TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone
TourMaG.com, 1e TourMaG.com, 1e


La case de l’Oncle Dom : Aigle Azur, c’est plié et c’est honteux !

L'édito de Dominique Gobert



Soyons clair, pour Aigle Azur, c’est plié, pour la bonne raison que personne, à moins d’un doux rêveur aux poches bourrées de dollars, puisse encore remporter les suffrages d’un tribunal de commerce qui ne pourra, hélas, que conclure à la liquidation pure et simple.


Rédigé par le Dimanche 22 Septembre 2019

La liquidation d'Aigle Azur était malheureusement non seulement prévisible, mais inéluctable il y a déjà plusieurs mois ! - DR : Aigle Azur
La liquidation d'Aigle Azur était malheureusement non seulement prévisible, mais inéluctable il y a déjà plusieurs mois ! - DR : Aigle Azur
Et c’est bien dommage, encore que cette situation fut malheureusement non seulement prévisible, mais inéluctable il y a déjà plusieurs mois !

Air France et le Groupe Dubreuil se retirent, ce qui est parfaitement normal, d’autant que, hormis les possibles avantages que représentaient les créneaux horaires de la compagnie quasi défunte, tout était à refaire et que, tant pour Air France que pour le Groupe Dubreuil, une « reprise » des salariés navigants risquaient de mettre à mal l’harmonie sociale qui règne en ce moment.

Il est plus que probable que les syndicats de pilotes d’Air France ont dû innocemment souffler dans l’oreille de leur direction que la « reprise » des contrats de travail existants chez Aigle Azur n’était pas envisageable… à moins d’aligner ceux d’Air France sur la gabegie qui existait chez Aigle Azur.

Evidemment, dans ce cas, cela aurait surement été tout bénef' pour les syndicats d’Air France, qui auraient ainsi pu accéder à une grille de salaires de navigants qui dépassent toute imagination…

N’oublions jamais que, dans une, comment qualifier ainsi, « euphorie » (ou peut-être un manque de réalisme, allez, soyons fous), le président déchu et sans doute ancêtre de Pinocchio, avait conclu avec les syndicats d’Aigle Azur des accords que je qualifierai de déments.

A faire pâlir d’envie les syndicalistes pourtant pas nés de la dernière pluie d’Air France.

La case de l’Oncle Dom : Aigle Azur, c’est plié et c’est honteux !
Quant au Groupe Dubreuil, une reprise dans ces conditions n’était même pas envisageable et j’imagine déjà la tête de ce pauvre président devant de tels salaires à verser !

Guérin et son complice Micouleau auraient surement pu envisager une reprise, ce qu’ils ont fait d’ailleurs, intelligente.

En même temps, est-ce vraiment raisonnable de compter sur une « avance financière » de l’Etat pour une compagnie qui n’a, depuis bien longtemps, aucune stratégie et qui espère, toujours, retrouver des fonds enfouis depuis longtemps en Algérie… Et qui ne reviendront jamais, y’a pas besoin d’être un grand homme d’affaires pour le savoir !

L’autre possible repreneur, Gérard Houa, c’est, faut-il le dire, qu’un gros coup de pipeau, même s’il promet depuis bien longtemps disposer de 15 millions d’euros.

Face aux 150 millions qui manquent dans les caisses de la compagnie, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, d’autant que cet homme, en tant qu’actionnaire « conséquent » aurait quand même pu veiller à ses affaires !

Et je vois avec un grand déplaisir le plaidoyer de Raphael Caccia, secrétaire général de la branche transport aérien de la CFDT, demander « de poursuivre les négociations » avec Air France.

Inconscient, le garçon, alors que, outre la bizarre direction d’Aigle Azur, ce même syndicat, avec ses camarades, j’en conviens, aura été largement associé à la chute de la compagnie.

Mais il est vrai que ces mêmes syndicats, particulièrement et quasi essentiellement dans le transport aérien, ont une fâcheuse tendance à croire que cette branche d’activité est essentiellement de leur ressort !

Quant à nos autorités de tutelle, une fois de plus… Sorties de cette manie de taxer tout et n’importe quoi…

Quelle période ! Entre Aigle Azur, XL et Thomas Cook y a de quoi prendre un coup de chaud, un vrai coup de chaud ! J'y reviendrais demain.

