Entre la venue du Pape le 25 septembre et le match de l’Equipe de France de football le 2 octobre, la fenêtre de tir était étroite au Stade de France. Mais suffisante pour qu’ Alliance France Tourisme y organise une réunion, le 28 septembre.
Ce n’est pas sur la pelouse, mais dans un salon feutré qui s’ouvre sur les tribunes, que l’organisme qui regroupe les plus grandes entreprises françaises du secteur a dévoilé ses propositions pour peser sur le débat de la prochaine élection présidentielle.
Le lieu choisi n’était pas que symbolique de la capacité de la France à faire de l’événementiel (sportif, culturel…) un levier du tourisme d’aujourd’hui et de demain.
Il se voulait aussi l’écho d’un tourisme aujourd’hui largement porté par des acteurs privés qui se battent pour que la France conserve son rang de première destination touristique mondiale.
Ce n’est pas sur la pelouse, mais dans un salon feutré qui s’ouvre sur les tribunes, que l’organisme qui regroupe les plus grandes entreprises françaises du secteur a dévoilé ses propositions pour peser sur le débat de la prochaine élection présidentielle.
Le lieu choisi n’était pas que symbolique de la capacité de la France à faire de l’événementiel (sportif, culturel…) un levier du tourisme d’aujourd’hui et de demain.
Il se voulait aussi l’écho d’un tourisme aujourd’hui largement porté par des acteurs privés qui se battent pour que la France conserve son rang de première destination touristique mondiale.
« Il faut aller chercher les clients »
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Ainsi la rapide introduction d’ Olivier Ginon , PDG du groupe GL Events spécialisé dans le tourisme d’affaires et l’événementiel, qui a repris la gestion du Stade de France en août 2025 et y a fortement développé les grands concerts.
« En 12 mois, nous y avons accueilli un million de visiteurs de plus que les années précédentes, avec de fortes retombées économiques pour les territoires » a-t-il précisé, comme un pied de nez à la gestion précédente.
« Il faut des stratégies de produits, il faut aller chercher les clients » a-t-il ajouté, y voyant la preuve que de fortes ambitions peuvent tirer « un pays un peu à l’arrêt. Nous espérons tous un rebond puissant après l’élection ».
« En 12 mois, nous y avons accueilli un million de visiteurs de plus que les années précédentes, avec de fortes retombées économiques pour les territoires » a-t-il précisé, comme un pied de nez à la gestion précédente.
« Il faut des stratégies de produits, il faut aller chercher les clients » a-t-il ajouté, y voyant la preuve que de fortes ambitions peuvent tirer « un pays un peu à l’arrêt. Nous espérons tous un rebond puissant après l’élection ».
Un cap précis et un cadre stable
Alliance France Tourisme a détaillé une feuille de route, parce « qu’il n’est pas interdit de rêver que certains candidats s’intéressent au tourisme » a complété Dominique Marcel, président de l’organisme.
« Nous ne demandons pas d’argent : nous demandons un cap, un pilotage politique et un cadre stable » précise Alliance France Tourisme, avec pour ambition de créer de la valeur plutôt que d’accueillir toujours plus de visiteurs internationaux.
L'objectif à court terme est de porter les dépenses des visiteurs internationaux de 77,5 milliards d’euros en 2025 à 100 milliards en 2030, sans « faire venir toujours plus de monde aux mêmes endroits, aux mêmes moments ».
Même si Alliance France Tourisme rappelle, en parallèle, que les Français représentent les deux-tiers des 222 milliards d’euros de dépenses touristiques en France et que « cette réalité doit rester au cœur de toute stratégie nationale du tourisme ».
Lire aussi : Tourisme : "maintenir une offre accessible est un enjeu pour notre économie", selon Serge Papin
« Nous ne demandons pas d’argent : nous demandons un cap, un pilotage politique et un cadre stable » précise Alliance France Tourisme, avec pour ambition de créer de la valeur plutôt que d’accueillir toujours plus de visiteurs internationaux.
