Nicolas Hénin, Directeur commercial Transavia dans les tout nouveaux locaux de la compagnie à Orly.Photos C.Hardin
TourMaG : On se souvient dâun Ă©tĂ© 2022 record pour Transavia. Comment sâannonce celui qui arrive ? Un nouveau record ?
Nicolas Henin : Effectivement la dynamique ne faiblit pas. Nos comparaisons se font sur les deux annĂ©es : 2019 et 2022. En 2022 sur lâannĂ©e complĂšte nous avons eu 53% dâoffre en plus par rapport Ă 2019.
Pour 2023 nous aurons + 20% en termes de capacitĂ©. Cependant, quand nous regardons les tendances de rĂ©servations, le profil dâengagement ressemble plus Ă celui de 2019 en termes dâanticipation dâachat.
En 2022, rappelez-vous que nous sommes sortis du variant Omicron dĂ©but avril et nous avons eu une dynamique particuliĂšre. Les clients ont commencĂ© Ă beaucoup rĂ©server notamment pour lâĂ©tĂ© Ă partir dâavril et mai, donc trĂšs tardivement.
Ce que lâon observe cette annĂ©e câest que lâon se recale par rapport Ă des profils de rĂ©servations que nous avions en 2019 avec des anticipations dâachat de trois ou quatre mois pour lâĂ©tĂ©.
TourMaG : On revient donc Ă des comportements plus classiques en termes dâanticipation ?
Nicolas Henin : Exactement. Quand nous regardons nos profils dâengagements, ils sont maintenant assez similaires Ă ceux que nous avions avant la crise. Nous avons des objectifs de remplissage en ligne avec ceux dâavant la crise.
Câest une normalisation rassurante. Pour cette annĂ©e que nous considĂ©rons comme une pleine annĂ©e de sortie de crise, on retrouve vraiment des comportements, un appĂ©tit de voyage qui ressemble beaucoup Ă celui dâavant la crise avec en plus pour nous 70% dâoffres en plus. Cela sâannonce donc trĂšs bien.
Nicolas Henin : Effectivement la dynamique ne faiblit pas. Nos comparaisons se font sur les deux annĂ©es : 2019 et 2022. En 2022 sur lâannĂ©e complĂšte nous avons eu 53% dâoffre en plus par rapport Ă 2019.
Pour 2023 nous aurons + 20% en termes de capacitĂ©. Cependant, quand nous regardons les tendances de rĂ©servations, le profil dâengagement ressemble plus Ă celui de 2019 en termes dâanticipation dâachat.
En 2022, rappelez-vous que nous sommes sortis du variant Omicron dĂ©but avril et nous avons eu une dynamique particuliĂšre. Les clients ont commencĂ© Ă beaucoup rĂ©server notamment pour lâĂ©tĂ© Ă partir dâavril et mai, donc trĂšs tardivement.
Ce que lâon observe cette annĂ©e câest que lâon se recale par rapport Ă des profils de rĂ©servations que nous avions en 2019 avec des anticipations dâachat de trois ou quatre mois pour lâĂ©tĂ©.
TourMaG : On revient donc Ă des comportements plus classiques en termes dâanticipation ?
Nicolas Henin : Exactement. Quand nous regardons nos profils dâengagements, ils sont maintenant assez similaires Ă ceux que nous avions avant la crise. Nous avons des objectifs de remplissage en ligne avec ceux dâavant la crise.
Câest une normalisation rassurante. Pour cette annĂ©e que nous considĂ©rons comme une pleine annĂ©e de sortie de crise, on retrouve vraiment des comportements, un appĂ©tit de voyage qui ressemble beaucoup Ă celui dâavant la crise avec en plus pour nous 70% dâoffres en plus. Cela sâannonce donc trĂšs bien.
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Plus 10 avions en 2023
Nicolas Henin : Oui, nous aurons 10 avions en plus. En 2022, nous avions 61 appareils, sur la pointe dâĂ©tĂ© ,nous en aurons 71.
TourMaG : Beaucoup de nouvelles destinations pour cet été ?
Nicolas Henin : Oui avec par exemple au départ d'Orly : Paphos, Almeria, Oslo, Venise ou au départ de Lyon : Antalya ou Tlemcen.
Au dĂ©part de Nantes â Antalya. Nous avons aussi Marseille â Erevan ou Strasbourg â Constantine.
