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United Airlines vole de performance en performance ! 🔑

La demande Premium est plus forte que la demande générale


Trimestre aprĂšs trimestre, United Airlines bat des records et veut conquĂ©rir toujours plus de clients avec plus d’avions, plus de qualitĂ©, plus de destinations. TourMaG Ă©tait Ă  Chicago, siĂšge de la compagnie, pour rencontrer les Ă©quipes et faire le point.


Rédigé par le Mercredi 15 Novembre 2023 à 00:05

United prévoit que 75 % de sa flotte sera de nouvelle génération d'ici 2030 - Crédit : Depositphoto
United prévoit que 75 % de sa flotte sera de nouvelle génération d'ici 2030 - Crédit : Depositphoto
Encore un trimestre et encore un record !

United Airlines vole de performance en performance. La derniÚre en date : la compagnie aérienne américaine a engrangé un bénéfice net en hausse de prÚs de 21% au troisiÚme trimestre 2023, à 1,13 milliard de dollars.

Surfant, selon ses dires - et comme les autres grandes compagnies US - sur une demande "forte et stable" au niveau national et d'une activité record notamment sur les zones Pacifique et Atlantique, b[le chiffre d'affaires réalisé s'établit à 14,48 milliards de dollars, en hausse de 12,5% sur un an.

Si la compagnie amĂ©ricaine peut afficher cette bonne santĂ©, c’est bien sĂ»r parce que la conjoncture s’y prĂȘte, mais aussi grĂące Ă  des choix et des dĂ©cisions prises alors que la pandĂ©mie faisait rage et que l’aĂ©rien Ă©tait parterre.


United Airlines : forte demande pour les classes Premium

La class business Polaris d'United Airlines. Crédit : United
La class business Polaris d'United Airlines. Crédit : United
Autour d’un cafĂ©, GrĂ©goire Dutoit, Directeur commercial France de United Airlines explique : "Pendant le Covid notre management a dĂ©cidĂ© d’investir sur le futur en pensant que l’Industrie allait rebondir.

On ne s’est pas sĂ©parĂ© de nos avions, on ne s’est pas sĂ©parĂ© de nos pilotes ce qui nous a permis d’ĂȘtre prĂȘts avant tout le monde pour repartir au moment oĂč la demande a recommencĂ©.

Cette demande s’est matĂ©rialisĂ©e assez rapidement. Progressivement Ă  partir de 2021, puis 2022 qui a Ă©tĂ© trĂšs rĂ©ussie, nous avons pu remettre toutes les capacitĂ©s lĂ  oĂč cela Ă©tait possible.

C’était un pari risquĂ© de notre management que de considĂ©rer un fort rebondissement de l’activitĂ© et cela s’est confirmĂ©".


Un pari gagnant puisque United a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une demande toujours croissante depuis la rĂ©ouverture des frontiĂšres.

"Ce que nous avons observĂ© Ă©galement" ajoute GrĂ©goire Dutoit "c’est une envie croissante des voyageurs d’investir dans "l’expĂ©rience de voyage". La demande Premium est plus forte que la demande gĂ©nĂ©rale. Rien que sur l’international, on voit que cette demande (qui cumule la Business et la Premium Ă©co) a augmentĂ© de 30% alors que la demande gĂ©nĂ©rale a augmentĂ© de 20%."

Comme partout, la demande de voyages d’affaires n'est pas revenue au niveau d’avant covid, mais voilĂ  donc cette nouvelle clientĂšle prĂȘte Ă  mieux voyager qui vient largement compenser celle des voyageurs d’affaires sur les classes haute contribution .

Nouveaux salons

La compagnie a ouvert plusieurs salons dans les aéroports - United
La compagnie a ouvert plusieurs salons dans les aéroports - United
LancĂ©e en 2016, sa classe Business Polaris et les produits Premium ont fait l’objet d’un chantier de montĂ©e en gamme qui s’est achevĂ© le mois dernier.

La classe business Polaris ainsi que la Premium Economy sur les vols intercontinentaux tournent donc Ă  plein et captent cette clientĂšle en forte augmentation.

Là aussi, United a bien joué. La Business class Polaris que TourMaG a pu tester est un trÚs bon produit.

Trois aspects sont essentiels : un circuit au sol facilitĂ©, un salon d’aĂ©roport accueillant et fonctionnel et enfin la possibilitĂ© de bien se reposer Ă  bord.

Que ce soit Ă  l’aller comme au retour de Chicago, le circuit passager est grandement facilitĂ© pour les passagers Polaris.

Les nouveaux salons sont confortables et spacieux. Celui de Chicago, un des premiers Ă  ouvrir, offre une belle surface de 1400 M2 avec vue sur les pistes de l’aĂ©roport O ‘Hare. Espaces de travails privatifs, toilettes individuelles, espaces de relaxation, de douches ou de repos avec couettes moelleuses proposent aux voyageurs un vrai sas de dĂ©compression et de bien ĂȘtre avant le voyage.

Bien sûr, bars et espaces de restauration en self-service sont à disposition. Aussi, dans les salons Polaris, il est possible de diner « à la carte » en étant servi à table.