L'objectif à court terme est de porter les dépenses des visiteurs internationaux de 77,5 milliards d’euros en 2025 à 100 milliards en 2030, sans « faire venir toujours plus de monde aux mêmes endroits, aux mêmes moments ».
Même si Alliance France Tourisme rappelle, en parallèle, que les Français représentent les deux-tiers des 222 milliards d’euros de dépenses touristiques en France et que « cette réalité doit rester au cœur de toute stratégie nationale du tourisme ».
Lire aussi : Tourisme : "maintenir une offre accessible est un enjeu pour notre économie", selon Serge Papin
Trois mesures pour augmenter les recettes internationales
Ainsi, le simple fait d’ allonger la durée de séjour de tous les visiteurs d’une demi-nuit (pour les séjours de 3 nuits à un mois) se traduirait par 5,8 milliards d’euros de recettes supplémentaires a calculé l’organisme.
Dans la même logique, l’amélioration des expériences, avec une offre plus lisible et de meilleure qualité, permettrait de faire augmenter le panier moyen de 15% en cinq ans sans générer davantage de flux, avec à la clé 12,7 milliards de recettes.
Enfin une désaisonnalisation renforcée du tourisme (la montagne en été, les villes hors pics de saison, un développement de l’offre dans de nouvelles destinations…) permettrait d’augmenter les nuitées de 5% en cinq ans, soit un surplus de recettes de 4 milliards d’euros.
Lire aussi : Tourisme : la France n'est pas la première destination mondiale, selon le président d'Alliance France Tourisme
Dans la même logique, l’amélioration des expériences, avec une offre plus lisible et de meilleure qualité, permettrait de faire augmenter le panier moyen de 15% en cinq ans sans générer davantage de flux, avec à la clé 12,7 milliards de recettes.
Enfin une désaisonnalisation renforcée du tourisme (la montagne en été, les villes hors pics de saison, un développement de l’offre dans de nouvelles destinations…) permettrait d’augmenter les nuitées de 5% en cinq ans, soit un surplus de recettes de 4 milliards d’euros.
Lire aussi : Tourisme : la France n'est pas la première destination mondiale, selon le président d'Alliance France Tourisme
Une vision à long terme, sur 20 ans
Pour renforcer la filière touristique et événementielle, Alliance France Tourisme a par ailleurs défini cinq priorités à plus long terme, avec des mesures opérationnelles à mettre en place et des résultats mesurables.
La première consiste à se doter d’une stratégie nationale à 20 ans, qui résiste à chaque alternance politique.
Elle serait révisée tous les cinq ans, en fonction de l’impact des décisions prises (calculé selon 3 à 5 indicateurs de référence constants dans le temps) et pour s’adapter aux évolutions.
L’organisme plaide pour un pilotage permanent associant l’Etat, les régions et les entreprises pour une efficacité accrue.
La première consiste à se doter d’une stratégie nationale à 20 ans, qui résiste à chaque alternance politique.
Elle serait révisée tous les cinq ans, en fonction de l’impact des décisions prises (calculé selon 3 à 5 indicateurs de référence constants dans le temps) et pour s’adapter aux évolutions.
L’organisme plaide pour un pilotage permanent associant l’Etat, les régions et les entreprises pour une efficacité accrue.
Améliorer l’accueil et l’hospitalité
Second point : faire de la France le pays de l’hospitalité, de l’accueil à la sécurité en passant par la propreté, l’information et la mobilité, comme elle a su le faire pendant les Jeux Olympiques.
« La France ne gagnera plus la compétition touristique en accueillant toujours plus, mais en accueillant mieux » estime Alliance France Tourisme.
Concrètement, cela passe par le lancement d’un plan national avec des standards identiques de propreté et sécurité pour toutes les grandes destinations du pays et les principaux hubs de transport, une signalétique améliorée ou encore la réalisation d’un tableau de bord de la qualité de l’accueil.
« La France ne gagnera plus la compétition touristique en accueillant toujours plus, mais en accueillant mieux » estime Alliance France Tourisme.