Nous renforçons aussi le Moyen-Orient et particuliÚrement la Turquie. Nous réouvrons Antalya, Izmir, Bodrum en relais de la GrÚce qui continue à croitre et que nous consolidons aprÚs une trÚs grosse croissance. Nous sommes leaders sur la GrÚce avec 40% du marché.
La Turquie prend le relais de la GrĂšce en termes de dynamique.
TourMaG : LâĂgypte qui avait connu une pĂ©riode difficile est bien repartie Ă©galement ?
Nicolas Henin : Absolument. LâĂgypte effectivement a longtemps Ă©tĂ© sinistrĂ© pour le tourisme, mais elle repart. Câest une dynamique trĂšs forte. Cela a trĂšs bien marchĂ© cet hiver, câest trĂšs bon pour cet Ă©tĂ© et nous en ferons encore plus lâhiver prochain.
Lâenvie de voyager toujours lĂ
TourMaG : Les prix des billets augmentent. Quâen est-il chez Transavia ?
Nicolas Henin : Nous sommes un peu plus chers que lâannĂ©e derniĂšre. En mars et avril lâannĂ©e derniĂšre câĂ©tait le dĂ©but de la guerre en Ukraine, les prix du pĂ©trole commençaient Ă augmenter. Aujourdâhui en annĂ©e pleine avec des prix du pĂ©trole Ă©levĂ©s, nous vendons effectivement un peu plus cher que lâannĂ©e derniĂšre Ă la mĂȘme Ă©poque.
Nous verrons quelles seront les évolutions. Cela dépend aussi de la demande. Il faut bien sûr que nous puissions vendre à des prix qui nous permettent de compenser nos coûts. On voit malgré tout une demande qui ne faiblit pas.
Je pense que les gens arbitrent sur autre chose que les voyages. Ils continuent Ă avoir envie de partir et de voyager.
Nous continuons Ă©galement Ă faire quelques campagnes de promotions avec des prix discount pour dĂ©stocker. Nous prĂ©fĂ©rons toujours avoir un passager quâun siĂšge vide dans nos avions. La tendance gĂ©nĂ©rale est cependant Ă la hausse.
Il y a le prix du pétrole, mais aussi le coût de la décarbonation qui va devenir une tendance structurelle et lourde.
Ă moyen terme il y a le SAF, mais dĂšs Ă prĂ©sent on voit que les couts dâachat des ETS* augmentent trĂšs significativement.
Nicolas Henin : Nous sommes un peu plus chers que lâannĂ©e derniĂšre. En mars et avril lâannĂ©e derniĂšre câĂ©tait le dĂ©but de la guerre en Ukraine, les prix du pĂ©trole commençaient Ă augmenter. Aujourdâhui en annĂ©e pleine avec des prix du pĂ©trole Ă©levĂ©s, nous vendons effectivement un peu plus cher que lâannĂ©e derniĂšre Ă la mĂȘme Ă©poque.
Nous verrons quelles seront les évolutions. Cela dépend aussi de la demande. Il faut bien sûr que nous puissions vendre à des prix qui nous permettent de compenser nos coûts. On voit malgré tout une demande qui ne faiblit pas.
Je pense que les gens arbitrent sur autre chose que les voyages. Ils continuent Ă avoir envie de partir et de voyager.
Nous continuons Ă©galement Ă faire quelques campagnes de promotions avec des prix discount pour dĂ©stocker. Nous prĂ©fĂ©rons toujours avoir un passager quâun siĂšge vide dans nos avions. La tendance gĂ©nĂ©rale est cependant Ă la hausse.
Il y a le prix du pétrole, mais aussi le coût de la décarbonation qui va devenir une tendance structurelle et lourde.
Ă moyen terme il y a le SAF, mais dĂšs Ă prĂ©sent on voit que les couts dâachat des ETS* augmentent trĂšs significativement.
Créneaux de décollage à Orly
b[TourMaG : Pour cet Ă©tĂ© et en raison dâeffectifs rĂ©duits, la DGAC prĂ©voit de restreindre les dĂ©collages sur la premiĂšre heure du matin. Ătes-vous significativement impactĂ©s ?
Nicolas Henin : La rĂ©ponse est oui. Sur la premiĂšre tranche horaire du matin (06h00 â 07h00), celle sur laquelle en tant que compagnie basĂ©e nous avons la plus grosse activitĂ©, le plafond passe de 25 Ă 20 mouvements.
