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Comment réduire les emplois non pourvus dans le tourisme et le CHR ?

inadéquation de l'offre et de la demande



A l’occasion de l'IFTM Top Resa, une table ronde sur le thème des « Mutations des métiers du tourisme et gestion des emplois non pourvus » a été organisée et animée par Georges Rudas, président de la Conférence des formations d'excellence au tourisme (CFET). Manque d’attractivité ? Inadéquation entre monde de l’entreprise et formation ? Quelles pistes pour faciliter les recrutements ?


Rédigé par le Jeudi 4 Octobre 2018

Une table ronde sur les difficultés à recruter de l'industrie du tourisme a été organisée vendredi 28 septembre 2018, lors de l'IFTM Top Resa. - CL
Une table ronde sur les difficultés à recruter de l'industrie du tourisme a été organisée vendredi 28 septembre 2018, lors de l'IFTM Top Resa. - CL
« Le tourisme est un vecteur conséquent de notre économie, avec 7,5% du PIB », a rappelé en ouverture de cette table ronde Georges Rudas, PDG d’Amadeus France et président de la Conférence des formations d'excellence au tourisme (CFET).

Cette dernière a été créée à la suite des Assises du tourisme en 2014 et au Conseil de promotion du tourisme en 2015, sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères.

L’une de ses missions est de mener des actions de promotion des formations de ses membres, en France et à l’étranger, en s’appuyant notamment sur les réseaux des fondateurs de l’association. Elle doit également s’assurer de l’adéquation entre les formations proposées et les besoins des entreprises.

En France, le tourisme génère plus de deux millions d’emplois dont plus de 70 000 postes permanents dans l’hôtellerie/restauration et 400 000 postes saisonniers par an. Un secteur clé de l’économie qui peine pourtant à recruter.

D’ailleurs « Chaque année, le groupe AccorHotels propose 250 000 emplois dans le monde, 80 000 recrutés dans l’hôtellerie restauration. Nous avons des postes non pourvus, c’est problématique. Aujourd’hui, 200 postes sont ouverts en cuisine, 300 postes dans la restauration et 400 en réception ouverts à différents niveaux de qualification », énumère Fabrice Tessier du groupe AccorHotels.

Un manque d’attractivité ?

La première des raisons serait liée à un manque d’attractivité.

Le tourisme est un réel vivier d’emplois, mais le travail le soir et le week-end sont un frein. L’image du travail dans le monde de l’hôtellerie rebute toujours candidats...

Idem pour le poste « vitrine » du tourisme : celui d’agent de voyages. « L’image n’a pas toujours bien évolué, regrette Marie Allantaz, directrice de l'ESCAET. Même s'il y a des initiatives intéressantes pour revaloriser ce métier, telles que la Travel Agent Cup (TAC) et la TAC junior », note-t-elle.

La situation dans le monde de l’hôtellerie et la restauration a pourtant bien évolué, selon Fabrice Tessier du groupe Accor Hotels : « Aujourd’hui, on travaille 35 ou 39h dans les hôtels et restaurants et on récupère si on fait plus. On propose des formations, la rémunération prévoit une participation, un intéressement. »

Autre avantage de la filière, l’évolution. « Vu le taux de recrutement, les carrières que l’on peut mener chez nous sont extraordinaires ! », poursuit-il.

Reste qu’« Il y a un turn over bien trop important dans ces métiers des services et de l’artisanat. Il faut les valoriser, c’est un vrai débat !

Ce sont des métiers durs, qui manquent d’attractivité,
souligne Cyril Lanrezac de Ducasse Education. Il faut arriver à sortir de la voie de garage. Aujourd’hui, il y a une grande tendance des diplômés de grandes écoles qui se tournent vers des CAP.»

Des mutations dans les emplois

Business analyst, data scientist, pyton developpeur, community ou revenu manager, etc… L’évolution des métiers et des besoins, l’omniprésence de la technologie ont modifié le monde de l’emploi.

« Le marché ne peut pas satisfaire de façon rapide les besoins. Cela va nous demander trois ou quatre mois pour approcher des profils de cette nature », remarque Carlos Dos Santos Gomes DRH groupe Fram Karavel, Promovancances.

Pour pallier la difficulté à recruter, la mobilité est favorisée au sein du groupe. « Nous avons essayé de mettre en lien au maximum les services pour que chacun puisse avoir les bonnes connaissances des clients. Cela nous permet de nous adapter à nos besoins et de former les personnes aux technologiques. »

« Il faut garder les connaissances des anciens métiers du tourisme et y apporter les spécificités liées à nos besoins », adresse comme message aux organismes de formation le DRH du groupe Promovacances.

Quelles solutions apporter ?

Dans un secteur de niche tel que l’agritourisme, la formation des producteurs à l’accueil du public est un enjeu selon Vincent Marcilhac, de l’université Cergy Pontoise, qui forme aux métiers des arts culinaires.

« Il faut renforcer les connaissances entre les deux secteurs et les échanges. Le problème c’est que les échanges ne sont que ponctuels. Il faudrait mieux les coordonner et encourager des professionnels à venir rencontrer les étudiants ou à venir enseigner », propose le directeur adjoint du Pôle Gastronomie de l'Université de Cergy-Pontoise.

« Il faut que l’on travaille ensemble pour donner une meilleure visibilité à l’ensemble des métiers qui existent dans notre filière élargie, selon Marie Allantaz. Nous avons identifié 200 métiers rien qu’à partir de la liste des anciens de l’ESCAET. Les opportunités d’emploi sont méconnues. »

De son côté, Fabrice Tessier d'AccorHotels propose de « faire la promotion de nos métiers. A travers une série marketing comme le fait Singapour. Un concours comme Masterchef a créé des envies, il y a de l’appétit. J’espère bientôt on n’entendra plus : si tu n’y arrives pas tu iras dans l’hôtellerie !»

« Il y a un gros travail à faire sur l’identification des compétences de toutes les formations initiales ou continues par bloc de compétences. J’aimerais avoir accès à un moteur de recherches permettant à des employeurs d’obtenir un listing d’acteurs de la formation », remarque Mathieu Daubon, de 3F, l'Office de tourisme de France.

« Il faut que l’on nous aide à comprendre les évolutions des métiers et nous à les traduire de manière pédagogique », conclut Marie Allantaz.

La CFET a encore du pain sur la planche.

Caroline Lelievre Publié par Caroline Lelievre Journaliste - TourMaG.com
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