À bord, la gastronomie est assez standard, avec cependant une bonne carte des vins mixant des valeurs sĂ»res du Bordelais avec des vins californiens typĂ©s. Surtout si l’on se restaure avant au salon, les repas ne font pas l’essentiel. Plus important, le siĂšge inclinĂ© Ă  l’horizontale avec couette et bon oreiller permet de vraiment se reposer.

La petite trousse « confort » est originale et pourra faire ensuite office de petit sac banane, pratique. Elles contiennent, entre autres, des produits de qualitĂ© de la gamme Therabody, un cocktail de spray, de crĂšmes et de lotions qui participent efficacement Ă  la sensation d’avoir passĂ© une bonne nuit Ă  l’arrivĂ©e.

Casque audio antibruit et écran large permettent aussi de se divertir. Les salons Polaris sont disponibles à New York/Newark, à Houston, à San Francisco, à Los Angeles et depuis peu à Washington.

À noter qu’à Paris CDG, c’est le salon « STAR ALLIANCE » dont United est membre qui accueille les passagers Polaris.

InaugurĂ© il y a quelques semaines, il offre aux passagers un excellent niveau de confort. Toujours Ă  l’attention de cette clientĂšle dĂ©sireuse d’amĂ©liorer son expĂ©rience de voyage, United Airlines a Ă©galement dĂ©veloppĂ© un rĂ©seau de salon « United Club », rĂ©servĂ© aux autres passagers premium adhĂ©rent au programme MileagePlus.

26 grands aĂ©roports amĂ©ricains en sont dotĂ©s ainsi qu’à l’international, notamment, Ă  Guam, Hong Kong, Londres, Tokyo ou encore Mexico.

Pour complĂ©ter cette montĂ©e en gamme et s’aligner sur d’autres grands du secteur, United propose Ă©galement aux membres Premier de son programme « MileagePlus » devant effectuer une correspondance dans certains grands aĂ©roports amĂ©ricains, le transfert de porte Ă  porte Ă  bord d’une Jaguar I-Pace Ă©lectrique avec chauffeur.

Commandes records

Sortie donc en trĂšs grande forme de la pandĂ©mie avec une demande qui pour l’instant ne faiblit pas, United voit encore plus grand pour 2024 et au-delĂ  avec de nouvelles liaisons et des capacitĂ©s plus grandes.

Lire aussi : United lance l'été 2024 et des nouveautés

Scott Kirby, le PDG fait preuve d’un optimisme Ă  toute Ă©preuve : "Nous continuons Ă  ajouter de nouveaux avions plus gros pour tirer pleinement parti de nos opportunitĂ©s croissantes de vols aux États-Unis et Ă  l’international" a-t-il dĂ©clarĂ© le 3 octobre dernier.

Et de joindre les actes à la parole avec une méga commande annoncée puisque la compagnie de Chicago vient de convertir en commande ferme ses options sur 50 Boeing 787-9 pour livraison entre 2028 et 2031, ainsi que de 60 Airbus A321neo pour livraison entre 2028 et 2030.

Elle a également pris des options sur 50 Boeing 787 supplémentaires et 40 A321neo pour la fin de la décennie.
Avec dĂ©jĂ  des commandes passĂ©es de plus de 100 A321neo et 370 Boeing 737 MAX, la compagnie s’attend Ă  rĂ©ceptionner environ 800 appareils d’ici 2032 !

Des avions plus gros, c’est un des Ă©lĂ©ments clĂ©s du plan stratĂ©gique de la compagnie baptisĂ© United Next pour mettre Ă  disposition plus de siĂšges disponibles sur une mĂȘme route et ainsi amĂ©liorer les remplissages et la connectivitĂ© globale.

En 2019, United disposait en moyenne de 104 siĂšges par dĂ©part aux États-Unis, parmi les plus bas du secteur. D'ici 2027, elle veut faire augmenter ce chiffre de plus de 40 % pour atteindre plus de 145 siĂšges.

Anticiper les délais de livraison

Il y a Ă©galement de forts enjeux environnementaux dans cette stratĂ©gie d’achat d’avions neufs.

D’aprĂšs la compagnie, ces nouveaux avions continueront de rĂ©duire les Ă©missions de carbone par siĂšge par rapport aux anciens modĂšles, conformĂ©ment Ă  ses objectifs d'atteindre zĂ©ro Ă©mission nette d'ici 2050 en rĂ©duisant les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 100 % sans recourir aux compensations carbone traditionnelles.

Selon Boeing, le 787 Dreamliner contribue jusqu'à 25 % d'amélioration du rendement énergétique et une réduction des émissions de carbone par siÚge par rapport aux anciens avions. Selon Airbus, l'A321neo apporte une réduction du bruit de 50 % et plus de 20 % d'économies de carburant et réduction des émissions de CO2 par rapport aux avions monocouloirs de la génération précédente.

United prévoit que 75 % de sa flotte sera de nouvelle génération d'ici 2030.