Il faut bien comprendre que notre modÚle de compagnie low cost repose sur nos capacités à faire voler nos avions toute la journée. Pour pérenniser notre modÚle, nous nous devons de faire partir nos avions le plus possible à 06h00 du matin et rentrer à 22h30.
Nous avons donc dû retravailler notre programme, déplacer une partie de notre activité pour la réaffecter dans les régions.
Pour cet été nous nous sommes donc adaptés en bonne intelligence avec les autorités.
Il est crucial pour notre activité que nous puissions opérer sur cette tranche horaire, nous espérons donc tout simplement pouvoir opérer de nouveau dans les paramÚtres définis pour Orly.
Nous sommes la plus grosse compagnie basĂ©e Ă Orly, oĂč nous crĂ©ons beaucoup dâemplois en interne, mais aussi chez nos compagnies dâassistance.
Lire aussi : Reprise Paris Orly : la DGAC va restreindre les dĂ©collages matinaux đ
Nicolas Henin : La rĂ©ponse est oui. Sur la premiĂšre tranche horaire du matin (06h00 â 07h00), celle sur laquelle en tant que compagnie basĂ©e nous avons la plus grosse activitĂ©, le plafond passe de 25 Ă 20 mouvements.
Il faut bien comprendre que notre modÚle de compagnie low cost repose sur nos capacités à faire voler nos avions toute la journée. Pour pérenniser notre modÚle, nous nous devons de faire partir nos avions le plus possible à 06h00 du matin et rentrer à 22h30.
Nous avons donc dû retravailler notre programme, déplacer une partie de notre activité pour la réaffecter dans les régions.
Pour cet été nous nous sommes donc adaptés en bonne intelligence avec les autorités.
Il est crucial pour notre activité que nous puissions opérer sur cette tranche horaire, nous espérons donc tout simplement pouvoir opérer de nouveau dans les paramÚtres définis pour Orly.
Nous sommes la plus grosse compagnie basĂ©e Ă Orly, oĂč nous crĂ©ons beaucoup dâemplois en interne, mais aussi chez nos compagnies dâassistance.
Lire aussi : Reprise Paris Orly : la DGAC va restreindre les dĂ©collages matinaux đ
Long courrier : pas tout de suite
TourMaG : Sur le marchĂ© des vols « loisirs », le groupe Air France â KLM ne propose pas de longs courriers. Câest un segment qui semble lui Ă©chapper actuellement. On voit des compagnies Ă©trangĂšres comme Norse venir se baser Ă Paris pour du vol loisirs long courrier. En tant quâopĂ©rateur low cost du groupe Air France, quâen pensez-vous ?
Nicolas Henin : Il ne faut jamais fermer la porte. Cependant ces compagnies loisirs sont majoritairement sur une niche, certes importante, mais qui se limite sur le transatlantique vers les USA.
La joint-venture Air-France â KLM â Delta Ă la puissance et la capacitĂ© pour aller chercher des prix attractifs et sâaligner sur ces compagnies. Je ne pense donc pas quâil y ait un gros segment de marchĂ© qui Ă©chappe Ă notre groupe.
TourMaG : On observe cependant quâAir France abandonne des lignes long-courriers « loisirs ». Par exemple, la RĂ©publique dominicaine qui aiguise les appĂ©tits dâopĂ©rateurs Ă©trangers comme Norse Atlantic AirwaysâŠ
Nicolas Henin : Câest vrai, mais ce nâest pas dans les cartons Ă court terme, car nous avons beaucoup de choses Ă faire en prioritĂ©. Le low cost long-courrier est un mĂ©tier diffĂ©rent en terme opĂ©rationnel, en terme commercial.
Actuellement nous sommes trĂšs concentrĂ©s sur notre trajectoire avec un trĂšs gros dĂ©fi de croissance sur le moyen â courrier.
La France reste un marchĂ© qui nâest pas encore autant pĂ©nĂ©trĂ© par les low cost quâen Angleterre, en Italie, en Espagne. Il y a encore beaucoup de choses Ă faire et nous ne souhaitons pas pour lâinstant prendre le risque de la dispersion.
Dans lâavenir, et en cohĂ©rence avec notre modĂšle, il y aura des moyens de production qui nous permettront peut-ĂȘtre dâĂ©largir notre champ.
DĂ©jĂ , aujourdâhui, quand nous opĂ©rons vers Dakar, vers Hamann, Beyrouth est-on encore sur du moyen-courrier ? Donc si le long-courrier câest du transatlantique aujourdâhui ce nâest pas dans les cartons si câest le nord de lâAfrique et le Moyen-Orient nous y somme dĂ©jĂ .