Concrètement, cela passe par le lancement d’un plan national avec des standards identiques de propreté et sécurité pour toutes les grandes destinations du pays et les principaux hubs de transport, une signalétique améliorée ou encore la réalisation d’un tableau de bord de la qualité de l’accueil.
Simplifier les procédures et favoriser l’investissement
L’investissement constitue un troisième volet, pour moderniser l’offre et accompagner la transition environnementale et numérique, et pour « soutenir l’émergence de champions français du tourisme et de l’événementiel ».
Cela passe par la mise en place d’outils financiers pour favoriser le développement ou encore la transmission, mais aussi une stabilité fiscale et sociale pour que les entreprises puissent anticiper leurs stratégies.
Alliance France Tourisme milite pour une « grande ligne de financement nationale », portée par Bpi France et la Banque des Territoires.
Elle réclame également des délais raccourcis, avec deux ans au maximum, pour les projets touristiques et événementiels structurants, à travers un guichet unique qui serait placé sous l’autorité du préfet et des procédures de recours raccourcies.
Cela passe par la mise en place d’outils financiers pour favoriser le développement ou encore la transmission, mais aussi une stabilité fiscale et sociale pour que les entreprises puissent anticiper leurs stratégies.
Alliance France Tourisme milite pour une « grande ligne de financement nationale », portée par Bpi France et la Banque des Territoires.
Elle réclame également des délais raccourcis, avec deux ans au maximum, pour les projets touristiques et événementiels structurants, à travers un guichet unique qui serait placé sous l’autorité du préfet et des procédures de recours raccourcies.
Sécuriser le financement de l’apprentissage
L’emploi et la formation constituent la quatrième priorité. A l’heure de l’IA, l’intelligence humaine demeure essentielle dans un métier de services rappelle Alliance France Tourisme.
Encore faut-il, estime l’organisme, « sanctuariser le soutien à l’apprentissage et à l’alternance et garantir la stabilité pluriannuelle de leur financement ».
Il souhaite également un « acte II » de la loi Avenir professionnel en développant les formations diplômantes en entreprise, et améliorer les passerelles pour favoriser l’ascenseur social et l’entreprenariat.
Encore faut-il, estime l’organisme, « sanctuariser le soutien à l’apprentissage et à l’alternance et garantir la stabilité pluriannuelle de leur financement ».
Il souhaite également un « acte II » de la loi Avenir professionnel en développant les formations diplômantes en entreprise, et améliorer les passerelles pour favoriser l’ascenseur social et l’entreprenariat.
Mieux structurer les filières d’excellence
Enfin, Alliance France Tourisme souhaite une meilleure structuration des filières d’excellence ( gastronomie, tourisme de savoir-faire, patrimoine, oenotourisme… ) pour se démarquer, dans un contexte concurrentiel international de plus en plus fort.
« La France dispose d’actifs uniques mais trop souvent présentés séparément. Il faut passer d’une addition de savoir-faire à de véritables filières d’excellence ».
Dans ce cadre, l’événementiel et le tourisme d’affaires doivent constituer un axe stratégique selon Alliance France Tourisme, à travers la mise en place d’un plan national de conquête des congrès, salons et événements et une meilleure articulation entre sport, culture, tourisme et événementiel pour inciter à prolonger un séjour.
Fort de cette contribution à l’élection présidentielle de 2027, l’organisme va désormais devoir s’attacher à partager sa vision du tourisme avec les différents candidats.
« La France dispose d’actifs uniques mais trop souvent présentés séparément. Il faut passer d’une addition de savoir-faire à de véritables filières d’excellence ».
Dans ce cadre, l’événementiel et le tourisme d’affaires doivent constituer un axe stratégique selon Alliance France Tourisme, à travers la mise en place d’un plan national de conquête des congrès, salons et événements et une meilleure articulation entre sport, culture, tourisme et événementiel pour inciter à prolonger un séjour.
Fort de cette contribution à l’élection présidentielle de 2027, l’organisme va désormais devoir s’attacher à partager sa vision du tourisme avec les différents candidats.







Publié par Thierry Beaurepère 












