Carré Voyages a finalisé l'acquisition d'une nouvelle entreprise et voit ses effectifs passer de 21 à 25 personnes - DR
C'est presque une croissance éclair, et plutôt rare, dans le secteur du tourisme.
Carré Voyages et son propriétaire, Marc de Navacelle, n'en finissent plus de faire parler d’eux dans la catégorie des rachats d’entreprises. En octobre 2017, ce financier de formation et de carrière rachetait l'agence spécialisée dans la billetterie de groupe.
Après une phase de familiarisation avec le secteur, puis de consolidation, une fois la rentabilité retrouvée après la crise sanitaire, il a pris le chemin de la croissance externe.
En juillet 2024, il réalise l'acquisition d'Allamanda Voyages, puis en mars 2025 vient le tour de deux agences Univairmer et, pour finir, en février 2026 : Jacaranda de Madagascar.
"Nous avons clôturé nos comptes en septembre dernier, 2025 a été une très bonne année et 2026 s'annonce encore meilleure. Voilà pourquoi nous nous sommes autorisés une petite folie.
Il y a quelques mois, Aina Raveloson, la patronne de Jacaranda, une agence de voyages dans le 9e arrondissement de Paris, m'a contacté suite à des difficultés. Elle a finalement déposé le bilan à Noël. Nous avons fait une offre de reprise au tribunal de Paris, qui a été retenue.
Nous reprenons le fonds de commerce, le bail et les salariés," nous annonce Marc de Navacelle.
Carré Voyages et son propriétaire, Marc de Navacelle, n'en finissent plus de faire parler d’eux dans la catégorie des rachats d’entreprises. En octobre 2017, ce financier de formation et de carrière rachetait l'agence spécialisée dans la billetterie de groupe.
Après une phase de familiarisation avec le secteur, puis de consolidation, une fois la rentabilité retrouvée après la crise sanitaire, il a pris le chemin de la croissance externe.
En juillet 2024, il réalise l'acquisition d'Allamanda Voyages, puis en mars 2025 vient le tour de deux agences Univairmer et, pour finir, en février 2026 : Jacaranda de Madagascar.
"Nous avons clôturé nos comptes en septembre dernier, 2025 a été une très bonne année et 2026 s'annonce encore meilleure. Voilà pourquoi nous nous sommes autorisés une petite folie.
Il y a quelques mois, Aina Raveloson, la patronne de Jacaranda, une agence de voyages dans le 9e arrondissement de Paris, m'a contacté suite à des difficultés. Elle a finalement déposé le bilan à Noël. Nous avons fait une offre de reprise au tribunal de Paris, qui a été retenue.
Nous reprenons le fonds de commerce, le bail et les salariés," nous annonce Marc de Navacelle.
Jacaranda : conserver la clientèle et développer une activité sur Madagascar
L'ensemble de l'équipe restera rue de Clichy, mais changera de couleurs pour adopter celles, récemment revues et mises au goût du jour, de Carré Voyages. Le local sera aussi relooké d'autant qu'il jouit d'un certain potentiel, selon son nouveau propriétaire.
"Historiquement, l'équipe faisait beaucoup de billetterie, notamment auprès des expatriés, et un peu de circuits. Le premier objectif est d’élargir l'activité, notamment en loisirs, en proposant des voyages vers d'autres destinations à cette clientèle fidèle.
Les collaborateurs ne répondaient pas aux demandes de séjours aux USA ou au Japon, maintenant, cela sera possible, grâce à Manor Loisirs," nous explique l'entrepreneur.
Ce n'est pas le seul axe de développement.
En tant que spécialiste d'une destination qui rencontre un certain succès en France, Carré Voyages pourrait, à l'avenir, développer des produits sur Madagascar.
"Les trois piliers sont de conserver les affinitaires, développer le loisir et, pour finir, valoriser cette spécialité. Par le passé, ils avaient un réceptif sur place, donc nous verrons ce que nous allons décider.
La clientèle est un peu âgée, donc nous allons faire cette mue en douceur, pour conserver ce socle qui fait la force de Jacaranda.
Une fois cela acté, nous pourrons attaquer nos différents projets, comme la rénovation et les nouvelles activités," nous dévoile Marc de Navacelle.
