Selon un sondage commandé par l'Alliance France Tourisme, la France apparaît comme la première destination de report en cas de modification d'un projet de voyage @Deposit-photos.com
Il y a des communications qui tombent à côté.
À la lecture du communiqué présentant les résultats de la dernière enquête de l’Alliance France Tourisme, un certain malaise s’installe.
Oui, les Français adaptent leurs projets de voyage face à la guerre au Moyen-Orient. Oui, la France apparaît comme une destination de report. Mais présenter cette situation comme une « opportunité immédiate » interroge.
Car sur le terrain, pour de nombreux acteurs du tourisme, la réalité est tout autre. Les ventes décrochent en agences : -20 %, parfois -30 % selon les jours. Des réservations à l’arrêt sur certains axes. Une dynamique de printemps déjà fragilisée.
À la lecture du communiqué présentant les résultats de la dernière enquête de l’Alliance France Tourisme, un certain malaise s’installe.
Oui, les Français adaptent leurs projets de voyage face à la guerre au Moyen-Orient. Oui, la France apparaît comme une destination de report. Mais présenter cette situation comme une « opportunité immédiate » interroge.
Car sur le terrain, pour de nombreux acteurs du tourisme, la réalité est tout autre. Les ventes décrochent en agences : -20 %, parfois -30 % selon les jours. Des réservations à l’arrêt sur certains axes. Une dynamique de printemps déjà fragilisée.
Le tourisme ne fonctionne pas en silos
Car le tourisme ne fonctionne pas en silos. Ce que certains marchés gagnent, d’autres le perdent immédiatement.
Même les destinations a priori « gagnantes » ne sont pas à l’abri. L’exemple suisse le montre déjà : à Genève, la baisse des clientèles du Golfe et la désorganisation des liaisons aériennes pèsent sur la fréquentation. Une clientèle à forte valeur, difficile à remplacer, et dont l’absence se fait sentir bien au-delà de l’hôtellerie.
Et avec un prix du pétrole qui grimpe, pas certain que les Français prennent la route des vacances aussi nombreux en 2026 ; un prix de l’énergie qui atteint des sommets est néfaste pour l’économie, les entreprises - en particulier l’industrie- et donc pour l’emploi et le pouvoir d’achat.
La guerre ne crée pas de croissance
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Ce n’est pas la première fois que la France bénéficie d’un réflexe de proximité. Pendant le Covid, Jean-Baptiste Lemoyne, alors ministre du Tourisme, appelait déjà à des vacances « bleu blanc rouge ». Mais à l’époque, il s’agissait de sauver un secteur à l’arrêt.
Aujourd’hui, la situation est différente. Nous ne sommes pas dans le cadre d’un soutien collectif face à une crise globale, mais d’un rééquilibrage subi, dans un contexte géopolitique instable.
Et derrière les effets de report, une réalité plus brutale : la guerre ne crée pas de croissance, elle redistribue - souvent dans la douleur...
Aujourd’hui, la situation est différente. Nous ne sommes pas dans le cadre d’un soutien collectif face à une crise globale, mais d’un rééquilibrage subi, dans un contexte géopolitique instable.
Et derrière les effets de report, une réalité plus brutale : la guerre ne crée pas de croissance, elle redistribue - souvent dans la douleur...






Publié par Laurent Guéna 














