Samedi 11 avril, une cinquantaine de personnes se sont réunies au terminal croisière de Marseille pour l’inauguration du branchement électrique à quai des navires de croisières et la présentation des enjeux de transition énergétique du port.
L’événement s’est articulé autour d’une table ronde consacrée à la place de Marseille en Europe, en présence d’Hervé Martel, Michele Francioni et Stéphane Torresi, suivie de plusieurs prises de parole politiques, notamment celles de Christophe Castaner, Renaud Muselier et Philippe Tabarot, avant de se conclure par une inauguration symbolique.
L’événement s’est articulé autour d’une table ronde consacrée à la place de Marseille en Europe, en présence d’Hervé Martel, Michele Francioni et Stéphane Torresi, suivie de plusieurs prises de parole politiques, notamment celles de Christophe Castaner, Renaud Muselier et Philippe Tabarot, avant de se conclure par une inauguration symbolique.
« Une réelle volonté de tous les secteurs »
Autres articles
-
Avec le Hero of the Seas, Royal Caribbean pousse à son maximum le modèle Icon
-
Luniwave lève 3,6 M€ pour étendre son modèle de récompense écologique dans l’hôtellerie
-
Catlante Catamarans organise un roadshow et un dispositif pour les agences
-
Queen Mary 2 : une première historique dans le canal de Panama
-
Aman at Sea dévoile les itinéraires inauguraux de son yacht Amangati
À la tribune, Hervé Martel, président du directoire du port de Marseille Fos, insiste sur l’anticipation du projet.
« Le premier branchement en 2017 et le fait de devancer l’appel de 4 ans montre une réelle volonté de tous les secteurs », déclare-t-il. Il rappelle l’ampleur des moyens engagés « plus de 200 millions », avec l’aide de « toutes les meilleures compétences françaises ».
Sur les retombées attendues, il détaille : « moins de pollution, jusqu’à -80 % d’oxyde de soufre, -75 % d’oxyde d’azote, -60 % de particules fines ».
Des résultats qui traduisent, selon lui, « un véritable impact économique et sur la santé », tout en améliorant l’expérience à bord, avec « plus de confort pour les croisiéristes, moins de vibrations et moins de fumée ».
« Le premier branchement en 2017 et le fait de devancer l’appel de 4 ans montre une réelle volonté de tous les secteurs », déclare-t-il. Il rappelle l’ampleur des moyens engagés « plus de 200 millions », avec l’aide de « toutes les meilleures compétences françaises ».
Sur les retombées attendues, il détaille : « moins de pollution, jusqu’à -80 % d’oxyde de soufre, -75 % d’oxyde d’azote, -60 % de particules fines ».
Des résultats qui traduisent, selon lui, « un véritable impact économique et sur la santé », tout en améliorant l’expérience à bord, avec « plus de confort pour les croisiéristes, moins de vibrations et moins de fumée ».
Les compagnies affichent leur engagement
rois navires de croisière branchés simultanément à quai au terminal de Marseille Fos. Photo : TourMaG
Les armateurs ont pris également la parole lors de cette matinée.
Pour Michele Francioni, Senior Vice President chez MSC Cruises, Marseille fait figure de référence : « Marseille est un modèle de durabilité. La collaboration avec le port remonte à 2019, et pousse à l’évolution de notre flotte : sur 25 navires, 20 déjà sont prêts à être branchés ».
Même ligne chez Viking Cruises, le directeur des opérations, Stéphane Torresi, évoque un objectif clair « Le port de Marseille nous pousse à de meilleures ambitions, avec un parcours 100 % connectable ».
Pour Michele Francioni, Senior Vice President chez MSC Cruises, Marseille fait figure de référence : « Marseille est un modèle de durabilité. La collaboration avec le port remonte à 2019, et pousse à l’évolution de notre flotte : sur 25 navires, 20 déjà sont prêts à être branchés ».
Même ligne chez Viking Cruises, le directeur des opérations, Stéphane Torresi, évoque un objectif clair « Le port de Marseille nous pousse à de meilleures ambitions, avec un parcours 100 % connectable ».
Des discours très politiques
À 11h00, la cérémonie laisse place aux discours officiels.
Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du port, met en avant « l’importance d’avoir une indépendance énergétique ». Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, appuie ce point en évoquant « l’exemple de la crise d’Ormuz », rappelant la vulnérabilité des approvisionnements énergétiques.
Le ministre profite du moment pour annoncer un nouvel appel à projets autour de l’éolien en mer en Méditerranée. Marseille figure parmi les cinq ports retenus pour accueillir des activités industrielles liées à cette filière, avec « 82 millions pour des flotteurs ».
Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du port, met en avant « l’importance d’avoir une indépendance énergétique ». Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, appuie ce point en évoquant « l’exemple de la crise d’Ormuz », rappelant la vulnérabilité des approvisionnements énergétiques.
Le ministre profite du moment pour annoncer un nouvel appel à projets autour de l’éolien en mer en Méditerranée. Marseille figure parmi les cinq ports retenus pour accueillir des activités industrielles liées à cette filière, avec « 82 millions pour des flotteurs ».
Une avancée technique, encore en déploiement
Le dispositif permet aujourd’hui de connecter jusqu’à trois navires en simultané, avec une puissance importante par unité.
Il s’inscrit dans le plan « Escales zéro fumée », lancé en 2019, et vise à réduire les émissions des navires à quai, particulièrement polluantes en zone urbaine.
À quatre ans de l’échéance européenne de 2030, Marseille se positionne en avance. « Reste désormais à généraliser ces équipements et à suivre le rythme d’adaptation des flottes », souligne le président du port.
Il s’inscrit dans le plan « Escales zéro fumée », lancé en 2019, et vise à réduire les émissions des navires à quai, particulièrement polluantes en zone urbaine.
À quatre ans de l’échéance européenne de 2030, Marseille se positionne en avance. « Reste désormais à généraliser ces équipements et à suivre le rythme d’adaptation des flottes », souligne le président du port.



