Carré Voyages : "Dupliquer le modèle Nortours pour l'Océan Indien"
2026 démarre avec une nouvelle charte graphique et une réorganisation pour structurer l'entreprise - DR
Le terrain de jeu est immense dans la région.
Jacaranda pourrait prochainement proposer l’île Maurice, Zanzibar, la Tanzanie, les Seychelles ou encore les Comores.
Ce développement se fera dans un second temps, car la priorité est, bien sûr, de stabiliser économiquement l'agence via l'ouverture de l'activité loisirs à sa clientèle historique, avant d’enclencher la vitesse supérieure.
Pour rappel, Carré Voyages a repris Nortours à la rentrée 2025, un modèle que l'entrepreneur aimerait dupliquer à sa nouvelle marque.
"Nortours est un tour-opérateur BtoB dont 80 % de l’activité est dédiée au sur-mesure, contrairement à des acteurs comme Quartier Libre ou Mondial Tourisme.
Le sur-mesure ne veut pas dire spécialement que nous proposons du luxe.
L'objectif serait de dupliquer ce modèle Nortours pour l'Océan Indien, avec TO BtoB proposant du sur-mesure. Je n'entends pas oublier Madagascar, car le pays est magnifique et il a un potentiel énorme."
Dans un premier temps, les équipes commerciales de Nortours seront informées de cette nouvelle activité, avant un déploiement à plus grande échelle.
Le rachat de Jacaranda, bien qu’acté au tribunal, reste une petite folie pour l'entrepreneur. Tout d'abord, il ne reposait sur aucun besoin, mais plutôt sur l'envie d'aider un confrère en difficulté.
Jacaranda pourrait prochainement proposer l’île Maurice, Zanzibar, la Tanzanie, les Seychelles ou encore les Comores.
Ce développement se fera dans un second temps, car la priorité est, bien sûr, de stabiliser économiquement l'agence via l'ouverture de l'activité loisirs à sa clientèle historique, avant d’enclencher la vitesse supérieure.
Pour rappel, Carré Voyages a repris Nortours à la rentrée 2025, un modèle que l'entrepreneur aimerait dupliquer à sa nouvelle marque.
"Nortours est un tour-opérateur BtoB dont 80 % de l’activité est dédiée au sur-mesure, contrairement à des acteurs comme Quartier Libre ou Mondial Tourisme.
Le sur-mesure ne veut pas dire spécialement que nous proposons du luxe.
L'objectif serait de dupliquer ce modèle Nortours pour l'Océan Indien, avec TO BtoB proposant du sur-mesure. Je n'entends pas oublier Madagascar, car le pays est magnifique et il a un potentiel énorme."
Dans un premier temps, les équipes commerciales de Nortours seront informées de cette nouvelle activité, avant un déploiement à plus grande échelle.
Le rachat de Jacaranda, bien qu’acté au tribunal, reste une petite folie pour l'entrepreneur. Tout d'abord, il ne reposait sur aucun besoin, mais plutôt sur l'envie d'aider un confrère en difficulté.
"Je me sens la responsabilité d'aider une boîte qui va mal"
Autres articles
-
Univairmer : neuf mois après, quel est le bilan pour les repreneurs ?
-
Universités Prêt-à-Partir : "Dans la guerre TO vs AGV, nous oublions le client !" [ABO]
-
Madagascar : France Diplomatie annonce un "retour au calme"
-
Madagascar Airlines : Thierry de Bailleul quitte ses fonctions dans le chaos
-
Vols vers Madagascar : Corsair maintient, Air France suspend, Madagascar Airlines résiste
"Depuis juillet 2024, j'ai repris 5 fonds de commerce, c'est beaucoup.
Je voulais un peu me calmer, pour structurer l'entreprise, valider les process et digérer tout ça. Gérer seul, 7 personnes, ça ne pose pas de problème, mais 21 salariés, ce n'est plus pareil et aujourd'hui, c'est même 25, avec la nouvelle agence.
Finalement, les échanges avec Aina Raveloson m'ont fait changer d'avis. J'ai vu une société qui avait du potentiel, des emplois à sauver et un lien humain très fort.
En tant que patron d'une entreprise qui va bien, je me sens la responsabilité d'aider une boîte qui va mal," détaille Marc de Navacelle.
Ce rachat intervient moins d'un an après la reprise des deux boutiques Univairmer. Une reprise, comme pour les autres acteurs regroupés dans l'offre Objectif Lune, qui est coûteuse : de l'ordre de 9 000 euros par mois pour Carré Voyages.
