Quand l'ascenseur émotionnel stoppera-t-il ?
Après les belles perspectives du début d’année, patatras ! Les frappes américaines et israéliennes du 28 février dernier sur l’Iran mettent un coup d’arrêt à l’activité. S’ensuit un printemps très poussif, marqué par la crainte d’une pénurie de kérosène, aggravé par un marché du voyage atone freiné par le contexte géopolitique et des tarifs qui ne cessent de grimper...
Les professionnels font contre fortune bon cœur et passent l’été tant bien que mal, avec une saison marquée par les ventes de dernière minute. Puis l’activité reprend des couleurs en août et début septembre.
Une bouffée d’oxygène. On y croit. Ca va repartir, malgré une reprise que l’on sent fragile, les professionnels ont envie d’y croire et d'aller de l’avant. C’est en tout cas le sentiment qui prédominait à l’IFTM. Les allées étaient fournies, la dynamique semblait de nouveau positive.
Las, derrière les sourires, d’autres inquiétudes surgissent dont la flambée du prix du kérosène qui fait craindre des jours difficiles pour les compagnies aériennes.
A lire aussi : À cause du kérosène, des annulations en cascade et des faillites ?
Après les belles perspectives du début d’année, patatras ! Les frappes américaines et israéliennes du 28 février dernier sur l’Iran mettent un coup d’arrêt à l’activité. S’ensuit un printemps très poussif, marqué par la crainte d’une pénurie de kérosène, aggravé par un marché du voyage atone freiné par le contexte géopolitique et des tarifs qui ne cessent de grimper...
Les professionnels font contre fortune bon cœur et passent l’été tant bien que mal, avec une saison marquée par les ventes de dernière minute. Puis l’activité reprend des couleurs en août et début septembre.
Une bouffée d’oxygène. On y croit. Ca va repartir, malgré une reprise que l’on sent fragile, les professionnels ont envie d’y croire et d'aller de l’avant. C’est en tout cas le sentiment qui prédominait à l’IFTM. Les allées étaient fournies, la dynamique semblait de nouveau positive.
Las, derrière les sourires, d’autres inquiétudes surgissent dont la flambée du prix du kérosène qui fait craindre des jours difficiles pour les compagnies aériennes.
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Le carburant pourrait représenter entre 40 et 45 % des coûts d’exploitation d'icelles, contre 25 % l’an dernier. De quoi mettre à mal les modèles économiques des transporteurs, notamment ceux des low cost.
Si certaines compagnies bénéficient de couvertures carburant, il n’en reste pas moins qu’elles n’auront pas cinquante solutions pour faire face à la hausse si l'on excepte le coup de rabot dans les programmes de vols, les annulations ou encore la hausse des prix.
Volotea illustre bien la situation. Le transporteur à bas coût espagnol a sabré dans son programme hiver, annonçant de nombreuses suppressions de lignes. Mais comme un train peut en cacher un autre, ce sont les tour-opérateurs et les agences, mais aussi les clients qui trinquent.
Reprotection, recherche d’un plan B : les opérateurs de voyages savent faire. Mais à quel prix ? Mobilisation des équipes, avance des frais annexes, prise en charge, alors même que le billet d'avion est réglé depuis belle lurette... Comme le disait Patrice Caradec dans nos colonnes : « Je suis inquiet pour Volotea, mais je suis inquiet aussi pour le transport aérien. » Voilà pourquoi l'industrie est condamnée au pilotage à vue.
Quelle compagnie réserver, quelles lignes seront réajustées ? Y a-t-il des risques de faillite ? Quoi qu'il advienne, on le sait, les opérateurs devront régler l'addition...
Si certaines compagnies bénéficient de couvertures carburant, il n’en reste pas moins qu’elles n’auront pas cinquante solutions pour faire face à la hausse si l'on excepte le coup de rabot dans les programmes de vols, les annulations ou encore la hausse des prix.
Volotea illustre bien la situation. Le transporteur à bas coût espagnol a sabré dans son programme hiver, annonçant de nombreuses suppressions de lignes. Mais comme un train peut en cacher un autre, ce sont les tour-opérateurs et les agences, mais aussi les clients qui trinquent.
Reprotection, recherche d’un plan B : les opérateurs de voyages savent faire. Mais à quel prix ? Mobilisation des équipes, avance des frais annexes, prise en charge, alors même que le billet d'avion est réglé depuis belle lurette... Comme le disait Patrice Caradec dans nos colonnes : « Je suis inquiet pour Volotea, mais je suis inquiet aussi pour le transport aérien. » Voilà pourquoi l'industrie est condamnée au pilotage à vue.
Quelle compagnie réserver, quelles lignes seront réajustées ? Y a-t-il des risques de faillite ? Quoi qu'il advienne, on le sait, les opérateurs devront régler l'addition...
Voilà qui est fâcheux alors que les professionnels ont parié sur l'avènement des low cost pour miser sur le package dynamique et autres offres « flex ».
Face à ce modèle économique mis à rude épreuve, c'est à se demander si les bons vieux charters ne devraient pas reprendre du service... Un vaste débat que nous n'ouvrirons pas ici !
Et puis, il y a la question des prix. Car si les compagnies répercutent une partie de la hausse du carburant sur le prix des billets, c’est l'effet domino, avec toute la chaîne qui risque de payer les pots cassés.
En effet, le pouvoir d’achat reste une préoccupation centrale et les ventes de dernière minute observées cet été en témoignent : on compare, on attend, on surveille les prix… et on réserve au dernier moment.
Avec un prix moyen à la pompe de 2,23 €/ le litre pour du diesel en Europe (un record !), et une essence sans plomb qui suit la même courbe, on comprend aisément que partir en vacances n'est peut-être pas la principale préoccupation de nos chers concitoyens.
Sans compter que ce n'est pas le seul poste de dépenses qui augmente... Quant le baril grimpe, tout grimpe !
La vigilance reste donc de mise. Après les bises dans les allées de l'IFTM, le retour au bureau semble un peu terne quand on sait que d'autres problématiques se profilent, avec le projet de loi de finances 2027 et les élections présidentielles... Sans parler des éventuelles grèves et des transformations plus structurelles : l’attractivité du secteur ou encore de l’intelligence artificielle.
Allez, on garde le moral !
Face à ce modèle économique mis à rude épreuve, c'est à se demander si les bons vieux charters ne devraient pas reprendre du service... Un vaste débat que nous n'ouvrirons pas ici !
Et puis, il y a la question des prix. Car si les compagnies répercutent une partie de la hausse du carburant sur le prix des billets, c’est l'effet domino, avec toute la chaîne qui risque de payer les pots cassés.
En effet, le pouvoir d’achat reste une préoccupation centrale et les ventes de dernière minute observées cet été en témoignent : on compare, on attend, on surveille les prix… et on réserve au dernier moment.
Avec un prix moyen à la pompe de 2,23 €/ le litre pour du diesel en Europe (un record !), et une essence sans plomb qui suit la même courbe, on comprend aisément que partir en vacances n'est peut-être pas la principale préoccupation de nos chers concitoyens.
Sans compter que ce n'est pas le seul poste de dépenses qui augmente... Quant le baril grimpe, tout grimpe !
La vigilance reste donc de mise. Après les bises dans les allées de l'IFTM, le retour au bureau semble un peu terne quand on sait que d'autres problématiques se profilent, avec le projet de loi de finances 2027 et les élections présidentielles... Sans parler des éventuelles grèves et des transformations plus structurelles : l’attractivité du secteur ou encore de l’intelligence artificielle.
Allez, on garde le moral !




















