les agents de voyages et autres acteurs ont senti qu'il ne fallait pas laisser passer le train une deuxième fois.
L'intelligence artificielle est vite devenue un réflexe pour une partie du secteur.
"Ils sont conscients d'avoir déjà raté une étape avec l'arrivée d'Internet. Là, ils sentent qu'ils ont une seconde chance. Ils voient cela comme une opportunité qui s'offre à eux.
Au début, il y a une certaine appréhension. Ils ont peur d'être remplacés. Puis ils s'aperçoivent du confort et de l'aide que cela apporte.
L'appréhension disparaît tellement vite que nous devons, nous, les mettre en garde, en leur disant que c'est "de l'IA, vous devez rester aux commandes et mettre votre expertise en avant", en rigole Molina Paulin.
"Theya ne va pas inventer de contenus visuels ou de lieux qui n'existent pas. Elle se base uniquement sur des données fiables et des ressources touristiques régulièrement mises à jour, notamment les fiches Google Business, Google Places, etc.
L'idée, c'est vraiment d'accompagner et d'assister les professionnels au quotidien. À terme, elle sera connectée au reste des outils de Cocohop et utilisera les informations des fournisseurs, pour accéder à des tarifs en temps réel et permettre la réservation."
Elle a, en plus, l'avantage d'être toujours de bonne humeur et disponible 24 h/24.
La start-up a su rapidement conquérir le marché, aussi parce que les agents de voyages et autres acteurs ont senti qu'il ne fallait pas laisser passer le train une deuxième fois.
L'intelligence artificielle est vite devenue un réflexe pour une partie du secteur.
"Ils sont conscients d'avoir déjà raté une étape avec l'arrivée d'Internet. Là, ils sentent qu'ils ont une seconde chance. Ils voient cela comme une opportunité qui s'offre à eux.
Au début, il y a une certaine appréhension. Ils ont peur d'être remplacés. Puis ils s'aperçoivent du confort et de l'aide que cela apporte.
L'appréhension disparaît tellement vite que nous devons, nous, les mettre en garde, en leur disant que c'est "de l'IA, vous devez rester aux commandes et mettre votre expertise en avant", en rigole Molina Paulin.
Cocohop démarre sa levée de fonds...
Et pour appuyer ce lancement de Theya en dehors de l’offre classique de Cocohop, mais aussi afin de poursuivre le développement de ses services, la start-up a besoin d’accélérer sa structuration, aussi bien en effectifs que sur le plan financier.
"Prochainement, un développeur va nous rejoindre. Nous grandissons déjà assez vite sur nos propres revenus.
Mais comme nous voulons accélérer, nous avons entamé les démarches pour une levée de fonds. Ce n’est pas pour survivre, mais pour aller plus vite. Des business angels sont déjà partants pour nous accompagner.
Nous allons clôturer cette première phase à la fin du mois de janvier 2026, avant d’ouvrir les discussions avec des fonds d’investissement," annonce la cofondatrice de l'entreprise.
L'objectif est clair et net : collecter 1 million d'euros d'ici la fin mars.
Avec cette manne, la start-up compte à la fois étoffer ses équipes et se déployer à l'international. Comme nous le confiait récemment Jean-Pierre Nadir, "l’erreur fondamentale des entrepreneurs français est de raisonner uniquement à l’échelle hexagonale, et non internationale."
Le message a manifestement été entendu par Molina et Vincent Paulin.
"Nous voulons rester une petite équipe, ce qui nous permet d’être réactifs et d’aller vite. Nous développons tout nous-mêmes, avec Vincent, et nous sortons de nouvelles fonctionnalités quasiment chaque jour. Nous voulons maintenir ce rythme, tout en restant exigeants sur la qualité.
Nous visons clairement l’international. Nous voulons aller très vite en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne. Pourquoi pas aussi traverser l’Atlantique."
Franchir les frontières n’a rien d’une idée lancée en l’air, puisque la solution est déjà utilisée dans sept pays, en Asie, en Afrique ou encore en Amérique centrale.
"Prochainement, un développeur va nous rejoindre. Nous grandissons déjà assez vite sur nos propres revenus.
Mais comme nous voulons accélérer, nous avons entamé les démarches pour une levée de fonds. Ce n’est pas pour survivre, mais pour aller plus vite. Des business angels sont déjà partants pour nous accompagner.
Nous allons clôturer cette première phase à la fin du mois de janvier 2026, avant d’ouvrir les discussions avec des fonds d’investissement," annonce la cofondatrice de l'entreprise.
L'objectif est clair et net : collecter 1 million d'euros d'ici la fin mars.
Avec cette manne, la start-up compte à la fois étoffer ses équipes et se déployer à l'international. Comme nous le confiait récemment Jean-Pierre Nadir, "l’erreur fondamentale des entrepreneurs français est de raisonner uniquement à l’échelle hexagonale, et non internationale."