Cependant et mĂȘme si effectivement les besoins d’appareils sont une rĂ©alitĂ©, United, Ă  l’instar de toutes les autres majors dans le monde veut Ă©galement anticiper l’engorgement des lignes de production des constructeurs qui ont du mal Ă  suivre les montĂ©es en cadence.

Récemment, Andrew Nocella, le Directeur commercial de la compagnie a expliqué que "les lignes de production sont désormais réguliÚrement perturbées par des problÚmes dans la chaßne d'approvisionnement et les retards de livraison augmentent réguliÚrement, ce qui pourrait perdurer jusqu' à la fin de la décennie".

Concessions aux salariés

Au siĂšge de la Cie United Airlines Ă  Chicago. Photo C.Hardin
Au siĂšge de la Cie United Airlines Ă  Chicago. Photo C.Hardin
Aux commandes de tous ces appareils, et plus globalement pour faire tourner l’entreprise, il faudra recruter du monde et faire en sorte que les salariĂ©s dĂ©jĂ  en place ne soient pas tentĂ©s d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Le secteur recrute encore Ă  tour de bras. Le systĂšme de l’offre et de la demande joue actuellement en faveur des salariĂ©s.

Pratiquement toutes les grandes compagnies amĂ©ricaines ont dĂ» revoir les accords salariaux Ă  la hausse. United n’a pas Ă©chappĂ© Ă  la rĂšgle et c’est mĂȘme l'un des accords les plus couteux qu’ont signĂ© les pilotes de la compagnie il y a quelques semaines. 10,2 milliards de dollars, pas moins pour un nouvel accord sur quatre ans offrant une augmentation cumulative de la rĂ©munĂ©ration totale pouvant atteindre 40,2 % sur la durĂ©e de vie de l’accord.

Au siĂšge de la compagnie, Ă  Chicago, il fait aussi bon ĂȘtre un salariĂ©. Tout est fait pour offrir un environnement des plus agrĂ©able.

Sur plusieurs Ă©tages de la Willis Tower en plein centre de Chicago, les espaces de travail, de dĂ©tente, de convivialitĂ© ou de restauration sont Ă©tudiĂ©s pour un bien ĂȘtre maximal. Beaux matĂ©riaux, jolie dĂ©coration, chacun peut se trouver un endroit en fonction de son occupation. Petits bureaux individuels, salles de rĂ©unions totalement connectĂ©es, salles de relaxation, espaces restauration, jolie terrasse dans les hauteurs avec gazon impeccable et fauteuils relax.

Ici bien sĂ»r on entre avec un badge, mais aucun dispositif au sein de l’entreprise pour consigner l’heure Ă  laquelle vous entrez oĂč vous sortez. Pas d’horaires imposĂ©s
et aucune rĂ©union le vendredi.

On sort de la Willis Tower assez bluffĂ©, mĂȘme si le restaurateur français qui nous accueille ensuite pour dĂ©jeuner nous rappelle que chez l’Oncle Sam on peut se faire virer en une heure sans trop d’explications ni de recours.

This is America.

Optimisme malgré une conjoncture difficile

Tout va donc bien pour United. Cependant, cette impressionnante course en avant est-elle sage ? Au plus fort de la pandémie, United a pris des risques qui se sont avérés payants.

Là aussi, le plan de développement dévoilé à Chicago, est un pari risqué face à une conjoncture et une situation géopolitique incertaine.

Les perspectives de trafic restent favorables, mais les coĂ»ts vont continuer d’augmenter. L’augmentation des salaires, notamment pour les pilotes, va peser significativement. La grande rivale American Airlines, qui elle aussi a dĂ» faire des concessions aux personnels a annoncĂ© il y a quinze jours une perte nette de 545 millions de dollars au troisiĂšme trimestre, plombĂ©e par une charge exceptionnelle de prĂšs d'un milliard de dollars liĂ©e au nouvel accord salarial conclu avec ses pilotes.

La main-d’Ɠuvre donc, mais aussi les carburants qui sont les deux plus grosses dĂ©penses chez un transporteur sont en forte augmentation.

Dans une note publiĂ©e par l’agence Bloomberg, on peut lire que United a dĂ©jĂ  prĂ©venu, pour le quatriĂšme trimestre d’un bĂ©nĂ©fice en deçà des prĂ©visions et des attentes de Wall Street, car la suspension des vols vers Tel-Aviv aura aussi un impact significatif sur les coĂ»ts.

Face à cette situation, certains analystes veulent rester optimistes en parlant de "facteurs temporaires, et non d’obstacles structurels".

C’est aussi ce que pensent les dirigeants de United Airlines qui restent les mains à fond sur la manette des gaz.

Sur la France et la Suisse, United renforce ses capacités pour 2024

Au départ de Paris CDG :
6 vols quotidiens directs : 2 vols vers New York Newark, 2 vols vers Washington, 1 vol vers Chicago, 1 vol vers San Francisco

Au départ de Nice :
1 vol quotidien direct :
La saison est avancĂ©e et prolongĂ©e d’un mois par rapport Ă  2023. Elle commencera le 30 mars 2024 et s’achĂšvera le 28 octobre 2024

Au départ de GenÚve :
1 vol quotidien vers New York Newark
1 vol quotidien vers Washington.


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