Les participants de l'évènement Confluence du Tourisme organisée à Lyon sur un navire CroisiEurope ce 17 mars pour la Saint-Patrick en partenariat avec l'Office de tourisme d'Irlande - Photo CE
C'est dans le contexte particulier de la crise dans le Golfe Persique que s'est ouverte la 3e édition de l'évènement "Confluence du tourisme" organisée à Lyon à bord d'un navire CroisiEurope par les EDV Centre-Est ce mardi 17 mars 2026.
Près de 80 participants adhérents du syndicat ont répondu présent. "Je suis ravie de voir une salle aussi pleine" a déclaré Valérie Boned, Présidente des EDV en préambule avant de revenir largement sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient.
"Les choses sont loin d’être figées, loin d’être terminées. Pour le secteur, c’est évidemment un choc", a-t-elle déclaré. "La première semaine on s'est dit cela ne va peut-être pas durer. La deuxième, on s'est dit ça va sûrement évoluer en mieux. Là on commence à rentrer dans un temps qui est un petit peu angoissant parce que les choses ne s'arrangent pas."
Au plus fort de la crise, environ 2 000 clients d'agences ou de tour-opérateurs se trouvaient dans la zone du Golfe, auxquels s’ajoutaient 5 000 voyageurs bloqués indirectement, notamment en raison de correspondances interrompues via Dubaï, Doha ou Oman. Depuis tous les voyageurs ont pu rentrer en France, seuls quelques cas, sont en cours de résolution.
Près de 80 participants adhérents du syndicat ont répondu présent. "Je suis ravie de voir une salle aussi pleine" a déclaré Valérie Boned, Présidente des EDV en préambule avant de revenir largement sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient.
"Les choses sont loin d’être figées, loin d’être terminées. Pour le secteur, c’est évidemment un choc", a-t-elle déclaré. "La première semaine on s'est dit cela ne va peut-être pas durer. La deuxième, on s'est dit ça va sûrement évoluer en mieux. Là on commence à rentrer dans un temps qui est un petit peu angoissant parce que les choses ne s'arrangent pas."
Au plus fort de la crise, environ 2 000 clients d'agences ou de tour-opérateurs se trouvaient dans la zone du Golfe, auxquels s’ajoutaient 5 000 voyageurs bloqués indirectement, notamment en raison de correspondances interrompues via Dubaï, Doha ou Oman. Depuis tous les voyageurs ont pu rentrer en France, seuls quelques cas, sont en cours de résolution.
Manque de coordination avec l'Etat malgré la cellule de crise du Quai d'Orsay
Le principal enseignement que j’en tire c'est que même si nous entretenons de bonnes relations dans le cadre de la cellule de crise du Quai d'Orsay, une véritable crise nécessite une coordination beaucoup plus aboutie entre l’État et nous. Cela reste encore à améliorer."
Pour gérer le retour des clients, certains opérateurs ont dû organiser des transferts sur Oman qui auraient pu se révéler sensibles : "Il y a notamment eu des évacuations par voie terrestre.
La question était de savoir si nous devions prendre la responsabilité d’organiser ces départs, notamment en affrétant un autocar. Cette décision engage directement notre responsabilité. J'ai organisé une visioconférence avec le directeur de cabinet du ministre du Quai d’Orsay, en lien avec le SETO, afin d’obtenir une position claire. Nous étions à un moment particulièrement critique. L’objectif était simple : savoir si, selon eux, il était pertinent d’organiser un tel déplacement.
La réponse a été positive mais je souhaitais obtenir une trace écrite. Cela a pris du temps et nous avons finalement reçu une confirmation par sms."
Une prise en charge coûteuse et complexe
Comme nous l'avons déjà évoqué dans nos colonnes, la gestion des retours a été rendue particulièrement difficile en raison de l’instabilité du trafic aérien et de l’absence d’accords entre certaines compagnies. Certains vols ont été annulés tardivement, et les prix des billets se sont envolés.
A lire aussi : Guerre au Moyen-Orient : la vie "schizophrénique" des agents de voyages
À cela s’ajoute la question de l’hébergement prolongé des clients, encadrée par le Code du tourisme (3 nuitées), mais dont la prise en charge varie selon les cas, notamment en fonction des compagnies aériennes impliquées.
Les compagnies comme Qatar Airways, Emirates ou Etihad ne sont pas dans l'obligation de prendre en charge l’hébergement des passagers en cas d’impossibilité de retour pour les trajets vers l'Europe contrairement aux compagnies aériennes européennes.
"Certains opérateurs n'avaient pas conscience de cela. Cette crise est particulièrement compliquée et très coûteuse", résume Valérie Boned.
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À cela s’ajoute la question de l’hébergement prolongé des clients, encadrée par le Code du tourisme (3 nuitées), mais dont la prise en charge varie selon les cas, notamment en fonction des compagnies aériennes impliquées.
Les compagnies comme Qatar Airways, Emirates ou Etihad ne sont pas dans l'obligation de prendre en charge l’hébergement des passagers en cas d’impossibilité de retour pour les trajets vers l'Europe contrairement aux compagnies aériennes européennes.
"Certains opérateurs n'avaient pas conscience de cela. Cette crise est particulièrement compliquée et très coûteuse", résume Valérie Boned.