TourMaG : Vous évoquiez vos priorités de développement. Ce seront de nouvelles bases en France, voire en Europe ?
Nicolas Henin : Aujourdâhui le cĆur de la croissance reste Orly. Notre prioritĂ© est de consolider notre position. Nous voulons aussi dĂ©velopper nos activitĂ©s en rĂ©gion en consolidant Nantes et Lyon et aussi dĂ©velopper progressivement dâautres activitĂ©s. Nous le faisons Ă Montpellier, nous le ferons aussi Ă Marseille cet Ă©tĂ© ainsi quâĂ Nice vers lâAfrique du Nord.
Nicolas Henin : Il ne faut jamais fermer la porte. Cependant ces compagnies loisirs sont majoritairement sur une niche, certes importante, mais qui se limite sur le transatlantique vers les USA.
La joint-venture Air-France â KLM â Delta Ă la puissance et la capacitĂ© pour aller chercher des prix attractifs et sâaligner sur ces compagnies. Je ne pense donc pas quâil y ait un gros segment de marchĂ© qui Ă©chappe Ă notre groupe.
TourMaG : On observe cependant quâAir France abandonne des lignes long-courriers « loisirs ». Par exemple, la RĂ©publique dominicaine qui aiguise les appĂ©tits dâopĂ©rateurs Ă©trangers comme Norse Atlantic AirwaysâŠ
Nicolas Henin : Câest vrai, mais ce nâest pas dans les cartons Ă court terme, car nous avons beaucoup de choses Ă faire en prioritĂ©. Le low cost long-courrier est un mĂ©tier diffĂ©rent en terme opĂ©rationnel, en terme commercial.
Actuellement nous sommes trĂšs concentrĂ©s sur notre trajectoire avec un trĂšs gros dĂ©fi de croissance sur le moyen â courrier.
La France reste un marchĂ© qui nâest pas encore autant pĂ©nĂ©trĂ© par les low cost quâen Angleterre, en Italie, en Espagne. Il y a encore beaucoup de choses Ă faire et nous ne souhaitons pas pour lâinstant prendre le risque de la dispersion.
Dans lâavenir, et en cohĂ©rence avec notre modĂšle, il y aura des moyens de production qui nous permettront peut-ĂȘtre dâĂ©largir notre champ.
DĂ©jĂ , aujourdâhui, quand nous opĂ©rons vers Dakar, vers Hamann, Beyrouth est-on encore sur du moyen-courrier ? Donc si le long-courrier câest du transatlantique aujourdâhui ce nâest pas dans les cartons si câest le nord de lâAfrique et le Moyen-Orient nous y somme dĂ©jĂ .
TourMaG : Vous évoquiez vos priorités de développement. Ce seront de nouvelles bases en France, voire en Europe ?
Nicolas Henin : Aujourdâhui le cĆur de la croissance reste Orly. Notre prioritĂ© est de consolider notre position. Nous voulons aussi dĂ©velopper nos activitĂ©s en rĂ©gion en consolidant Nantes et Lyon et aussi dĂ©velopper progressivement dâautres activitĂ©s. Nous le faisons Ă Montpellier, nous le ferons aussi Ă Marseille cet Ă©tĂ© ainsi quâĂ Nice vers lâAfrique du Nord.
LâA320neo, lâavion le moins bruyant du marchĂ©
TourMaG : Quand arriveront les premiers A320neo ?
Nicolas Henin : Le premier avion arrivera en novembre et sera mis en ligne en décembre. Nous en aurons un en 2023 et une rapide montée en puissance sur 2024. ]b
TourMaG : Un avion plus économe ?
Nicolas Henin : Oui, câest un avion de nouvelle gĂ©nĂ©ration avec 15% de consommation de carburant en moins et plus performant en termes de bruit câest aussi trĂšs important. Vous Ă©voquiez nos dĂ©collages du matin, nous pourrons dire que nous aurons bientĂŽt lâavion le moins bruyant du marchĂ©.
TourMaG : Certaines agences de voyages ont récemment un peu tiqué concernant votre SAV et ses numéros surtaxés. Que pouvez-vous leur répondre ?
Nicolas Henin : Nous nous alignons sur les standards des marchés low cost et si nous nous écartons des fondamentaux du modÚle, il nous sera difficile de tenir des prix attractifs.