Le message a manifestement été entendu par Molina et Vincent Paulin.
"Nous voulons rester une petite équipe, ce qui nous permet d’être réactifs et d’aller vite. Nous développons tout nous-mêmes, avec Vincent, et nous sortons de nouvelles fonctionnalités quasiment chaque jour. Nous voulons maintenir ce rythme, tout en restant exigeants sur la qualité.
Nous visons clairement l’international. Nous voulons aller très vite en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne. Pourquoi pas aussi traverser l’Atlantique."
Franchir les frontières n’a rien d’une idée lancée en l’air, puisque la solution est déjà utilisée dans sept pays, en Asie, en Afrique ou encore en Amérique centrale.
… et vise l'international !
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En attendant que cette étape soit finalisée, l'équipe travaille à l’intégration de la brique paiement au sein de Cocohop, qui devient progressivement le tableau de bord dopé à l’IA des agents de voyages.
Il est d'ores et déjà possible d’importer les grilles tarifaires des fournisseurs, de suivre ses réservations, de partager des documents avec les clients ou encore de réaliser des signatures électroniques, le tout au sein d’une seule et même interface, sans oublier, bien sûr, les devis, les itinéraires et les carnets de voyage.
"Nous sommes devenus un véritable operating system, sur lequel il est possible de tout faire.
Adyende, spécialisée dans le paiement électronique, ne s'adresse normalement pas aux start-up : ils travaillent plutôt avec de gros opérateurs. Mais ils croient en nous, nous sommes leur pari.
Dans les six mois qui arrivent, tout ce qui concerne la réservation sera intégré, pour pouvoir aussi afficher les disponibilités des différents prestataires, faire du vol, pousser encore plus l’intelligence artificielle, mais toujours en gardant l’humain aux commandes.
Nous voulons aussi proposer un CRM, afin de pouvoir suivre l’ensemble des projets et envoyer des notifications selon l’avancement de la réservation ou du voyage," nous dévoile celle qui a par le passé travaillé chez Etsy.
La roadmap est chargée et les ambitions clairement affichées.
Cocohop a opéré un virage assumé vers le BtoB, avec l'envie de dépoussiérer un secteur encore très traditionnel. D’ailleurs, dans la travel tech, elle fait aussi figure d’OVNI, en étant l’une des rares start-up à adresser une solution technologique aux tour-opérateurs.
"Il n'y a pas beaucoup d'acteurs qui le font, parce que c'est très complexe. C'est fragmenté, éparpillé, lourd… et c'est exactement ce qu'on aime.
On pensait que la production serait le segment le plus difficile à faire évoluer, avec davantage de freins et de lourdeurs d’adaptation. En réalité, pas du tout.
Les producteurs embrassent pleinement le changement, alors que la distribution le subit un peu plus," conclut Molina Paulin.
Chat échaudé ne craint pas... l'IA.
Il est d'ores et déjà possible d’importer les grilles tarifaires des fournisseurs, de suivre ses réservations, de partager des documents avec les clients ou encore de réaliser des signatures électroniques, le tout au sein d’une seule et même interface, sans oublier, bien sûr, les devis, les itinéraires et les carnets de voyage.
"Nous sommes devenus un véritable operating system, sur lequel il est possible de tout faire.
Adyende, spécialisée dans le paiement électronique, ne s'adresse normalement pas aux start-up : ils travaillent plutôt avec de gros opérateurs. Mais ils croient en nous, nous sommes leur pari.
Dans les six mois qui arrivent, tout ce qui concerne la réservation sera intégré, pour pouvoir aussi afficher les disponibilités des différents prestataires, faire du vol, pousser encore plus l’intelligence artificielle, mais toujours en gardant l’humain aux commandes.
Nous voulons aussi proposer un CRM, afin de pouvoir suivre l’ensemble des projets et envoyer des notifications selon l’avancement de la réservation ou du voyage," nous dévoile celle qui a par le passé travaillé chez Etsy.
La roadmap est chargée et les ambitions clairement affichées.
Cocohop a opéré un virage assumé vers le BtoB, avec l'envie de dépoussiérer un secteur encore très traditionnel. D’ailleurs, dans la travel tech, elle fait aussi figure d’OVNI, en étant l’une des rares start-up à adresser une solution technologique aux tour-opérateurs.
"Il n'y a pas beaucoup d'acteurs qui le font, parce que c'est très complexe. C'est fragmenté, éparpillé, lourd… et c'est exactement ce qu'on aime.
On pensait que la production serait le segment le plus difficile à faire évoluer, avec davantage de freins et de lourdeurs d’adaptation. En réalité, pas du tout.
Les producteurs embrassent pleinement le changement, alors que la distribution le subit un peu plus," conclut Molina Paulin.
Chat échaudé ne craint pas... l'IA.








Publié par Romain Pommier 