Par chance, le début d'année démarre sous de meilleurs auspices pour l'agence de Chalon, qui récolte les fruits d'une importante campagne de communication et d’événementiel. Celle de La Garenne-Colombes connaît une reprise plus mitigée.
A lire : Ex-Univairmer : à La Garenne-Colombes, Carré Voyages remet le cap sur l’avenir
Le dirigeant ne doute pas que, d'ici la fin de l'exercice, les compteurs seront, au pire, à zéro et, au mieux, légèrement positifs. Pour structurer l'entreprise, quatre salariés vont être intronisés managers, pour que chacun dirige une structure.
"On a refait notre charte visuelle, nous réorganisons nos marques. Avec les nominations, nous allons être cinq personnes au comité de direction.
Je me rends compte que j'aime bien, notamment intellectuellement, trouver les ressorts pour faire rebondir une boîte qui ne va pas bien, comment l'intégrer dans notre écosystème et trouver des synergies possibles...
C'est un processus passionnant et ce n'est pas prêt de s'arrêter (les acquisitions, ndlr) de mon côté, mais je veux aller à mon rythme et surtout veiller à ce que l'équipe suive, sans laisser personne au bord du chemin," nous confie-t-il.
Il faudra aussi compenser les futurs départs en retraite de cinq collaborateurs, dans les deux ans à venir. Un cap sensible, qu'il convient de bien négocier. Le processus de passation est déjà enclenché.
De quoi assurer la pérennité d'une petite entreprise qui ne connaît pas la crise et qui a vu son volume d’affaires passer de 17 à 23, puis maintenant 25 millions en seulement deux ans.
Je voulais un peu me calmer, pour structurer l'entreprise, valider les process et digérer tout ça. Gérer seul, 7 personnes, ça ne pose pas de problème, mais 21 salariés, ce n'est plus pareil et aujourd'hui, c'est même 25, avec la nouvelle agence.
Finalement, les échanges avec Aina Raveloson m'ont fait changer d'avis. J'ai vu une société qui avait du potentiel, des emplois à sauver et un lien humain très fort.
En tant que patron d'une entreprise qui va bien, je me sens la responsabilité d'aider une boîte qui va mal," détaille Marc de Navacelle.
Ce rachat intervient moins d'un an après la reprise des deux boutiques Univairmer. Une reprise, comme pour les autres acteurs regroupés dans l'offre Objectif Lune, qui est coûteuse : de l'ordre de 9 000 euros par mois pour Carré Voyages.
Par chance, le début d'année démarre sous de meilleurs auspices pour l'agence de Chalon, qui récolte les fruits d'une importante campagne de communication et d’événementiel. Celle de La Garenne-Colombes connaît une reprise plus mitigée.
A lire : Ex-Univairmer : à La Garenne-Colombes, Carré Voyages remet le cap sur l’avenir
Le dirigeant ne doute pas que, d'ici la fin de l'exercice, les compteurs seront, au pire, à zéro et, au mieux, légèrement positifs. Pour structurer l'entreprise, quatre salariés vont être intronisés managers, pour que chacun dirige une structure.
"On a refait notre charte visuelle, nous réorganisons nos marques. Avec les nominations, nous allons être cinq personnes au comité de direction.
Je me rends compte que j'aime bien, notamment intellectuellement, trouver les ressorts pour faire rebondir une boîte qui ne va pas bien, comment l'intégrer dans notre écosystème et trouver des synergies possibles...
C'est un processus passionnant et ce n'est pas prêt de s'arrêter (les acquisitions, ndlr) de mon côté, mais je veux aller à mon rythme et surtout veiller à ce que l'équipe suive, sans laisser personne au bord du chemin," nous confie-t-il.
Il faudra aussi compenser les futurs départs en retraite de cinq collaborateurs, dans les deux ans à venir. Un cap sensible, qu'il convient de bien négocier. Le processus de passation est déjà enclenché.
De quoi assurer la pérennité d'une petite entreprise qui ne connaît pas la crise et qui a vu son volume d’affaires passer de 17 à 23, puis maintenant 25 millions en seulement deux ans.






Publié par Romain Pommier 