Dominique Gobert Publié par Dominique Gobert Editorialiste - TourMaG.com
Voir tous les articles de Dominique Gobert
  • picto email

Lu 14078 fois

Notez



1.Posté par Martin freppon le 23/09/2019 08:57 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Arrêtez de faire passer les vessies pour des lanternes, les pilotes d'aigle azur ne sont pas tous logé à la même enseigne. C'est le long courrier qui a coule la boîte et les cdb long courrier soit 2 avions sur 11. Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, l'immense majorité des salariés a accepté une productivité accrue sans explosion de salaire

2.Posté par Lecalot le 23/09/2019 14:43 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Helas, voilà des mois que je le dis dans mes commentaires. Il n'y a pas de survie pour des petites compagnies de 10/15 avions avec des coûts sociaux, fiscaux français, des taxes de toutes sortes dont la fameuse taxe Chirac et bientôt l'ecotaxe et celle sur le kérosène, les redevances aeroportuaires françaises trop élevées, celles sur le contrôle aérien en Europe etc..... face aux concurrents européens, asiatiques, US, et moyen orientaux. Aujourdhui en France Aigle Azur, XL Airways mais demain Corsair et French Bee. Sans parler d'Air Austral, Air Tahiti Nuie, Air Caledonie International. Et même dans ce contexte concurentiel exacerbé le Groupe AF/KL et le Groupe Dubreuil aéro avec Air Caraïbes et French Bee pourraient couler corps et biens. Le pavillon français est en risque majeur de disparition.Et même en Europe la question se pose avec Norwegian et maintenant Thomas Cook Voyages et son a activité de transporteur aérien. Les grenouilles qui veulent se faire plus grosses que le boeuf à l'exception peut être du Groupe AF/KL cette fable de La Fontaine s'applique à toutes les Compagnies françaises, Corsair étant plus Allemande que française par son actionnariat.
Michel Lecalot.

3.Posté par Makaya le 23/09/2019 15:47 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Ces pdg qui prennent le boulard.
Et si air tahiti nui ,air Austral et Aircalin n’avaient pas d’actionnaires publics ils feraient immédiatement faillite.
Tous ces dirigeants par manque de courage ont tout lâcher aux pilotes .
On voit le résultat.

4.Posté par lili Aisben le 23/09/2019 17:04 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
la stratégie du PDG sortant ou sa non stratégie a couler AIGLE AZUR avec ces longs courriers non réfléchit et les lignes Milan, Berlin sans valeurs ajoutée financière aussi.
l'Algérie est une mine d'or et il n'a pas voulu en tirer le max.....
mes pensées au 1050 employés en France et en Algérie.

5.Posté par Torres le 23/09/2019 22:46 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Monsieur Gobert,
Vous semblez sous-entendre que les conditions salariales "extravagantes" dont bénéficiaient les navigants d'Aigle Azur auraient précipité la chute de la compagnie. De là à mettre cette faillite sur le dos de ses malheureux employés, il n'y a qu'un pas... que, j'espère, vous ne comptez pas franchir.
Il serait en tout état de cause pertinent de faire profiter vos lecteurs de vos informations, en fournissant notamment des chiffres.
Car, en l'absence, on serait plutôt tenté de croire ceux que l'on peut trouver publiés ailleurs, comme, par exemple, sur "pilotjobsnetwork": ici, point d'extravagance, du moins comparé à Air France, puisque les grilles de cette dernière sont en réalités tout à fait comparables.
Dans les circonstances présentes, face à ce qui est un drame tant pour les salariés d'Aigle Azur que pour ses clients, peut-être qu'un peu de retenue serait de bon aloi.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.


PUBLICITÉ
Scheherazade KACIMI Scheherazade KACIMI
commercial@tourmag.com
+33 4 91 58 58 27
+33 6 76 50 55 75

Dernière heure















TourMaG Travel Media Group Légal Utiles
Emploi
La Travel Tech
Businesstrips
Brochuresenligne.com
DMCmag.com
MyEventStory.com
Signaler un contenu illicite
Plan du site
RGPD
Contact
Publicité
La presse en parle

Tourmag Travel Media Group
Le groupe TourMaG Travel Media Group publie également :
Businesstrips, application mobile pour les voyageurs d'affaires; Brochuresenligne.com, 1er portail de brochures électroniques de voyages; DMCmag.com, 1er portail Destination Management Companies et MyEventStory.com, créateur d'émotions.

TourMaG.com DMCmag.com La Travel Tech Brochuresenligne.com BusinessTrips