Le prix de la communication couvre le coĂ»t du service (call center) et le volume dâappels sur cette ligne est trĂšs faible.
De plus et pour la plupart des demandes (changements de réservation, etc.) il y a une alternative gratuite via les outils digitaux mis à disposition des agences.
Nous avons les pratiques du low cost, mais nous essayons toujours de donner un supplĂ©ment de service pour les agences. Nous avons une Ă©quipe dĂ©diĂ©e, des prix spĂ©cifiques pour les tour-opĂ©rateurs qui sâengagent Ă lâannĂ©e⊠A nos dĂ©buts nous Ă©tions trĂšs orientĂ©s vers les TO, nous ne voulons pas perdre ce lien, il est trĂšs important pour nous.
TourMaG : En parlant des agences de voyages, nâallez-vous pas les mettre au chĂŽmage avec votre outil lancĂ© il y a quelques jours baptisĂ© Transav-IA et qui aide vos clients Ă trouver leur destination idĂ©ale parmi celles du rĂ©seau de la compagnie ?
Nicolas Henin : Non, câest juste un petit gadget qui ne remplacera pas les conseils de lâagence de voyages, ce nâest pas lâambition. Pour beaucoup de gens, rien ne remplacera le contact humain et dans le monde des services nous ne sommes pas prĂȘts Ă basculer dans un monde dĂ©shumanisĂ©.
*Avec la reprise du trafic aĂ©rien, les passagers voient parfois apparaĂźtre une nouvelle ligne sur les devis ou factures de leurs billets ou packages touristiques : la « surcharge ETS »,instaurĂ©e pour rĂ©duire la consommation de produits polluants ou combustibles fossiles afin dâattĂ©nuer le rĂ©chauffement climatique et facturĂ©e aux compagnies aĂ©riennes.
Nicolas Henin : Le premier avion arrivera en novembre et sera mis en ligne en décembre. Nous en aurons un en 2023 et une rapide montée en puissance sur 2024. ]b
TourMaG : Un avion plus économe ?
Nicolas Henin : Oui, câest un avion de nouvelle gĂ©nĂ©ration avec 15% de consommation de carburant en moins et plus performant en termes de bruit câest aussi trĂšs important. Vous Ă©voquiez nos dĂ©collages du matin, nous pourrons dire que nous aurons bientĂŽt lâavion le moins bruyant du marchĂ©.
TourMaG : Certaines agences de voyages ont récemment un peu tiqué concernant votre SAV et ses numéros surtaxés. Que pouvez-vous leur répondre ?
Nicolas Henin : Nous nous alignons sur les standards des marchés low cost et si nous nous écartons des fondamentaux du modÚle, il nous sera difficile de tenir des prix attractifs.
Le prix de la communication couvre le coĂ»t du service (call center) et le volume dâappels sur cette ligne est trĂšs faible.
De plus et pour la plupart des demandes (changements de réservation, etc.) il y a une alternative gratuite via les outils digitaux mis à disposition des agences.
Nous avons les pratiques du low cost, mais nous essayons toujours de donner un supplĂ©ment de service pour les agences. Nous avons une Ă©quipe dĂ©diĂ©e, des prix spĂ©cifiques pour les tour-opĂ©rateurs qui sâengagent Ă lâannĂ©e⊠A nos dĂ©buts nous Ă©tions trĂšs orientĂ©s vers les TO, nous ne voulons pas perdre ce lien, il est trĂšs important pour nous.
TourMaG : En parlant des agences de voyages, nâallez-vous pas les mettre au chĂŽmage avec votre outil lancĂ© il y a quelques jours baptisĂ© Transav-IA et qui aide vos clients Ă trouver leur destination idĂ©ale parmi celles du rĂ©seau de la compagnie ?
Nicolas Henin : Non, câest juste un petit gadget qui ne remplacera pas les conseils de lâagence de voyages, ce nâest pas lâambition. Pour beaucoup de gens, rien ne remplacera le contact humain et dans le monde des services nous ne sommes pas prĂȘts Ă basculer dans un monde dĂ©shumanisĂ©.
*Avec la reprise du trafic aĂ©rien, les passagers voient parfois apparaĂźtre une nouvelle ligne sur les devis ou factures de leurs billets ou packages touristiques : la « surcharge ETS »,instaurĂ©e pour rĂ©duire la consommation de produits polluants ou combustibles fossiles afin dâattĂ©nuer le rĂ©chauffement climatique et facturĂ©e aux compagnies aĂ©riennes.
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