Des chiffres de prises de commande en berne
Désormais les regards se tournent vers les carnets de commandes.
Selon les dernières données du baromètre EDV - Orchestra, la première semaine du conflit, l'activité a accusé une baisse du volume d’affaires "largement inférieure à 10 %, ce qui demeurait tout à fait raisonnable".
En moyenne depuis le début, le recul se situe désormais autour de -20 %. "Si l’on regarde plus précisément la journée d’hier (lundi 16 mars 2026), elle atteint environ -26 % en volume d’activité". Sur les dix derniers jours comparés à la même période l’an dernier, les chiffres montrent des évolutions très marquées : -90% sur les pays du Golfe, pour les pays asiatiques (hors Japon) les reculs sont compris entre -40 % et -60 %, et sur le moyen-courrier, la baisse globale d’activité se situe entre -20 % et -25 %.
L'Egypte enregistre également une forte baisse. La Tunisie, la Turquie, Chypre ou encore la Grèce marquent aussi le pas.
Selon les dernières données du baromètre EDV - Orchestra, la première semaine du conflit, l'activité a accusé une baisse du volume d’affaires "largement inférieure à 10 %, ce qui demeurait tout à fait raisonnable".
En moyenne depuis le début, le recul se situe désormais autour de -20 %. "Si l’on regarde plus précisément la journée d’hier (lundi 16 mars 2026), elle atteint environ -26 % en volume d’activité". Sur les dix derniers jours comparés à la même période l’an dernier, les chiffres montrent des évolutions très marquées : -90% sur les pays du Golfe, pour les pays asiatiques (hors Japon) les reculs sont compris entre -40 % et -60 %, et sur le moyen-courrier, la baisse globale d’activité se situe entre -20 % et -25 %.
L'Egypte enregistre également une forte baisse. La Tunisie, la Turquie, Chypre ou encore la Grèce marquent aussi le pas.
Vers un éventuel recours à l'activité partielle ?
Face à cette dégradation, les EDV ont intensifié leurs échanges avec les pouvoirs publics, notamment les ministères de l'économie et du tourisme. "Tous les deux jours, nous faisons remonter les chiffres et alertons sur la situation", explique Valérie Boned.
Face à la baisse d’activité observée, une vigilance particulière a été demandée, notamment sur un éventuel recours à l’activité partielle et sur des reports de charges, afin d’anticiper d’éventuelles difficultés.
"À ce titre, certains dispositifs issus des accords conclus pendant le Covid restent mobilisables jusqu’à fin 2026 concernant l'activité partielle dans certains cas, ce qui peut permettre de réduire les coûts par rapport au dispositif classique ; des notes explicatives seront transmises pour en faciliter l’usage." a annoncé la présidente du syndicat.
Face à la baisse d’activité observée, une vigilance particulière a été demandée, notamment sur un éventuel recours à l’activité partielle et sur des reports de charges, afin d’anticiper d’éventuelles difficultés.
"À ce titre, certains dispositifs issus des accords conclus pendant le Covid restent mobilisables jusqu’à fin 2026 concernant l'activité partielle dans certains cas, ce qui peut permettre de réduire les coûts par rapport au dispositif classique ; des notes explicatives seront transmises pour en faciliter l’usage." a annoncé la présidente du syndicat.
Des frictions agences, TO, compagnies aériennes : qui va payer quoi ?
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La crise a également ravivé des tensions entre agences, tour-opérateurs et compagnies aériennes, notamment sur la répartition des coûts. Au moment de payer l'addition, certains s'interrogent sur qui va payer quoi ?
"Si je réponds de manière strictement rationnelle, ce type de situation devrait être encadré par les contrats entre distributeurs et producteurs. Il y a des entreprises dans lesquelles c'est clair, et d'ailleurs on ne les entend pas.
Ce sujet a toute sa légitimité à être traité en amont. Tout n’est pas systématiquement prévu, et des rapports de force peuvent apparaître, notamment entre petits distributeurs et grands producteurs, et vice versa.
La principale leçon à en tirer est claire : il est essentiel d’anticiper au maximum ces situations pour en limiter les impacts.", conclut la Présidente des EDV tout en rappelant que "la discussion reste essentielle".
Un sujet qui devrait ressurgir à n'en pas douter à l'occasion du Forum du SETO qui se tiendra du 25 au 27 mars 2026 à Tétouan au Maroc.
"Si je réponds de manière strictement rationnelle, ce type de situation devrait être encadré par les contrats entre distributeurs et producteurs. Il y a des entreprises dans lesquelles c'est clair, et d'ailleurs on ne les entend pas.
Ce sujet a toute sa légitimité à être traité en amont. Tout n’est pas systématiquement prévu, et des rapports de force peuvent apparaître, notamment entre petits distributeurs et grands producteurs, et vice versa.
La principale leçon à en tirer est claire : il est essentiel d’anticiper au maximum ces situations pour en limiter les impacts.", conclut la Présidente des EDV tout en rappelant que "la discussion reste essentielle".
Un sujet qui devrait ressurgir à n'en pas douter à l'occasion du Forum du SETO qui se tiendra du 25 au 27 mars 2026 à Tétouan au Maroc.
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Publié par Céline Eymery 















